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	<title>Americagora &#187; Pouvoir</title>
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		<title>Equateur : Correa remporte un référendum sur les médias et la justice</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 15:51:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Equateur]]></category>
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		<description><![CDATA[On lui prédisait une victoire de plus d’une vingtaine de points. Il n’en obtiendra que 6. Dans le cadre de la consultation nationale du 7 mai dernier, une série de question hétéroclites étaient soumises aux électeurs équatoriens ; électeurs qui n’ont accordé qu’un petit « oui » au président Correa.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2011/06/5696590104_88a1af3de3_b.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1411" style="border: 2px solid black; margin: 4px;" title="CONSULTA POPULAR" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2011/06/5696590104_88a1af3de3_b-300x209.jpg" alt="CONSULTA POPULAR" width="190" height="132" /></a>On lui prédisait une victoire de plus d’une vingtaine de points. Il n’en obtiendra que 6. Dans le cadre de la consultation nationale du 7 mai dernier, une série de question hétéroclites étaient soumises aux électeurs équatoriens ; électeurs qui n’ont accordé qu’un petit « oui » au président Correa.<strong><span id="more-1410"></span></strong></p>
<p>Près de 11,2 millions d’Equatoriens étaient appelés aux urnes (en Equateur l’exercice du vote est obligatoire) samedi 7 mai dernier, pour se prononcer sur 10 questions, aux thématiques pour le moins variées. Avec un « oui » oscillant, suivant les questions, entre 44,9 et 50,4%, Rafael Correa n’a pas été désavoué. Il n’a pas non plus été adulé. Le « non » récolte lui entre 39 et 42,7% des suffrages.<strong> </strong>Côté contenu<strong>, </strong>deux ambitions majeures, noyées aux milieux d’enjeux plus anecdotiques : réglementer le paysage médiatique et réformer la justice.</p>
<p><strong>L’encadrement de l’exercice et du financement des médias</strong></p>
<p>La question n° 9, tout d’abord, vise la mise en place par l’Assemblée nationale d’un conseil règlementant les contenus des médias et instaurant la notion de responsabilité des journalistes face à leurs productions éditoriales. Sur ce point, les résultats ont été des plus mitigés. Avec seulement 44,9% de réponses positives pour 42,1% de voix contre, il semblerait que l’opinion publique équatorienne est pris la mesure de l’ambiguïté d’une telle ambition. En ce sens, l’Union nationale des journalistes dénonce une atteinte à la liberté d’expression.</p>
<p>La configuration du paysage médiatique équatorien peut expliquer l’initiative de Rafael Correa. En effet, les médias privées du pays andins sont essentiellement la propriété de grandes familles pour le moins aisées… et opposées à la politique sociale progressiste de l’allié d’Hugo Chavez. Ces riches propriétaires terriens font les frais de la politique d’expropriation forcée mise en place par Correa pour redynamiser les productions agricoles dans la perspective d’une autosuffisance alimentaire. Le renforcement du droit du travail et le durcissement des termes des contrats liant le pays aux grands pétroliers ne sont pas non plus étrangers à cette fronde.</p>
<p>Conséquence, les médias privés, essentiellement de droite, ne lésinent plus sur les coups bas pour déstabiliser le pouvoir en place. Rumeurs peu étayées d’une présidence corrompue, impartialité du traitement de l’information, comme autant d’affronts à un président qui a depuis longtemps pris la presse en grippe. Il la qualifie d’ailleurs volontiers de « corrompue », de « médiocre » et n’hésite pas à la désigner, lors d’un entretien avec un journaliste de l’AFP, comme son « plus grand adversaire ».</p>
<p>Rien d’étonnant alors si l’on considère la question 3 visant à limiter l’actionnariat des médias au secteur médiatique. Question ayant d’ailleurs récoltée un large suffrage : 47,1%.  Même problématique et même résultat pour le secteur bancaire. La réduction des opérations autorisées aux entreprises de services financiers a été approuvée. Les banques, deuxième ennemi désigné du président Correa, devraient elles-aussi se trouver affaiblies.</p>
<p><strong>Une réforme de la justice controversée</strong></p>
<p>Autre sujet, autre polémique. Deux questions portaient sur la justice. Mesure controversée, la présidence soumettait au plébiscite (question n°4)  sa volonté de réformer l’appareil judiciaire équatorien en s’attaquant directement à la nomination des juges. Juges qualifiés, pour une partie d’entre eux, de « corrompus » et d’ « inefficaces » par l’exécutif. Cette mesure vise à mettre en place un collège tripartite assigné à la nomination des magistrats, remplaçant ainsi le Conseil de la magistrature pendant 18 mois. Ce collège sera composé d’un membre désigné par Correa lui-même, d’un deuxième nommé par l’Assemblée nationale (dominée par le parti présidentiel, Alianza Pais) et d’un troisième choisi par un organisme publique dépendant du pouvoir en place, la « Fonction de transparence et de contrôle social ». Correa s’adjuge ainsi un pouvoir de contrôle sur le judiciaire, en vue officiellement d’assainir la profession. La question a reçu 46% de suffrages favorables contre 42% de votes négatifs.</p>
<p>Le second point portait sur la restriction des libérations des détenus après un an de détention préventive. Dans un pays marqué par un sentiment d’insécurité, les électeurs ont largement approuvé cette mesure avec plus de 50% de voix pour contre 39% d’opinions défavorables.</p>
<p>Quid des autres mesures ? Les interdictions des jeux d’argent ainsi que des combats d’animaux ont-elles aussi été approuvées par le corps électoral. L’obligation d’affiliation des salariés à la sécurité sociale a été entérinée alors que l’enrichissement « injustifié » a été pénalisé.</p>
<p><strong>Plébiscite ou véritable consultation ?</strong></p>
<p>A questions pour le moins variées, réponses des plus homogènes. Cette dernière constatation confère à ce référendum un goût pour le moins amer. « <em>Il est très rare que des électeurs aient répondu autre chose que dix oui ou dix non</em> », confiait, en off, un fonctionnaire équatorien chargé du décompte électoral. Les résultats, relativement homogènes  pour des questions si différentes, en témoignent. « <em>L’image de « président-star », leader charismatique d’une prétendue révolution socialiste, pousse à ce comportement dans les isoloirs. Les gens ne votent pas pour des réformes précises mais bien pour ou contre l’exercice du pouvoir d’un individu. Les campagnes électorales ont d’ailleurs été pensées dans cette logique : partisans du oui contre partisans du non </em>».</p>
<p>Cette analyse d’un proche de l’opposition a le mérite de remettre les choses à leur place. Bien sur, l’état de fait dénoncé n’a rien de singulier. Mais on retrouve ici, ces maux qui mettent à mal l’idéal républicain. Cette expérience appelle encore une fois à ce constat : la démocratie participative supporte mal l’individualisation des pouvoirs.</p>
<p><strong>Florian Kunckler</strong></p>
<p><em><a href="http://www.flickr.com/photos/presidenciaecuador/5696590104/in/set-72157626542685175/" target="_blank">Photo: Presidencia de Ecuador, Flickr.</a></em><strong><br />
</strong></p>
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		<title>L&#8217;Équateur voudrait voir l’avenir en vert</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 16:49:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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Refuser d&#8217;exploiter les gisements de pétrole en Amazonie pour respecter l&#8217;environnement? C&#8217;est le choix de l&#8217;Équateur, qui souhaite instaurer en échange une compensation financière internationale.
