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	<title>Americagora &#187; Migrations</title>
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		<title>Trois exilés, deux flics, une mémoire retrouvée</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 16:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. 
 





Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. <span id="more-1360"></span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1361" class="wp-caption alignnone" style="width: 206px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda.jpg"><img class="size-medium wp-image-1361" title="Sepulveda" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda-291x300.jpg" alt="Sepulveda" width="196" height="203" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est une valeur sûre : <em>« le plus populaire des écrivains chiliens »</em> &#8211; comme il aime le rappeler à la maison comme à l’étranger-  compte une bonne douzaine d’ouvrages à son actif, traduits en plus de 70 langues.</p>
<p>A la lecture de <em>L’ombre de ce que nous avons été*</em>, on se dit finalement qu’il n’y a que Sepúlveda pour mettre en scène un mort et trois exilés chiliens dans une fiction aux allures de polar et  à l’ironie bien ficelée. Et ça marche. A Santiago, trois anciens militants de gauche dans les années Allende se retrouvent trente ans plus tard dans une bicoque de banlieue populaire  pour préparer une ultime action révolutionnaire. En attendant l’arrivée de l’ « expert », qui n’arrivera jamais puisqu’il vient de rendre l’âme, la mémoire s’active et les souvenirs fusent. Querelles de chapelle entre maoïstes et léninistes, idéaux d’un temps révolu, fermes communautaires, toutes les années 1970 défilent et font sourire le lecteur.</p>
<p>Si, quelquefois, la conversation fait état de la calvitie avancée de l’un ou de l’embonpoint de l’autre, très souvent, elle refait naître les anecdotes de l’exil. De la Place Saint-Michel à Paris à l’Alexanderplatz de Berlin, en passant par l’enfer communiste en Roumanie, à chaque exilé son lot de souvenirs, tantôt émouvants, tantôt forçant l’admiration, mais toujours racontés sur le ton de l’humour.</p>
<p><strong>Perdants de l’histoire. </strong>Sepúlveda signe là son ouvrage le plus personnel. Dans <em>Le vieux qui lisait des romans d’amour, </em>Sepúlveda tirait de son séjour d’étude chez les indiens Shuars en Amazonie la matière de son roman. Dans <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, c’est toute sa vie d’exilé qui est réquisitionnée pour l’occasion. Des bribes de vie, auxquelles il a ajouté celles de ses compagnons de galère et d’aventures. En somme, <em>« </em><em>un condensé de toutes les anecdotes entendues autour de (moi) ».</em></p>
<p>De ce vécu, Sepúlveda tire cette aptitude à décrire, tout en souvenirs et ressentis, la nature de la souffrance de l’exil, du déracinement de 1973 à la quête de sens et de place à l’heure du retour au bercail dans les années 1990. Un « devoir de mémoire » sous forme de roman qui évoque l’expérience, souvent tue par rapport au souvenir toujours très vivant des disparus politiques de la dictature du général Pinochet, mais vécue par plus d’un million de Chiliens, soit plus de 10% de la population chilienne de l’époque. <em>« J’ai voulu rendre hommage </em><em>à ceux qui ne font pas partie de l’histoire officielle, les invisibles, ceux que l’histoire a délibérément oublié, mais qui ont contribué grandement à la construire ».</em> D’où également ces anecdotes merveilleusement brodées au récit : le souvenir de l’anarchosyndicaliste chilien Clotario Blest, fondateur de la <em>Central Única de Trabajadores</em>, les actions de résistance du Collectif Miguel Enríquez durant la dictature.</p>
<p><strong><em>« Mains propres »</em></strong><strong>.</strong> Sorte d’autobiographie collective, aux allures de thérapie, faisant écho aux désillusions de cette <em>« génération de vaincus »,</em> comme la qualifie lui-même Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em> n’en demeure pas moins un appel résolu à l’optimisme. Les deux détectives chargés d’enquêter sur la mort suspecte de l’ « expert » incarnent en eux-mêmes la relève du Chili : un inspecteur sur la retraite, intègre et honnête, accompagne et transmet la mémoire oubliée du pays à sa jeune recrue, qui, elle, née en 1973, a les <em>« mains propres »</em> et l’esprit curieux.</p>
<p>Aux anciens  révolutionnaires, toujours debout, mais fatigués d’avoir tant subi l’exil, Sepúlveda oppose cette nouvelle garde chilienne. Une génération qui, comme analyse l’auteur à l’approche du second tour des élections présidentielles chiliennes, <em>« ne va pas voter, non pas par désintérêt, mais parce qu’elle n’a pas le sentiment d’être représentée par les candidats ». </em></p>
