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	<title>Americagora &#187; Société et culture</title>
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		<title>L&#8217;Équateur voudrait voir l’avenir en vert</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 16:49:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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Refuser d&#8217;exploiter les gisements de pétrole en Amazonie pour respecter l&#8217;environnement? C&#8217;est le choix de l&#8217;Équateur, qui souhaite instaurer en échange une compensation financière internationale.
Les Taromenani et Tagaeri, deux peuples volontairement isolés en Amazonie équatorienne sont sûrement loin d’imaginer qu’ils sont cités dans les journaux, et que l’on parle autant d’eux dans les sphères [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Refuser d&#8217;exploiter les gisements de pétrole en Amazonie pour respecter l&#8217;environnement? C&#8217;est le choix de l&#8217;Équateur, qui souhaite instaurer en échange une compensation financière internationale.<span id="more-1393"></span></strong></p>
<p>Les Taromenani et Tagaeri, deux peuples volontairement isolés en Amazonie équatorienne sont sûrement loin d’imaginer qu’ils sont cités dans les journaux, et que l’on parle autant d’eux dans les sphères du pouvoir, en Équateur et dans le monde entier. Ce qu’ils savent en revanche mieux que les journalistes et les hommes politiques, c’est qu’ils vivent dans un endroit unique au monde,  le parc Yasuni. L’une des réserves de biosphère de la planète, un paradis vert au cœur de l’Amazonie, à 300 kilomètres et 12 heures de pirogue de Quito, la capitale du pays. On raconte que l’on trouve autant d’espèces d’arbre dans un seul hectare de cette partie de la jungle que dans toute l’Amérique du Nord. 1500 espèces d’arbres, 500 espèces d’oiseaux, 40% des mammifères de toute l’Amazonie&#8230;Un véritable or vert qui dissimule une autre richesse, bien plus convoitée : l’or noir, le pétrole. Près de 850 millions de barils reposent dans cette région que l’Unesco a classée « réserve mondiale de la biosphère » en 1989.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/Petrole-Amazonie1.JPG"><img class="alignleft size-medium wp-image-1399" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Petrole Amazonie" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/Petrole-Amazonie1-258x300.jpg" alt="Petrole Amazonie" width="258" height="300" /></a>Une aubaine pour le plus petit des pays andins dont la moitié des revenus provient de l’exportation du brut. Le pétrole du Yasuni, qui constitue 20% des réserves nationales de brut, pourrait rapporter près de 7 milliards de dollars au pays. Pourtant le brut est toujours sous terre. L’Equateur a dit non. Non à l’exploitation, non aux bénéfices mais aussi non à la pollution et à la probable disparition de deux tribus isolées, les Taromenani et les Taegari ainsi que leurs voisins Waorani.</p>
<p><strong>Provocations et démissions. </strong>Non, à une condition. Une compensation financière, une participation mondiale, un effort des pays développés pour protéger un bien commun à l’humanité, l’Amazonie. L’Equateur demande donc aux pays riches de verser de l’argent pour alimenter un fonds qui permettra aux Equatoriens de se passer de l’argent du pétrole. Grâce à ce fonds, des projets d’éducation, de santé, de protection de l’environnement pourront être menés en Amazonie et dans tout le pays. C’est le projet phare du gouvernement Correa , le projet « Yasuni ITT », un sigle pour le nom des trois forages d’exploration se trouvant dans la zone  : Ishpingo-Tambococha-Tiputini.</p>
<p>Ne restait qu’à transformer ces mots en action. Le sommet de Copenhague, en décembre 2009 constitue une occasion en or pour mettre en avant les idées d’un petit pays sud-américain. Les pays européens commencent à faire des promesses de contribution, le projet s’affiche peu à peu dans les médias. C’est sans compter sur le goût du rebondissement du président équatorien. Rafael Correa refuse que l’ONU mette les pieds dans son pays pour surveiller la mise en place du « Yasuni ITT ». C’était pourtant la condition des pays donateurs. Pour le président équatorien, ce serait une perte de souveraineté nationale. L’équipe « Yasuni ITT » démissionne, en désaccord avec le président.</p>
<p>Février 2009. Nouvelle équipe. La protection du sous-sol amazonien est toujours au programme. Pour Matthieu le Quang, chercheur en sciences sociales à l’Institut d&#8217;études politiques d’Aix en Provence, collaborateur de l’équipe Yasuni ITT, &#8220;il y a désormais plusieurs défis&#8221;.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/SON1-Yasuni.mp3">Sonore 1 Yasuni    &#8220;Il faut rebondir sur l&#8217;échec de Copenhague&#8221;<br />
</a></strong></p>
<p>A Quito, le nouveau <em>« fideicomiso »</em> qui définit les conditions d’application du projet vient d’être approuvé par le président. Après l’accord du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), la feuille de route devrait être signée le 22 avril à Cochabamba en Bolivie à la Conférence Mondiale des peuples sur le changement climatique. Tout un symbole&#8230;Le projet devrait repartir de l’avant.</p>