Les Taromenani et Tagaeri, deux peuples volontairement isolés en Amazonie équatorienne sont sûrement loin d’imaginer qu’ils sont cités dans les journaux, et que l’on parle autant d’eux dans les sphères [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Refuser d&#8217;exploiter les gisements de pétrole en Amazonie pour respecter l&#8217;environnement? C&#8217;est le choix de l&#8217;Équateur, qui souhaite instaurer en échange une compensation financière internationale.<span id="more-1393"></span></strong></p>
<p>Les Taromenani et Tagaeri, deux peuples volontairement isolés en Amazonie équatorienne sont sûrement loin d’imaginer qu’ils sont cités dans les journaux, et que l’on parle autant d’eux dans les sphères du pouvoir, en Équateur et dans le monde entier. Ce qu’ils savent en revanche mieux que les journalistes et les hommes politiques, c’est qu’ils vivent dans un endroit unique au monde,  le parc Yasuni. L’une des réserves de biosphère de la planète, un paradis vert au cœur de l’Amazonie, à 300 kilomètres et 12 heures de pirogue de Quito, la capitale du pays. On raconte que l’on trouve autant d’espèces d’arbre dans un seul hectare de cette partie de la jungle que dans toute l’Amérique du Nord. 1500 espèces d’arbres, 500 espèces d’oiseaux, 40% des mammifères de toute l’Amazonie&#8230;Un véritable or vert qui dissimule une autre richesse, bien plus convoitée : l’or noir, le pétrole. Près de 850 millions de barils reposent dans cette région que l’Unesco a classée « réserve mondiale de la biosphère » en 1989.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/Petrole-Amazonie1.JPG"><img class="alignleft size-medium wp-image-1399" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Petrole Amazonie" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/Petrole-Amazonie1-258x300.jpg" alt="Petrole Amazonie" width="258" height="300" /></a>Une aubaine pour le plus petit des pays andins dont la moitié des revenus provient de l’exportation du brut. Le pétrole du Yasuni, qui constitue 20% des réserves nationales de brut, pourrait rapporter près de 7 milliards de dollars au pays. Pourtant le brut est toujours sous terre. L’Equateur a dit non. Non à l’exploitation, non aux bénéfices mais aussi non à la pollution et à la probable disparition de deux tribus isolées, les Taromenani et les Taegari ainsi que leurs voisins Waorani.</p>
<p><strong>Provocations et démissions. </strong>Non, à une condition. Une compensation financière, une participation mondiale, un effort des pays développés pour protéger un bien commun à l’humanité, l’Amazonie. L’Equateur demande donc aux pays riches de verser de l’argent pour alimenter un fonds qui permettra aux Equatoriens de se passer de l’argent du pétrole. Grâce à ce fonds, des projets d’éducation, de santé, de protection de l’environnement pourront être menés en Amazonie et dans tout le pays. C’est le projet phare du gouvernement Correa , le projet « Yasuni ITT », un sigle pour le nom des trois forages d’exploration se trouvant dans la zone  : Ishpingo-Tambococha-Tiputini.</p>
<p>Ne restait qu’à transformer ces mots en action. Le sommet de Copenhague, en décembre 2009 constitue une occasion en or pour mettre en avant les idées d’un petit pays sud-américain. Les pays européens commencent à faire des promesses de contribution, le projet s’affiche peu à peu dans les médias. C’est sans compter sur le goût du rebondissement du président équatorien. Rafael Correa refuse que l’ONU mette les pieds dans son pays pour surveiller la mise en place du « Yasuni ITT ». C’était pourtant la condition des pays donateurs. Pour le président équatorien, ce serait une perte de souveraineté nationale. L’équipe « Yasuni ITT » démissionne, en désaccord avec le président.</p>
<p>Février 2009. Nouvelle équipe. La protection du sous-sol amazonien est toujours au programme. Pour Matthieu le Quang, chercheur en sciences sociales à l’Institut d&#8217;études politiques d’Aix en Provence, collaborateur de l’équipe Yasuni ITT, &#8220;il y a désormais plusieurs défis&#8221;.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/SON1-Yasuni.mp3">Sonore 1 Yasuni    &#8220;Il faut rebondir sur l&#8217;échec de Copenhague&#8221;<br />
</a></strong></p>
<p>A Quito, le nouveau <em>« fideicomiso »</em> qui définit les conditions d’application du projet vient d’être approuvé par le président. Après l’accord du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), la feuille de route devrait être signée le 22 avril à Cochabamba en Bolivie à la Conférence Mondiale des peuples sur le changement climatique. Tout un symbole&#8230;Le projet devrait repartir de l’avant.</p>
<p>Des doutes subsistent, cependant. En Equateur, un des anciens membres de l’équipe, Roque Sevilla a fait une sortie médiatique fracassante en annonçant que le gouvernement est en train de renoncer. Correa voudrait exploiter le pétrole. Il aurait accordé une licence d’exploitation à Petroecuador, l’entreprise pétrolière nationale, et serait en train d’adopter le plan B, c’est à dire l&#8217;exploitation des gisements du Yasuni. Autre condition primordiale à la réussite du projet : les contributions financières des pays développés. Car il y a peu de promesses concrètes pour le moment. L&#8217;Allemagne serait prête à donner, la Belgique aussi. L’Espagne et la France proposent, en revanche une annulation de la dette, ce qui, selon Matthieu le Quang, serait une fausse bonne idée.<strong> </strong></p>
<p><strong> <a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/SON2-Yasuni.mp3">Sonore 2 Yasuni</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Certains enfin, bien que défenseurs de l’environnement, jugent le <strong>projet insuffisant</strong>. Le « Yasuni ITT » attire l’attention internationale sur une partie minoritaire de la forêt sans s’intéresser aux destructions déjà perpétrées par les compagnies déjà présentes dans la jungle. Pour eux, ce projet n’est qu’un alibi, l’arbre qui cache les dégradations massives de la forêt amazonienne.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Julie Banos.</strong></p>
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		<title>La Cour Constitutionnelle ferme la porte à la réélection d&#8217;Uribe</title>
		<link>http://www.americagora.com/la-cour-constitutionnelle-ferme-la-porte-a-la-reelection-duribe/1372</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 22:56:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vendredi, 26 février, la Cour Constitutionnelle colombienne a invalidé la loi qui organisait un référendum visant à permettre la réélection de l&#8217;actuel président.
