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	<title>Americagora &#187; Politique</title>
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		<title>L&#8217;Équateur voudrait voir l’avenir en vert</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 16:49:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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Refuser d&#8217;exploiter les gisements de pétrole en Amazonie pour respecter l&#8217;environnement? C&#8217;est le choix de l&#8217;Équateur, qui souhaite instaurer en échange une compensation financière internationale.
Les Taromenani et Tagaeri, deux peuples volontairement isolés en Amazonie équatorienne sont sûrement loin d’imaginer qu’ils sont cités dans les journaux, et que l’on parle autant d’eux dans les sphères [...]]]></description>
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<p><strong>Refuser d&#8217;exploiter les gisements de pétrole en Amazonie pour respecter l&#8217;environnement? C&#8217;est le choix de l&#8217;Équateur, qui souhaite instaurer en échange une compensation financière internationale.<span id="more-1393"></span></strong></p>
<p>Les Taromenani et Tagaeri, deux peuples volontairement isolés en Amazonie équatorienne sont sûrement loin d’imaginer qu’ils sont cités dans les journaux, et que l’on parle autant d’eux dans les sphères du pouvoir, en Équateur et dans le monde entier. Ce qu’ils savent en revanche mieux que les journalistes et les hommes politiques, c’est qu’ils vivent dans un endroit unique au monde,  le parc Yasuni. L’une des réserves de biosphère de la planète, un paradis vert au cœur de l’Amazonie, à 300 kilomètres et 12 heures de pirogue de Quito, la capitale du pays. On raconte que l’on trouve autant d’espèces d’arbre dans un seul hectare de cette partie de la jungle que dans toute l’Amérique du Nord. 1500 espèces d’arbres, 500 espèces d’oiseaux, 40% des mammifères de toute l’Amazonie&#8230;Un véritable or vert qui dissimule une autre richesse, bien plus convoitée : l’or noir, le pétrole. Près de 850 millions de barils reposent dans cette région que l’Unesco a classée « réserve mondiale de la biosphère » en 1989.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/Petrole-Amazonie1.JPG"><img class="alignleft size-medium wp-image-1399" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Petrole Amazonie" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/Petrole-Amazonie1-258x300.jpg" alt="Petrole Amazonie" width="258" height="300" /></a>Une aubaine pour le plus petit des pays andins dont la moitié des revenus provient de l’exportation du brut. Le pétrole du Yasuni, qui constitue 20% des réserves nationales de brut, pourrait rapporter près de 7 milliards de dollars au pays. Pourtant le brut est toujours sous terre. L’Equateur a dit non. Non à l’exploitation, non aux bénéfices mais aussi non à la pollution et à la probable disparition de deux tribus isolées, les Taromenani et les Taegari ainsi que leurs voisins Waorani.</p>
<p><strong>Provocations et démissions. </strong>Non, à une condition. Une compensation financière, une participation mondiale, un effort des pays développés pour protéger un bien commun à l’humanité, l’Amazonie. L’Equateur demande donc aux pays riches de verser de l’argent pour alimenter un fonds qui permettra aux Equatoriens de se passer de l’argent du pétrole. Grâce à ce fonds, des projets d’éducation, de santé, de protection de l’environnement pourront être menés en Amazonie et dans tout le pays. C’est le projet phare du gouvernement Correa , le projet « Yasuni ITT », un sigle pour le nom des trois forages d’exploration se trouvant dans la zone  : Ishpingo-Tambococha-Tiputini.</p>
<p>Ne restait qu’à transformer ces mots en action. Le sommet de Copenhague, en décembre 2009 constitue une occasion en or pour mettre en avant les idées d’un petit pays sud-américain. Les pays européens commencent à faire des promesses de contribution, le projet s’affiche peu à peu dans les médias. C’est sans compter sur le goût du rebondissement du président équatorien. Rafael Correa refuse que l’ONU mette les pieds dans son pays pour surveiller la mise en place du « Yasuni ITT ». C’était pourtant la condition des pays donateurs. Pour le président équatorien, ce serait une perte de souveraineté nationale. L’équipe « Yasuni ITT » démissionne, en désaccord avec le président.</p>
<p>Février 2009. Nouvelle équipe. La protection du sous-sol amazonien est toujours au programme. Pour Matthieu le Quang, chercheur en sciences sociales à l’Institut d&#8217;études politiques d’Aix en Provence, collaborateur de l’équipe Yasuni ITT, &#8220;il y a désormais plusieurs défis&#8221;.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/SON1-Yasuni.mp3">Sonore 1 Yasuni    &#8220;Il faut rebondir sur l&#8217;échec de Copenhague&#8221;<br />
</a></strong></p>
<p>A Quito, le nouveau <em>« fideicomiso »</em> qui définit les conditions d’application du projet vient d’être approuvé par le président. Après l’accord du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), la feuille de route devrait être signée le 22 avril à Cochabamba en Bolivie à la Conférence Mondiale des peuples sur le changement climatique. Tout un symbole&#8230;Le projet devrait repartir de l’avant.</p>
<p>Des doutes subsistent, cependant. En Equateur, un des anciens membres de l’équipe, Roque Sevilla a fait une sortie médiatique fracassante en annonçant que le gouvernement est en train de renoncer. Correa voudrait exploiter le pétrole. Il aurait accordé une licence d’exploitation à Petroecuador, l’entreprise pétrolière nationale, et serait en train d’adopter le plan B, c’est à dire l&#8217;exploitation des gisements du Yasuni. Autre condition primordiale à la réussite du projet : les contributions financières des pays développés. Car il y a peu de promesses concrètes pour le moment. L&#8217;Allemagne serait prête à donner, la Belgique aussi. L’Espagne et la France proposent, en revanche une annulation de la dette, ce qui, selon Matthieu le Quang, serait une fausse bonne idée.<strong> </strong></p>
<p><strong> <a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/SON2-Yasuni.mp3">Sonore 2 Yasuni</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Certains enfin, bien que défenseurs de l’environnement, jugent le <strong>projet insuffisant</strong>. Le « Yasuni ITT » attire l’attention internationale sur une partie minoritaire de la forêt sans s’intéresser aux destructions déjà perpétrées par les compagnies déjà présentes dans la jungle. Pour eux, ce projet n’est qu’un alibi, l’arbre qui cache les dégradations massives de la forêt amazonienne.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Julie Banos.</strong></p>
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		<title>Le sous-commandant Marcos subventionné par l’ETA?</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 14:22:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un anonyme, qui se dit déserteur de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, livre à la presse mexicaine des informations explosives qui mettent en exergue des liens financiers supposés entre le mouvement néo-zapatiste et l’organisation terroriste basque. Un million d’euros auraient été versés aux rebelles sans visages de la forêt Lacandone.
