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		<title>Bienvenidos, bienvenus, welcome! #10</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 09:42:28 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[Americagora vous souhaite la bienvenue. Nous vous invitons à partager la mémoire d’exilé de l’écrivain chilien Luis Sepúlveda, dont le dernier livre est sorti en français. A lire également, une analyse sur l’évènement politique en Colombie où le président Uribe ne pourra pas briguer un 3e mandat. Enfin, nous vous proposons un point sur l’industrie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Americagora vous souhaite la bienvenue. Nous vous invitons à <a href="http://www.americagora.com/trois-exiles-deux-flics-une-memoire-retrouvee/1360" target="_blank">partager la mémoire d’exilé de l’écrivain chilien Luis Sepúlveda</a>, dont le dernier livre est sorti en français. A lire également, <a href="http://www.americagora.com/la-cour-constitutionnelle-ferme-la-porte-a-la-reelection-duribe/1372" target="_blank">une analyse </a>sur l’évènement politique en Colombie où le président Uribe ne pourra pas briguer un 3<sup>e</sup> mandat. Enfin, nous vous proposons<a href="http://www.americagora.com/la-production-de-cocaine-augmente-considerablement/1375" target="_blank"> un point sur l’industrie de la cocaïne en dans les Andes</a>. N’hésitez pas <a href="../../../../../qui-sommes-nous" target="_blank">à mieux nous connaître</a> et à <a href="../../../../../contact" target="_blank">nous écrire</a> !</p>
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		<title>L&#8217;enfer des maquiladoras</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 09:32:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Médecins du monde a mené une enquête dans les usines du Guatemala. Près de 100.000 femmes y travaillent dans des conditions difficiles, pour un salaire de misère.
Le travail commence à 6h du matin. Jusqu&#8217;à 18h30, les femmes employées dans les maquiladoras (usines employant une main d&#8217;œuvre peu chère) racontent qu&#8217;elle cousent, emballent, marquent et vérifient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Médecins du monde a mené une enquête dans les usines du Guatemala. Près de 100.000 femmes y travaillent dans des conditions difficiles, pour un salaire de misère.<span id="more-1378"></span><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/machine-à-c.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1379" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="machine à c" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/machine-à-c.jpg" alt="machine à c" width="300" height="219" /></a></p>
<p>Le travail commence à 6h du matin. Jusqu&#8217;à 18h30, les femmes employées dans les maquiladoras (usines employant une main d&#8217;œuvre peu chère) racontent qu&#8217;elle cousent, emballent, marquent et vérifient les vêtements. Répétant ainsi des milliers de fois le même geste souvent sous la pression hiérarchique, et ce, pour un salaire de 4 euros par jour, qui ne permet pas de faire vivre une famille.</p>
<p>Selon l&#8217;ONG Médecins du Monde (MDM) qui a publié une enquête fin février 2010, sur les 589  femmes qui ont témoignées, 90% ont fait état de mauvais traitements. Un enfer quotidien qui s&#8217;ajoute au non respect du droit du travail puisque beaucoup de ces travailleuses n&#8217;ont pas de couverture maladie.</p>
<p>Une enquête et des témoignages à lire sur le site de <a href="http://www.medecinsdumonde.org/fr/Presse/Communiques-de-presse/International/Maquilas-Bienvenue-en-zone-de-non-droit" target="_blank">Médecins du monde</a>.</p>
<p><a href="http://www.medecinsdumonde.org/fr/content/download/13696/147861/file/DP%208mars2010_Guatemala_MedecinsduMonde.pdf" target="_blank">Le rapport est à télécharger ici</a> (PDF).</p>
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		<title>La production de cocaïne augmente considérablement au Pérou</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 09:11:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où en est la production de cocaïne en Amérique du sud ? Elle a reculé en Colombie, mais explosé au Pérou. Explications. 
Le 24 février dernier a été rendu public le rapport 2009 du JIFE ( Junta Internacional de Fiscalización de Estupefacientes – groupe international de contrôle des stupéfiants-), un organisme de l’ONU qui publie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Où en est la production de cocaïne en Amérique du sud ? Elle a reculé en Colombie, mais explosé au Pérou. Explications. <span id="more-1375"></span></p>
<p>Le 24 février dernier a été rendu public le rapport 2009 du JIFE ( <em>Junta</em><em> Internacional de Fiscalizació</em><em>n de Estupefacientes</em> – groupe international de contrôle des stupéfiants-), un organisme de l’ONU qui publie chaque année une enquête approfondie sur la production de drogues dans le monde. <a href="http://www.incb.org/pdf/annual-report/2009/es/AR_09_Spanish.pdf" target="_blank">Ce rapport est disponible ici en PDF</a>.</p>
<p>Si l’Amérique Latine est la seconde zone de production en « tonnage » (loin derrière l’Asie), toutes drogues confondues, elle demeure cependant l’unique producteur de cocaïne dans le monde.  Fléau pour tout le continent, la cocaïne est considérée comme la première cause de déstabilisation de plusieurs Etats dans la région andine.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Réduction générale de la production sur l’ensemble de la zone…</strong></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/coca.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1376" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="coca" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/coca-225x300.jpg" alt="coca" width="225" height="300" /></a>L&#8217;année 2008 a vu la production de cocaïne dans la zone se réduire de 15% par rapport à 2007 avec environ 845 tonnes, soit le volume le plus bas depuis 2003. Le rapport indique que cette réduction est essentiellement imputable aux importants efforts colombiens, mais le pays demeure de loin le premier producteur avec 430 tonnes, soit 51% de la production mondiale.</p>