Quelques journaux français ont commenté cette décision. Le Monde met l&#8217;accent sur la réaction du président Uribe et énonce quelques uns des moments forts de son mandat. L&#8217;Express met en avant les perspectives [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi, 26 février, la Cour Constitutionnelle colombienne a invalidé la loi qui organisait un référendum visant à permettre la réélection de l&#8217;actuel président.<span id="more-1372"></span></p>
<p>Quelques journaux français ont commenté cette décision. <em><a id="d62." title="Le Monde" href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/02/27/alvaro-uribe-ne-pourra-pas-se-presenter-une-troisieme-fois-a-la-presidence-colombienne_1312154_3222.html">Le Monde</a></em> met l&#8217;accent sur la réaction du président Uribe et énonce quelques uns des moments forts de son mandat. <em><a id="ktj9" title="L'Express" href="http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-colombien-alvaro-uribe-ne-pourra-pas-briguer-un-3e-mandat_851733.html">L&#8217;Express</a> </em>met en avant les perspectives nouvelles des présidentielles de mai. <em><a id="ohim" title="Le Figaro" href="http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/01/01003-20100301ARTFIG00013-fin-de-partie-pour-uribe-le-tombeur-des-farc-.php">Le Figaro</a></em>, quant à lui, met l&#8217;accent sur la portée régionale de la décision de la Cour, dans un continent où les modifications à la constitution ont permis à plusieurs chefs d&#8217;État de prolonger leur mandat.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/justice.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1373" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="justice" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/justice-300x239.jpg" alt="justice" width="300" height="239" /></a>On sait cependant peu sue la décision en elle même, et sur l&#8217;organe judiciaire qui a infléchi le sort des élections. Sept des neuf magistrats qui forment le haut tribunal ont considéré que le processus de préparation de la loi n&#8217;avait pas respecté les procédures légales et que la possibilité d&#8217;une réélection portait atteinte à l&#8217;équilibre des pouvoirs. Seuls Mauricio Gonzales, président de la Cour et ancien secrétaire juridique de la présidence et Jorge Pretelt, un proche d&#8217;Uribe, ont voté contre le rapport de Humberto Sierra Porto, le magistrat rapporteur.</p>
<p>Selon la Cour, la loi référendaire est contraire aux principes fondamentaux de la constitution : «<em> séparation des pouvoirs, système de poids et contrepoids, la règle de l&#8217;alternance et des périodes préétablies, l&#8217;égalité et le caractère général et abstrait des lois »</em>. Le verdict met l&#8217;accent sur les vices de forme qui affectent différents moments de la procédure législative. Il affirme ainsi que ces vices ne sont pas <em>« de simples irrégularités formelles mais des violations substantielles au principe démocratique, dont l&#8217;une des composantes essentielles est le respect des formes prévues pour que les majorités s&#8217;expriment »</em>.</p>
<p>Americagora vous recommande <a id="rnzd" title="une analyse plus approfondie" href="http://bit.ly/c5cnNV" target="_blank">l&#8217;analyse approfondie</a> de l&#8221;Observatoire Politique d&#8217;Amérique Latine et des Caraïbes (OPALC), sur cette décision historique de la Cour Constitutionnelle Colombienne.</p>
<p><strong>Jacobo Grajales</strong>.</p>
<p>Photo: Daquella manera, <a href="http://www.flickr.com/photos/daquellamanera/157653964/sizes/l/" target="_blank">Flickr</a>.</p>
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		<title>Sommet contre les mines antipersonnel, fléau en Colombie</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 11:04:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[mines antipersonnel]]></category>

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		<description><![CDATA[La  ville de Carthagène accueille du 29 novembre au 4 décembre 2009 une conférence internationale pour faire un bilan des 10 ans de la Convention d’Ottawa qui interdit l’emploi, le stockage et la production de mines antipersonnel.
Le choix de la Colombie pour tirer un premier bilan de la convention d&#8217;Ottawa, entrée en vigueur en 1999 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La  ville de Carthagène accueille du 29 novembre au 4 décembre 2009 une conférence internationale pour faire un bilan des 10 ans de la Convention d’Ottawa qui interdit l’emploi, le stockage et la production de mines antipersonnel.<span id="more-1337"></span></p>
<p>Le choix de la Colombie pour tirer un premier bilan de la convention d&#8217;Ottawa, entrée en vigueur en 1999 n’est pas un hasard. D’après l’ONG <em>Landmine monitor, </em>le pays souffrait en effet du nombre de victimes le plus élevé au monde en 2005 et 2006, avec plus de 63% des villages possédant au moins un terrain miné. En 2008 était dénombrées 777 victimes, parmi lesquelles 160 tués. Entre 2007 et 2008 le nombre total de victimes s’est réduit de 15% mais la part de victimes civiles a augmenté de 24 à 35%.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1338" href="http://www.americagora.com/sommet-contre-les-mines-antipersonnel-fleau-en-colombie/1337/pieds"><img class="alignleft size-medium wp-image-1338" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="pieds" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/12/pieds-300x260.jpg" alt="pieds" width="300" height="260" /></a>Plusieurs raisons expliquent la présence de ces armes sur tout le territoire. Jusqu’à son adhésion à la convention d’Ottawa en 2001 pour interdire la production de mines antipersonnel, l&#8217;État colombien produisant industriellement des mines en vue de protéger ses bases militaires. La présence de panneaux signalétiques assez loin des camps n’a cependant pas permis d’éviter tous les accidents. Depuis 2001 l&#8217;État colombien a seulement déminé les alentours de 10 de ses bases sur les 34 qui en sont officiellement pourvues.</p>
<p>La majorité des accidents est cependant liée à l’activité des guérillas politiques, qui, aujourd’hui encore, les enterrent sous les routes ou d’autres accès stratégiques. Le fait que tous les Etats latino-américains (à l’exception de Cuba) aient signé la convention, et donc ne produisent officiellement plus de mines, n’empêche pas le ravitaillement des groupes armés. La plupart sont de fabrication artisanale, mais leur puissance explosive modeste n’ôte rien à leur dangerosité.</p>
<p><strong>Une éradication extrêmement lente et difficile</strong></p>
<p>Le gouvernement affiche clairement sa détermination à lutter contre leur prolifération à travers <em>Le programme présidentiel d’action intégrale contre les mines. </em>De nombreux observateurs remettent toutefois en cause son efficacité sur le plan du déminage humanitaire, à distinguer du déminage « militaire » qui se contente de nettoyer des routes pour faire passer des troupes. Six pelotons de l’armée de 40 hommes chacun se consacrent exclusivement au déminage humanitaire et la nature même de leur travail fait qu’ils opèrent très lentement. Un peloton peut déminer en moyenne un hectare de terre en cinq jours, parfois beaucoup plus si le terrain est accidenté.</p>
<p>En plus du faible nombre d’hommes affectés à cette tâche se pose la question extrêmement sensible de l’utilisation des terres nouvellement nettoyées. Le gouvernement affirme qu’elles reviennent automatiquement à leurs anciens occupants, mais ceux-ci les ont souvent vendus à bas prix à des syndicats de grands propriétaires terriens qui avaient connaissance de la venue prochaine d’un groupe de déminage. Le problème séculaire de la répartition des terres en Colombie se retrouve mêlé au déminage, de nombreuses communautés réclament un droit à la formation de certains de leurs membres afin d’effectuer eux même le travail et de pouvoir  récupérer leurs champs.</p>
<p><strong>Un traitement inégal des victimes</strong></p>
<p>La délégation colombienne au sommet de Carthagène va insister sur certains  points de son action d’aide aux victimes, comme la réponse adaptée qu’elle affirme apporter aux femmes et aux enfants.</p>
<p>Le plus souvent victimes indirectes, en tant que veuves et orphelins de victimes, ces personnes sont oubliées des programmes d’indemnisation qui se concentrent sur les victimes directes, comme le souligne l’ONG suisse <em>Genre et action antimines : « </em><em>jusqu’à récemment, l’action contre les mines était largement perçue comme un domaine militaire et technique dont les activités étaient planifiées et mises en œuvre sans questionnement de genre par du personnel presque exclusivement masculin. (…).  Le Conseil de sécurité </em>(de l’ONU)<em> a souligné « la nécessité pour toutes les parties de veiller à ce que les programmes de déminage et de sensibilisation au danger des mines tiennent compte des besoins particuliers des femmes et des filles ». </em></p>
<p>Ce type de problématique étant récente auprès de la communauté internationale, il est pour l’instant impossible de tirer un bilan des activités de l’Etat colombien dans ce domaine.</p>
<p>Voici deux exemples de spots pour enfants qui sont diffusés par le <em>programme présidentiel contre les mines</em> aux horaires adaptés :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ge5pq5KwvTY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/ge5pq5KwvTY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/daPBUdVxsqw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/daPBUdVxsqw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Il est cependant encore trop tôt pour prédire les avancées du sommet de Carthagène par rapport à la Convention d’Ottawa, mais on sait déjà que les Etats-Unis ne signeront pas la convention révisée. Cent cinquante six Etats l’ont ratifiée mais des absences notoires sont à souligner comme les Etats Unis, la Chine ou la Russie (trois des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU). Au sein de l’Union Européenne, seule la Pologne n’est pour l’instant pas signataire.</p>
<p><strong>Xavier Caillard.</strong></p>
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		<title>Un ex guerrillero débonnaire en tête des élections</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 17:13:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<category><![CDATA[dictature]]></category>
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		<description><![CDATA[Focus sur l&#8217;actualité Uruguayenne: l&#8217;élection présidentielle et le débat autour d&#8217;une loi qui protège de fait les criminels de la dictature. Podcast d’El Pingüino.