-De Mexico-
Le grand journal mexicain conservateur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un anonyme, qui se dit déserteur de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, livre à la presse mexicaine des informations explosives qui mettent en exergue des liens financiers supposés entre le mouvement néo-zapatiste et l’organisation terroriste basque. Un million d’euros auraient été versés aux rebelles sans visages de la forêt Lacandone.<span id="more-1390"></span></p>
<p><em>-De Mexico-</em></p>
<p>Le grand journal mexicain conservateur <em>Reforma,</em> a publié fin mars 2010 le témoignage accablant d’un membre de l’EZLN qui affirme avoir abandonné le mouvement insurgé mexicain.  L’informateur anonyme, qui prétend avoir « atteint un poste de haut rang au sein de la structure milicienne »,  a adressé au journal un document qui révèle les identités, numéros de téléphone, et modèles de voitures utilisés par le « Sub » Marcos et ses acolytes.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/474228148_01b8391b8f_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1391" style="margin: 1px; border: 1px solid black;" title="474228148_01b8391b8f_o" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/04/474228148_01b8391b8f_o-300x235.jpg" alt="474228148_01b8391b8f_o" width="300" height="235" /></a>Cerise sur le taco, l’ex-zapatiste livre 3 photos montrant le <a href="http://www.americagora.com/un-livre-qui-remonte-aux-racines-du-soulevement-zapatiste/1349" target="_blank">sous-commandant Marcos </a>sans son légendaire passe-montagne. Du jamais vu depuis la publication en 1995 par les autorités mexicaines des images du visage de Rafael Sebastián Guillén Vicente, ancien professeur de la  Universidad Autónoma Metropolitana de Mexico,  présenté officiellement comme l’identité réelle de Marcos.</p>
<p>On  entrevoit sur ces clichés un homme barbu et maigre, une apparence qui contraste beaucoup avec l’embonpoint qu’avait laissé apprécier Marcos lors de ses dernières apparitions publiques en 2006.</p>
<p>Mais la « bombe » que révèle Reforma concerne surtout les liens financiers qui semblent s’être établis entre les insurgés du Chiapas et les artificiers basques…</p>
<p>Selon l’article «des visiteurs étrangers » italiens et basques auraient livré dernièrement « 750 000 euros, puis 350 000 à l’Assemblée de Bon Gouvernement de la Garrucha, le lieu où est établi le campement militaire le plus important de l’EZLN ». Le journal assure que ces révélations constituent « les preuves de la relation de l’EZLN avec l’organisation terroriste basque ETA ».</p>
<p>Quel crédit accorder aux déclarations d’un renégat anonyme qui balance ses anciens potes du maquis lacandon ?<strong> La fabrication de preuves et l’apparition opportune de témoins mystérieux est une pratique courante au Mexique</strong>.</p>
<p>On sait aussi que les militants se récupèrent facilement, dans un pays où (quoi qu’on en dise) on préfère souvent les « bons arrangements entre amis » à un déferlement de violence. Pancho Villa, le Centaure du Nord, héro de la révolution mexicaine, ne s’est-il pas vu offrir une superbe hacienda pour finir sa vie en échange de la reddition ?</p>
<p>Il n’empêche, ce témoignage –vrai ou pas- tape là où ça fait mal…  Le 12 octobre 2002 Marcos s’était attiré l’opprobre quasi unanime en réalisant une déclaration fracassante dans laquelle il défendait le droit du peuple basque à « lutter politiquement pour une cause qui est légitime», traitant par la même occasion le juge espagnol Baltazar Garzón de «clown grotesque» pour avoir «déclaré illégale la lutte politique du pays basque»…</p>
<p>S’aliénant par là-même le soutien d’une bonne partie de son fan-club international le « Comandante Cero» s’était alors plongé dans un silence médiatique donc il n’est ressorti que brièvement en 2005, à l’occasion de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Autre_Campagne" target="_blank">la Otra Campaña</a>, initiative indépendante en faveur de la participation populaire réalisée en parallèle des élections présidentielles mexicaines de 2006.</p>
<p>Une attaque contre le mouvement zapatiste qui tombe donc à point nommé dans un contexte de militarisation croissante du pays et alors que les groupes zapatistes, encerclés de toutes part, semblent à bout de souffle.</p>
<p>Dans ce combat inégal, le véritable terrain de bataille est depuis bien longtemps médiatique : d’ors et déjà, les législateurs mexicains de tout bords ont demandé l’ouverture d’une enquête sur ces liens financiers supposés entre l’ETA et l’EZLN.</p>
<p>Mardi 30 mai, Magdalena Gómez, de la Jornada s’interrogeait : « qu’y a-t-il derrière cette volonté de faire le rapprochement entre le zapatisme et une organisation comme l’ETA ? Pourquoi oublie-t-on la condamnation publique du terrorisme sous toutes ses formes qu’a faîte Marcos au cours d’un échange épistolaire conflictuel avec l’ETA ?</p>
<p>« Nous ne savons pas si l’attaque sera seulement médiatique ou s’il faut y voir l’annonce d’une offensive de plus grande ampleur de la part de l’état ; c’est une possibilité qu’on ne peut pas écarter. », conclue-t-elle.</p>
<p>La première balle est tirée, quelle sera la riposte des zapatistes ?</p>
<p><strong>Nicolas Quirion</strong>.</p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/esparta/474228148/sizes/o/" target="_blank">Esparta,</a> Flickr.</em></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Después del golpe de Estado, la ofensiva continúa</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 12:40:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Israel Ayala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve espagnol]]></category>
		<category><![CDATA[Honduras]]></category>
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		<description><![CDATA[Ya nadie habla de Honduras. Sin embargo, las violaciones a los derechos humanos continúan. Análisis de RSF.