<p>Incarner dans deux flics l’honnêteté et l’espoir d’un pays est osé, mais Sepúlveda aime décidément transgresser les lois de la littérature. Point de méchants dans cette parodie de Sherlock Holmes au suspens savamment entretenu. Les héros ne sont ni beaux ni glorieux, mais plutôt terriblement humains. Le tout prend vie sous d’incessantes pointes d’ironie et le drame n’est jamais très loin du rire, de résistance ou non. Après l’évocation d’une assassinat commis par l’Armée et jamais résolu, l’auteur fait disserter l’un de ses héros bedonnants sur le pourquoi de l’atrocité du café chilien. Quel meilleur résumé, finalement, que la dédicace en début de livre <em>« A mes compagnons, qui sont tombés, qui se sont relevés, qui ont soigné leurs blessures, protégé le rire, sauvegardèrent la joie et continuèrent à marcher » </em>? Le lecteur, lui, décidera, en lisant la dernière page, s’il a découvert un livre à la mémoire des perdants ou plutôt une ode optimiste à l’avenir. Sans doute un peu des deux, puisque l’un se nourrit de l’autre.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>*Luis Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, Ed. Métailé, 2009, 53 p.</p>
<p>Luis Sepúlveda, <em>La sombra de lo que fuimos</em>, Ed. Espasa, 2009, 174 p.</p>
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		<title>Les gangs du Salvador: 3000 morts par an</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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A l&#8217;occasion de la sortie de La vida loca et de Sin nombre, Emmanuel Haddad, chroniqueur de Radio Aligre revient sur la problématique sociale des gangs au Salvador. Chronique diffusée dans l&#8217;émission El [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chronique de l&#8217;émission El Pingüino sur Radio Aligre. Un pays une histoire nous parle aujourd&#8217;hui de la violence de ce pays d&#8217;Amérique centrale.<span id="more-1307"></span></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/3411806169_4724903a3c_o.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1312" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="3411806169_4724903a3c_o" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/3411806169_4724903a3c_o.jpg" alt="3411806169_4724903a3c_o" width="266" height="177" /></a>A l&#8217;occasion de la sortie de <em><a href="http://www.americagora.com/les-%E2%80%9Cmaras%E2%80%9D-%C2%AB-je-tue-donc-je-suis-%C2%BB/1226" target="_blank">La vida loca</a> </em>et de <em><a href="http://www.americagora.com/sin-nombre-en-partance-avec-les-migrants-damerique-centrale/567" target="_blank">Sin nombre</a>,</em> Emmanuel Haddad, chroniqueur de Radio Aligre revient sur la problématique sociale des gangs au Salvador. Chronique diffusée dans l&#8217;émission <a href="http://pinguinoweb.free.fr/" target="_blank"><em>El Pingüino</em></a>, consacrée tous les dimanches au monde hispanique.</p>
<p>Cliquer sur play pour lancer le son.</p>
<p><a href='http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/unpaysunehistoiregang.mp3'>Gangs Salvador</a></p>
<p>Photo Flickr Muztiko.</p>
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		<title>« Sin nombre », un film sur une frontière ignorée</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 19:46:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Sin nombre</em> est le film qui manquait à la frontière sud du Mexique pour sortir de l&#8217;oubli. Si les productions cinématographiques et littéraires s&#8217;entassent sur les aventures, les tragédies et le mélange culturel <em>chicano</em> qui font la renommée de la frontière entre les États Unis et le Mexique, la situation de la frontière mexicano-guatémaltèque est bien moins connue. <span id="more-567"></span></strong></p>
<p>Un mois après la sortie de ce film retraçant l&#8217;histoire de deux jeunes traversant le Mexique afin de gagner les Etats-Unis, un rapport faisait état de la situation des droits des migrants dans la région, alarmante depuis plus de dix ans<sup>2</sup>.</p>
<p><strong>L&#8217;histoire</strong>. C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;est sorti au Mexique le film <em>Sin Nombre</em>, dirigé par l&#8217;américain Cary Fukunaga. Le film se construit autour de l&#8217;histoire de Sayra, une jeune hondurienne de Tegucigalpa, qui tente de gagner les Etats-Unis en compagnie de son père et de son oncle. Une fois traversé le Guatemala, elle s&#8217;embarque à bord du fameux train de marchandises qui relie Tapachula &#8211; à la frontière sud du Mexique &#8211; à la capitale mexicaine, afin de poursuivre ensuite vers la frontière nord. Une route semée d&#8217;embuche pour la jeune adolescente où les attaques des bandes armées sont monnaies courantes, et organisées dans l&#8217;indifférence voire avec la complicité des autorités. Sayra rencontrera sur sa route, Casper, jeune comme elle, mais appartenant à la Mara Salvatrucha, le célèbre gang centraméricain. Casper fréquente comme d&#8217;autres &#8220;mareros&#8221; -ainsi sont nommes les membres de la &#8220;Mara&#8221; &#8211; la &#8220;Bombilla&#8221;, gare de marchandises de Tapachula où se concentrent les migrants venus de toute l&#8217;Amérique centrale afin de s&#8217;embarquer vers &#8220;le Nord&#8221;. Accompagné de ses amis, il y profite de la situation de vulnérabilité des migrants pour procéder à des extorsions et des kidnappings violents. Mais suite à la séparation brutale de sa petite amie que lui inflige &#8220;la Mara&#8221;, Casper décide de rompre avec les codes, les rites cruels et le quotidien marginal de ce gang. Une transgression que ses anciens compagnons sont déterminés à lui faire payer de son sang. Il décide alors lui aussi de partir et croise le chemin de Sayra.