Le peuple a rejeté l&#8217;annulation d&#8217;une loi qui protège les crimes de la dictature, la &#8220;loi de caducité&#8220;. Mais la Cour suprême du pays l&#8217;a déclarée anticonstitutionnelle. Retour également sur le profil [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Focus sur l&#8217;actualité Uruguayenne: l&#8217;élection présidentielle et le débat autour d&#8217;une loi qui protège de fait les criminels de la dictature. </strong><strong><span style="color: #800000;">Podcast</span> d’El Pingüino.<span id="more-1319"></span></strong></p>
<p>Le peuple a rejeté l&#8217;annulation d&#8217;une loi qui protège les crimes de la dictature, la &#8220;<a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85844.asp" target="_blank">loi de caducité</a>&#8220;. Mais la Cour suprême du pays l&#8217;a déclarée anticonstitutionnelle. Retour également sur le profil de Pepe Mújica, candidat de gauche arrivé en tête de l&#8217;élection présidentielle. Deuxième tour de l&#8217;élection prévu pour le 29 novembre.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/Pepe-Mújica.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1320" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Pepe Mújica" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/Pepe-Mújica-300x218.jpg" alt="Pepe Mújica" width="215" height="158" /></a>Cliquer sur play pour écouter la chronique:</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/unpaysunehistoireuruguay.mp3">unpaysunehistoireuruguay</a></p>
<p>Chronique d&#8217;Emmanuel Haddad de Radio Aligre, diffusée dans l&#8217;émission hebdomadaire <a href="http://pinguinoweb.free.fr/" target="_blank"><em>El Pingüino</em></a>.</p>
<p>Photo: Victor Santa María, <a href="http://www.flickr.com/photos/victorsmaria/3909753093/sizes/l/" target="_blank">Flickr CC</a>.</p>
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		<title>Un programme social bien utile pour Alvaro Uribe</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 19:29:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La campagne présidentielle approche. Uribe pourrait se représenter. Mais qu&#8217;en est-il de sa politique sociale et notamment du controversé programme Familias en Acción ?

 
Familias en Acción s’est créé sous la présidence d’Andrés Pastrana (1998-2002) mais a pris son essor au début du premier mandat du président Uribe dans le cadre nouveau de La Agencia [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La campagne présidentielle approche. Uribe pourrait se représenter. Mais qu&#8217;en est-il de sa politique sociale et notamment du controversé programme <em>Familias en Acción </em>?<em><span id="more-1300"></span><br />
</em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>Familias en Acci</em><em>ón</em> s’est créé sous la présidence d’Andrés<ins datetime="2009-11-13T16:49" cite="mailto:Jacobo%20Grajales"></ins><del datetime="2009-11-13T16:49" cite="mailto:Jacobo%20Grajales"></del> Pastrana (1998-2002) mais a pris son essor au début du premier mandat du président Uribe dans le cadre nouveau de <em>La Agencia presidencial para la acción social y la cooperación internacional</em>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Cette agence gère plus de vingt programmes sociaux mais <em>Familias en acción</em> est le plus populaire, il est présenté comme un franc succès. L’objectif initial, défini avant l’arrivée du président Uribe, n’a pas changé : il s’agit de fournir une aide financière aux mères de famille ayant des enfants mineurs. Les bénéficiaires sont les familles aux revenus modestes, les familles indigènes et les familles déplacées victimes du conflit.</p>
<p>L’objectif principal est de faciliter la scolarisation des enfants à travers une aide dont le montant augmente avec l’âge des enfants. Elle varie de 30 000 pesos mensuels (10 euros) pour un enfant à l’école primaire à 470 000 pesos annuels (156 euros) pour un jeune étudiant à l’université. Une aide à la nutrition de 17 euros mensuels est également versée pour chaque enfant de moins de sept ans.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/bandera.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1304" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="bandera" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/bandera-300x211.jpg" alt="bandera" width="300" height="211" /></a>Le montant des aides est peu élevé dans l&#8217;absolu, mais comme elles se destinent aux gens les plus modestes, elles sont souvent indispensables. Elles sont versées aux familles classées &#8220;sisben 1&#8243;, c&#8217;est à dire les plus pauvres avant les indigents : pour une famille avec 2 enfants, moins de 10 euros de revenus journaliers.</p>
<p>La particularité de ce programme est d’imposer des contreparties à travers la vérification d’un certain nombre d’obligations. Les enfants doivent assister à au moins 80% des heures de classe et se rendre à tous les contrôles médicaux obligatoires programmés par le régime de santé auquel leur famille est affiliée. Les familles s’engagent par ailleurs à assister aux réunions de formation et aux journées d’information organisées par leur mairie.</p>
<p>Cette politique de contrôle des familles bénéficiaires a été imposée par les bailleurs de fonds internationaux du programme : à sa création, la presque totalité des crédits provenaient de la Banque Mondiale et de la Banque Interaméricaine de Développement. Aujourd’hui le financement provient pour moitié de l’Etat colombien et pour moitié de soutiens internationaux.</p>
<p><strong> Raisons d&#8217;un succès</strong></p>
<p>La principale explication du succès populaire de <em>Familias en Acción</em> est l’augmentation du nombre de familles couvertes : elles sont passées de 250 000 à la prise de pouvoir d’Alvaro Uribe à presque 2.5 millions début 2009. Cela s’est accompagné d’une extension de la couverture géographique, l’objectif étant de couvrir tout le pays à la fin 2010.</p>
<p>Un succès moins visible mais tout aussi important est l’augmentation de l’assistance scolaire qui est passée de 77 à 89,2% en zone rurale, ce chiffre atteignant 93.6% en zone urbaine  (succès également du aux politiques locales). Il ne s’agit cependant  pas d’une augmentation de la couverture scolaire, mais d’une meilleure présence à l’école d’enfants déjà scolarisés.</p>
<p>Autre aspect à mettre au crédit de ce programme : l’utilisation d’expériences similaires dans d’autres pays latino-américains (Brésil, Mexique, Chili) pour développer rapidement un modèle spécifique à la Colombie. Comme dans les pays précédemment cités, le travail s’est concentré sur les familles pauvres et sur les thèmes de l’éducation et de la santé. Au départ leur financement avait également été impulsé par des organismes internationaux avant que l&#8217;Etat n’en prenne une part importante. Les méthodes d’évaluation et de surveillance des familles bénéficiaires s’inspirent directement de ce qui a été fait au Brésil.</p>
<p><strong>Une agence détournée à des fins électoralistes</strong></p>
<p>Plus que la nature du programme en lui même, c’est l’intense communication l’accompagnant qui suscite la gêne de nombreux observateurs. Par exemple, les longues files d’attentes qu’il crée chaque début de mois devant les banques chargées de distribuer l’aide sont savamment entretenues, elles ont fortement contribué à la visibilité de la politique présidentielle.</p>
<p>L’ancien président Andrés Pastrana soutient dans <em>El País</em> (30 juin 2009) que les fonds du programme sont manipulés directement par la présidence alors qu’il vaudrait mieux les confier à une administration indépendante, ce qui assurerait de plus sa pérennité pour les prochaines années: <ins datetime="2009-11-13T16:43" cite="mailto:Jacobo%20Grajales"></ins> « <em>Le président a 2,5 millions de dollars de subventions, gérés directement depuis son bureau et il dit qu’il veut les augmenter. Cela requiert une vigilance particulière (…), ou tout au moins de trouver un moyen immédiat pour contrôler l’utilisation de l’argent public, l’accès aux moyens, et l’assignation des ressources dans les mains du président aspirant à la réélection ».</em></p>
<p>La sénatrice libérale Cecila Lopez Montano, pré-candidate pour l’élection de 2010, est plus sévère : « <em>Familles en Action est de la pure politique, les pauvres ont besoin d’emplois, pas de pourboires. Cela devait être un programme de transition, ciblé et dépolitisé. Uribe est en train de faire le contraire : un programme massif et politisé</em> ».</p>