El asunto de Honduras lo creíamos ya terminado. Liquidado, este golpe de Estado del 28 de junio de 2009 que algunos trataron de presentar como una “sucesión presidencial” (leer aquí la crónica de Americagora-RSF del 18 de noviembre de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ya nadie habla de Honduras. Sin embargo, las violaciones a los derechos humanos continúan. Análisis de RSF.<span id="more-1386"></span></p>
<p>El asunto de Honduras lo creíamos ya terminado. Liquidado, este golpe de Estado del 28 de junio de 2009 que algunos trataron de presentar como una “sucesión presidencial” (leer aquí la crónica de Americagora-RSF del 18 de noviembre de 2009). Las elecciones del 29 de noviembre tuvieron lugar para ver el cambio democrático después de cinco largos meses de represión, de batida a la Resistencia, y de suspensiones continuas de los medios de comunicación de oposición.</p>
<p>La investidura presidencial de Porfirio Lobo Sosa, propulsada políticamente a favor del golpe de Estado, hizo el resto el 27 de enero pasado. ¿El resto? Mejor dicho la continuación de cinco meses de calvario. Quince días después del controvertido escrutinio, el 13 de diciembre de 2009, el joven defensor de los derechos humanos y militante de la causa gay Walter Tróchez fue secuestrado y asesinado en Tegucigalpa.  Lo mismo había sucedido nueve meses atrás, en otro secuestro producto de amenazas dirigidas en su calidad de opositor.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/matraques.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1385" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="matraques" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/matraques-300x198.jpg" alt="matraques" width="300" height="198" /></a>Durante este tiempo, las fuerzas del orden reanudaban el asalto y la incautación de los equipos contra Radio Globo, Canal 36, Radio Uno e incluso contra la redacción del periódico en línea <em>El Libertador</em>, es decir, tantos medios en el colimador desde el golpe de Estado que ellos mismos habían condenado. Y también en la línea de mira, las radios comunitarias –en un mal estatuto bajo el seno de una legislación hondureña que las ignora– no han parado de sufrir. Sobre todo cuando combaten, además del golpe de Estado, lucrativos proyectos de bienes raíces ubicados en tierras ancestrales.</p>
<p>En la costa atlántica, la estación de radio Faluma Bimetu (Radio Coco Dulce) de los Garifunas, hondureños de ascendencia africana, fue destruida por un incendio el 6 de enero. Gracias a la ayuda de organizaciones internacionales, afortunadamente pudo reanudar sus programas desde entonces.</p>
<p>¿La investidura iba a dar la ilusión de un “regreso a la normalidad”? La respuesta vino durante el mes de marzo cuando tres periodistas fueron asesinados en menos de quince días en emboscadas carreteras, uno en Tegucigalpa y los otros dos en la costa caribeña. En la capital, el atentado que le costó la vida a Joseph Ochoa, de la cadena privada Canal 51, tenía como objetivo aparentemente a su colega Karol Cabrera, reconocida, entre otras cosas, por su apoyo radical al golpe de Estado. Nueve días después, David Meza Monteinos murió bajo las balas en La Ceiba, en una región fuertemente expuesta al narcotráfico,  y quien dijo que tuvo que soportar muchas amenazas. Finalmente, el 14 de marzo, Nahúm Palacios, de la pequeña cadena local Televisora del Aguán-Canal 5, agregó su nombre a la hecatombe.</p>
<p>La conmoción suscitada por este último asunto, mostrada por una manifestación unánime de toda la profesión, disimuló las heridas todavía dejadas por el golpe de Estado.  A pesar de algunas excepciones, ningún medio de comunicación recordó que la víctima militaba en la Resistencia, que recibía amenazas porque “tomaba la defensa de los pobres”, y que sufría de brutalidades recurrentes infligidas por militares. Ninguna línea sobre este punto figura tampoco en el periódico <em>Diario Tiempo</em>, el único de los cuatro periódicos de gran tirada del país que no apoyó el golpe del 28 de junio. ¿Por falta de espacio o por miedo? Si el golpe de Estado está oficialmente sometido a nivel institucional, éste continúa en el terreno mediático. Y más allá.</p>
<p>La impunidad reina. Acaba incluso de beneficiar con una prima significativa, el 8 de marzo, al general Romeo Vásquez Velásquez, quien está a la cabeza de la empresa nacional de telecomunicaciones Hondutel. Una amnistía por la promoción, para un alto suboficial oportunamente retirado de los cuarteles después del 29 de noviembre, y bajo la orden de que la armada habría participado hasta el punto de bloquear las comunicaciones satelitales de los medios extranjeros mientras Manuel Zelaya era desplazado por la fuerza el 28 de junio.</p>
<p>El golpe de Estado no ha terminado. Y sus consecuencias colocan a Honduras, en este comienzo de 2010, en el poco envidiable segundo lugar de los países más mortales del continente, después de México y Colombia.</p>
<p>En México, los cuatro periodistas, pueden ser cinco, asesinados desde el primero de enero pesan aparentemente poco contra los diecinueve mil muertos de la ofensiva contra el narcotráfico, lanzada en diciembre de 2006 por el presidente Felipe Calderón. Los comportamientos de la policía y la armada, bajo fuertes sospechas de infiltración por parte del crimen organizado, en particular, contra una prensa muy curiosa, se distinguen a veces pocas represalias de los narcotraficantes. Entregado a una guerra que no dice su nombre, y en la que el tema está igualmente suspendido a la voluntad política de los Estados Unidos en materia del control de las armas, el país afronta hoy una misma pregunta fundamental que Honduras después del golpe. ¿Qué queda del Estado de derecho? ¿Qué valor para la Constitución y las libertades fundamentales, allí donde la impunidad se ha convertido en la regla con el aval mismo de las autoridades?</p>