<p>Fort d’une baisse de la production  de 28% en 2008, le gouvernement colombien ne tarit pas d’éloges sur ses nombreux programmes de lutte anti-drogue. Le programme d’éradication manuelle de la coca est notamment mis en avant par le ministère de la Défense. Il présente l’avantage de cibler efficacement les champs de coca par rapport à la dispersion aérienne de produits chimiques, qui détruit les autres cultures.</p>
<p>Ces activités génèrent cependant des troubles sociaux considérables dans des régions où cette plante a toujours été cultivée et consommée : disparition d’activité pour les communautés indigènes, violentes représailles des narcotrafiquants sur les populations locales, etc.</p>
<p>Mais la coca est aussi l’une des plantes les plus anciennes de la région andine et sa culture est interdite aux Etats membres de l’ONU à travers la Convention contre les Stupéfiants de 1961. Ce document a souvent été critiqué, notamment par le président bolivien Evo Morales qui, feuilles de coca en main, défendait la plante séculaire à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La confusion qui règne entre les nombreux usages de la coca et sa transformation en cocaïne n’a pas empêché la croissance des surfaces cultivées, pérennisant les pratiques andines traditionnelles (infusion, anesthésiant) autant que les usages illicites (les extraits de coca ont été supprimés de la recette du Coca-Cola depuis 1929).</p>
<p><strong>… mais augmentation en Bolivie et au Pérou</strong></p>
<p>Le rapport du JIFE confirme que cette tendance à la réduction de la production dans la région n’est pas uniforme : entre 1999 et 2008 la superficie de cultures de coca a augmenté de 45% au Pérou. Ce pays est actuellement le second producteur avec 302 tonnes annuelles, soit 36% de la fabrication mondiale estimée. Cette inquiétante augmentation fait craindre aux rédacteurs du rapport une « colombianisation » du Pérou et de la Bolivie, et encouragent vivement les gouvernements à intensifier leurs efforts sans attendre que ce trafic devienne un problème insoluble comme en Colombie.</p>
<p>Le pourrissement du conflit colombien, politique à l’origine, est principalement du à l’explosion du trafic de cocaïne dans les années 1980. Dans des Etats où plus de 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté avec moins de 2 dollars par jour, les activités illégales représentent souvent l’unique voie envisageable pour améliorer le quotidien.</p>
<p>Bien que ce type d’échanges soit très difficile à mesurer, de nombreux économistes s’accordent à dire que les activités illégales sont depuis longtemps la première source de revenu en Colombie. Cette richesse nationale non comptabilisée rend caduque les indicateurs classiques tel que le PIB pour rendre compte de l’activité réelle du pays.</p>
<p>Plus encore que l’économie licite, les trafics provoquent une répartition très inégale des richesses produites, les abondantes petites mains du trafic (cultivateurs, transporteurs, transformateurs) n’en récoltant que quelques miettes.</p>
<p>Le rapport indique que si les tendances actuelles se confirment, le Pérou pourrait devenir le principal producteur mondial de cocaïne d’ici à cinq ans, information qui a été peu reprise dans la presse péruvienne.</p>
<p><strong>Xavier CAILLARD</strong>.</p>
<p>Photo: Vente de feuilles de coca au poids, sur un marché péruvien. Source : Flickr, photo de Anabelle Handdoek</p>
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		<title>La Cour Constitutionnelle ferme la porte à la réélection d&#8217;Uribe</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 22:56:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vendredi, 26 février, la Cour Constitutionnelle colombienne a invalidé la loi qui organisait un référendum visant à permettre la réélection de l&#8217;actuel président.
Quelques journaux français ont commenté cette décision. Le Monde met l&#8217;accent sur la réaction du président Uribe et énonce quelques uns des moments forts de son mandat. L&#8217;Express met en avant les perspectives [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi, 26 février, la Cour Constitutionnelle colombienne a invalidé la loi qui organisait un référendum visant à permettre la réélection de l&#8217;actuel président.<span id="more-1372"></span></p>
<p>Quelques journaux français ont commenté cette décision. <em><a id="d62." title="Le Monde" href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/02/27/alvaro-uribe-ne-pourra-pas-se-presenter-une-troisieme-fois-a-la-presidence-colombienne_1312154_3222.html">Le Monde</a></em> met l&#8217;accent sur la réaction du président Uribe et énonce quelques uns des moments forts de son mandat. <em><a id="ktj9" title="L'Express" href="http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-colombien-alvaro-uribe-ne-pourra-pas-briguer-un-3e-mandat_851733.html">L&#8217;Express</a> </em>met en avant les perspectives nouvelles des présidentielles de mai. <em><a id="ohim" title="Le Figaro" href="http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/01/01003-20100301ARTFIG00013-fin-de-partie-pour-uribe-le-tombeur-des-farc-.php">Le Figaro</a></em>, quant à lui, met l&#8217;accent sur la portée régionale de la décision de la Cour, dans un continent où les modifications à la constitution ont permis à plusieurs chefs d&#8217;État de prolonger leur mandat.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/justice.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1373" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="justice" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/justice-300x239.jpg" alt="justice" width="300" height="239" /></a>On sait cependant peu sue la décision en elle même, et sur l&#8217;organe judiciaire qui a infléchi le sort des élections. Sept des neuf magistrats qui forment le haut tribunal ont considéré que le processus de préparation de la loi n&#8217;avait pas respecté les procédures légales et que la possibilité d&#8217;une réélection portait atteinte à l&#8217;équilibre des pouvoirs. Seuls Mauricio Gonzales, président de la Cour et ancien secrétaire juridique de la présidence et Jorge Pretelt, un proche d&#8217;Uribe, ont voté contre le rapport de Humberto Sierra Porto, le magistrat rapporteur.</p>