<p>Ces critiques se combinent en fait avec la contestation qui s’élève contre un éventuel troisième mandat du président Uribe. <em>Familias en Acción</em><em> </em>est perçu comme l’un des outils de campagne du président afin d’asseoir sa popularité, et non comme une administration à part entière. Les très récentes évolutions du programme, en période pré électorale, confirment ces points de vue : extension de l’aide pour les étudiants du supérieur, communication massive sur la  volonté de passer à 3 millions de familles couvertes avant 2010, innovation avec le versement par distributeurs automatiques qui était réclamé depuis longtemps<ins datetime="2009-11-13T16:46" cite="mailto:Jacobo%20Grajales"></ins> (et qui éviterait les files d’attentes), etc.</p>
<p>Le directeur de l’agence présidentielle d<em>’Acción Social</em>, Fernando Sanchez Prada, se défend en disant que si toute politique peut être susceptible de manipulation, les seules plaintes à propos de <em>Familias en Acción</em> ont été présentées contre quelques maires, au niveau local, pour tentative de corruption. Il souligne de plus la pérennité du programme : « <em>Ce programme a traversé deux gouvernements, trois administrations, et est en train de devenir une politique publique de l’Etat»</em>.</p>
<p>Il ajoute de plus que le statut d’agence présidentielle permet une plus grande réactivité, en évitant les lourdeurs bureaucratiques inhérentes à toute administration. En effet le programme est de taille modeste en comparaison des fonds gérés et les objectifs assignés : 2000 personnes travaillent pour <em>Acción Social</em> parmi lesquelles 280 se consacrent à <em>Familias en Acción</em> (200 à Bogota et 80 en province, mais ce chiffre est en rapide augmentation).</p>
<p>C’est justement ce statut d<ins datetime="2009-11-13T16:48" cite="mailto:Jacobo%20Grajales"></ins>&#8216;agence présidentielle qui suscite des critiques. S’il permet une plus grande réactivité et efficacité, il demeure précaire. Quid de cette organisation en cas de changement de président ? Certains observateurs n’hésitent pas à affirmer que si le président n’a pas officialisé par une loi le statut de cette agence, c’est pour mieux pouvoir jouer sur la menace de sa disparition en cas de non réélection.</p>
<p><strong>Xavier CAILLARD</strong></p>
<p>Photo: Flickr Chilangoco.</p>
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		<title>Elections à risque et antennes cycloniques</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 17:19:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Reporters sans frontières fait le point sur la situation des médias à la veille d&#8217;élections générales dans plusieurs pays sud-américains. 
Americagora – Reporters sans frontières
Le train des scrutins majeurs reprend en Amérique latine au tournant du trimestre.  Les élections présidentielles qui s’annoncent diront pour une bonne part ce qu’il advient de la vague des gauches [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Reporters sans frontières fait le point sur la situation des médias à la veille d&#8217;élections générales dans plusieurs pays sud-américains. </strong><span id="more-1302"></span></p>
<p><em>Americagora – Reporters sans frontières</em></p>
<p>Le train des scrutins majeurs reprend en Amérique latine au tournant du trimestre.  Les élections présidentielles qui s’annoncent diront pour une bonne part ce qu’il advient de la vague des gauches portées au pouvoir lors des précédentes élections. Cette inconnue n’est pas la seule. A y regarder pays par pays, l’enjeu dépasse souvent et de loin le seul choix entre continuité et rupture à l’occasion d’un vote.</p>
<p>En <strong>Uruguay</strong> le 29 novembre et au Chili le 13 décembre, les figures émergentes retiennent davantage l’attention que les programmes et la partie n’est pas tout à fait gagnée. A l’est du Rio de la Plata, l’ancien tupamaro <a href="http://www.americagora.com/un-ex-guerrillero-debonnaire-en-tete-des-elections/1319" target="_blank">“Pepe” Mujica</a> doit tenir son pari d’ancien guérillero identifié à Lula face aux appétits de revanche des <em>blancos</em> du Parti national. Il en va un peu de même<strong> au Chili</strong> où le jeune Enrique Marco Enríquez Ominami, fils du leader du MIR assassiné sous Pinochet, se réclame, lui de Barack Obama contre une droite sur le retour.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/SANY0077.JPG"><img class="alignnone size-medium wp-image-1303" title="SANY0077" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/SANY0077-300x225.jpg" alt="SANY0077" width="263" height="198" /></a></p>
<p>Le <strong>Brésil </strong>votera en octobre 2010 sur l’inventaire de l’héritage Lula alors que la <strong>Colombie</strong>, quelques mois plutôt, pourrait donner quitus à un troisième mandat, <a href="http://www.americagora.com/un-programme-social-bien-utile-pour-alvaro-uribe/1300" target="_blank">par principe controversé</a>, d’Alvaro Uribe. Les élections se joueront aussi sur le dilemme d’un continent passé du règne interminable des dictateurs à la limitation drastique des mandats présidentiels qui ne laisse guère le temps d’agir. C’est, entre autres, pour résoudre la question que des projets constitutionnels ont vu le jour. Réussis – dans la douleur – ou contrariés, ils pèsent lourd dans la balance électorale… et sur l’humeur médiatique.</p>
<p><strong>Appel au meutre</strong>.  En <strong>Bolivie</strong>, l’élection du 6 décembre s’annonce déjà chargée à tout point de vue. Premier indigène élu à la tête de l’État, l&#8217;aymara Evo Morales remet en jeu son propre symbole en même temps que la Constitution qu’il a fait adopter, au prix d’un débat explosif, le 25 janvier dernier par référendum. Sauvé de justesse par le Brésil et l’Union des nations sud-américaines après une année de menaces séparatistes et de batailles rangées militantes, l’homme de l’Altiplano va aussi pouvoir mesurer l’évolution de son image dans les médias. Promoteur de radios communautaires, d’un service public audiovisuel renforcé et même d’un quotidien d’État (<em>Cambio</em>), le locataire du Palacio Quemado traîne un lourd contentieux avec une presse à 80 % privée et souvent de mèche avec l’opposition. Officielle ou radicale.</p>
<p>Les charges éditoriales ont hélas dépassé plus d’une fois le seuil de la critique, certaines versant dans l’incitation à la haine raciale et l’appel au meurtre. En 2008 Santa Cruz, au plus fort des référendums autonomistes et des menaces de guerre civile, <em>Radio Oriental</em> et son propriétaire, Luis Arturo Mendivil, paraphrasaient Goebbels en incitant les milices locales à “<em>en finir avec les faces de lama</em>”[sic] et à plastiquer des médias publics comme <em>Canal 7</em> ou <em>Red Patria Nueva</em>. Le geste fut souvent joint à la parole… Et la liberté de la presse a nettement souffert d’une situation où l’appartenance à un média se confond, pour des manifestants nerveux, à l’affiliation à un camp politique.</p>
<p>Après une année d’accalmie, la tension remonte, y compris par presse interposée. Le même réseau radiophonique <em>Red Patria Nueva</em> a subi une agression collective, le 9 novembre, suivie d’une suspension de plus de deux heures, toujours à Santa Cruz. A Cochabamba, une équipe de la chaine privée <em>Unitepc</em> a essuyé les foudres de militants rivaux.</p>
<p><strong>Censure. </strong>Souhaitons bien du courage aux envoyés spéciaux des rédactions boliviennes comme à leurs collègues du <strong>Honduras</strong>. Car là, c’est la légitimité même d’un scrutin organisé par les putschistes du 28 juin qui promet une chaude ambiance de campagne. “Non au scrutin <em>golpista</em>”, “Candidats <em>goriletti</em>”, peut-on lire sur les murs déjà bien fournis de Tegucigalpa ou San Pedro Sula.  L’accord de sortie de crise du 29 octobre a fait long feu en une semaine. La restitution de Mel Zelaya, le président déchu, ressemble de plus en plus à une chimère mais le scrutin, voulu coûte que coûte par un gouvernement putschiste pressé de se refaire un visage démocratique, a reçu l’aval malheureux des Etats-Unis.</p>
<p>A cet égard, la campagne médiatique a payé. “Les médias dominants ont mis toute leur force dans la promotion de l’élection du 29 novembre”, nous confiait il y a peu le jésuite Ismaël Moreno, “Padre Melo”, directeur de la station régionale <em>Radio Progreso</em>, opposante au coup d’État et plusieurs fois militarisée et suspendue depuis. “Ils ont nié la réalité du coup d’État, avant de la noyer dans l’échéance de la future élection qui légalise en fait le <em>Golpe</em>.”</p>