<p>Los móviles invocados por las autoridades mexicanas en dos recientes asesinatos de periodistas se prestarían a la risa si la situación fuera otra. La muerte del director del periódico local Jorge Ochoa Martínez, acaecido en el Estado de Guerreo en enero pasado, tendría por origen un “intercambio verbal luego de un conflicto en un embotellamiento carretero”. En cuanto al periodista de radio Jorge Rabago Valdez, fallecido el 2 de marzo en Reynosa en el estado de Tamaulipas –otra Ciudad Juárez–, habría sido víctima de “desvanecimiento” y de “coma diabético”. Un diagnóstico que no comparte casi nadie en la prensa local que se ha reducido a la autocensura bajo el terror. ¿Y qué dice la comunidad internacional al respecto?</p>
<p style="margin-top: 15px;margin-bottom: 15px;text-indent: 0px"><a href="http://www.americagora.com/category/medias/rsf" target="_blank"><strong>&gt;Encuentre las otras crónicas de RSF en esta sección.</strong></a></p>
<p style="margin-top: 15px;margin-bottom: 15px;text-indent: 0px"><strong>Benoît Hervieu</strong>, Oficina de las Américas de Reporteros Sin Fronteras.</p>
<p style="margin-top: 15px;margin-bottom: 15px;text-indent: 0px"><em>Traducción: Israel Ayala</em></p>
<p style="margin-top: 15px;margin-bottom: 15px;text-indent: 0px"><em><em>Foto: <a href="http://www.flickr.com/photos/jblndl/3981126482/sizes/l/" target="_blank">Môssieur J, Flickr.</a></em></em></p>
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		<title>Le Mexique célèbre ses premiers mariages homosexuels</title>
		<link>http://www.americagora.com/le-mexique-celebre-ses-premiers-mariages-homosexuels/1382</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 16:06:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Israel Ayala</dc:creator>
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		<description><![CDATA[

En dépit de l&#8217;opposition de l&#8217;église catholique et d&#8217;un recours du gouvernement fédéral devant la Cour suprême, le Mexique a célébré le 11 mars les premiers mariages homosexuels autorisés par la loi: cinq couples ont été les premiers à s&#8217;unir à la mairie de la capitale mexicaine. Le mariage homosexuel est encore rare sur ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xcjxxd" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.dailymotion.com/swf/xcjxxd" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<em><span id="more-1382"></span></em></p>
<p>En dépit de l&#8217;opposition de l&#8217;église catholique et d&#8217;un recours du gouvernement fédéral devant la Cour suprême, le Mexique a célébré le 11 mars les <strong>premiers mariages homosexuels</strong> autorisés par la loi: cinq couples ont été les premiers à s&#8217;unir à la mairie de la capitale mexicaine. Le mariage homosexuel est encore rare sur ce continent puisqu&#8217;il n&#8217;est autorisé qu&#8217;en Argentine, et dans la ville de Mexico.</p>
<p>Vidéo mise en ligne le 12 mars 2010.</p>
<p>Commentaire : Israel AYALA.</p>
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		<title>L&#8217;enfer des maquiladoras</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 09:32:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Médecins du monde a mené une enquête dans les usines du Guatemala. Près de 100.000 femmes y travaillent dans des conditions difficiles, pour un salaire de misère.
Le travail commence à 6h du matin. Jusqu&#8217;à 18h30, les femmes employées dans les maquiladoras (usines employant une main d&#8217;œuvre peu chère) racontent qu&#8217;elle cousent, emballent, marquent et vérifient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Médecins du monde a mené une enquête dans les usines du Guatemala. Près de 100.000 femmes y travaillent dans des conditions difficiles, pour un salaire de misère.<span id="more-1378"></span><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/machine-à-c.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1379" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="machine à c" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/machine-à-c.jpg" alt="machine à c" width="300" height="219" /></a></p>
<p>Le travail commence à 6h du matin. Jusqu&#8217;à 18h30, les femmes employées dans les maquiladoras (usines employant une main d&#8217;œuvre peu chère) racontent qu&#8217;elle cousent, emballent, marquent et vérifient les vêtements. Répétant ainsi des milliers de fois le même geste souvent sous la pression hiérarchique, et ce, pour un salaire de 4 euros par jour, qui ne permet pas de faire vivre une famille.</p>
<p>Selon l&#8217;ONG Médecins du Monde (MDM) qui a publié une enquête fin février 2010, sur les 589  femmes qui ont témoignées, 90% ont fait état de mauvais traitements. Un enfer quotidien qui s&#8217;ajoute au non respect du droit du travail puisque beaucoup de ces travailleuses n&#8217;ont pas de couverture maladie.</p>
<p>Une enquête et des témoignages à lire sur le site de <a href="http://www.medecinsdumonde.org/fr/Presse/Communiques-de-presse/International/Maquilas-Bienvenue-en-zone-de-non-droit" target="_blank">Médecins du monde</a>.</p>
<p><a href="http://www.medecinsdumonde.org/fr/content/download/13696/147861/file/DP%208mars2010_Guatemala_MedecinsduMonde.pdf" target="_blank">Le rapport est à télécharger ici</a> (PDF).</p>
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		<title>La Cour Constitutionnelle ferme la porte à la réélection d&#8217;Uribe</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 22:56:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vendredi, 26 février, la Cour Constitutionnelle colombienne a invalidé la loi qui organisait un référendum visant à permettre la réélection de l&#8217;actuel président.