<p>Des doutes subsistent, cependant. En Equateur, un des anciens membres de l’équipe, Roque Sevilla a fait une sortie médiatique fracassante en annonçant que le gouvernement est en train de renoncer. Correa voudrait exploiter le pétrole. Il aurait accordé une licence d’exploitation à Petroecuador, l’entreprise pétrolière nationale, et serait en train d’adopter le plan B, c’est à dire l&#8217;exploitation des gisements du Yasuni. Autre condition primordiale à la réussite du projet : les contributions financières des pays développés. Car il y a peu de promesses concrètes pour le moment. L&#8217;Allemagne serait prête à donner, la Belgique aussi. L’Espagne et la France proposent, en revanche une annulation de la dette, ce qui, selon Matthieu le Quang, serait une fausse bonne idée.<strong> </strong></p>
<p><strong> <a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/SON2-Yasuni.mp3">Sonore 2 Yasuni</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Certains enfin, bien que défenseurs de l’environnement, jugent le <strong>projet insuffisant</strong>. Le « Yasuni ITT » attire l’attention internationale sur une partie minoritaire de la forêt sans s’intéresser aux destructions déjà perpétrées par les compagnies déjà présentes dans la jungle. Pour eux, ce projet n’est qu’un alibi, l’arbre qui cache les dégradations massives de la forêt amazonienne.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Julie Banos.</strong></p>
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		<title>Le Mexique célèbre ses premiers mariages homosexuels</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 16:06:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Israel Ayala</dc:creator>
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En dépit de l&#8217;opposition de l&#8217;église catholique et d&#8217;un recours du gouvernement fédéral devant la Cour suprême, le Mexique a célébré le 11 mars les premiers mariages homosexuels autorisés par la loi: cinq couples ont été les premiers à s&#8217;unir à la mairie de la capitale mexicaine. Le mariage homosexuel est encore rare sur ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xcjxxd" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.dailymotion.com/swf/xcjxxd" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<em><span id="more-1382"></span></em></p>
<p>En dépit de l&#8217;opposition de l&#8217;église catholique et d&#8217;un recours du gouvernement fédéral devant la Cour suprême, le Mexique a célébré le 11 mars les <strong>premiers mariages homosexuels</strong> autorisés par la loi: cinq couples ont été les premiers à s&#8217;unir à la mairie de la capitale mexicaine. Le mariage homosexuel est encore rare sur ce continent puisqu&#8217;il n&#8217;est autorisé qu&#8217;en Argentine, et dans la ville de Mexico.</p>
<p>Vidéo mise en ligne le 12 mars 2010.</p>
<p>Commentaire : Israel AYALA.</p>
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		<title>L&#8217;enfer des maquiladoras</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 09:32:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Médecins du monde a mené une enquête dans les usines du Guatemala. Près de 100.000 femmes y travaillent dans des conditions difficiles, pour un salaire de misère.
Le travail commence à 6h du matin. Jusqu&#8217;à 18h30, les femmes employées dans les maquiladoras (usines employant une main d&#8217;œuvre peu chère) racontent qu&#8217;elle cousent, emballent, marquent et vérifient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Médecins du monde a mené une enquête dans les usines du Guatemala. Près de 100.000 femmes y travaillent dans des conditions difficiles, pour un salaire de misère.<span id="more-1378"></span><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/machine-à-c.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1379" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="machine à c" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/machine-à-c.jpg" alt="machine à c" width="300" height="219" /></a></p>
<p>Le travail commence à 6h du matin. Jusqu&#8217;à 18h30, les femmes employées dans les maquiladoras (usines employant une main d&#8217;œuvre peu chère) racontent qu&#8217;elle cousent, emballent, marquent et vérifient les vêtements. Répétant ainsi des milliers de fois le même geste souvent sous la pression hiérarchique, et ce, pour un salaire de 4 euros par jour, qui ne permet pas de faire vivre une famille.</p>
<p>Selon l&#8217;ONG Médecins du Monde (MDM) qui a publié une enquête fin février 2010, sur les 589  femmes qui ont témoignées, 90% ont fait état de mauvais traitements. Un enfer quotidien qui s&#8217;ajoute au non respect du droit du travail puisque beaucoup de ces travailleuses n&#8217;ont pas de couverture maladie.</p>
<p>Une enquête et des témoignages à lire sur le site de <a href="http://www.medecinsdumonde.org/fr/Presse/Communiques-de-presse/International/Maquilas-Bienvenue-en-zone-de-non-droit" target="_blank">Médecins du monde</a>.</p>
<p><a href="http://www.medecinsdumonde.org/fr/content/download/13696/147861/file/DP%208mars2010_Guatemala_MedecinsduMonde.pdf" target="_blank">Le rapport est à télécharger ici</a> (PDF).</p>
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		<item>
		<title>La production de cocaïne augmente considérablement au Pérou</title>
		<link>http://www.americagora.com/la-production-de-cocaine-augmente-considerablement/1375</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 09:11:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où en est la production de cocaïne en Amérique du sud ? Elle a reculé en Colombie, mais explosé au Pérou. Explications. 