<p>La logique du putsch se lit ou s’entend, depuis le 28 juin, sur la majorité des colonnes, des ondes et des écrans. Et pour cause. Les auteurs du coup d’État sont aussi principaux patrons de presse. Ainsi l’ancien président Carlos Flores Facussé, propriétaire du quotidien <em>La Tribuna</em>. Ainsi son successeur et prédécesseur de Mel Zelaya, Ricardo Maduro Joest, propriétaire du puissant groupe INVOSA qui détient notamment la très écoutée <em>Radio Cadena Voces</em> (<em>RCV</em>). Ainsi le magnat Jorge Canahuati Larach, proche du Parti national et propriétaire des quotidiens <em>El Heraldo</em> et <em>La Prensa</em>. Pour ces médias et parfois contre leurs propres journalistes obligés de se taire, il n’y a pas eu de coup d’État mais une “succession constitutionnelle” ou plus simplement un “28 juin”.</p>
<p>Rares sont les médias nationaux, comme <em>Radio Globo</em>, la chaîne <em>Canal 36</em> ou le quotidien <em>Diario Tiempo</em>, à avoir rappelé l’évidence du putsch et milité contre.  Ces médias vont souffrir. Ils sont d’ailleurs sous le coup d’une demande de censure déposée par le commandement de la police auprès des autorités judiciaires. Quant aux journalistes couvrant les marches de la Resistencia pour des médias qui les ignorent, ils risquent de subir le feu croisé des forces de l’ordre et d’opposants radicalisés.</p>
<p>Résumons. Une élection contestée dans sa forme. Un vote sous contrôle d’une armée à la matraque facile. Un président mal élu et boudé par la communauté internationale. Des journalistes en danger. Les vieux démons latino-américains ont survécu aux années de guerre froide.</p>
<p><strong>Benoît Hervieu, Bureau Amériques de Reporters sans frontières.</strong></p>
<p>Photos: DR RSF.<strong><br />
</strong></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/category/medias/rsf" target="_blank">Retrouvez ici les autres analyses de l&#8217;ONG RSF</a>.</p>
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		<title>Le Honduras s’enlise dans la crise politique</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 08:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis le retour du président déchu Manuel Zelaya le 21 septembre dernier, la tension monte dans les rues de Tegucigalpa.
 Si les premiers jours, l’annonce du retour de Manuel Zelaya, le 21 septembre dernier au Honduras, après déjà trois tentatives infructueuses, a suscité un véritable espoir, plus le temps passe et plus se réduisent les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis le retour du président déchu Manuel Zelaya le 21 septembre dernier, la tension monte dans les rues de Tegucigalpa.</strong></p>
<p><span id="more-1223"></span> Si les premiers jours, l’annonce du retour de Manuel Zelaya, le 21 septembre dernier au Honduras, après déjà trois tentatives infructueuses, a suscité un véritable espoir, plus le temps passe et plus se réduisent les perspectives de sortie de crise. Et la récente décision prise par le gouvernement de facto de réduire les libertés et de censurer une partie de la presse en déclarant un état de siège de 45 jours n&#8217;est pas pour rassurer.</p>
<p>Zelaya a été renversé le 28 juin  alors qu’il allait organiser une consultation populaire sur sa réélection, <a href="http://www.americagora.com/crisis-en-honduras-quien-violo-la-constitucion/660" target="_blank">jugée inconstitutionnelle par la  Cour suprême</a>. Depuis cette date, le gouvernement de facto de Roberto Micheletti, bien que non reconnu, a tenté de prouver sa légitimité en annonçant des élections en novembre et en déclarant<em> &#8220;qu&#8217;au Honduras il ne se passait rien&#8221;</em>.</p>
<p><em> </em></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-1225" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/Tegucigalpa1-300x200.jpg" alt="Tegucigalpa, Honduras ©Yamil Gonzales" width="300" height="200" />Le lundi 21 septembre, nombreux étaient donc ceux qui pensaient que le gouvernement de facto de Roberto Micheletti était acculé à la négociation. <a href="http://contraelgolpedeestadohn.blogspot.com" target="_blank">Le Front de Résistance</a><em>, </em><em> </em>fédérant de nombreuses organisations sociales opposées au coup d’Etat, a d’ailleurs célébré la venue de Zelaya en déclarant qu<em>’ « avec Zelaya sur le territoire, le coup d’Etat ne peut pas durer deux jours. » </em>Et pourtant, il dure.</p>
<p><em> </em></p>
<p>Après avoir d’abord nié le retour de Zelaya, les putschistes ont déclaré un couvre-feu et bloqué les aéroports du pays, empêchant l’arrivée annoncée du secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza et condamnant donc d’avance toute négociation autour du <a href="http://www.opalc.org/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=853&amp;Itemid=1 ." target="_blank">plan Arias </a><em>. </em>José Miguel Insulza comme Hillary Clinton ont alors demandé au gouvernement de facto d’assurer la sécurité de Zelaya, réfugié à l’ambassade du Brésil. Cela n’empêchera pas les putschistes de couper l’eau et le courant de la représentation diplomatique après avoir diffusé en boucle et à plein volume l’hymne national du Honduras. Quelques jours plus tard, ils iront même jusqu’à lancer des gaz toxiques dans l’ambassade provoquant de graves malaises parmi la centaine de personnes confinée dans l’immeuble.</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Censure et répression. </strong>Ainsi le soir même du retour du président constitutionnellement élu, les militaires ont encerclé l’ambassade du Brésil, réprimant les milliers de partisans venus manifester leur soutien. Le gouvernement a reconnu officiellement deux morts mais le Comité pour la Défense des Droits de l’Homme au Honduras (CODEH)), fait état déjà d’une centaine de morts, sans compter les blessés<em>.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>« La situation au Honduras est tout simplement alarmante, </em>a ainsi déclaré Susan Lee, directrice du programme Amériques d&#8217;<a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/honduras-sharp-rise-police-beatings-mass-arrests-and-harassment-activist" target="_blank">Amnesty International<em>,</em></a><em> </em><em>Les agressions de défenseurs des droits humains, la suspension des médias, les violences infligées aux manifestants par les policiers et les informations toujours plus nombreuses faisant état d&#8217;arrestations massives indiquent que les droits humains et l&#8217;état de droit sont gravement menacés. </em>Les rares témoignages qui échappent à la censure, rappellent d’ailleurs des situations que l’on croyait oubliées. Le <a href="http://www.youtube.com/user/Gremiodecineastas" target="_blank">syndicat des cinéastes honduriens </a> tente ainsi de témoigner de la répression qui s’abat sur les quartiers populaires une fois le couvre feu tombé. De son côté,  la <a href="http://radioeslodemenos.blogspot.com" target="_blank">Radio Liberada</a>, qui continue d&#8217;émettre clandestinement, dénonce les arrestations arbitraires, les disparitions temporaires et la détention d’opposants au coup d’Etat dans des stades dont le stade Chochi Sosa, faisant sombrement écho à ce qui se passa dans le stade de Santiago du Chili lors du coup d’Etat contre Allende.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong> Casques bleus.</strong> Dénonçant cette répression et les menaces contre la sécurité de Zelaya et de l’ambassade du Brésil, Lula, Hugo Chávez et Cristina Kirchner ont tenté d’alerter la communauté internationale lors de l’assemblée générale de l’ONU, réclamant notamment une prise de position claire des Etats-Unis contre le gouvernement de Micheletti. Toutefois, Obama a seulement souligné la nécessité d’une solution multilatérale. Le retour de Zelaya au Honduras, orchestré en partie par la diplomatie brésilienne, n&#8217;a sans doute pas pu être mené à terme sans l’accord des Etats-Unis. Mais le rôle de la diplomatie américaine reste très ambigu. Le jour du retour de Zelaya, Roberto Micheletti est sorti de son mutisme en réagissant publiquement en anglais. Puis, lors d’une interruption du couvre-feu, une importante manifestation de soutien au gouvernement de facto a été organisée face à l’ambassade des Etats-Unis.</p>
<p><em> </em>Mais ces derniers jours, en menaçant l’ambassade brésilienne par des coupures d’eau, de courant et de gaz et en l’attaquant avec des gaz toxiques, et après avoir refusé la médiation de l’OEA, les putschistes ont provoqué une vive réaction de l’ONU. L’organisation internationale a d’abord exclu la tenue d’élections démocratiques en novembre, arguant que le climat de violence et de répression interdisait le bon déroulement d’un tel scrutin. Le Conseil de sécurité s’est ensuite emparé du « cas » Honduras.</p>