Quelques journaux français ont commenté cette décision. Le Monde met l&#8217;accent sur la réaction du président Uribe et énonce quelques uns des moments forts de son mandat. L&#8217;Express met en avant les perspectives [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi, 26 février, la Cour Constitutionnelle colombienne a invalidé la loi qui organisait un référendum visant à permettre la réélection de l&#8217;actuel président.<span id="more-1372"></span></p>
<p>Quelques journaux français ont commenté cette décision. <em><a id="d62." title="Le Monde" href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/02/27/alvaro-uribe-ne-pourra-pas-se-presenter-une-troisieme-fois-a-la-presidence-colombienne_1312154_3222.html">Le Monde</a></em> met l&#8217;accent sur la réaction du président Uribe et énonce quelques uns des moments forts de son mandat. <em><a id="ktj9" title="L'Express" href="http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-colombien-alvaro-uribe-ne-pourra-pas-briguer-un-3e-mandat_851733.html">L&#8217;Express</a> </em>met en avant les perspectives nouvelles des présidentielles de mai. <em><a id="ohim" title="Le Figaro" href="http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/01/01003-20100301ARTFIG00013-fin-de-partie-pour-uribe-le-tombeur-des-farc-.php">Le Figaro</a></em>, quant à lui, met l&#8217;accent sur la portée régionale de la décision de la Cour, dans un continent où les modifications à la constitution ont permis à plusieurs chefs d&#8217;État de prolonger leur mandat.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/justice.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1373" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="justice" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/03/justice-300x239.jpg" alt="justice" width="300" height="239" /></a>On sait cependant peu sue la décision en elle même, et sur l&#8217;organe judiciaire qui a infléchi le sort des élections. Sept des neuf magistrats qui forment le haut tribunal ont considéré que le processus de préparation de la loi n&#8217;avait pas respecté les procédures légales et que la possibilité d&#8217;une réélection portait atteinte à l&#8217;équilibre des pouvoirs. Seuls Mauricio Gonzales, président de la Cour et ancien secrétaire juridique de la présidence et Jorge Pretelt, un proche d&#8217;Uribe, ont voté contre le rapport de Humberto Sierra Porto, le magistrat rapporteur.</p>
<p>Selon la Cour, la loi référendaire est contraire aux principes fondamentaux de la constitution : «<em> séparation des pouvoirs, système de poids et contrepoids, la règle de l&#8217;alternance et des périodes préétablies, l&#8217;égalité et le caractère général et abstrait des lois »</em>. Le verdict met l&#8217;accent sur les vices de forme qui affectent différents moments de la procédure législative. Il affirme ainsi que ces vices ne sont pas <em>« de simples irrégularités formelles mais des violations substantielles au principe démocratique, dont l&#8217;une des composantes essentielles est le respect des formes prévues pour que les majorités s&#8217;expriment »</em>.</p>
<p>Americagora vous recommande <a id="rnzd" title="une analyse plus approfondie" href="http://bit.ly/c5cnNV" target="_blank">l&#8217;analyse approfondie</a> de l&#8221;Observatoire Politique d&#8217;Amérique Latine et des Caraïbes (OPALC), sur cette décision historique de la Cour Constitutionnelle Colombienne.</p>
<p><strong>Jacobo Grajales</strong>.</p>
<p>Photo: Daquella manera, <a href="http://www.flickr.com/photos/daquellamanera/157653964/sizes/l/" target="_blank">Flickr</a>.</p>
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		<title>Trois exilés, deux flics, une mémoire retrouvée</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 16:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. 
 





Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. <span id="more-1360"></span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1361" class="wp-caption alignnone" style="width: 206px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda.jpg"><img class="size-medium wp-image-1361" title="Sepulveda" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda-291x300.jpg" alt="Sepulveda" width="196" height="203" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est une valeur sûre : <em>« le plus populaire des écrivains chiliens »</em> &#8211; comme il aime le rappeler à la maison comme à l’étranger-  compte une bonne douzaine d’ouvrages à son actif, traduits en plus de 70 langues.</p>
<p>A la lecture de <em>L’ombre de ce que nous avons été*</em>, on se dit finalement qu’il n’y a que Sepúlveda pour mettre en scène un mort et trois exilés chiliens dans une fiction aux allures de polar et  à l’ironie bien ficelée. Et ça marche. A Santiago, trois anciens militants de gauche dans les années Allende se retrouvent trente ans plus tard dans une bicoque de banlieue populaire  pour préparer une ultime action révolutionnaire. En attendant l’arrivée de l’ « expert », qui n’arrivera jamais puisqu’il vient de rendre l’âme, la mémoire s’active et les souvenirs fusent. Querelles de chapelle entre maoïstes et léninistes, idéaux d’un temps révolu, fermes communautaires, toutes les années 1970 défilent et font sourire le lecteur.</p>
<p>Si, quelquefois, la conversation fait état de la calvitie avancée de l’un ou de l’embonpoint de l’autre, très souvent, elle refait naître les anecdotes de l’exil. De la Place Saint-Michel à Paris à l’Alexanderplatz de Berlin, en passant par l’enfer communiste en Roumanie, à chaque exilé son lot de souvenirs, tantôt émouvants, tantôt forçant l’admiration, mais toujours racontés sur le ton de l’humour.</p>
<p><strong>Perdants de l’histoire. </strong>Sepúlveda signe là son ouvrage le plus personnel. Dans <em>Le vieux qui lisait des romans d’amour, </em>Sepúlveda tirait de son séjour d’étude chez les indiens Shuars en Amazonie la matière de son roman. Dans <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, c’est toute sa vie d’exilé qui est réquisitionnée pour l’occasion. Des bribes de vie, auxquelles il a ajouté celles de ses compagnons de galère et d’aventures. En somme, <em>« </em><em>un condensé de toutes les anecdotes entendues autour de (moi) ».</em></p>
