Tournage annulé de la Reine du sud: la réalité rattrape la fiction
ParAmericagora le 20 avril 2009
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Le roman relatant le destin d’une femme de narcotrafiquant La Reine du Sud, d’Arturo Pérez Reverte, ne sera finalement pas porté à l’écran. Jonathan Jakubowicz, le réalisateur vénézuélien chargé d’adapter le best seller de l’écrivain espagnol a reculé devant la dangerosité de tourner dans le nord du Mexique étant donné la guerre qui sévit entre les cartels de drogue. J’ai travaillé dur pour pouvoir faire ce film merveilleux, mais la sécurité de ma famille et de l’équipe passe avant tout. Or elle n’était pas garantie, non seulement au Mexique mais aussi aux Etats-Unis“, s’est justifié Jakubowicz qui prévoyait d’élaborer un film au budget de plusieurs millions de dollars. L’actrice Eva Mendez devait interpréter le destin de Teresa Mendoza, une Mexicaine qui devint la reine du trafic de drogue après sa fuite vers l’Espagne.

Finalement, les droits ont été achetés par Telemundo, une chaîne de télé américaine et hispanique qui va produire une série télévisée de 50 à 70 épisodes pour mettre en scène le destin de la Reine du Sud qui n’est pas sans rappeler le profil d’une autre femme, réelle celle-ci, Sandra Avila Beltran, arrêtée au Mexique pour blanchiment d’argent et complicité avec les cartels de drogue. reina-del-sur

Le roman de Pérez Reverte est un saisissant tableau de l’univers des trafiquants sur lequel l’auteur a centre ses recherches pendant plusieurs années.  Il s’inscrit dans la vague de romans, séries et chansons tournant autour du monde de la drogue qui possède ses héros, ses codes et même un saint.

Au dernier Salon du Livre en mars 2009 à Paris, de nombreux écrivains mexicains ont témoigné de l’importance de la violence liée au narcotrafic comme source d’inspiration. Le thème reste cependant sensible voire dangereux au Mexique où des chanteurs, des journalistes et même des écrivains sont souvent menacés voire tués lorsqu’ils abordent le monde du narcotrafic de trop près.

Martin Solares, écrivain et éditeur mexicain s’est rappelé dans le cadre d’un débat sur la violence au Mexique, l’un de ses souvenirs de séquestration lors de sa jeunesse.  Paco Ignacio Taibo II, auteur des Des morts qui dérangent, était à ses côtés, truculent comme à son habitude.


Martin Solares cuenta su secuestro
envoyé par raphamo
Raphaël Moran
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jmtyrell dit :
le 1 mai 2009

c'est vraiment dommage, à mon avis une série télé de 60 chapitres ne sera pas la meilleur adaptation du roman...dommage!

le 13 septembre 2009

La limitation des productions culturelles et artistiques est une des conséquences du narcotrafic que l'on oublie effectivement trop souvent...

Goofy dit :
le 8 décembre 2010

c'est un roman qui donne le sentiment de vivre l'action, dans l'instant. Bien sûr un feuilleton ne pourra pas rendre cette impression d'urgence. Et pourtant j'aurais rêvé de voir une adaptation digne de ce nom.

toro dit :
le 16 février 2011

moi je pense que tout ce qui touche au narco est extremement dangereux mais quand on vois se qu'une fillette a ete capable de faire est assez honteux pour eux et devrais juste laisser le tournage d'un films qui rivaliserai avec les plus grand chapeau Tresa

le 21 mai 2011

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