<a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/actores-principales-de-sin-nombre.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-591" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="actores-principales-de-sin-nombre" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/actores-principales-de-sin-nombre.jpg" alt="actores-principales-de-sin-nombre" width="300" height="139" /></a></p>
<p>Cette histoire &#8211; récompensée du prix du meilleur film dramatique et du meilleur directeur au festival Sundance 2009 &#8211; est <strong>sûrement semblable à des milliers d&#8217;autres</strong> comme en témoignent les histoires &#8211; réelles &#8211; des migrants qui cherchent un avenir meilleur aux Etats-Unis. Mais malheureusement le scénario est d&#8217;une platitude désolante. Les scènes montrant les corps tatoués des maras ou l&#8217;attente angoissée des migrants sur le train de marchandise n&#8217;y feront rien. D&#8217;autant qu&#8217;une musique d&#8217;ambiance quasi permanente durant les 1h30 de film alourdissent une trame dépourvue de surprise. Le fait que le train se mette à cracher de la fumée verte à son arrivée à Tapachula, l&#8217;absence totale de mise en contexte et le manque de plans sur les paysages et l&#8217;environnement urbain donnent aussi l&#8217;impression que l&#8217;histoire émane davantage de <strong>studios hollywoodiens</strong> que de la réalité du sud mexicain. On regrette l&#8217;ensemble de ces éléments alors que ce film venait troubler le silence éloquent de la création cinématographique sur le sujet.</p>
<p><strong>Incohérences</strong>. Les personnages apparaissent dans ce cadre comme des prétextes à raconter des destins qui par leur tragédie peuvent être très proches de la réalité. Cependant, cette focalisation tragique alimente une image du migrant comme celle d&#8217;une victime livrée à toutes les agressions tandis que les parcours migratoires de la région ont une réalité beaucoup plus complexe. Autre point décevant,  le contexte apparaît dépassé puisque la voie ferrée (où se déroule une partie du film) qui relie Tapachula à la capitale mexicaine a été partiellement détruite. En effet, en 2005, l&#8217;ouragan &#8220;Stan&#8221; a détruit les ponts de chemin de fer notamment dans la région du sud du Chiapas. Le trafic ferroviaire part donc aujourd&#8217;hui de la ville d&#8217;Arriaga, à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière guatémaltèque. Ce nouveau trajet a multiplié les routes migratoires dans le sud du Chiapas plutôt désormais dirigées vers des routes isolées et la traverse de barrages et de cours d&#8217;eau, situation qui contraste avec la description faite dans le film.</p>
<p>Dans ce cas, pourquoi avoir choisi le film et pas le documentaire ? A-t-on envie de demander au réalisateur, visiblement fin connaisseur du sujet puisque déjà auteur d&#8217;un court métrage sur le même thème en 2004.</p>
<p>Sortie en France le 21 octobre 2009.</p>
<p><strong>Benoît Forcemaître et Raphaël Moran</strong></p>
<p>Pour en savoir plus:</p>
<ul type="disc">
<li>Consulter<a href="http://www.cndh.org.mx/progate/migracion/Informes.htm" target="_blank"> le premier rapport </a>du registre des violations aux droits des      migrants de la Commission Nationale des Droits de l&#8217;Homme mexicaine qui      rassemble les informations recueillies par les ONG dans tout le pays.<a href="http://www.cndh.org.mx/progate/migracion/Informes.htm" target="_blank"></a></li>
<li>Consulter le rapport spécial sur les enlèvements de migrants au      Mexique disponible <a href="www.cndh.org.mx" target="_blank">sur le site </a>de la Commission Nationale des Droits de      l&#8217;Homme et analysé par le      correspondant d&#8217;<a href="http://www.elpais.com/articulo/internacional/Mexico/infierno/emigrantes/elpepiint/20090618elpepiint_14/Tes">El País</a> au Mexique.</li>
<li>Un <a href="http://www.lecourant.info/spip.php?article1480" target="_blank">reportage</a> sur le parcours des migrants d&#8217;Amérique centrale et leur passage à la gare de marchandises de Mexico.</li>
</ul>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VTSi0pKjC5g&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/VTSi0pKjC5g&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Wendy Guerra, entre memorias y olas cubanas</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 15:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“Nunca fui Primera Dama” explora la historia de la isla caribeña a través de fragmentos de tres destinos femeninos. Encuentro con la autora Wendy Guerra.