Le 24 février dernier a été rendu public le rapport 2009 du JIFE ( Junta Internacional de Fiscalización de Estupefacientes – groupe international de contrôle des stupéfiants-), un organisme de l’ONU qui publie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Où en est la production de cocaïne en Amérique du sud ? Elle a reculé en Colombie, mais explosé au Pérou. Explications. <span id="more-1375"></span></p>
<p>Le 24 février dernier a été rendu public le rapport 2009 du JIFE ( <em>Junta</em><em> Internacional de Fiscalizació</em><em>n de Estupefacientes</em> – groupe international de contrôle des stupéfiants-), un organisme de l’ONU qui publie chaque année une enquête approfondie sur la production de drogues dans le monde. <a href="http://www.incb.org/pdf/annual-report/2009/es/AR_09_Spanish.pdf" target="_blank">Ce rapport est disponible ici en PDF</a>.</p>
<p>Si l’Amérique Latine est la seconde zone de production en « tonnage » (loin derrière l’Asie), toutes drogues confondues, elle demeure cependant l’unique producteur de cocaïne dans le monde.  Fléau pour tout le continent, la cocaïne est considérée comme la première cause de déstabilisation de plusieurs Etats dans la région andine.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Réduction générale de la production sur l’ensemble de la zone…</strong></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/coca.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1376" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="coca" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/coca-225x300.jpg" alt="coca" width="225" height="300" /></a>L&#8217;année 2008 a vu la production de cocaïne dans la zone se réduire de 15% par rapport à 2007 avec environ 845 tonnes, soit le volume le plus bas depuis 2003. Le rapport indique que cette réduction est essentiellement imputable aux importants efforts colombiens, mais le pays demeure de loin le premier producteur avec 430 tonnes, soit 51% de la production mondiale.</p>
<p>Fort d’une baisse de la production  de 28% en 2008, le gouvernement colombien ne tarit pas d’éloges sur ses nombreux programmes de lutte anti-drogue. Le programme d’éradication manuelle de la coca est notamment mis en avant par le ministère de la Défense. Il présente l’avantage de cibler efficacement les champs de coca par rapport à la dispersion aérienne de produits chimiques, qui détruit les autres cultures.</p>
<p>Ces activités génèrent cependant des troubles sociaux considérables dans des régions où cette plante a toujours été cultivée et consommée : disparition d’activité pour les communautés indigènes, violentes représailles des narcotrafiquants sur les populations locales, etc.</p>
<p>Mais la coca est aussi l’une des plantes les plus anciennes de la région andine et sa culture est interdite aux Etats membres de l’ONU à travers la Convention contre les Stupéfiants de 1961. Ce document a souvent été critiqué, notamment par le président bolivien Evo Morales qui, feuilles de coca en main, défendait la plante séculaire à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La confusion qui règne entre les nombreux usages de la coca et sa transformation en cocaïne n’a pas empêché la croissance des surfaces cultivées, pérennisant les pratiques andines traditionnelles (infusion, anesthésiant) autant que les usages illicites (les extraits de coca ont été supprimés de la recette du Coca-Cola depuis 1929).</p>
<p><strong>… mais augmentation en Bolivie et au Pérou</strong></p>
<p>Le rapport du JIFE confirme que cette tendance à la réduction de la production dans la région n’est pas uniforme : entre 1999 et 2008 la superficie de cultures de coca a augmenté de 45% au Pérou. Ce pays est actuellement le second producteur avec 302 tonnes annuelles, soit 36% de la fabrication mondiale estimée. Cette inquiétante augmentation fait craindre aux rédacteurs du rapport une « colombianisation » du Pérou et de la Bolivie, et encouragent vivement les gouvernements à intensifier leurs efforts sans attendre que ce trafic devienne un problème insoluble comme en Colombie.</p>
<p>Le pourrissement du conflit colombien, politique à l’origine, est principalement du à l’explosion du trafic de cocaïne dans les années 1980. Dans des Etats où plus de 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté avec moins de 2 dollars par jour, les activités illégales représentent souvent l’unique voie envisageable pour améliorer le quotidien.</p>
<p>Bien que ce type d’échanges soit très difficile à mesurer, de nombreux économistes s’accordent à dire que les activités illégales sont depuis longtemps la première source de revenu en Colombie. Cette richesse nationale non comptabilisée rend caduque les indicateurs classiques tel que le PIB pour rendre compte de l’activité réelle du pays.</p>
<p>Plus encore que l’économie licite, les trafics provoquent une répartition très inégale des richesses produites, les abondantes petites mains du trafic (cultivateurs, transporteurs, transformateurs) n’en récoltant que quelques miettes.</p>
<p>Le rapport indique que si les tendances actuelles se confirment, le Pérou pourrait devenir le principal producteur mondial de cocaïne d’ici à cinq ans, information qui a été peu reprise dans la presse péruvienne.</p>
<p><strong>Xavier CAILLARD</strong>.</p>
