Coup d’Etat au Honduras contre le président Zelaya
ParAmericagora le 25 juin 2009
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L’armée est descendue dans la rue contre le président hondurien Zelaya qui souhaite briguer un deuxième mandat.

Pour suivre les évènements: la chaîne sud-américaine, Telesur, les journaux honduriens Tiempo, et La Prensa.

Chronologie des derniers évènements de la journée du 25 juin:

Le Congrès du Honduras a émis un projet de décret contre la décision présidentielle de destituer le chef de l’armée. Selon les juristes, la consultation électorale voulue par le président n’est de toute façon pas conforme à la Constitution.

Le président Zelaya se dirige vers les installations de l’armée de l’air pour “récupérer le matériel électoral” nécessaire au référendum du 28 juin prochain. Il est accompagné de manifestants le soutenant. Zelaya s’en prend également à la Cour suprême qui a “donné un coup de griffe  à la démocratie”.

Intervention publique du président Hondurien qualifiant de honteuse la décision de la Cour suprême.

zelayaSur la chaîne de télévision sud-américaine de gauche Telesur, la ministre des affaires étrangères du Honduras appelle l’Amérique latine à soutenir Manuel Zelaya, le président Hondurien.

En début d’après midi, heure du Honduras, la Cour Suprême du Honduras casse la décision présidentielle de destituer le chef des forces armées.

Les organisations indigènes (COPINH) appellent à soutenir le président Zelaya et souhaite la tenue du référendum du 28 juin prochain qui ouvrirait une réforme constitutionnelle pour que le président puisse se représenter à l’élection présidentielle.

Jeudi 25 juin: l’armée se déploie à Tegucigalpa, la capitale du Honduras, autour de l’aéroport, de la Cour suprême, du Palais présidentiel et du Parlement. Officiellement il s’agit de “parer à tout éventualité”.

-Mercredi 24 juin au soir: Le président Manuel Zelaya destitue le chef d’état major des forces armées, Romeo Vasquez, et accepte la démission du ministre de la défense. Les chefs militaires s’étaient opposés dimanche dernier, à la distribution d’urnes électorales pour un référendum constitutionnel. En l’état actuel, le président ne peut se représenter, mais M. Zelaya, au pouvoir depuis 2006, souhaite proposer au peuple l’ouverture d’une réforme constitutionnelle qui lui permettrait de se représenter.

-L’annonce de la destitution du chef des forces armées, par le président du Honduras:

A lire: l’analyse du spécialiste Olivier Dabène sur le coup d’Etat au Honduras, “digne des années 1970″.

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