La reconocemos entre miles. Sentada en las escaleras de Montmartre, Wendy Guerra es un extraño pero hermoso espécimen con cabellos color negro ébano que enmarcan un rostro juvenil. Pero no se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;">“<span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em><strong>Nunca fui Primera Dama” </strong></em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>explora la historia de la isla caribeña a través de fragmentos de tres destinos femeninos. Encuentro con la autora Wendy Guerra.<span id="more-1229"></span></strong></span></span></span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">La reconocemos entre miles. Sentada en las escaleras de Montmartre, Wendy Guerra es un extraño pero hermoso espécimen con cabellos color negro ébano que enmarcan un rostro juvenil. Pero no se engañen, esa cubana de 40 años vestida de rojo y negro </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">es parte, desde hace tiempo, de la vanguardia literaria en Latino América, la que llamamos Generación Bogotá 39. Desde sus 17 años, esa eternal habanera publicó varios libros de poesías, y dos de narrativa, cuyo primero, </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Todos se van</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> recibió en el año 2006 el Premio Bruguera. Con su segunda novela </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui Primera Dama</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">* se amplían sus lectores a través del mundo y se afirma su escritura. </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Quería navegar en diferentes aguas. La literatura avanza muy rápido y tenía que poner en práctica esas novedades; de ahí la coexistencia, en mi segunda novela, de los registros románticos y postmodernos, de los diálogos o programas de radio”</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Cabe mencionar también la hábil inserción de letras de canciones cubanas y la presencia de artículos de prensa del periodista cubano José Pardo Llada, que murió en agosto 2009. Wendy Guerra juega con los géneros literarios, y eso nos gusta.</span></span></span></p>
<p><img class=" alignleft" title="Wendy Guerra à Montmartre © Raphaël Morán" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/Wendy-Guerra-à-Montmartre2.jpg" alt="" width="292" height="213" /><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Machismo-leninismo. </strong></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Entre autobiografía y ficción, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui Primera Dama </em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">crea un delicioso revoltijo de destinos cubanos; a través del tiempo y del espacio. Nadia Guerra, la narradora, abandona, después de ser censurada, el programa de radio que anima en La Habana. Su objetivo: volver a encontrar su madre, Albis Torres, que huyó de Cuba cuando Nadia era niña. Ahora está en Moscú, enferma y sin memoria. Aquí  empieza entonces para Nadia una verdadera investigación con el objetivo de reconstituir el destino de esa madre desconocida. Como muñecas rusas, el caparazón de Albis Torres deja lugar a otro personaje, histórico y famoso: el de Celia Sánchez, la única mujer que encabezaba un escuadrón de combate durante la Revolución, y gran confidente de Fidel Castro.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Nadia, Albis y Celia; tres voces de mujeres en una sociedad que la autora califica con malicia de </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“machismo-leninismo”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Su primer libro de narrativa </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Todos se van,</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> ya describía la sociedad cubana con los ojos de una niña volviéndose mujer. Este tríptico femenino hunde por segunda vez al lector en la intimidad de la isla.  La Intimidad de la desesperación y de la espera de días mejores, la intimidad de los sentimientos y de la sexualidad. Intimidad de las idas y vueltas, entre La Habana y Miami, de Cuba a la Ex-Union soviética. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Memoria dispersa. </strong></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Tres heroínas, tres generaciones, tres países; pero un solo telón de fondo, político y social: el de los cubanos del interior y del exterior. El lector reconstruye el puzle cubano de los años de la Revolución hasta hoy en día. Wendy Guerra prefiere </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“los aspectos humanos al aspecto político”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, pero  sabe perfectamente que en una novela cubana, quizás más que en otras, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“tiene necesariamente por telón de fondo lo político”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Las pequeñas y grandes historias de cada uno se imbrican en la Historia, la del 1ero de enero de 1959, cuando Fidel Castro y sus tropas tomaron La Habana, o la de la crisis de los misiles en octubre de 1962. Nadia Guerra, la narradora, sumerge el lector en e día a día de los cubanos la noche del anuncio de la renuncia de Fidel al poder. Wendy Guerra, la escritora, nos sumerge en una búsqueda memorial colectiva, la de ese pueblo enfrentado día a día a la</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> pesada mistificación de la Revolución. </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Tuve la idea de hacer este libro en Chile, donde las cuestiones de memoria tienen especial importancia debido al Golpe de Estado de 1973”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, confiesa la autora. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Wendy Guerra nos habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:</strong><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="es-ES"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><object classid="clsid:02bf25d5-8c17-4b23-bc80-d3488abddc6b" width="60" height="63" codebase="http://www.apple.com/qtactivex/qtplugin.cab#version=6,0,2,0"><param name="autoplay" value="false" /><param name="name" value="Wendy Guerra habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:" /><param name="src" value="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/memoria11.mp3" /><embed type="video/quicktime" width="60" height="63" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/memoria11.mp3" name="Wendy Guerra habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:" autoplay="false"></embed></object></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Wendy Guerra desvela con poesía la ruptura generacional que atraviesa la sociedad cubana: mártires del Panteón de la Revolución, héroes caídos de la realidad revolucionaria en los años ochenta y la juventud impotente que la sociedad castrista agobia. Un dialogo difícil entre tres generaciones que sólo un “personaje” reúne: la atmósfera color sepia de las calles de La Habana. “</span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>La escritura de los cubanos es neurótica, siempre necesitamos hablar de lo nuestro, de nuestros problemas”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> observa Wendy Guerra. Nos cuenta que le gusta el título de la novela en francés </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Mère Cuba</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, “Madre Cuba”: </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“me recuerda la relación umbilical que uno tiene con su madre, pero también, en el caso de los cubanos, con su isla”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Promete </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“hablar menos de Cuba en (su) próximo libro”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Estaba en Marsella durante el mes de septiembre, intentando extraer  del Viejo Puerto la inspiración necesaria para su próximo libro. Pero </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Marsella se parece muchísimo a La Havana”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> confiesa. Será difícil cortar el cordón. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="es-ES">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Emilie Barraza</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="399" height="304" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xam4lr&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="399" height="304" src="http://www.dailymotion.com/swf/xam4lr&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xam4lr_wendy-guerra-a-paris-23-septembre-2_creation">Lectura: Wendy Guerra en París, 23 de septiembre de 2009</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Americagora">Americagora</a>.<a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/creation"></a></em></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">* Wendy Guerra, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui primera dama</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, Bruguera, 2008, 290 páginas. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"> <span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Wendy Guerra, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Mère Cuba</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, Editions Stock, La Cosmopolite, 2009, 291 p.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><br />
</span></span></span></p>
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		<title>Wendy Guerra, à la mémoire de son île</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 19:55:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Littérature. « Mère Cuba » sonde l’histoire de l&#8217;île des Caraïbes à travers les fragments de trois destins féminins. Rencontre avec son auteure, l&#8217;inénarrable Wendy Guerra.
