Drôle de défilé à Mexico. Des momies provenant du Guanajuato sont exposées sous le regard étonné du public.
Les gens observent incrédules et les touristes s’amusent de ce défilé tout en temps qu’ils prenant des photos. “Je viens de lire l’affiche et je viens de me rendre compte que ce sont des momies, il y en a plusieurs, j’aimerai bien aller les voir”, confie à Américagora une touriste vénézuelienne à Mexico.
Les gens qui prenaient le soleil sur les “Champs Elysées” mexicains avaient confondus le défilé avec un cortège funèbre. Pour beaucoup de Mexicains, cette exposition représente la seul chance de pouvoir regarder ces corps qui provoquent peur et mysticisme.
“Elle me font peur car ma mère m’avait dit que ce sont des morts”, déclare un petit garçon assis au pied de l’Ange de l’Indépendence (le principal monument de cette avenue mexicaine).
“C’est avec cette exposition que les visiteurs sauront qu’il existe un misticisme réel entre les mexicains et la mort”, renchérit un des organisateurs.
Au total, 36 momies qui seront présenté dans un espace de près de 1000m² subdivisés en sept thématiques. On y montre des corps qui sont assurés pour un total de 24 millions de pesos (1 million et demi d’euros).
“L’exposition propose également 16 photographies de l’américain Robb Kendrick, où il montre le portrait des cadavres de ces personnes communes, car la collection est composée par des momies dont la valeur historique n’est pas considérable”, ajoutent les organisateurs.
Corps récents.“Ce sont les corps des gens qui n’ont pas été jamais réclamés par leur familles; il y a le corps d’un médecin français du XIXe siècle”, expliquent les organisateurs.
La plupart de ces momies ont été sorties du musée des Momies de Guanajuato; les 12 qui restent proviennent du Musée de Celaya (centre du Mexique).
Au début, les visites aux catacombes étaient effectuées clandestinement, mais c’était en 1972 quand le musée a été formellement crée.
Cette exposition a été présentée dans 9 villes mexicaines et elle a été vue par plus de 900 000 personnes.
Israel AYALA