<p>De ce vécu, Sepúlveda tire cette aptitude à décrire, tout en souvenirs et ressentis, la nature de la souffrance de l’exil, du déracinement de 1973 à la quête de sens et de place à l’heure du retour au bercail dans les années 1990. Un « devoir de mémoire » sous forme de roman qui évoque l’expérience, souvent tue par rapport au souvenir toujours très vivant des disparus politiques de la dictature du général Pinochet, mais vécue par plus d’un million de Chiliens, soit plus de 10% de la population chilienne de l’époque. <em>« J’ai voulu rendre hommage </em><em>à ceux qui ne font pas partie de l’histoire officielle, les invisibles, ceux que l’histoire a délibérément oublié, mais qui ont contribué grandement à la construire ».</em> D’où également ces anecdotes merveilleusement brodées au récit : le souvenir de l’anarchosyndicaliste chilien Clotario Blest, fondateur de la <em>Central Única de Trabajadores</em>, les actions de résistance du Collectif Miguel Enríquez durant la dictature.</p>
<p><strong><em>« Mains propres »</em></strong><strong>.</strong> Sorte d’autobiographie collective, aux allures de thérapie, faisant écho aux désillusions de cette <em>« génération de vaincus »,</em> comme la qualifie lui-même Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em> n’en demeure pas moins un appel résolu à l’optimisme. Les deux détectives chargés d’enquêter sur la mort suspecte de l’ « expert » incarnent en eux-mêmes la relève du Chili : un inspecteur sur la retraite, intègre et honnête, accompagne et transmet la mémoire oubliée du pays à sa jeune recrue, qui, elle, née en 1973, a les <em>« mains propres »</em> et l’esprit curieux.</p>
<p>Aux anciens  révolutionnaires, toujours debout, mais fatigués d’avoir tant subi l’exil, Sepúlveda oppose cette nouvelle garde chilienne. Une génération qui, comme analyse l’auteur à l’approche du second tour des élections présidentielles chiliennes, <em>« ne va pas voter, non pas par désintérêt, mais parce qu’elle n’a pas le sentiment d’être représentée par les candidats ». </em></p>
<p>Incarner dans deux flics l’honnêteté et l’espoir d’un pays est osé, mais Sepúlveda aime décidément transgresser les lois de la littérature. Point de méchants dans cette parodie de Sherlock Holmes au suspens savamment entretenu. Les héros ne sont ni beaux ni glorieux, mais plutôt terriblement humains. Le tout prend vie sous d’incessantes pointes d’ironie et le drame n’est jamais très loin du rire, de résistance ou non. Après l’évocation d’une assassinat commis par l’Armée et jamais résolu, l’auteur fait disserter l’un de ses héros bedonnants sur le pourquoi de l’atrocité du café chilien. Quel meilleur résumé, finalement, que la dédicace en début de livre <em>« A mes compagnons, qui sont tombés, qui se sont relevés, qui ont soigné leurs blessures, protégé le rire, sauvegardèrent la joie et continuèrent à marcher » </em>? Le lecteur, lui, décidera, en lisant la dernière page, s’il a découvert un livre à la mémoire des perdants ou plutôt une ode optimiste à l’avenir. Sans doute un peu des deux, puisque l’un se nourrit de l’autre.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>*Luis Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, Ed. Métailé, 2009, 53 p.</p>
<p>Luis Sepúlveda, <em>La sombra de lo que fuimos</em>, Ed. Espasa, 2009, 174 p.</p>
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		<title>Cadences distinctes vers la mémoire de chaque côté des Andes</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:29:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Americagora &#8211; Reporters sans frontières.
En cette année des bicentenaires, deux pas importants ont marqué l’éternel rendez-vous du Cône sud de l’Amérique latine avec son histoire. Une histoire plus récente et plus douloureuse que l’âge d’or des indépendances.
En Argentine tout d’abord, persévérant dans son dessein d’ouvrir et de démocratiser l’information, la présidente Cristina Kirchner a ordonné, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Americagora &#8211; Reporters sans frontières.</em></p>
<p><strong>En cette année des bicentenaires, deux pas importants ont marqué l’éternel rendez-vous du Cône sud de l’Amérique latine avec son histoire. Une histoire plus récente et plus douloureuse que l’âge d’or des indépendances.</strong><span id="more-1354"></span></p>
<p>En Argentine tout d’abord, persévérant dans son dessein <a href="http://www.rsf.org/La-petite-revolution-mediatique-de.html" target="_blank">d’ouvrir et de démocratiser l’information</a>, la présidente Cristina Kirchner a ordonné, le 6 janvier, la déclassification des archives de la dictature militaire (1976-1983), toujours aux mains de l’armée. Contresigné par Nilda Garré et Julio Alak, respectivement ministres de la Défense et de la Justice, le décret présidentiel conclut que “les agissements des forces armées au cours de l’époque du terrorisme d’État démontrent que la classification comme non-publique de l’information et/ou documentation n’était pas destinée à protéger les propres intérêts légitimes d’un État démocratique mais, au contraire, a servi à occulter les manœuvres illégales d’un gouvernement de facto”.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1355" title="memoria argentina  © Xeneize" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina-300x225.jpg" alt="memoria argentina  © Xeneize" width="300" height="225" /></a></p>
<p><strong>Hommage national.</strong> Parmi les documents bientôt extraits des tiroirs des états-majors et du ministère de la Défense figurent notamment les archives du sinistre Bataillon 601, chargé des missions d’espionnages pour le compte de la marine, de l’armée de terre et des forces aériennes au pires heures de la répression. La mémoire collective et l’accès à l’information publique vont donc y gagner mais historiens et journalistes auront aussi leur lot de frustrations. Juste avant de remettre le cordon présidentiel à un Raúl Alfonsín élu en 1983, le général Reynaldo Bignone, avait dispersé entre des dépositaires privés les traces de certaines opérations clandestines. La sinistre Ecole supérieure mécanique de la marine (ESMA), où passa près du tiers des 30 000 disparus de la dictature, n’a pas encore révélé tous ses secrets. Alors que son tristement célèbre et ancien locataire, le capitaine Alfredo Astiz, repasse devant ses juges, la reconversion intégrale des lieux en Espace pour la Mémoire s’est achevée en 2008.</p>