<p>Photo: Vente de feuilles de coca au poids, sur un marché péruvien. Source : Flickr, photo de Anabelle Handdoek</p>
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		<title>Le pétrole ravive de mauvais souvenirs entre l&#8217;Argentine et la Grande-Bretagne</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 20:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dimanche 20 février, l’Assemblée Législative qui dirige les îles Malouines a annoncé que des prospections pétrolières à 150 Km au Nord des côtes de l’archipel avaient été entamées par la compagnie britannique Desire Petroleum&#8230;
Le bras de fer diplomatique qui dure depuis une dizaine de jours entre Cristina Kirchner et le gouvernement de Londres semble donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 20 février, l’Assemblée Législative qui dirige les îles Malouines a annoncé que des prospections pétrolières à 150 Km au Nord des côtes de l’archipel avaient été entamées par la compagnie britannique Desire Petroleum&#8230;<span id="more-1369"></span></p>
<p>Le bras de fer diplomatique qui dure depuis une dizaine de jours entre Cristina Kirchner et le gouvernement de Londres semble donc pour l’instant sans issue, ranimant le souvenir de la guerre de 1982 entre les deux pays.</p>
<p>Sous occupation britannique depuis 1833, les îles Malouines (3000 habitants) ont toujours été une source de conflits. La brève guerre de 1982 avait été provoquée par une junte militaire argentine alors à bout de souffle, qui avait envahit les îles avec l’espoir de relancer un sentiment patriotique unificateur. La facile victoire britannique permit un retour à la démocratie en Argentine sans pour autant régler la question de la souveraineté de ces territoires au climat hostile.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/02/Malouines.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1370" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Malouines" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/02/Malouines-300x200.jpg" alt="Malouines" width="300" height="200" /></a>Le spectre d’une nouvelle guerre a cependant rapidement été écarté par les deux parties. Les Britanniques insistant sur le fait que les troupes présentes sur place l’ont toujours été dans le but d’assurer  la sécurité des habitants, et les Argentins lançant une offensive diplomatique tout azimut à l’ONU et auprès de l’ensemble des Etats latino-américains afin de condamner le Royaume-Uni. Le président vénézuélien Hugo Chavez a lui annoncé, s’adressant à « <em>madame la Reine</em> » que l’Argentine ne serait plus seule en cas de « <em>nouvelle agression </em>».</p>
<p><strong>Enjeux pétroliers</strong></p>
<p>Comme le souligne le quotidien  <em>La Nación, </em>la présence de pétrole au large des îles est connue depuis longtemps mais l’augmentation des cours du brut de ces six dernières années aura été nécessaire pour rendre son exploitation rentable. Les réserves estimées sont très variables : la presse argentine avance des chiffres qui doubleraient les réserves actuelles connues du pays, d’autres sources donnent des estimations bien moindres. Le communiqué de l’Assemblée Législative des îles Malouines précise cependant que quatre compagnies britanniques d’exploration vont tenter de déterminer la quantité réelle de pétrole exploitable, prouvant l’important enjeu économique.</p>
<p>En plus de la traditionnelle revendication de souveraineté territoriale, la propriété des potentielles découvertes est bien sur l’issue majeure des tensions actuelles. Le gouvernement argentin a demandé aux compagnies britanniques de lui faire connaitre la teneur exacte de leurs futures découvertes.</p>
<p><strong>La communauté internationale face à ses contradictions</strong></p>
<p>Le ministre argentin des affaires étrangères doit rencontrer cette fin février le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon. Il rappelle que plusieurs résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU ont invité la Grande Bretagne à discuter le sujet des îles Malouines avec l’Argentine, ce qu’elle a jusqu’ici toujours refusé.</p>
<p>Fort de son siège au Conseil de Sécurité, le Royaume-Uni bénéficie d’un droit de véto lui permettant d’empêcher toute tentative réelle d’intervention de la communauté internationale sur le sujet. Les résolutions de l’Assemblée Générale sont donc purement déclamatoires, et l’ont peut supposer l’embarras des autres grandes puissances face au thème récurrent de la souveraineté sur l’occupation des « poussières d’empires ».</p>
<p>L’Argentine a fait savoir qu’elle porterait le conflit devant la Cour Internationale de Justice, autre organe de l’ONU, si le Royaume-Uni continuait à refuser de négocier ce sujet. Elle revendique également la propriété des îles de Géorgie du Sud et Sandwich, inhabitées.</p>
<p><strong>Xavier Caillard</strong>.</p>
<p>Photo: Magic Wolrd, via Flickr.</p>
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		<title>Déboires au Venezuela et bataille de chiffres en Argentine</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 06:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La récente publication des chiffres de l&#8217;économie latino-américaine pour l&#8217;année 2009 ne doit pas masquer des situations parfois très contrastées entre les Etats. Tour d’horizon de trois pays atypiques. 