<p>Fidel Castro n&#8217;a pas attendu la réunion du Conseil de Sécurité de l&#8217;ONU pour dénoncer  la menace d’une<em> « intervention yankie sous le drapeau des Nations Unies ».</em> Selon l’ancien chef d’Etat cubain, <em>« une intervention armée au Honduras créerait un chaos politique en Amérique Latine ».</em> Selon l’analyste argentin, Santiago O’Donnell, qui s&#8217;exprimait dans Pagina12, <em>« Il n’y a plus de bonne solution possible. S’ils arrivent à organiser les élections, les putschistes auront triomphé. Si un accord est négocié qui n’inclut pas le retour de Zelaya avec les pleins pouvoir</em><em>s, là aussi ils auront gagné. Et si Zelaya revient par la force, l’option militaire sera de nouveau viable dans la région la plus pacifique du monde.»</em></p>
<p><strong>Agathe MARIN</strong><em><br />
</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><em><br />
</em></em></p>
<p><em><em> </em></em></p>
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		<title>Uribe: une réélection au bord de la légalité</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 10:39:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacobo Grajales</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La réélection est à la mode en Amérique du sud. En Colombie, les partisans du président ne s&#8217;embarrassent pas de la légalité pour faire passer la loi constitutionnelle qui permettrait à Alvaro Uribe de briguer un 3e mandat d&#8217;afillée.
Après huit ans de pouvoir, le président colombien, Alvaro Uribe, semble vouloir poursuivre un nouveau mandat lors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La réélection est à la mode en Amérique du sud. En Colombie, les partisans du président ne s&#8217;embarrassent pas de la légalité pour faire passer la loi constitutionnelle qui permettrait à Alvaro Uribe de briguer un 3e mandat d&#8217;afillée.<span id="more-1154"></span></p>
<p>Après huit ans de pouvoir, le président colombien, Alvaro Uribe, semble vouloir poursuivre un nouveau mandat lors des élections de mars prochain. Une deuxième réélection marquerait durablement l&#8217;histoire constitutionnelle de ce pays. Celle-ci, caractérisée par une stabilité rare dans la région, avait érigé l&#8217;interdiction de la réélection en principe fondamental de ses institutions. Or, invoquant les dangers qui pèsent sur le pays (narcotrafic, guérilla, terrorisme&#8230;), Uribe, avec sa majorité, avait déjà fait passer une réforme de la Constitution qui a abouti à sa réélection en 2004. Depuis, l&#8217;idée d&#8217;une nouvelle réélection a fait son chemin dans les rangs de ce que l&#8217;on appelle désormais &#8220;l&#8217;uribisme&#8221;, et cela en dépit des lois en vigueur et de la Constitution.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/456px-Álvaro_Uribe_cropped.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1218" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="456px-Álvaro_Uribe_(cropped)" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/456px-Álvaro_Uribe_cropped-279x300.jpg" alt="456px-Álvaro_Uribe_(cropped)" width="279" height="300" /></a>Tout commence en 2007  lorsque plusieurs membres de la majorité promeuvent l&#8217;idée d&#8217;un référendum d&#8217;initiative populaire pour introduire une nouvelle modification à la Constitution. À partir de ce moment là, le processus est entaché d&#8217;illégalité. Retraçons ici l&#8217;histoire agitée de cette réforme constitutionnelle.</p>
<p><strong>Moyens impressionnants déployés. </strong>Une fois la méthode du référendum d&#8217;initiative populaire arrêtée, la campagne de récollection de signatures commence. Des moyens impressionnants sont alors déployés; les centres commerciaux des principales villes colombiennes regorgent de bureaux pour recueillir les signatures, tenus par des intérimaires embauchés pour l&#8217;occasion. Des équipes de campagne parcourent aussi les petites villes et les villages du pays. Au final, plus de 4 millions de signatures avalisent l&#8217;organisation du référendum.</p>
<p>Tout cela a un coût. Selon les comptes rendus par le comité d&#8217;organisation, la campagne de récolte des signatures aurait coûte 2 046 millions de pesos (plus de 700 000 euros). Les comptes de la campagne posent clairement problème. Depuis le début, le comité refuse de communiquer sa comptabilité aux médias, &#8220;pour protéger les donateurs de la menace terroriste&#8221;, justifie Luis Guillermo Giraldo, président de l&#8217;organisme.</p>
<p>Peu après le dépôt des signatures et de la comptabilité, le Registrador, c&#8217;est-à dire le fonctionnaire chargé de l&#8217;organisation des élections, demande au Conseil National Électoral de statuer sur la légalité du financement de la campagne. Deux raisons éveillent le soupçon : premièrement, 1907 millions de pesos, soit 93% du budget de la campagne, correspondent à un prêt contracté entre le comité d&#8217;organisation du référendum et l&#8217;association Colombia Primero. Or, cette association, qui n&#8217;a d&#8217;autre but que de promouvoir la réélection d&#8217;Alvaro Uribe, est présidée par les mêmes individus qui dirigent le comité d&#8217;organisation; la seule opération qui apparaît dans le rapport d&#8217;activité de l&#8217;association est le prêt en question. L&#8217;association et le comité ne sont en réalité qu&#8217;une seule entité. Quel est donc le but de ce transfert d&#8217;argent ? Permettre aux organisateurs de la campagne &#8220;réélectionniste&#8221; de dépasser largement le montant des donations autorisées par la loi. L&#8217;opération financière est donc au fond une modalité de blanchiment d&#8217;argent.</p>
<p><strong>Moyens d&#8217;Etat.</strong> Le problème de la comptabilité ne s&#8217;arrête pas là. La loi colombienne interdit formellement le financement de ce type de campagnes par des entreprises liées à l&#8217;État. Or, les principaux donateurs de la campagne sont des bénéficiaires de contrats publics. C&#8217;est le cas d&#8217;Odinsa, entreprise qui construit le nouvel aéroport de Bogotá ou Consultores Desarrollo, adjudicataire d&#8217;importants travaux publics dans région caraïbe.</p>
<p>L&#8217;origine des fonds n&#8217;est pas le seul facteur qui entache la campagne l&#8217;irrégularité. Après la récolte de signatures et la validation de celles-ci, le référendum doit faire l&#8217;objet d&#8217;un vote dans les deux chambres du législatif. Au moment de l&#8217;arrivée du texte au parlement, les élus réalisent que la question du référendum, telle qu&#8217;elle avait été rédigée et avalée par les millions de signataires, ne permet pas la réélection d&#8217;Uribe en 2010 mais seulement en 2014. En effet, le texte initial établit que &#8220;<em>quiconque a exercé la Présidence de la République deux fois pourra être élu pour une période supplémentaire</em>&#8220;. Si un tel texte venait à être voté, il permettrait l&#8217;élection d&#8217;une personne ayant fini d&#8217;exercer son deuxième mandat. Or, en mars 2010, lorsque les élections présidentielles auront lieu, Alvaro Uribe n&#8217;aura pas fini son mandat, si l&#8217;on prend le texte au pied de la lettre.</p>
<p>Par conséquent, il devrait attendre quatre années de plus pour se représenter à nouveau. Sous prétexte que l&#8217;esprit du texte était de permettre la réélection immédiate de l&#8217;actuel président, les parlementaires finissent par approuver un changement de la question. Le nouveau texte remplace le mot &#8220;exercé&#8221; par le mot &#8220;élu&#8221;, et ouvre ainsi la porte à une nouvelle candidature de l&#8217;actuel président.</p>
<p>Après le vote à la Chambre et au Sénat, la loi référendaire, qui pourrait modifier la Constitution, a été publiée le 8 septembre. Le texte est actuellement examiné par la Cour Constitutionnelle qui devra statuer dans les prochains mois. Cette instance constitue le dernier contrepoids institutionnel pour le respect de la démocratie.</p>
<p><strong>Jacobo GRAJALES</strong></p>
<p>Photo: Wikipedia CC<strong><br />
</strong></p>
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		<title>L’ancien juge Guzmán candidat aux sénatoriales</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 17:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<category><![CDATA[élections présidentielles]]></category>
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		<description><![CDATA[Le célèbre magistrat, connu pour avoir poursuivi Augusto Pinochet dans l’affaire des caravanes de la mort, est candidat aux élections sénatoriales de décembre 2009.