<p>De l’autre côté des Andes, le Chili, nettement plus lent à rendre justice sur cette période, a lui aussi son musée de la mémoire depuis le 11 janvier, inauguré par Michelle Bachelet en toute fin de mandat, un mois après l’hommage national rendu au poète et chanteur Víctor Jara, assassiné en 1973 dans le stade de Santiago. Le second tour de l’élection présidentielle du 17 janvier devrait néanmoins amener au pouvoir le milliardaire de droite Sebastián Piñera, soutenu par les testamentaires politiques du général Pinochet. Curieux Chili où un pas en direction de la mémoire est suivi de très près par deux en arrière.</p>
<p>Au cours de cette semaine cruciale tombe, ce 14 janvier, un procès révélateur de l’ambivalence chilienne vis-à-vis du passé. Côté plaignant : Edwin Dmiter Bianchi, lieutenant de 23 ans à l’époque du coup d’État, impliqué dans une première tentative de putsch contre Salvador Allende (le <em>tanquetazo</em> qui coûta la vie au journaliste argentin Leonardo Henrichsen), le 29 juin 1973, et présent dans l’enceinte du stade national au moment du coup d’État du 11 septembre. Journaliste indépendante, Pascale Bonnefoy a relaté cette lourde tranche d’histoire dans un article en date du 25 mai 2006 et publié par plusieurs médias (<a href="http://estocolmo.se/chile/elprincipe_060526.htm). " target="_blank">lire l’article en espagnol ici</a>) Jaloux de son image, sinon de sa réputation, l’ex-lieutenant a déposé plainte contre l’auteur pour “calomnie” et “injure”.</p>
<p><strong>Mémoire amputée.</strong> Certes, n’importe quel citoyen et quel que soit son passé peut emprunter cette voie légale. Pascale Bonnefoy Miralles risque, quant à elle, une peine de trois à dix ans de prison. A cette première étrangeté au regard du principe de justice s’en ajoute une seconde, dans le traitement préliminaire du dossier. “Au moment de l’audience préparatoire, j’ai présenté une liste de dix témoins, neuf anciens prisonniers du stade et l’avocat du dossier Víctor Jara. Les avocats de Dmiter ont soutenu que ce nombre était excessif pour démontrer ‘un seul fait’.”, a expliqué la journaliste à Reporters sans frontières. “Le juge leur a donné gain de cause et j’ai dû me limiter à quatre témoins, en sélectionnant moi-même parmi les dix.”</p>
<p>Surprenant, en effet, quand on songe que tout témoignage est bienvenu pour concourir à &#8220;l’offre de preuve de la vérité du fait diffamatoire”, figure juridique imposée dans ce type d’affaire. En résumé, Pascale Bonnefoy doit restreindre ses moyens de défense pour plaider sa bonne foi et rétablir une vérité d’intérêt public.</p>
<p>Non, le Chili n’est décidément pas l’Argentine, où les chefs de la junte furent jugés deux ans seulement après la fin de la dictature malgré les lois d’amnistie ultérieures, annulées depuis. Le pays a rendu – tardivement – hommage à ses victimes, mais ne veut toujours rien dire de ses bourreaux. En Argentine, les victimes “disparaissaient”. Au Chili, les fantômes se sont rangés et un consensus malheureux a fait le reste. Une condamnation de Pascale Bonnefoy, à la veille de cette présidentielle-là, pourrait rendre définitivement intenable une mémoire amputée, qui viole le droit des Chiliens à connaître leur histoire.</p>
<p><strong>Benoît Hervieu</strong>, Bureau Amériques de Reporters sans frontières.</p>
<p>(Avec Emiliano Gullo à Buenos Aires et Alejandro Jiménez Susarte à Santiago du Chili)</p>
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		<title>Ritmos de memoria diferentes en cada lado de los Andes</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:26:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Americagora – Reporteros Sin Fronteras.
En este año de bicentenarios, dos pasos importantes han marcado la eterna cita del Cono Sur de América Latina con su historia. Una historia más reciente y más dolorosa que la Edad de Oro de las Independencias.
En Argentina primero, perseverante en su plan para abrir y democratizar la información (ver aquí), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Americagora – Reporteros Sin Fronteras.</em></p>
<p><strong>En este año de bicentenarios, dos pasos importantes han marcado la eterna cita del Cono Sur de América Latina con su historia. Una historia más reciente y más dolorosa que la Edad de Oro de las Independencias.</strong><span id="more-1356"></span></p>
<p>En Argentina primero, perseverante en su plan para abrir y democratizar la información (<a href="http://www.rsf.org/La-pequena-revolucion-mediatica-de.html" target="_blank">ver aquí), </a>la presidenta Cristina Kirchner ordenó, el 6 de enero, la desclasificación de los archivos de la dictadura militar (1976-1983), todavía en manos del ejército. Refrendado por Nilda Garré y Julio Alak, ministros de Defensa y de Justicia respectivamente, el decreto presidencial concluyó que “las maniobras de las Fuerzas Armadas durante la vigencia del terrorismo de Estado demuestran que la información y/o documentación clasificada con carácter no público no estuvo destinada a la protección de intereses legítimos propios de un Estado democrático sino que, por el contrario, sirvió como medio para ocultar los actos ilegales de un gobierno de facto”.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1357" title="memoria argentina © Xeneize" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina1-300x225.jpg" alt="memoria argentina © Xeneize" width="300" height="225" /></a></strong></p>
<p><strong>Homenaje nacional. </strong>Entre los documentos que pronto serán extraídos de los cajones del Estado Mayor y del Ministerio de Defensa figuran principalmente los archivos del siniestro Batallón 601, encargado de las misiones de espionaje a favor de la Marina, del Ejército y de las Fuerzas Aéreas en las peores horas de la represión. La memoria colectiva y el acceso a la información pública serán los ganadores, pero los historiadores y los periodistas tendrán también su paquete de frustraciones. Justo antes de colocar la banda presidencial a un Raúl Alfonsín, electo en 1983, el general Reynaldo Bignone había diseminado entre ciertos actores privados los restos de ciertas operaciones clandestinas. La siniestra Escuela Superior Mecánica de la Marina (ESMA), donde pasaron un tercio de los 30,000 desaparecidos de la dictadura, no ha revelado todavía todos sus secretos. Mientras que el capitán Alfredo Astiz, su tristemente célebre y ex locatario, vuelve a ser juzgado, la reconversión integral de los locales en Espacio para la Memoria se terminó en 2008.</p>