En matière d’économie, les disparités entre les pays latino-américains sont criantes. Des disparités que ne reflètent pas les indicateurs classiques, dont les derniers chiffres pour l’année [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La récente publication des chiffres de l&#8217;économie latino-américaine pour l&#8217;année 2009 ne doit pas masquer des situations parfois très contrastées entre les Etats. Tour d’horizon de trois pays atypiques. <span id="more-1366"></span></strong></p>
<p>En matière d’économie, les disparités entre les pays latino-américains sont criantes. Des disparités que ne reflètent pas les indicateurs classiques, dont les derniers chiffres pour l’année 2009 ont été publiés récemment. Certes, l’ont s’est félicité que la croissance du PIB, estimée à 1,8% en 2009 pour l’ensemble de la zone, soit positive. Ou encore que le taux de chômage &#8211; estimé à 8,3% en 2009 pour l’ensemble de la zone<a href="#_ftn1">[1]</a>, soit presque un point de plus par rapport à 2008, n’ait pas dépassé la barre symbolique des 10%. Mais certains pays tels le Venezuela, l’Argentine ou le Chili, révèlent des tensions et des phénomènes particuliers.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Bolivar-billete.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1367" title="Bolivar billete" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Bolivar-billete-293x300.jpg" alt="Bolivar billete" width="208" height="213" /></a></strong></p>
<p><strong>Inflation incontrôlée et nationalisation des supermarchés. </strong>Au Venezuela, le problème de l’inflation prend chaque jour plus d’ampleur. Elle s’établit officiellement à 25% pour l’année 2009, ce qui représente le plus fort taux de la région. Dans ce contexte de hausse des prix, le président Chavez a déclaré, le 8 janvier, vouloir dévaluer le Bolivar de 50%. Cette décision a évidemment provoqué, au sein de la population, des mouvements de consommation massive, les vénézuéliens anticipant une baisse de la valeur de leur épargne. Déjà dévaluée en 2004 et en 2005, la valeur de la monnaie demeure un des piliers de la politique économique d’Hugo Chavez pour favoriser les exportations de pétrole. Cette décision a été récemment mise en cause par l’ancien dirigeant de la banque centrale vénézuélienne dans une interview accordée au quotidien  <em>El Nacional</em>. Domingo Maza Zavala dénonce la vision de court terme qui a guidé cette décision « <em>au détriment de la population</em> ». La perspective des élections législatives de septembre prochain aurait influencé cette dévaluation pour renflouer les caisses de l’Etat et relancer les politiques publiques cruellement déficitaires. L’ancien directeur insiste sur le fait que cela pourrait être totalement contre productif, estimant possible une inflation de 45% pour 2010 qui annulerait tout le bénéfice de politiques publiques renouvelées.</p>
<p>Afin de contrer cette prédiction le président a menacé de fermeture forcée tous les magasins qui pratiqueraient une hausse « spéculative » des prix. <em>Libération </em>dans son édition du 18 janvier a ainsi révélé que des supermarchés <em>Éxito </em>(dont le groupe français Casino est l’actionnaire majoritaire) ont été investis par la garde nationale dans le but d’être nationalisés, de même que de nombreux autres commerces de Caracas. Toujours pour contrer une inflation incontrôlée, la dévaluation a été divisée en deux : un dollar s’échange contre 2,60 bolivars pour l’importation de produits de première nécessité (santé, alimentation) et contre 4,30 bolivars pour les autres produits.</p>
<p>En <strong>Argentine</strong>, la publication des chiffres de l’inflation pour l’année 2009 a provoqué une véritable bataille de chiffres. Le 15 janvier, l’Indec, l’institut national des statistiques argentin, publie le chiffre de 7,7% d’inflation pour 2009. Un chiffre rapidement mis en cause par bon nombre d’institutions privées en raison du changement, depuis 2007, des méthodes de calcul employées par l’Institut. L’agence <em>Buenos Aires City</em>, dirigée par l’ancienne présidente de l’Indec Graciela Bevacqua, a ainsi calculé un taux d’inflation à 15%, tandis que la fondation de recherches économiques latino-américaines avance, de son côté, un chiffre supérieur à 17%. Cette polémique autour des statistiques officielles rappelle celle qui touche le DANE colombien, qui ne publie plus les chiffres de la pauvreté depuis 2005.</p>
<p><strong>Le Chili entre dans le club des pays riches. </strong>Autre son de cloche de l’autre côté des Andes. Admis le 11 janvier dernier au sein de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique), le Chili est le second pays latino américain à rejoindre l’organisation internationale après le Mexique en 1994. La presse chilienne se félicite dans l’ensemble de cette adhésion achevant une période de croissance économique de presque vingt ans.</p>
<p>Le nouveau président élu ce dimanche 17 janvier, Sebastián Piñera (droite modérée), a affirmé pendant la campagne qu’il ne changerait pas la nature de la politique économique menée jusqu’ici par Michelle Bachelet.  La biologiste spécialiste de l’environnement Flavia Liberona nuance ces succès économiques, car si son pays a su passer les étapes de l’adhésion à l’OCDE, d’autres obligations non écrites ont été moins scrupuleusement respectées. <em>El mostrador </em>du 12 janvier<em> </em>publie ses interrogations, notamment sur le coût environnemental de la croissance chilienne, centrée sur l’exploitation de métaux et matières premières comme le cuivre. Une dégradation des conditions de vie qui a également un impact social. « <em>Les chiffres montrent que la brèche entre les plus riches et les plus pauvres a augmenté durant les gouvernements de la Concertación, phénomène qui trouve son corollaire en matière d’environnement (…). Ce sont précisément les secteurs les plus pauvres qui se sont vus affectés par les catastrophes et les changements climatiques. L’inégalité dans l’accès à l’eau, les inondations,  entre autres problèmes, augmenteront au fur et à mesure qu’augmentera la température de la Terre. » </em></p>
<p><strong>Xavier Caillard</strong><em> </em></p>
<p>Crédit photo: © Fernando Pinto</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref">[1]</a> d’après la <em>Commission Economique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, </em>un organisme dépendant de l’ONU</p>
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		<title>Trois exilés, deux flics, une mémoire retrouvée</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 16:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. 