<p>Selon la Cour, la loi référendaire est contraire aux principes fondamentaux de la constitution : «<em> séparation des pouvoirs, système de poids et contrepoids, la règle de l&#8217;alternance et des périodes préétablies, l&#8217;égalité et le caractère général et abstrait des lois »</em>. Le verdict met l&#8217;accent sur les vices de forme qui affectent différents moments de la procédure législative. Il affirme ainsi que ces vices ne sont pas <em>« de simples irrégularités formelles mais des violations substantielles au principe démocratique, dont l&#8217;une des composantes essentielles est le respect des formes prévues pour que les majorités s&#8217;expriment »</em>.</p>
<p>Americagora vous recommande <a id="rnzd" title="une analyse plus approfondie" href="http://bit.ly/c5cnNV" target="_blank">l&#8217;analyse approfondie</a> de l&#8221;Observatoire Politique d&#8217;Amérique Latine et des Caraïbes (OPALC), sur cette décision historique de la Cour Constitutionnelle Colombienne.</p>
<p><strong>Jacobo Grajales</strong>.</p>
<p>Photo: Daquella manera, <a href="http://www.flickr.com/photos/daquellamanera/157653964/sizes/l/" target="_blank">Flickr</a>.</p>
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		<title>Le pétrole ravive de mauvais souvenirs entre l&#8217;Argentine et la Grande-Bretagne</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 20:52:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dimanche 20 février, l’Assemblée Législative qui dirige les îles Malouines a annoncé que des prospections pétrolières à 150 Km au Nord des côtes de l’archipel avaient été entamées par la compagnie britannique Desire Petroleum&#8230;
Le bras de fer diplomatique qui dure depuis une dizaine de jours entre Cristina Kirchner et le gouvernement de Londres semble donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 20 février, l’Assemblée Législative qui dirige les îles Malouines a annoncé que des prospections pétrolières à 150 Km au Nord des côtes de l’archipel avaient été entamées par la compagnie britannique Desire Petroleum&#8230;<span id="more-1369"></span></p>
<p>Le bras de fer diplomatique qui dure depuis une dizaine de jours entre Cristina Kirchner et le gouvernement de Londres semble donc pour l’instant sans issue, ranimant le souvenir de la guerre de 1982 entre les deux pays.</p>
<p>Sous occupation britannique depuis 1833, les îles Malouines (3000 habitants) ont toujours été une source de conflits. La brève guerre de 1982 avait été provoquée par une junte militaire argentine alors à bout de souffle, qui avait envahit les îles avec l’espoir de relancer un sentiment patriotique unificateur. La facile victoire britannique permit un retour à la démocratie en Argentine sans pour autant régler la question de la souveraineté de ces territoires au climat hostile.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/02/Malouines.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1370" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Malouines" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/02/Malouines-300x200.jpg" alt="Malouines" width="300" height="200" /></a>Le spectre d’une nouvelle guerre a cependant rapidement été écarté par les deux parties. Les Britanniques insistant sur le fait que les troupes présentes sur place l’ont toujours été dans le but d’assurer  la sécurité des habitants, et les Argentins lançant une offensive diplomatique tout azimut à l’ONU et auprès de l’ensemble des Etats latino-américains afin de condamner le Royaume-Uni. Le président vénézuélien Hugo Chavez a lui annoncé, s’adressant à « <em>madame la Reine</em> » que l’Argentine ne serait plus seule en cas de « <em>nouvelle agression </em>».</p>
<p><strong>Enjeux pétroliers</strong></p>
<p>Comme le souligne le quotidien  <em>La Nación, </em>la présence de pétrole au large des îles est connue depuis longtemps mais l’augmentation des cours du brut de ces six dernières années aura été nécessaire pour rendre son exploitation rentable. Les réserves estimées sont très variables : la presse argentine avance des chiffres qui doubleraient les réserves actuelles connues du pays, d’autres sources donnent des estimations bien moindres. Le communiqué de l’Assemblée Législative des îles Malouines précise cependant que quatre compagnies britanniques d’exploration vont tenter de déterminer la quantité réelle de pétrole exploitable, prouvant l’important enjeu économique.</p>
<p>En plus de la traditionnelle revendication de souveraineté territoriale, la propriété des potentielles découvertes est bien sur l’issue majeure des tensions actuelles. Le gouvernement argentin a demandé aux compagnies britanniques de lui faire connaitre la teneur exacte de leurs futures découvertes.</p>
<p><strong>La communauté internationale face à ses contradictions</strong></p>
<p>Le ministre argentin des affaires étrangères doit rencontrer cette fin février le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon. Il rappelle que plusieurs résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU ont invité la Grande Bretagne à discuter le sujet des îles Malouines avec l’Argentine, ce qu’elle a jusqu’ici toujours refusé.</p>
<p>Fort de son siège au Conseil de Sécurité, le Royaume-Uni bénéficie d’un droit de véto lui permettant d’empêcher toute tentative réelle d’intervention de la communauté internationale sur le sujet. Les résolutions de l’Assemblée Générale sont donc purement déclamatoires, et l’ont peut supposer l’embarras des autres grandes puissances face au thème récurrent de la souveraineté sur l’occupation des « poussières d’empires ».</p>
<p>L’Argentine a fait savoir qu’elle porterait le conflit devant la Cour Internationale de Justice, autre organe de l’ONU, si le Royaume-Uni continuait à refuser de négocier ce sujet. Elle revendique également la propriété des îles de Géorgie du Sud et Sandwich, inhabitées.</p>
<p><strong>Xavier Caillard</strong>.</p>
<p>Photo: Magic Wolrd, via Flickr.</p>
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		<title>Déboires au Venezuela et bataille de chiffres en Argentine</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 06:30:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La récente publication des chiffres de l&#8217;économie latino-américaine pour l&#8217;année 2009 ne doit pas masquer des situations parfois très contrastées entre les Etats. Tour d’horizon de trois pays atypiques. 