On la reconnaît entre mille. Assise sur les marches de Montmartre, Wendy Guerra est un joli spécimen aux cheveux noir ébène encadrant un visage juvénile. Mais qu’on ne s’y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Littérature. </strong><em>«</em><strong> <em>Mère Cuba</em> </strong><em>» </em><strong>sonde l’histoire de l&#8217;île des Caraïbes à travers les fragments de trois destins féminins. Rencontre avec son auteure, l&#8217;inénarrable Wendy Guerra.<span id="more-1158"></span></strong></p>
<p>On la reconnaît entre mille. Assise sur les marches de Montmartre, Wendy Guerra est un joli spécimen aux cheveux noir ébène encadrant un visage juvénile. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce petit gabarit vêtu de rouge et de noir, a sa <img class="alignleft size-medium wp-image-1168" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Wendy Guerra à Montmartre" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/Wendy-Guerra-à-Montmartre2-300x219.jpg" alt="Wendy Guerra à Montmartre" width="300" height="219" />place depuis longtemps, aux côtés du mexicain Jorge Volpi ou du péruvien Iván Thays, au sein de ce que l’on appelle communément la Generación <strong> </strong>Bogotá 39. Une avant-garde littéraire composée de jeunes écrivains les plus prometteurs de l’Amérique latine. Plusieurs recueils de poésie et deux romans à son actif, dont le premier a été couronné en 2006 du prix Bruguera, Wendy Guerra voit depuis Cuba, où elle réside, son lectorat s’agrandir à travers le monde et son écriture s’affirmer.  <em>« Avec </em>Mère Cuba<em>*, je voulais naviguer entre différents styles littéraires. La littérature avance vite et je devais mettre en pratique ces nouveautés ; d’où la coexistence, dans mon second roman, des registres romantiques, postmodernes, des dialogues de théâtre ou des émissions de radio »</em>. L’auteure omet l’habile insertion de paroles de musiques cubaines et la présence d’extraits d’articles du journaliste cubain José Pardo Llada, décédé en août 2009. Wendy Guerra bricole avec les genres, et c’est très bien.</p>
<p><em>« </em><strong>Machisme-léninisme </strong><em>»</em>. A mi-chemin entre l’autobiographie et la fiction, <em>Mère Cuba</em> brode à merveille les registres littéraires pour en faire un délicieux patchwork de destins cubains, à travers le temps et l’espace. Nadia Guerra, la narratrice, abandonne, suite à la censure, l’émission de radio qu’elle anime à La Havane. Son objectif : retrouver sa mère, Albis Torres, qui a fui Cuba lorsque Nadia était enfant. Elle la retrouve à Moscou, malade et sans mémoire. Commence alors pour Nadia  l’enquête auprès de tout et de tous afin de reconstituer le destin de cette mère inconnue. Comme des poupées russes, la carapace d’Albis Torres laisse place à  un autre personnage, historique et bien connu : Celia Sánchez, l’unique femme à la tête d’un escadron de combat pendant la Révolution cubaine, et grande confidente de Fidel Castro.</p>
<p>Nadia, Albis et Celia ; trois rares voix de femmes dans cette société que l’auteure qualifie malicieusement de <em>« machiste- léniniste »</em>. Le premier ouvrage de l’auteure, <em>Tout le monde s’en va,</em> décrivait déjà la société cubaine à travers les yeux d’une petite fille devenant femme. Ce triptyque féminin plonge encore une fois le lecteur dans l’intimité de l’île. L’intimité du désespoir et de l’attente de jours meilleurs, l’intimité des sentiments et de la sexualité. L’intimité des départs et des retours, de La Havane à Miami, de Cuba à l’ex-Union soviétique.</p>
