Grippe porcine : le web mexicain à l’heure de l’épidémie
ParAmericagora le 27 avril 2009
x
Envoyez cet article à vos contacts
Votre nom
Adresse e-mail du destinataire
Ajoutez une précision

Plan de confinement au Mexique pour cause de grippe porcine. Les 33 millions d’élèves de la maternelle à l’université  du pays sont privés de cours. Du coup, le web fourmille d’occupations -parfois non dénuées d’humour- pour tous les gens qui restent chez eux.

Que faire lorsque l’on doit rester enfermé chez soi ? Par mesure de précaution contre l’épidémie de grippe porcine, les autorités mexicaines ont suspendu les classes dans tout le pays jusqu’au 6 mai au moins. Du coup, 33 millions d’élèves et étudiants mexicains sont cloîtrés chez eux. A côté des recommandations sanitaires des médias, les réseaux sociaux sont aussi mis à profit pour partager et vivre en communauté ce moment difficile à passer pour les Mexicains.

Alejandro, étudiant à Puebla au centre du Mexique est cloué chez lui. Il publie heure par heure sur Facebook, ses interrogations sur l’épidémie. « Où et quand l’épidémie a-t-elle démarré ? Aux États-Unis ou au Mexique ? Le 15 mars avec l’infection d’un garçon de 8 ans à San Diego ou le 13 mars par la contagion d’une femme au Mexique ? ». Le grand quotidien El Universal propose lui un flux Twitter spécial grippe porcine pour tenir au courant de la progression de l’épidémie et des mesures prises.

A Mexico, où les rue son désertes, les seuls commerces qui prospèrent sont les loueurs de DVD, rapporte Joëlle Stolz, la correspondante de Le Monde à Mexico.

D’autres villes ont déjà pris les devant pour parer à l’arrêt des cours. L’Etat de Veracruz va diffuser des cours à la télévision locale à raison d’un cours par niveau et par heure, en plus de cours sur Internet.

Autre initiative, celle du ministère mexicain de la Culture. Le Conaculta met en ligne ici une série d’expositions sur la culture et l’histoire du pays, de quoi se cultiver tout en restant chez soi.

Enfin l’humour mexicain lui n’a pas pris froid. Des groupes autour de la grippe porcine ont déjà vu le jour, tels que « foutue grippe » ou « moi aussi j’ai survécu à la grippe ».

Raphaël Moran.

Photo: Droits réservés François Lafite

Réagir