En matière d’économie, les disparités entre les pays latino-américains sont criantes. Des disparités que ne reflètent pas les indicateurs classiques, dont les derniers chiffres pour l’année [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La récente publication des chiffres de l&#8217;économie latino-américaine pour l&#8217;année 2009 ne doit pas masquer des situations parfois très contrastées entre les Etats. Tour d’horizon de trois pays atypiques. <span id="more-1366"></span></strong></p>
<p>En matière d’économie, les disparités entre les pays latino-américains sont criantes. Des disparités que ne reflètent pas les indicateurs classiques, dont les derniers chiffres pour l’année 2009 ont été publiés récemment. Certes, l’ont s’est félicité que la croissance du PIB, estimée à 1,8% en 2009 pour l’ensemble de la zone, soit positive. Ou encore que le taux de chômage &#8211; estimé à 8,3% en 2009 pour l’ensemble de la zone<a href="#_ftn1">[1]</a>, soit presque un point de plus par rapport à 2008, n’ait pas dépassé la barre symbolique des 10%. Mais certains pays tels le Venezuela, l’Argentine ou le Chili, révèlent des tensions et des phénomènes particuliers.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Bolivar-billete.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1367" title="Bolivar billete" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Bolivar-billete-293x300.jpg" alt="Bolivar billete" width="208" height="213" /></a></strong></p>
<p><strong>Inflation incontrôlée et nationalisation des supermarchés. </strong>Au Venezuela, le problème de l’inflation prend chaque jour plus d’ampleur. Elle s’établit officiellement à 25% pour l’année 2009, ce qui représente le plus fort taux de la région. Dans ce contexte de hausse des prix, le président Chavez a déclaré, le 8 janvier, vouloir dévaluer le Bolivar de 50%. Cette décision a évidemment provoqué, au sein de la population, des mouvements de consommation massive, les vénézuéliens anticipant une baisse de la valeur de leur épargne. Déjà dévaluée en 2004 et en 2005, la valeur de la monnaie demeure un des piliers de la politique économique d’Hugo Chavez pour favoriser les exportations de pétrole. Cette décision a été récemment mise en cause par l’ancien dirigeant de la banque centrale vénézuélienne dans une interview accordée au quotidien  <em>El Nacional</em>. Domingo Maza Zavala dénonce la vision de court terme qui a guidé cette décision « <em>au détriment de la population</em> ». La perspective des élections législatives de septembre prochain aurait influencé cette dévaluation pour renflouer les caisses de l’Etat et relancer les politiques publiques cruellement déficitaires. L’ancien directeur insiste sur le fait que cela pourrait être totalement contre productif, estimant possible une inflation de 45% pour 2010 qui annulerait tout le bénéfice de politiques publiques renouvelées.</p>
<p>Afin de contrer cette prédiction le président a menacé de fermeture forcée tous les magasins qui pratiqueraient une hausse « spéculative » des prix. <em>Libération </em>dans son édition du 18 janvier a ainsi révélé que des supermarchés <em>Éxito </em>(dont le groupe français Casino est l’actionnaire majoritaire) ont été investis par la garde nationale dans le but d’être nationalisés, de même que de nombreux autres commerces de Caracas. Toujours pour contrer une inflation incontrôlée, la dévaluation a été divisée en deux : un dollar s’échange contre 2,60 bolivars pour l’importation de produits de première nécessité (santé, alimentation) et contre 4,30 bolivars pour les autres produits.</p>
<p>En <strong>Argentine</strong>, la publication des chiffres de l’inflation pour l’année 2009 a provoqué une véritable bataille de chiffres. Le 15 janvier, l’Indec, l’institut national des statistiques argentin, publie le chiffre de 7,7% d’inflation pour 2009. Un chiffre rapidement mis en cause par bon nombre d’institutions privées en raison du changement, depuis 2007, des méthodes de calcul employées par l’Institut. L’agence <em>Buenos Aires City</em>, dirigée par l’ancienne présidente de l’Indec Graciela Bevacqua, a ainsi calculé un taux d’inflation à 15%, tandis que la fondation de recherches économiques latino-américaines avance, de son côté, un chiffre supérieur à 17%. Cette polémique autour des statistiques officielles rappelle celle qui touche le DANE colombien, qui ne publie plus les chiffres de la pauvreté depuis 2005.</p>
<p><strong>Le Chili entre dans le club des pays riches. </strong>Autre son de cloche de l’autre côté des Andes. Admis le 11 janvier dernier au sein de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique), le Chili est le second pays latino américain à rejoindre l’organisation internationale après le Mexique en 1994. La presse chilienne se félicite dans l’ensemble de cette adhésion achevant une période de croissance économique de presque vingt ans.</p>
<p>Le nouveau président élu ce dimanche 17 janvier, Sebastián Piñera (droite modérée), a affirmé pendant la campagne qu’il ne changerait pas la nature de la politique économique menée jusqu’ici par Michelle Bachelet.  La biologiste spécialiste de l’environnement Flavia Liberona nuance ces succès économiques, car si son pays a su passer les étapes de l’adhésion à l’OCDE, d’autres obligations non écrites ont été moins scrupuleusement respectées. <em>El mostrador </em>du 12 janvier<em> </em>publie ses interrogations, notamment sur le coût environnemental de la croissance chilienne, centrée sur l’exploitation de métaux et matières premières comme le cuivre. Une dégradation des conditions de vie qui a également un impact social. « <em>Les chiffres montrent que la brèche entre les plus riches et les plus pauvres a augmenté durant les gouvernements de la Concertación, phénomène qui trouve son corollaire en matière d’environnement (…). Ce sont précisément les secteurs les plus pauvres qui se sont vus affectés par les catastrophes et les changements climatiques. L’inégalité dans l’accès à l’eau, les inondations,  entre autres problèmes, augmenteront au fur et à mesure qu’augmentera la température de la Terre. » </em></p>
<p><strong>Xavier Caillard</strong><em> </em></p>
<p>Crédit photo: © Fernando Pinto</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref">[1]</a> d’après la <em>Commission Economique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, </em>un organisme dépendant de l’ONU</p>
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		<title>Trois exilés, deux flics, une mémoire retrouvée</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 16:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. 
