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La production de cocaïne augmente considérablement au Pérou
ParAmericagora le 4 mars 2010
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Où en est la production de cocaïne en Amérique du sud ? Elle a reculé en Colombie, mais explosé au Pérou. Explications.

Le 24 février dernier a été rendu public le rapport 2009 du JIFE ( Junta Internacional de Fiscalización de Estupefacientes – groupe international de contrôle des stupéfiants-), un organisme de l’ONU qui publie chaque année une enquête approfondie sur la production de drogues dans le monde. Ce rapport est disponible ici en PDF.

Si l’Amérique Latine est la seconde zone de production en « tonnage » (loin derrière l’Asie), toutes drogues confondues, elle demeure cependant l’unique producteur de cocaïne dans le monde.  Fléau pour tout le continent, la cocaïne est considérée comme la première cause de déstabilisation de plusieurs Etats dans la région andine.

Réduction générale de la production sur l’ensemble de la zone…

cocaL’année 2008 a vu la production de cocaïne dans la zone se réduire de 15% par rapport à 2007 avec environ 845 tonnes, soit le volume le plus bas depuis 2003. Le rapport indique que cette réduction est essentiellement imputable aux importants efforts colombiens, mais le pays demeure de loin le premier producteur avec 430 tonnes, soit 51% de la production mondiale.

Fort d’une baisse de la production  de 28% en 2008, le gouvernement colombien ne tarit pas d’éloges sur ses nombreux programmes de lutte anti-drogue. Le programme d’éradication manuelle de la coca est notamment mis en avant par le ministère de la Défense. Il présente l’avantage de cibler efficacement les champs de coca par rapport à la dispersion aérienne de produits chimiques, qui détruit les autres cultures.

Ces activités génèrent cependant des troubles sociaux considérables dans des régions où cette plante a toujours été cultivée et consommée : disparition d’activité pour les communautés indigènes, violentes représailles des narcotrafiquants sur les populations locales, etc.

Mais la coca est aussi l’une des plantes les plus anciennes de la région andine et sa culture est interdite aux Etats membres de l’ONU à travers la Convention contre les Stupéfiants de 1961. Ce document a souvent été critiqué, notamment par le président bolivien Evo Morales qui, feuilles de coca en main, défendait la plante séculaire à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La confusion qui règne entre les nombreux usages de la coca et sa transformation en cocaïne n’a pas empêché la croissance des surfaces cultivées, pérennisant les pratiques andines traditionnelles (infusion, anesthésiant) autant que les usages illicites (les extraits de coca ont été supprimés de la recette du Coca-Cola depuis 1929).

… mais augmentation en Bolivie et au Pérou

Le rapport du JIFE confirme que cette tendance à la réduction de la production dans la région n’est pas uniforme : entre 1999 et 2008 la superficie de cultures de coca a augmenté de 45% au Pérou. Ce pays est actuellement le second producteur avec 302 tonnes annuelles, soit 36% de la fabrication mondiale estimée. Cette inquiétante augmentation fait craindre aux rédacteurs du rapport une « colombianisation » du Pérou et de la Bolivie, et encouragent vivement les gouvernements à intensifier leurs efforts sans attendre que ce trafic devienne un problème insoluble comme en Colombie.

Le pourrissement du conflit colombien, politique à l’origine, est principalement du à l’explosion du trafic de cocaïne dans les années 1980. Dans des Etats où plus de 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté avec moins de 2 dollars par jour, les activités illégales représentent souvent l’unique voie envisageable pour améliorer le quotidien.

Bien que ce type d’échanges soit très difficile à mesurer, de nombreux économistes s’accordent à dire que les activités illégales sont depuis longtemps la première source de revenu en Colombie. Cette richesse nationale non comptabilisée rend caduque les indicateurs classiques tel que le PIB pour rendre compte de l’activité réelle du pays.

Plus encore que l’économie licite, les trafics provoquent une répartition très inégale des richesses produites, les abondantes petites mains du trafic (cultivateurs, transporteurs, transformateurs) n’en récoltant que quelques miettes.

Le rapport indique que si les tendances actuelles se confirment, le Pérou pourrait devenir le principal producteur mondial de cocaïne d’ici à cinq ans, information qui a été peu reprise dans la presse péruvienne.

Xavier CAILLARD.

Photo: Vente de feuilles de coca au poids, sur un marché péruvien. Source : Flickr, photo de Anabelle Handdoek

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C.U.G. dit :
le 17 novembre 2010

Si la podemos exportar con libre mercado a los paises europeos pagaremos toda la deuda externa que tenemos con los otros paises

le 24 juin 2011

Est que la coca et la marijuana cultivée dans les serres dans les pays développés sera une produit synthèse chimique et légal ...?. Comme c'est toujours, si est d'un pauvre est volé . La plante de coca n'est pas la cocaïne, et souvenez-vous, il est converti en chlorhydrate de cocaïne, après avoir porté des produits chimiques ( précurseur licites ) de l'Allemagne, la Pologne, USA, etc, etc, et dont le trafic est légal et n'est pas dans statistiques, permanganate de potassium ( convention 1988, ONU pour exemple) . Les statistiques sont la meilleure façon de dire un mensonge, avant la comparaison, avec un grand respect, les agriculteurs de la feuille , les producteurs de cocaïne , etc, étaient des paysans, illettrés, ils sont aujourd'hui professionnels supérieures diplôme de l'Université de trafic de drogue. Messieurs s'il vous plaît, la côte Pacifique de la Colombie et l'Équateur est dans de nombreux sujets culturels et sociaux égaux, menacé par le manque de tout. Le production de feuilles de coca, n'est pas le produit finale (cocaïne), que pour nombreux peuples autochtones américaines est planté comme un aliment. Bien sûr, l'évolution des formes de production en América du sud , la réductions dans les zones de cultures (moins de deux hectares, indétectables par des satellites), les systèmes serre, je dirait production verte; réutilisation des précurseurs chimiques, l'utilisation de produits locaux, naturels, etc, etc , rendre la production de cocaïne plus effective par les mauvaises (des politiciens corrompus, les guérillas, les paramilitaires, trafiquants de drogue et leurs partenaires) . Comme le optimisation du transport, que fait la cocaïne moins cher le mis sur le marché, un sous-marin (mini) construit au coût de 6 millions dollars EE.UU, va au Mexique, au Nicaragua, au Salvador, et Chili, avec moyenne de 8 tonnes de alcaloïde, avec une valeur de 250 à 270 millions Dollars EUA, signifie toute ça que les réductions de production de la feuille n'est pas la même que celle de la cocaïne, il est appelé EFFICACITÉ. Le guerre sale contre nous les Colombiennes, mais ils les consommateurs, les banquiers s'enrichir, ne pensent jamais à une telle misère, la mort qui provoque à les gens pauvres de l'Amérique du sud .