 





Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. <span id="more-1360"></span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1361" class="wp-caption alignnone" style="width: 206px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda.jpg"><img class="size-medium wp-image-1361" title="Sepulveda" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda-291x300.jpg" alt="Sepulveda" width="196" height="203" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est une valeur sûre : <em>« le plus populaire des écrivains chiliens »</em> &#8211; comme il aime le rappeler à la maison comme à l’étranger-  compte une bonne douzaine d’ouvrages à son actif, traduits en plus de 70 langues.</p>
<p>A la lecture de <em>L’ombre de ce que nous avons été*</em>, on se dit finalement qu’il n’y a que Sepúlveda pour mettre en scène un mort et trois exilés chiliens dans une fiction aux allures de polar et  à l’ironie bien ficelée. Et ça marche. A Santiago, trois anciens militants de gauche dans les années Allende se retrouvent trente ans plus tard dans une bicoque de banlieue populaire  pour préparer une ultime action révolutionnaire. En attendant l’arrivée de l’ « expert », qui n’arrivera jamais puisqu’il vient de rendre l’âme, la mémoire s’active et les souvenirs fusent. Querelles de chapelle entre maoïstes et léninistes, idéaux d’un temps révolu, fermes communautaires, toutes les années 1970 défilent et font sourire le lecteur.</p>
<p>Si, quelquefois, la conversation fait état de la calvitie avancée de l’un ou de l’embonpoint de l’autre, très souvent, elle refait naître les anecdotes de l’exil. De la Place Saint-Michel à Paris à l’Alexanderplatz de Berlin, en passant par l’enfer communiste en Roumanie, à chaque exilé son lot de souvenirs, tantôt émouvants, tantôt forçant l’admiration, mais toujours racontés sur le ton de l’humour.</p>
<p><strong>Perdants de l’histoire. </strong>Sepúlveda signe là son ouvrage le plus personnel. Dans <em>Le vieux qui lisait des romans d’amour, </em>Sepúlveda tirait de son séjour d’étude chez les indiens Shuars en Amazonie la matière de son roman. Dans <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, c’est toute sa vie d’exilé qui est réquisitionnée pour l’occasion. Des bribes de vie, auxquelles il a ajouté celles de ses compagnons de galère et d’aventures. En somme, <em>« </em><em>un condensé de toutes les anecdotes entendues autour de (moi) ».</em></p>
<p>De ce vécu, Sepúlveda tire cette aptitude à décrire, tout en souvenirs et ressentis, la nature de la souffrance de l’exil, du déracinement de 1973 à la quête de sens et de place à l’heure du retour au bercail dans les années 1990. Un « devoir de mémoire » sous forme de roman qui évoque l’expérience, souvent tue par rapport au souvenir toujours très vivant des disparus politiques de la dictature du général Pinochet, mais vécue par plus d’un million de Chiliens, soit plus de 10% de la population chilienne de l’époque. <em>« J’ai voulu rendre hommage </em><em>à ceux qui ne font pas partie de l’histoire officielle, les invisibles, ceux que l’histoire a délibérément oublié, mais qui ont contribué grandement à la construire ».</em> D’où également ces anecdotes merveilleusement brodées au récit : le souvenir de l’anarchosyndicaliste chilien Clotario Blest, fondateur de la <em>Central Única de Trabajadores</em>, les actions de résistance du Collectif Miguel Enríquez durant la dictature.</p>
<p><strong><em>« Mains propres »</em></strong><strong>.</strong> Sorte d’autobiographie collective, aux allures de thérapie, faisant écho aux désillusions de cette <em>« génération de vaincus »,</em> comme la qualifie lui-même Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em> n’en demeure pas moins un appel résolu à l’optimisme. Les deux détectives chargés d’enquêter sur la mort suspecte de l’ « expert » incarnent en eux-mêmes la relève du Chili : un inspecteur sur la retraite, intègre et honnête, accompagne et transmet la mémoire oubliée du pays à sa jeune recrue, qui, elle, née en 1973, a les <em>« mains propres »</em> et l’esprit curieux.</p>
<p>Aux anciens  révolutionnaires, toujours debout, mais fatigués d’avoir tant subi l’exil, Sepúlveda oppose cette nouvelle garde chilienne. Une génération qui, comme analyse l’auteur à l’approche du second tour des élections présidentielles chiliennes, <em>« ne va pas voter, non pas par désintérêt, mais parce qu’elle n’a pas le sentiment d’être représentée par les candidats ». </em></p>
<p>Incarner dans deux flics l’honnêteté et l’espoir d’un pays est osé, mais Sepúlveda aime décidément transgresser les lois de la littérature. Point de méchants dans cette parodie de Sherlock Holmes au suspens savamment entretenu. Les héros ne sont ni beaux ni glorieux, mais plutôt terriblement humains. Le tout prend vie sous d’incessantes pointes d’ironie et le drame n’est jamais très loin du rire, de résistance ou non. Après l’évocation d’une assassinat commis par l’Armée et jamais résolu, l’auteur fait disserter l’un de ses héros bedonnants sur le pourquoi de l’atrocité du café chilien. Quel meilleur résumé, finalement, que la dédicace en début de livre <em>« A mes compagnons, qui sont tombés, qui se sont relevés, qui ont soigné leurs blessures, protégé le rire, sauvegardèrent la joie et continuèrent à marcher » </em>? Le lecteur, lui, décidera, en lisant la dernière page, s’il a découvert un livre à la mémoire des perdants ou plutôt une ode optimiste à l’avenir. Sans doute un peu des deux, puisque l’un se nourrit de l’autre.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>*Luis Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, Ed. Métailé, 2009, 53 p.</p>