 





Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. <span id="more-1360"></span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1361" class="wp-caption alignnone" style="width: 206px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda.jpg"><img class="size-medium wp-image-1361" title="Sepulveda" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda-291x300.jpg" alt="Sepulveda" width="196" height="203" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est une valeur sûre : <em>« le plus populaire des écrivains chiliens »</em> &#8211; comme il aime le rappeler à la maison comme à l’étranger-  compte une bonne douzaine d’ouvrages à son actif, traduits en plus de 70 langues.</p>
<p>A la lecture de <em>L’ombre de ce que nous avons été*</em>, on se dit finalement qu’il n’y a que Sepúlveda pour mettre en scène un mort et trois exilés chiliens dans une fiction aux allures de polar et  à l’ironie bien ficelée. Et ça marche. A Santiago, trois anciens militants de gauche dans les années Allende se retrouvent trente ans plus tard dans une bicoque de banlieue populaire  pour préparer une ultime action révolutionnaire. En attendant l’arrivée de l’ « expert », qui n’arrivera jamais puisqu’il vient de rendre l’âme, la mémoire s’active et les souvenirs fusent. Querelles de chapelle entre maoïstes et léninistes, idéaux d’un temps révolu, fermes communautaires, toutes les années 1970 défilent et font sourire le lecteur.</p>
<p>Si, quelquefois, la conversation fait état de la calvitie avancée de l’un ou de l’embonpoint de l’autre, très souvent, elle refait naître les anecdotes de l’exil. De la Place Saint-Michel à Paris à l’Alexanderplatz de Berlin, en passant par l’enfer communiste en Roumanie, à chaque exilé son lot de souvenirs, tantôt émouvants, tantôt forçant l’admiration, mais toujours racontés sur le ton de l’humour.</p>
<p><strong>Perdants de l’histoire. </strong>Sepúlveda signe là son ouvrage le plus personnel. Dans <em>Le vieux qui lisait des romans d’amour, </em>Sepúlveda tirait de son séjour d’étude chez les indiens Shuars en Amazonie la matière de son roman. Dans <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, c’est toute sa vie d’exilé qui est réquisitionnée pour l’occasion. Des bribes de vie, auxquelles il a ajouté celles de ses compagnons de galère et d’aventures. En somme, <em>« </em><em>un condensé de toutes les anecdotes entendues autour de (moi) ».</em></p>
<p>De ce vécu, Sepúlveda tire cette aptitude à décrire, tout en souvenirs et ressentis, la nature de la souffrance de l’exil, du déracinement de 1973 à la quête de sens et de place à l’heure du retour au bercail dans les années 1990. Un « devoir de mémoire » sous forme de roman qui évoque l’expérience, souvent tue par rapport au souvenir toujours très vivant des disparus politiques de la dictature du général Pinochet, mais vécue par plus d’un million de Chiliens, soit plus de 10% de la population chilienne de l’époque. <em>« J’ai voulu rendre hommage </em><em>à ceux qui ne font pas partie de l’histoire officielle, les invisibles, ceux que l’histoire a délibérément oublié, mais qui ont contribué grandement à la construire ».</em> D’où également ces anecdotes merveilleusement brodées au récit : le souvenir de l’anarchosyndicaliste chilien Clotario Blest, fondateur de la <em>Central Única de Trabajadores</em>, les actions de résistance du Collectif Miguel Enríquez durant la dictature.</p>
<p><strong><em>« Mains propres »</em></strong><strong>.</strong> Sorte d’autobiographie collective, aux allures de thérapie, faisant écho aux désillusions de cette <em>« génération de vaincus »,</em> comme la qualifie lui-même Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em> n’en demeure pas moins un appel résolu à l’optimisme. Les deux détectives chargés d’enquêter sur la mort suspecte de l’ « expert » incarnent en eux-mêmes la relève du Chili : un inspecteur sur la retraite, intègre et honnête, accompagne et transmet la mémoire oubliée du pays à sa jeune recrue, qui, elle, née en 1973, a les <em>« mains propres »</em> et l’esprit curieux.</p>
<p>Aux anciens  révolutionnaires, toujours debout, mais fatigués d’avoir tant subi l’exil, Sepúlveda oppose cette nouvelle garde chilienne. Une génération qui, comme analyse l’auteur à l’approche du second tour des élections présidentielles chiliennes, <em>« ne va pas voter, non pas par désintérêt, mais parce qu’elle n’a pas le sentiment d’être représentée par les candidats ». </em></p>
<p>Incarner dans deux flics l’honnêteté et l’espoir d’un pays est osé, mais Sepúlveda aime décidément transgresser les lois de la littérature. Point de méchants dans cette parodie de Sherlock Holmes au suspens savamment entretenu. Les héros ne sont ni beaux ni glorieux, mais plutôt terriblement humains. Le tout prend vie sous d’incessantes pointes d’ironie et le drame n’est jamais très loin du rire, de résistance ou non. Après l’évocation d’une assassinat commis par l’Armée et jamais résolu, l’auteur fait disserter l’un de ses héros bedonnants sur le pourquoi de l’atrocité du café chilien. Quel meilleur résumé, finalement, que la dédicace en début de livre <em>« A mes compagnons, qui sont tombés, qui se sont relevés, qui ont soigné leurs blessures, protégé le rire, sauvegardèrent la joie et continuèrent à marcher » </em>? Le lecteur, lui, décidera, en lisant la dernière page, s’il a découvert un livre à la mémoire des perdants ou plutôt une ode optimiste à l’avenir. Sans doute un peu des deux, puisque l’un se nourrit de l’autre.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>*Luis Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, Ed. Métailé, 2009, 53 p.</p>
<p>Luis Sepúlveda, <em>La sombra de lo que fuimos</em>, Ed. Espasa, 2009, 174 p.</p>
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		<title>Cadences distinctes vers la mémoire de chaque côté des Andes</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:29:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Americagora &#8211; Reporters sans frontières.