<p><strong>Quête mémorielle.</strong> Trois héroïnes, trois générations, trois pays. Mais une seule toile de fond, politique et sociale, celle des Cubains de l’intérieur et de l’extérieur, dont on reconstruit le puzzle, des années de la Révolution cubaine à nos jours. Car si Wendy Guerra  <em>« préfère les aspects humains à l’aspect politique »</em>, elle sait bien qu’un roman cubain, peut-être plus qu’un autre, <em>« a nécessairement pour toile de fond la politique »</em>. Les petites et grandes histoires de chacun s’imbriquent dans l’Histoire, comme le 1<sup>er</sup> janvier 1959, date de la prise de La Havane par Fidel Castro et ses troupes, ou encore en octobre 1962, lorsque la crise des missiles faillit embraser le monde.</p>
<p>Nadia Guerra la narratrice plonge le lecteur dans le quotidien des Cubains le jour de l’annonce du retrait de Fidel à la tête de l’Etat.  Wendy Guerra l’écrivaine le plonge dans une quête mémorielle collective, celle de ce peuple confronté quotidiennement à la mythification envahissante de la Révolution. <em>« C’est au Chili, où les questions de mémoire sont omniprésentes avec le souvenir du coup d’Etat de 1973,  que m’est venu l’idée de réaliser ce livre »</em> confie l’auteure, qui s’est attelée à un véritable travail de recherche pour reconstituer le destin méconnu de la révolutionnaire Celia Sánchez.</p>
<p>Wendy Guerra met à nu la rupture générationnelle qui traverse la société cubaine : Martyrs du Panthéon de la Révolution, héros déchus de la réalité révolutionnaire dans les années 1980, jeunesse impuissante que la société castriste étouffe. Un dialogue difficile entre trois générations qu’un « personnage » rassemble : l’atmosphère si particulière des rues couleur sépia de La Havane. <em>« L’écriture des Cubains est névrotique, nous avons toujours le besoin de parler de nous-mêmes, de nos problèmes »</em>, confie l’auteure, qui avoue apprécier le titre de l’ouvrage en français<em> </em><em>«</em><em> Mère Cuba</em><em> »</em>. <em>« Cela m’évoque la relation ombilicale que l’on a avec sa mère, mais également, pour les Cubains, avec leur île</em> <em>»</em>. Elle promet<em> « de moins parler de Cuba dans (son) prochain livre »</em>. Elle était d’ailleurs à Marseille au mois de septembre, où elle espère tirer de l’atmosphère du Vieux Port l’inspiration nécessaire à son troisième ouvrage. Mais <em>« Marseille ressemble terriblement à La Havane » </em>confesse-t-elle. Difficile de couper le cordon.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>Photo: DR. Raphaël MORAN</p>
<p>*Wendy Guerra, &#8220;Mère Cuba&#8221;, Editions Stock, Collection La Cosmopolite, 2009.<strong> </strong>292 p.<strong></strong><br />
<strong></strong></p>
<p>Et pour découvrir<strong> le blog de Wendy Guerra,</strong> cliquez <a href="http://www.elmundo.es/elmundo/blogs/habaname/" target="_blank">ici</a>.</p>
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		<title>Rafales&#8230;et charters ?</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 14:13:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BF</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La &#8220;pré-vente&#8221; des Rafales lors de la récente visite de Nicolas Sarkozy au Brésil a fait oublier le nouvel accord migratoire qui lie désormais les deux pays. Eric Besson et le ministre brésilien des relations extérieures Celso Amorim ont en effet signé le 7 septembre dernier un « arrangement administratif sur les questions migratoires ».
Dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La &#8220;pré-vente&#8221; des Rafales lors de la récente visite de Nicolas Sarkozy au Brésil a fait oublier le nouvel accord migratoire qui lie désormais les deux pays.<span id="more-1002"></span> Eric Besson et le ministre brésilien des relations extérieures Celso Amorim ont en effet signé le 7 septembre dernier un « <a href="http://immigration.gouv.fr/spip.php?page=actus&amp;id_rubrique=254&amp;id_article=1773" target="_blank">arrangement administratif sur les questions migratoires </a>».</p>
<p>Dans un <a href="http://www.immigration.gouv.fr/spip.php?page=actus&amp;id_rubrique=254&amp;id_article=1758" target="_blank">communiqué du 25 juillet</a>, Eric Besson avait souligné l’importance d’un accord migratoire avec le Brésil en raison de la forte augmentation du nombre de ses ressortissants en France. Il faisait alors état de 21 000 Brésiliens y résidant aujourd’hui, soit une croissance de « 40% en cinq ans ». Le ministre de l’immigration s’était alors déplacé au Brésil afin de discuter des questions migratoires avec différents responsables, notamment de la justice, de la police fédérale et du patronat brésiliens. Autre élément soulevé par le communiqué, le Brésil possède une frontière de 700 Km avec le département français de Guyane. Les pourparlers ont établi de mettre en place des patrouilles conjointes.</p>
<p>Concernant les questions migratoires, cet « arrangement » est le troisième entre la France et le Brésil. Un <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000224788&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=205476911&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">accord de réadmission</a> des personnes en situation irrégulière avait déjà été signé en 1996. Il avait été suivi d&#8217;un <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000017981212&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=100699108&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">accord en matière de sécurité publique</a> qui, au même titre que la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants, inclut un engagement à lutter contre l’immigration irrégulière.</p>
<p>En juin 2008, alors qu&#8217;au même moment des <a href="http://www.autresbresils.net/spip.php?article1570" target="_blank">dizaines de sans-papiers brésiliens</a> étaient mis en centre de rétention à Paris, le ministre brésilien des Relations extérieures <a href="http://veja.abril.com.br/noticia/internacional/brasil-lamenta-lei-imigracao-342103.shtml" target="_blank">s’était prononcé en défaveur </a>de la « directive retour » de l’Union Européenne. Pour lui,le texte contribuait «à créer une perception négative de la migration et allait dans le sens contraire d&#8217;une réduction désirée des entraves à la libre-circulation des personnes et d&#8217;une plus ample et pleine convivialité entre les peuples ».</p>
<p>Le contenu détaillé de l’accord est encore inconnu. Il intervient alors que le Brésil est non seulement un pays de départ pour nombre de ses habitants mais aussi et de plus en plus un pays de passage pour les migrants du monde entier.  Outre les renvois depuis la métropole, plus de <a href="http://www.migrantsoutremer.org/Statistiques-de-l-immigration-en" target="_blank">4300 Brésiliens</a> ont été reconduits dans leur pays depuis la Guyane en 2007.</p>
<p><strong>Benoît FORCEMAITRE</strong></p>
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		<title>Martha Galarraga: chanteuse en voie d’expulsion</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 23:27:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette chanteuse cubaine de renom vit et travaille en France depuis 7 ans. En toute légalité. Le 26 mai dernier, la préfecture lui annonce qu’elle n’a plus le droit de vivre en France et lui retire son visa.

La vie est chienne. Martha Galarraga en sait quelque chose, elle qui cumule, depuis peu, son statut d’intermittente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Cette chanteuse cubaine de renom vit et travaille en France depuis 7 ans. En toute légalité. Le 26 mai dernier, la préfecture lui annonce qu’elle n’a plus le droit de vivre en France et lui retire son visa.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-580"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La vie est chienne. Martha Galarraga en sait quelque chose, elle qui cumule, depuis peu, son statut d’intermittente du spectacle avec celui d’étrangère en situation irrégulière. Pour cette artiste cubaine qui chantait il y a quelques années au Carnegie Hall de New York, la pilule est difficile à avaler. Ne lui parlez pas de salsa, son style à elle, c’est le mélange improbable. Elle brasse le jazz, la bossa et le chant Yoruba des anciens esclaves cubains aussi bien qu’elle marie, dans sa tenue, les coquetteries bling-bling à la décontraction d’un foulard dans les cheveux. Aujourd’hui, de sa belle voix rauque, elle raconte la galère qu’elle vit depuis 2007. Deux années d’incertitude &#8211; et d’aller-retour innombrables entre la Préfecture et les salles de concerts, qui se sont soldées, le 26 mai dernier, par un rendez-vous à la Préfecture de Paris. Au bureau n°6, on lui retire sa carte de séjour « profession artistique et culturelle».<a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/gallaraga-ok.