<p>Luis Sepúlveda, <em>La sombra de lo que fuimos</em>, Ed. Espasa, 2009, 174 p.</p>
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		<title>Un livre qui remonte aux racines du soulèvement zapatiste</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 14:29:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BF</dc:creator>
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Un livre à lire à l&#8217;aube du centenaire de la Révolution mexicaine. L&#8217;auteure retrace ici les revendications politiques indigènes, de la conquête jusqu&#8217;au soulèvement zapatiste de 1994.
Au centre de ce livre, le Chiapas. Un Etat mexicain aux marges, paysan et pauvre. Pourtant, c&#8217;est aussi le lieu depuis lequel les problèmes de la redistribution des terres, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A.sdfootnoteanc { font-size: 57% } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Un livre à lire à l&#8217;aube du centenaire de la Révolution mexicaine. L&#8217;auteure retrace ici les revendications politiques indigènes, de la conquête jusqu&#8217;au soulèvement zapatiste de 1994.<span id="more-1349"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Au centre de ce livre, le Chiapas. Un Etat mexicain aux marges, paysan et pauvre. Pourtant, c&#8217;est aussi le lieu depuis lequel les problèmes de la redistribution des terres, des inégalités, de la discrimination et de l&#8217;entrée dans l&#8217;économie de marché ont été projetées au devant de la scène politique du pays.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Courtney Jung en donne le mérite aux organisations indigènes. L&#8217;EZLN  (armée zapatiste de libération nationale, insurrection menée par le sous commandant Marcos) en tête, ayant parvenu à focaliser l&#8217;attention nationale et internationale sur les discriminations structurelles au Mexique et les conséquences de la libéralisation du secteur agricole<a name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a> (chômage, émigration&#8230;). Mais l&#8217;auteur insiste aussi sur le fait que l&#8217;on ne peut comprendre ce soulèvement qu&#8217;à travers l&#8217;histoire de la paysannerie mexicaine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/12/192067727_b918946b5c_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1351" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="192067727_b918946b5c_o" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/12/192067727_b918946b5c_o-300x276.jpg" alt="192067727_b918946b5c_o" width="300" height="276" /></a>La colonie espagnole confina les autochtones au travail agricole, qui se trouvèrent par la suite  à la merci des privatisations de terre succédant à l&#8217;indépendance de la couronne. Les politiques corporatistes post-révolutionnaires maintinrent jusqu&#8217;aux années 1970 la paysannerie dans la dépendance. Les programmes de développement ainsi que l&#8217;accès au salariat d&#8217;une partie de la paysannerie permirent par la suite la formation de mobilisations paysannes d&#8217;opposition.  Mobilisations mises à mal par l&#8217;effondrement du mode de vie agricole dans les années 1980 et la chute de l&#8217;URSS. Jusque là pas ou très peu de traces de mobilisations en tant qu&#8217; &#8220;Indigènes&#8221;.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">C&#8217;est en fait l&#8217;émergence de l&#8217;attention nationale et internationale aux peuples autochtones dans les années 1990 qui a permis aux mobilisations paysannes chiapanèques (du Chiapas) de renouveler les termes de leurs lutte et de trouver un écho global. Les communautés rurales qui se trouvaient au centre du soulèvement de 1994 n&#8217;étaient donc pas celles ayant le plus conservé leurs langues et leurs coutumes mais les plus organisées politiquement à travers la vague d&#8217;opposition paysanne.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">La conclusion de l&#8217;auteure en est qu&#8217;<strong>il faut abandonner le prisme culturel à travers lequel sont conçus les peuples autochtones</strong>. Il s&#8217;imposerait donc de mettre en place ou de revendiquer des mesures intégrales en matière de droits politiques, civiques et sociaux. Cela afin de mettre fin aux mécanismes d&#8217;exclusions structurels tels que ceux qui ont eu lieu vis à vis des paysans mexicains. L&#8217;auteure rejette  les politiques qui consistent à appliquer des mesures d&#8217;éducation bilingue ou d&#8217;autonomie locale sans respect des droits fondamentaux. De ce dernier point témoigne le traitement judiciaire du <a href="http://www.jornada.unam.mx/2009/11/05/index.php?section=politica&amp;article=017n1pol" target="_blank">massacre d&#8217;Acteal</a> ou de l&#8217;enlèvement de <a href="http://narcosphere.narconews.com/notebook/kristin-bricker/2009/09/ocez-leader-disappeared-chiapas" target="_blank">leaders</a> de groupes de sans terres alors même que le Chiapas fait l&#8217;objet d&#8217;une mise en valeur touristique basée sur son côté <a href="http://www.youtube.com/watch?v=9IDQQ1RUFeI" target="_blank">« authentique »</a>.