C&#8217;est sous la bannière &#8220;Une nouvelle majorité pour le Chili&#8221; que se présente Juan Guzmán aux élections sénatoriales dans la circonscription de Valparaiso. Et pour ses premiers pas en politique, l&#8217;ancien magistrat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le célèbre magistrat, connu pour avoir poursuivi Augusto Pinochet dans l’affaire des caravanes de la mort, est candidat aux élections sénatoriales de décembre 2009.</strong><span id="more-1123"></span></p>
<p>C&#8217;est sous la bannière &#8220;Une nouvelle majorité pour le Chili&#8221; que se présente Juan Guzmán aux élections sénatoriales dans la circonscription de Valparaiso. Et pour ses premiers pas en politique, l&#8217;ancien magistrat  a choisi la coalition la plus trublionne de cette série d&#8217;élections à venir, celle qui regroupe écologistes, humanistes et indépendants. C&#8217;est  surtout celle qui soutient la candidature à la présidentielle de l&#8217;ancien député socialiste Marco Enriquez Ominami, qui s&#8217;est opposé au candidat officiel de la Concertación, Eduardo Frei, avant d&#8217;entamer sa campagne en solitaire.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/juge.jpg"><img class="size-medium wp-image-1144 alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Le juge Guzman. Photo Flickr Steve Rhodes" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/juge-300x205.jpg" alt="Photo Flickr Steve Rhodes" width="245" height="167" /></a></p>
<p>L&#8217;ancien magistrat Guzman, qui semble avoir de bonnes chances d&#8217;être élu sénateur  le 13 décembre prochain, jouit d&#8217;une solide notoriété au Chili et représente sans aucun doute un atout médiatique de taille pour Marco Enriquez Ominami, crédité, selon les derniers sondages, de 20% d&#8217;intentions de vote.</p>
<p>A la retraite depuis 2005, le « petit juge», comme il s&#8217;autoqualifie, reste très présent dans la vie politique chilienne, en prenant notamment  la défense des communautés mapuches et en dénonçant activement la répression et les violations des droits de l’homme commises par l’Etat chilien à l’encontre de ce peuple originaire du sud du Chili.</p>
<p><strong>Pour une nouvelle Constitution. </strong>Avec cette candidature,  l&#8217;ancien magistrat cherche à élargir son combat en faveur du respect des droits de l’homme. Il appelle ainsi à la création d’une assemblée constituante pour remplacer la Constitution de 1980, adoptée sous la dictature d&#8217; Augusto Pinochet, et qu&#8217;il qualifie de<em> « véritable camisole de force contre la démocratie &#8220;. </em>Il milite aussi pour la fin du système électoral binominal,<em> </em><em>« </em><em>premier pas nécessaire pour lutter contre l&#8217;exclusion</em><em> ».</em><em> </em> De même, il critique durement les politiques menées ces vingt dernières années par la Concertación, <em>« une droite déguisée »</em> selon ses propres propos. En compagnie de Cosme Caracciolo, candidat aux législatives du district de San Antonio et ancien président du syndicat des pêcheurs artisanaux, et de Francisco Marin, candidat aux législatives dans le district de Valparaiso, Juan Guzmán fait campagne pour dénoncer la privatisation de la mer provoquée par <a href="http://www.americagora.com/le-saumon-chilien-victime-dun-virus-et-de-lexploitation-a-outrance/777" target="_blank">la crise de l’industrie du saumon</a>, et défendre la nationalisation ou la renationalisation des ressources minières et naturelles du Chili.</p>
<p><strong>Héros de la gauche alternative? </strong><em>«  Ces dernières années, les forces politiques ont privilégié les entreprises multinationales, les grandes entreprises forestières,<a href="http://www.americagora.com/chili-un-barrage-electrique-sinvite-dans-la-campagne-electorale/914" target="_blank"> le business hydroélectrique,</a> mais personne ne s’est engagé envers nos pêcheurs artisanaux, les mapuches et les groupes minoritaires de différentes parties du pays qui aujourd’hui n’ont pas de voix. » </em>s’exclame ainsi l’ancien juge connu auparavant pour son conservatisme. En effet, dans ses mémoires<em> </em>intitulées <em>Au bord du monde</em>, Juan Guzmán reconnaît sans détour avoir célébré le coup d’Etat contre Salvador Allende en 1973. Ce n’est que lorsqu’il fut en charge de l’enquête judiciaire contre Pinochet en 1998, qu’il prit conscience de la répression exercée par le régime dictatorial et qu&#8217;il devint critique envers les politiques de droits de l&#8217;homme adoptées depuis la transition démocratique.</p>
<p>Aujourd’hui, à l’âge de 70 ans, Juan Guzmán est en passe de devenir une figure emblématique de la gauche alternative chilienne. D’ailleurs, l’ex-leader lycéenne du mouvement des « pingouins » qui secoua le Chili en 2006, María Jesús Sanhueza, accompagnée d’une trentaine d’étudiants et de lycéens, est venue soutenir la candidature de Juan Guzmán et de Cosme Caracciolo à San Antonio en déclarant au journal <a href="http://www.elciudadano.cl/2009/09/08/maria-jesus-sanhueza-%E2%80%9Cme-vine-a-inscribir-en-san-antonio-porque-ahora-tengo-candidato%E2%80%9D/" target="_blank">El Ciudadano</a> : <em>« maintenant, nous avons un candidat pour qui voter. »</em></p>
<p><object style="width: 330px; height: 267px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="330" height="267" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/we08XP60wfE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed style="width: 330px; height: 267px;" type="application/x-shockwave-flash" width="330" height="267" src="http://www.youtube.com/v/we08XP60wfE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"></embed></object></p>
<p><strong>Agathe MARIN</strong></p>
<p>Photo Flickr Steve Rhodes</p>
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