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-581" style="border: 2px solid black; margin: 2px;" title="gallaraga-ok" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/gallaraga-ok-300x200.jpg" alt="gallaraga-ok" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tournées mondiales</strong>. En attendant la procédure d’expulsion, elle n’a plus le droit de quitter le territoire français. A presque 40 ans, Martha garde le sourire franc et chaleureux, mais depuis quelques mois, elle se sent <em>« un peu fatiguée de se battre»</em>. La carrière de Martha Galarraga commence pourtant sous une belle étoile, sous la houlette de son père, Lázaro Galarraga, un artiste complet, grand percussionniste et chanteur hors-pair. A la fin des années 1980, elle devient la soliste de l’Ensemble Folklorique National de Cuba, avec lequel elle fait découvrir au monde la culture Yoruba, importée d’Afrique et perpétuée par les anciens esclaves des Caraïbes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 1990, elle intègre la formation du pianiste jazz cubain Omar Sosa. Yoruba <em>bis repetitas</em>. A ses côtés, elle chante, les Orishas, ces divinités de l’ouest de l’Afrique dont la croyance et les rites perdurent à Cuba. Le cocktail est explosif, la formation Sosa jouit d’un immense prestige et fait le tour du monde. En 1998, elle fait cap sur l’Allemagne, pour la quitter quatre ans plus tard, en 2002. <em>« Je me demande pourquoi d’ailleurs, moi qui disposais là-bas d’un permis de séjour permanent »</em>. Pour celle qui a passé la moitié de sa vie à chanter d’un bout à l’autre de la planète, la bougeotte reprend le dessus, et en 2002, Martha traverse le Rhin et pose ses valises à Paris.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contrats bidons</strong>. Une fois par an, elle se présente à la Préfecture pour le renouvellement de sa carte de séjour mention « profession artistique et culturel ». Pas de problème durant quatre ans, le renouvellement est une formalité. <em>« Mais en 2006, Omar Sosa se décide à poursuivre la route en solitaire. Il met donc fin aux contrats qui nous unissaient à lui ».</em> Entre République et Oberkampf, où elle vit, les galères administratives commencent. En 2007, elle signe, avec une obscure association, trois contrats de travail qui lui assurent un minimum de deux cachets par mois, facturés 120 euros chacun. Soit une rémunération mensuelle de 240 euros. Le hic, c’est que les contrats comportent tous une clause d’exclusivité, qui interdit à la chanteuse de travailler sur d’autres projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Martha Galarraga s’est fait avoir, mais c’est la Direction départementale du Travail et de l’Emploi (DDTE) qui l’informe de la supercherie, par lettre, après avoir été alertée par la Préfecture. Et celle-ci bloque le renouvellement de sa carte de séjour. <em>« Il m’était impossible de renouveler mon visa, puisque ce que j’avais signé ne correspondait en rien à un contrat de travail. Avec cette histoire, mon dossier était bloqué et j’avais la Préfecture aux trousses »</em>. Elle rompt deux de ses pseudo-contrats et travaille sur d’autres projets.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Concert au black.</strong> Orchestres de musique classique, groupes de jazz, formations mêlant tout ce que la terre peut contenir de création musicale, Martha est partout, poursuivant sa passion de toujours : gommer les frontières musicales. On l’appelle même de Londres, pour donner des cours de chant ou pour participer à des ensembles musicaux. <em>« J’ai malheureusement dû annuler tous mes déplacements à Londres depuis la fin mai, puisque je suis bloquée en France »</em>. Qu’importe, Martha chante dans les bars, dans les salles de concerts de la France entière. Là où on l’appelle, de Nantes à Marseille. Et au noir, bien sûr. <em>« Un bar ou une petite salle de concert ne déclare pas ses musiciens. La première fois que j’ai vu mon avocate, j’ai eu un énorme sentiment de culpabilité. Elle me demandait de refuser le travail au black. Mais en tant que chanteuse, c’est impossible !»</em>. Martha éprouve constamment le besoin de prouver sa bonne conduite. <em>« Je parle très bien le français, je suis intégrée, et je suis organisée »</em> lance-t-elle en déballant ses papiers administratifs, rassemblés méthodiquement année par année dans des pochettes plastifiées. <em>« J’ai tout gardé, tout ordonné. Contrats de travail, décisions de la préfecture, et fiches d’imposition, car je paye mes impôts, en toute légalité»</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a le sentiment d’avoir passé ces derniers mois à attendre. La décision du tribunal administratif, la lettre d’avis d’expulsion, <em>« qui ne devrait pas tarder »</em>, les fruits des procédures judiciaires intentées par son avocate. Une pétition pour sa régularisation circule sur internet. 1300 signatures au compteur, et un concert au Jamel Comedy Club en juillet,  pour lui redonner l&#8217;envie de croire. Croit-elle à une issue positive ? Elle n’en sait rien, mais commence à penser qu’il serait peut-être temps d’aller chercher ailleurs, puisqu’on ne veut pas d’elle en France. Elle évoque sa mère et son fils, âgé de 22 ans, restés à La Havane. Mais le retour à Cuba est impossible : elle a désormais le statut d’« émigrante » pour les autorités cubaines et ne peut donc rester plus d’un mois à Cuba. <em>« Une autre idée serait d’abandonner ma carrière de chanteuse pour faire des ménages ou des gardes d’enfant à Paris »</em>. On n&#8217; y croit pas une seconde. Elle pense aussi à Chango, son Orisha. <em>« Dans la religion Lukumi, Chango est le dieu de la guerre et du feu. Il passe sa vie à livrer guerres et batailles, comme moi »</em>, lance-elle, dans un éclat de rire. Toujours malicieux, toujours le même.</p>
<p>Emilie Barraza</p>
<p>Rectificatif : début mai, la Préfecture de Paris a délivré à Martha Galarraga un titre de séjour &#8220;professions artistiques et culturelles&#8221; pour une durée de 10 mois.</p>
<p>A cette occasion, un concert est organisé au Studio de l&#8217;Ermitage, à Paris, le vendredi 28 mai.</p>
<p>8, rue de l&#8217;Ermitage &#8211; Paris XXe – M° Jourdain</p>
<p>01 44 62 02 86 &#8211; Tarif 10€</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/marthagalarraga">Voir le profil MySpace de Martha Galarraga</a></p>
<p><a href="http://www.lapetition.be/en-ligne/comit-de-soutien-martha-galarraga-3236.html">La pétition de soutien à Martha Galarraga en ligne</a></p>
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