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Rafales…et charters ?
ParBF le 20 septembre 2009
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La “pré-vente” des Rafales lors de la récente visite de Nicolas Sarkozy au Brésil a fait oublier le nouvel accord migratoire qui lie désormais les deux pays. Eric Besson et le ministre brésilien des relations extérieures Celso Amorim ont en effet signé le 7 septembre dernier un « arrangement administratif sur les questions migratoires ».

Dans un communiqué du 25 juillet, Eric Besson avait souligné l’importance d’un accord migratoire avec le Brésil en raison de la forte augmentation du nombre de ses ressortissants en France. Il faisait alors état de 21 000 Brésiliens y résidant aujourd’hui, soit une croissance de « 40% en cinq ans ». Le ministre de l’immigration s’était alors déplacé au Brésil afin de discuter des questions migratoires avec différents responsables, notamment de la justice, de la police fédérale et du patronat brésiliens. Autre élément soulevé par le communiqué, le Brésil possède une frontière de 700 Km avec le département français de Guyane. Les pourparlers ont établi de mettre en place des patrouilles conjointes.

Concernant les questions migratoires, cet « arrangement » est le troisième entre la France et le Brésil. Un accord de réadmission des personnes en situation irrégulière avait déjà été signé en 1996. Il avait été suivi d’un accord en matière de sécurité publique qui, au même titre que la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants, inclut un engagement à lutter contre l’immigration irrégulière.

En juin 2008, alors qu’au même moment des dizaines de sans-papiers brésiliens étaient mis en centre de rétention à Paris, le ministre brésilien des Relations extérieures s’était prononcé en défaveur de la « directive retour » de l’Union Européenne. Pour lui,le texte contribuait «à créer une perception négative de la migration et allait dans le sens contraire d’une réduction désirée des entraves à la libre-circulation des personnes et d’une plus ample et pleine convivialité entre les peuples ».

Le contenu détaillé de l’accord est encore inconnu. Il intervient alors que le Brésil est non seulement un pays de départ pour nombre de ses habitants mais aussi et de plus en plus un pays de passage pour les migrants du monde entier.  Outre les renvois depuis la métropole, plus de 4300 Brésiliens ont été reconduits dans leur pays depuis la Guyane en 2007.

Benoît FORCEMAITRE

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