En cette année des bicentenaires, deux pas importants ont marqué l’éternel rendez-vous du Cône sud de l’Amérique latine avec son histoire. Une histoire plus récente et plus douloureuse que l’âge d’or des indépendances.
En Argentine tout d’abord, persévérant dans son dessein d’ouvrir et de démocratiser l’information, la présidente Cristina Kirchner a ordonné, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Americagora &#8211; Reporters sans frontières.</em></p>
<p><strong>En cette année des bicentenaires, deux pas importants ont marqué l’éternel rendez-vous du Cône sud de l’Amérique latine avec son histoire. Une histoire plus récente et plus douloureuse que l’âge d’or des indépendances.</strong><span id="more-1354"></span></p>
<p>En Argentine tout d’abord, persévérant dans son dessein <a href="http://www.rsf.org/La-petite-revolution-mediatique-de.html" target="_blank">d’ouvrir et de démocratiser l’information</a>, la présidente Cristina Kirchner a ordonné, le 6 janvier, la déclassification des archives de la dictature militaire (1976-1983), toujours aux mains de l’armée. Contresigné par Nilda Garré et Julio Alak, respectivement ministres de la Défense et de la Justice, le décret présidentiel conclut que “les agissements des forces armées au cours de l’époque du terrorisme d’État démontrent que la classification comme non-publique de l’information et/ou documentation n’était pas destinée à protéger les propres intérêts légitimes d’un État démocratique mais, au contraire, a servi à occulter les manœuvres illégales d’un gouvernement de facto”.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1355" title="memoria argentina  © Xeneize" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina-300x225.jpg" alt="memoria argentina  © Xeneize" width="300" height="225" /></a></p>
<p><strong>Hommage national.</strong> Parmi les documents bientôt extraits des tiroirs des états-majors et du ministère de la Défense figurent notamment les archives du sinistre Bataillon 601, chargé des missions d’espionnages pour le compte de la marine, de l’armée de terre et des forces aériennes au pires heures de la répression. La mémoire collective et l’accès à l’information publique vont donc y gagner mais historiens et journalistes auront aussi leur lot de frustrations. Juste avant de remettre le cordon présidentiel à un Raúl Alfonsín élu en 1983, le général Reynaldo Bignone, avait dispersé entre des dépositaires privés les traces de certaines opérations clandestines. La sinistre Ecole supérieure mécanique de la marine (ESMA), où passa près du tiers des 30 000 disparus de la dictature, n’a pas encore révélé tous ses secrets. Alors que son tristement célèbre et ancien locataire, le capitaine Alfredo Astiz, repasse devant ses juges, la reconversion intégrale des lieux en Espace pour la Mémoire s’est achevée en 2008.</p>
<p>De l’autre côté des Andes, le Chili, nettement plus lent à rendre justice sur cette période, a lui aussi son musée de la mémoire depuis le 11 janvier, inauguré par Michelle Bachelet en toute fin de mandat, un mois après l’hommage national rendu au poète et chanteur Víctor Jara, assassiné en 1973 dans le stade de Santiago. Le second tour de l’élection présidentielle du 17 janvier devrait néanmoins amener au pouvoir le milliardaire de droite Sebastián Piñera, soutenu par les testamentaires politiques du général Pinochet. Curieux Chili où un pas en direction de la mémoire est suivi de très près par deux en arrière.</p>
<p>Au cours de cette semaine cruciale tombe, ce 14 janvier, un procès révélateur de l’ambivalence chilienne vis-à-vis du passé. Côté plaignant : Edwin Dmiter Bianchi, lieutenant de 23 ans à l’époque du coup d’État, impliqué dans une première tentative de putsch contre Salvador Allende (le <em>tanquetazo</em> qui coûta la vie au journaliste argentin Leonardo Henrichsen), le 29 juin 1973, et présent dans l’enceinte du stade national au moment du coup d’État du 11 septembre. Journaliste indépendante, Pascale Bonnefoy a relaté cette lourde tranche d’histoire dans un article en date du 25 mai 2006 et publié par plusieurs médias (<a href="http://estocolmo.se/chile/elprincipe_060526.htm). " target="_blank">lire l’article en espagnol ici</a>) Jaloux de son image, sinon de sa réputation, l’ex-lieutenant a déposé plainte contre l’auteur pour “calomnie” et “injure”.</p>
<p><strong>Mémoire amputée.</strong> Certes, n’importe quel citoyen et quel que soit son passé peut emprunter cette voie légale. Pascale Bonnefoy Miralles risque, quant à elle, une peine de trois à dix ans de prison. A cette première étrangeté au regard du principe de justice s’en ajoute une seconde, dans le traitement préliminaire du dossier. “Au moment de l’audience préparatoire, j’ai présenté une liste de dix témoins, neuf anciens prisonniers du stade et l’avocat du dossier Víctor Jara. Les avocats de Dmiter ont soutenu que ce nombre était excessif pour démontrer ‘un seul fait’.”, a expliqué la journaliste à Reporters sans frontières. “Le juge leur a donné gain de cause et j’ai dû me limiter à quatre témoins, en sélectionnant moi-même parmi les dix.”</p>
<p>Surprenant, en effet, quand on songe que tout témoignage est bienvenu pour concourir à &#8220;l’offre de preuve de la vérité du fait diffamatoire”, figure juridique imposée dans ce type d’affaire. En résumé, Pascale Bonnefoy doit restreindre ses moyens de défense pour plaider sa bonne foi et rétablir une vérité d’intérêt public.</p>
<p>Non, le Chili n’est décidément pas l’Argentine, où les chefs de la junte furent jugés deux ans seulement après la fin de la dictature malgré les lois d’amnistie ultérieures, annulées depuis. Le pays a rendu – tardivement – hommage à ses victimes, mais ne veut toujours rien dire de ses bourreaux. En Argentine, les victimes “disparaissaient”. Au Chili, les fantômes se sont rangés et un consensus malheureux a fait le reste. Une condamnation de Pascale Bonnefoy, à la veille de cette présidentielle-là, pourrait rendre définitivement intenable une mémoire amputée, qui viole le droit des Chiliens à connaître leur histoire.</p>
<p><strong>Benoît Hervieu</strong>, Bureau Amériques de Reporters sans frontières.</p>
<p>(Avec Emiliano Gullo à Buenos Aires et Alejandro Jiménez Susarte à Santiago du Chili)</p>
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		<title>Ritmos de memoria diferentes en cada lado de los Andes</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:26:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Americagora – Reporteros Sin Fronteras.