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Un livre accessible pour un ouvrage scientifique dont on regrette simplement qu&#8217;il ne soit disponible qu&#8217;en langue anglaise. Une version castillane serait pourtant pour plaire au plus grand nombre sur le continent.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p align="justify">Courtney Jung, <em>The Moral Force of Indigenous Politics: Critical Liberalism and the Zapatistas</em>, Cambridge University Press, New York, 2008. 350 pp. 24 eur.</p>
<div>
<p><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a>Notamment via la fin 	de l&#8217;Accord International sur le Café en 1989, la privatisation des 	terres en 1992 et l&#8217;entrée en vigueur de l&#8217;ALENA en 1994.</p>
<p><strong>Benoît Forcemaître.</strong></p>
<p><em>Photo: Heart of oak sur <a href="http://www.flickr.com/photos/gypsyrock/192067727/sizes/o/" target="_blank">Flickr</a>.</em></div>
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		<item>
		<title>Corruption: 2/3 des pays latinoaméricains ont un &#8220;sérieux problème&#8221;</title>
		<link>http://www.americagora.com/corruption-23-des-pays-latinoamericains-ont-un-serieux-probleme/1328</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 13:45:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;ONG Transparency International a publié son rapport sur la perception de la corruption dans le monde. 31 pays d&#8217;Amérique latine sont évalués. Podcast.Plus d&#8217;un tiers des pays d&#8217;Amérique latine ont reçu une note inférieure à 5/10 sur l&#8217;échelle de corruption de l&#8217;ONG Transparency International qui a publié son rapport annuel mardi 24 novembre.
L&#8217;enquête est réalisée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;ONG Transparency International a publié son rapport sur la perception de la corruption dans le monde. 31 pays d&#8217;Amérique latine sont évalués. Podcast.</strong><span id="more-1328"></span>Plus d&#8217;un tiers des pays d&#8217;Amérique latine ont reçu une note inférieure à 5/10 sur l&#8217;échelle de corruption de l&#8217;ONG Transparency International qui a publié son rapport annuel mardi 24 novembre.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/cpi2009_highres.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1330" style="border: 2px solid black; margin: 2px;" title="cpi2009_highres" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/cpi2009_highres-300x147.jpg" alt="cpi2009_highres" width="300" height="147" /></a>L&#8217;enquête est réalisée à partir de sondages auprès de dirigeants et de personnalités de l&#8217;opinion. Americagora s&#8217;est penché sur l&#8217;Amérique latine dans le rapport. Sujet sonore: <strong>Israel Ayala</strong>.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/AMLAT2.mp3">AMLAT2</a></p>
<p>Pour consulter le rapport en entier, <a href="http://media.transparency.org/imaps/cpi2009/" target="_blank">cliquer ici</a>.</p>
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		<title>Les gangs du Salvador: 3000 morts par an</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Chronique de l&#8217;émission El Pingüino sur Radio Aligre. Un pays une histoire nous parle aujourd&#8217;hui de la violence de ce pays d&#8217;Amérique centrale.<span id="more-1307"></span></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/3411806169_4724903a3c_o.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1312" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="3411806169_4724903a3c_o" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/3411806169_4724903a3c_o.jpg" alt="3411806169_4724903a3c_o" width="266" height="177" /></a>A l&#8217;occasion de la sortie de <em><a href="http://www.americagora.com/les-%E2%80%9Cmaras%E2%80%9D-%C2%AB-je-tue-donc-je-suis-%C2%BB/1226" target="_blank">La vida loca</a> </em>et de <em><a href="http://www.americagora.com/sin-nombre-en-partance-avec-les-migrants-damerique-centrale/567" target="_blank">Sin nombre</a>,</em> Emmanuel Haddad, chroniqueur de Radio Aligre revient sur la problématique sociale des gangs au Salvador. Chronique diffusée dans l&#8217;émission <a href="http://pinguinoweb.free.fr/" target="_blank"><em>El Pingüino</em></a>, consacrée tous les dimanches au monde hispanique.</p>
<p>Cliquer sur play pour lancer le son.</p>
<p><a href='http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/unpaysunehistoiregang.mp3'>Gangs Salvador</a></p>
<p>Photo Flickr Muztiko.</p>
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