En este año de bicentenarios, dos pasos importantes han marcado la eterna cita del Cono Sur de América Latina con su historia. Una historia más reciente y más dolorosa que la Edad de Oro de las Independencias.
En Argentina primero, perseverante en su plan para abrir y democratizar la información (ver aquí), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Americagora – Reporteros Sin Fronteras.</em></p>
<p><strong>En este año de bicentenarios, dos pasos importantes han marcado la eterna cita del Cono Sur de América Latina con su historia. Una historia más reciente y más dolorosa que la Edad de Oro de las Independencias.</strong><span id="more-1356"></span></p>
<p>En Argentina primero, perseverante en su plan para abrir y democratizar la información (<a href="http://www.rsf.org/La-pequena-revolucion-mediatica-de.html" target="_blank">ver aquí), </a>la presidenta Cristina Kirchner ordenó, el 6 de enero, la desclasificación de los archivos de la dictadura militar (1976-1983), todavía en manos del ejército. Refrendado por Nilda Garré y Julio Alak, ministros de Defensa y de Justicia respectivamente, el decreto presidencial concluyó que “las maniobras de las Fuerzas Armadas durante la vigencia del terrorismo de Estado demuestran que la información y/o documentación clasificada con carácter no público no estuvo destinada a la protección de intereses legítimos propios de un Estado democrático sino que, por el contrario, sirvió como medio para ocultar los actos ilegales de un gobierno de facto”.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1357" title="memoria argentina © Xeneize" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina1-300x225.jpg" alt="memoria argentina © Xeneize" width="300" height="225" /></a></strong></p>
<p><strong>Homenaje nacional. </strong>Entre los documentos que pronto serán extraídos de los cajones del Estado Mayor y del Ministerio de Defensa figuran principalmente los archivos del siniestro Batallón 601, encargado de las misiones de espionaje a favor de la Marina, del Ejército y de las Fuerzas Aéreas en las peores horas de la represión. La memoria colectiva y el acceso a la información pública serán los ganadores, pero los historiadores y los periodistas tendrán también su paquete de frustraciones. Justo antes de colocar la banda presidencial a un Raúl Alfonsín, electo en 1983, el general Reynaldo Bignone había diseminado entre ciertos actores privados los restos de ciertas operaciones clandestinas. La siniestra Escuela Superior Mecánica de la Marina (ESMA), donde pasaron un tercio de los 30,000 desaparecidos de la dictadura, no ha revelado todavía todos sus secretos. Mientras que el capitán Alfredo Astiz, su tristemente célebre y ex locatario, vuelve a ser juzgado, la reconversión integral de los locales en Espacio para la Memoria se terminó en 2008.</p>
<p>Del otro lado de los Andes, Chile, mucho más lento para hacer justicia sobre este período, ha abierto su Museo de la Memoria desde este 11 de enero, inaugurado por Michelle Bachelet en pleno fin de mandato, un mes después del homenaje nacional en honor al poeta y cantante Víctor Jara, asesinado en 1973 en el estadio de Santiago. La segunda vuelta de la elección presidencial del 17 de enero deberá, sin embargo, llevar al poder al millonario de derecha Sebastián Piñera, apoyado por los testamentarios políticos del general Pinochet. Curioso, porque Chile da un paso adelante a favor de la memoria, seguido muy de cerca de dos pasos hacia atrás.</p>
<p>Durante esta semana crucial sale a la luz, este 14 de enero, un proceso revelador de la ambivalencia chilena con su pasado. Del lado de los denunciantes: Edwin Dmiter Bianchi, teniente del Ejército de 23 años de edad, durante la época del Golpe de Estado, implicado en una primera tentativa de golpe contra Salvador Allende (el <em>tranquetazo</em>, que le costará la vida al periodista argentino Leonardo Henrichsen), el 29 de junio de 1973, y presente en el Estadio Chile durante el golpe del 11 de septiembre. Periodista independiente, Pascale Bonnefoy relató este infortunado período de la historia en un artículo fechado el 25 de mayo de 2006 y publicado en distintos medios de comunicación (<a href="http://estocolmo.se/chile/elprincipe_060526.htm" target="_blank">leer el artículo</a>). Celoso de su imagen, y también de su reputación, el ex teniente presentó una denuncia contra la autora por “difamación” y “calumnia”.</p>
<p><strong>Memoria amputada. </strong>Ciertamente, todo ciudadano sin importar cuál sea su pasado puede recurrir a esta vía legal. Pascale Bonnefoy Miralles corre el peligro de una pena de tres a diez años de cárcel. Ante esta primera rareza con relación al principio de justicia se agrega otra, en el tratamiento preliminar del caso. “En la audiencia de preparación de juicio &#8211; en que ambas partes anuncian la evidencia documental y testimonial que presentarán en el juicio- yo presenté una lista de 10 testigos -  9 ex presos del estadio y el abogado querellante del caso de Víctor Jara. Los abogados de Dmiter reclamaron que era un número excesivo para ‘demostrar un mismo hecho’, explicó la periodista a Reporteros Sin Fronteras. “El juez accedió y me limitó a cuatro. Tuve que escoger en ese momento cuatro de los 10.”</p>
<p>Sorprendente, en efecto, si se considera que todos los testimonios son bienvenidos para contribuir como “prueba de la verdad del hecho difamatorio”, figura jurídica impuesta en este tipo de casos. En resumen, Pascale Bonnefoy tuvo que restringir sus medios de defensa para probar su buena fe y restablecer una verdad de interés público.</p>
<p>No, Chile no es decididamente Argentina, donde los jefes de la junta fueron juzgados únicamente dos años después del fin de la dictadura, a pesar de las leyes de amnistía posteriores, y anuladas después. El país ha rendido, tardíamente, homenaje a sus víctimas, pero no puede todavía decir nada de sus verdugos. En Argentina, las víctimas “desparecen”. En Chile, los fantasmas se organizaron y el consenso infeliz hizo el resto.  Una condena de Pascale Bonnefoy, a la víspera de esta presidencial, podría hacer definitivamente insostenible una memoria amputada, que viola el derecho de los chilenos a conocer su historia.</p>
<p><strong>Benoît Hervieu</strong>, Oficina de las Américas de Reporteros Sin Fronteras.</p>
<p>(Con Emiliano Gullo en Buenos Aires y Alejandro Jiménez Susarte en Santiago de Chile)</p>
<p>Traducción de Israel Ayala.</p>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 20:46:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Trêve estivale en Amérique  du sud marquée par la mort du mythique chanteur argentin Sandro et la poussière du &#8220;Paris Dakar&#8221;. Première revue de presse de l&#8217;année 2010.
« Chili : le Dakar 2010 offre une vitrine unique pour le pays », Reportage international de RFI
« Sandro s’en va », Libération. L&#8217;argentine pleure la disparition de Sandro, chanteur mythique et populaire, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trêve estivale en Amérique  du sud marquée par la mort du mythique chanteur argentin Sandro et la poussière du &#8220;Paris Dakar&#8221;. Première revue de presse de l&#8217;année 2010.<span id="more-1352"></span></p>
<p><strong>« Chili : le Dakar 2010 offre une vitrine unique pour le pays »</strong>, Reportage international de <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20100105-chili-le-dakar-2010-offre-une-vitrine-unique-le-pays" target="_blank">RFI</a></p>
<p><strong>« Sandro s’en va »,<a href="http://www.liberation.fr/culture/0101612368-sandro-s-en-va" target="_blank"> </a></strong><a href="http://www.liberation.fr/culture/0101612368-sandro-s-en-va" target="_blank">Libération. </a>L&#8217;argentine pleure la disparition de Sandro, chanteur mythique et populaire, souvent décrit comme un mélange d’ Elvis Presley et Charles Aznavour.</p>
<p><strong>« Penumbras » </strong><a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/principal/index-2010-01-05.html" target="_blank">Página/12</a> ( en espagnol) Dossier spécial sur la disparition de Sandro</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-935" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Journaux Photo Flickr DRB 62" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o-300x225.jpg" alt="Journaux Photo Flickr DRB 62" width="300" height="225" /></a>« &#8221;Histoire secrète du Costaguana&#8221;, de Juan Gabriel Vasquez : Colombie, l&#8217;amère patrie »</strong>, <a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/01/07/histoire-secrete-du-costaguana-de-juan-gabriel-vasquez_1288459_3260.html" target="_blank">Le Monde des livres</a></p>
<p><strong>« Le &#8220;Pocahontas bolivien&#8221; reconstitué »</strong>, <a href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/01/09/le-pocahontas-bolivien-reconstitue_1289630_3476.html#ens_id=1289704" target="_blank">Le Monde,</a> un film muet à la gloire des Indiens précolombiens vient d&#8217;être restauré en Bolivie, quatre-vingts ans après son tournage.</p>
<p>«<strong> Chili: grève dans deux mines géantes »,</strong> <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/04/01011-20100104FILWWW00467-chili-greve-dans-deux-mines-geantes.php" target="_blank">Le Figaro</a></p>
<p><strong>« Les mineurs chiliens ne roulent pas sur l’or rouge »</strong>, <a href="http:// www.humanite.fr/2010-01-06_International_Les-mineurs-chiliens-ne-roulent-pas-sur-l-or-rouge" target="_blank">L’Humanité</a></p>
<p><strong>« Brésil : l’Eglise catholique critique le plan des Droits de l’Homme de Lula »</strong> <a href="http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100108215640.bgxbnwx2.htm" target="_blank">La Croix</a></p>
<p><strong>« Mexique : coopération frontalière avec Obama sans précédent »</strong> <a href="http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41347317@7-60,0.html" target="_blank">Le Monde.</a> Déclarations de l’ambassadeur du Mexique aux Etats-Unis.</p>
<p><strong>« Mexique : deux journalistes enlevés, l’un d’eux retrouvé assassiné »</strong>, <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h8JXiJ_O9qWX3m87JhIvzYyoil3Q" target="_blank">AFP </a>Selon Reporters Sans Frontières, le Nord du Mexique, vers la frontière nord-américaine est la région du monde la plus dangereuse pour la presse</p>
<p><strong>« La culture de la coca se propage en Bolivie »</strong> <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/07/01003-20100107ARTFIG00375-la-culture-de-la-coca-se-propage-en-bolivie-.php" target="_blank">Le Figaro</a>. La culture de la coca est encouragée par le président Evo Morales.</p>
<p><strong>« Honduras : petits arrangements entre amis » </strong><a href="http://" target="_blank">Courrier International</a>, Huit officiers impliqués dans le coup d&#8217;Etat de juin 2009 ont été accusés d&#8217;abus de pouvoir. Manuel Zelaya, le président déchu, dénonce une manœuvre visant à leur garantir l&#8217;impunité.</p>
<form enctype="application/x-www-form-urlencoded"><strong>« Les femmes plombiers de Mexico »</strong>, Reportage International de <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20100109-femmes-plombiers-mexico" target="_blank">RFI</a></form>
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