<p>Del otro lado de los Andes, Chile, mucho más lento para hacer justicia sobre este período, ha abierto su Museo de la Memoria desde este 11 de enero, inaugurado por Michelle Bachelet en pleno fin de mandato, un mes después del homenaje nacional en honor al poeta y cantante Víctor Jara, asesinado en 1973 en el estadio de Santiago. La segunda vuelta de la elección presidencial del 17 de enero deberá, sin embargo, llevar al poder al millonario de derecha Sebastián Piñera, apoyado por los testamentarios políticos del general Pinochet. Curioso, porque Chile da un paso adelante a favor de la memoria, seguido muy de cerca de dos pasos hacia atrás.</p>
<p>Durante esta semana crucial sale a la luz, este 14 de enero, un proceso revelador de la ambivalencia chilena con su pasado. Del lado de los denunciantes: Edwin Dmiter Bianchi, teniente del Ejército de 23 años de edad, durante la época del Golpe de Estado, implicado en una primera tentativa de golpe contra Salvador Allende (el <em>tranquetazo</em>, que le costará la vida al periodista argentino Leonardo Henrichsen), el 29 de junio de 1973, y presente en el Estadio Chile durante el golpe del 11 de septiembre. Periodista independiente, Pascale Bonnefoy relató este infortunado período de la historia en un artículo fechado el 25 de mayo de 2006 y publicado en distintos medios de comunicación (<a href="http://estocolmo.se/chile/elprincipe_060526.htm" target="_blank">leer el artículo</a>). Celoso de su imagen, y también de su reputación, el ex teniente presentó una denuncia contra la autora por “difamación” y “calumnia”.</p>
<p><strong>Memoria amputada. </strong>Ciertamente, todo ciudadano sin importar cuál sea su pasado puede recurrir a esta vía legal. Pascale Bonnefoy Miralles corre el peligro de una pena de tres a diez años de cárcel. Ante esta primera rareza con relación al principio de justicia se agrega otra, en el tratamiento preliminar del caso. “En la audiencia de preparación de juicio &#8211; en que ambas partes anuncian la evidencia documental y testimonial que presentarán en el juicio- yo presenté una lista de 10 testigos -  9 ex presos del estadio y el abogado querellante del caso de Víctor Jara. Los abogados de Dmiter reclamaron que era un número excesivo para ‘demostrar un mismo hecho’, explicó la periodista a Reporteros Sin Fronteras. “El juez accedió y me limitó a cuatro. Tuve que escoger en ese momento cuatro de los 10.”</p>
<p>Sorprendente, en efecto, si se considera que todos los testimonios son bienvenidos para contribuir como “prueba de la verdad del hecho difamatorio”, figura jurídica impuesta en este tipo de casos. En resumen, Pascale Bonnefoy tuvo que restringir sus medios de defensa para probar su buena fe y restablecer una verdad de interés público.</p>
<p>No, Chile no es decididamente Argentina, donde los jefes de la junta fueron juzgados únicamente dos años después del fin de la dictadura, a pesar de las leyes de amnistía posteriores, y anuladas después. El país ha rendido, tardíamente, homenaje a sus víctimas, pero no puede todavía decir nada de sus verdugos. En Argentina, las víctimas “desparecen”. En Chile, los fantasmas se organizaron y el consenso infeliz hizo el resto.  Una condena de Pascale Bonnefoy, a la víspera de esta presidencial, podría hacer definitivamente insostenible una memoria amputada, que viola el derecho de los chilenos a conocer su historia.</p>
<p><strong>Benoît Hervieu</strong>, Oficina de las Américas de Reporteros Sin Fronteras.</p>
<p>(Con Emiliano Gullo en Buenos Aires y Alejandro Jiménez Susarte en Santiago de Chile)</p>
<p>Traducción de Israel Ayala.</p>
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		<title>Un livre qui remonte aux racines du soulèvement zapatiste</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 14:29:42 +0000</pubDate>
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Un livre à lire à l&#8217;aube du centenaire de la Révolution mexicaine. L&#8217;auteure retrace ici les revendications politiques indigènes, de la conquête jusqu&#8217;au soulèvement zapatiste de 1994.
Au centre de ce livre, le Chiapas. Un Etat mexicain aux marges, paysan et pauvre. Pourtant, c&#8217;est aussi le lieu depuis lequel les problèmes de la redistribution des terres, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A.sdfootnoteanc { font-size: 57% } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Un livre à lire à l&#8217;aube du centenaire de la Révolution mexicaine. L&#8217;auteure retrace ici les revendications politiques indigènes, de la conquête jusqu&#8217;au soulèvement zapatiste de 1994.<span id="more-1349"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Au centre de ce livre, le Chiapas. Un Etat mexicain aux marges, paysan et pauvre. Pourtant, c&#8217;est aussi le lieu depuis lequel les problèmes de la redistribution des terres, des inégalités, de la discrimination et de l&#8217;entrée dans l&#8217;économie de marché ont été projetées au devant de la scène politique du pays.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Courtney Jung en donne le mérite aux organisations indigènes. L&#8217;EZLN  (armée zapatiste de libération nationale, insurrection menée par le sous commandant Marcos) en tête, ayant parvenu à focaliser l&#8217;attention nationale et internationale sur les discriminations structurelles au Mexique et les conséquences de la libéralisation du secteur agricole<a name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a> (chômage, émigration&#8230;). Mais l&#8217;auteur insiste aussi sur le fait que l&#8217;on ne peut comprendre ce soulèvement qu&#8217;à travers l&#8217;histoire de la paysannerie mexicaine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/12/192067727_b918946b5c_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1351" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="192067727_b918946b5c_o" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/12/192067727_b918946b5c_o-300x276.jpg" alt="192067727_b918946b5c_o" width="300" height="276" /></a>La colonie espagnole confina les autochtones au travail agricole, qui se trouvèrent par la suite  à la merci des privatisations de terre succédant à l&#8217;indépendance de la couronne. Les politiques corporatistes post-révolutionnaires maintinrent jusqu&#8217;aux années 1970 la paysannerie dans la dépendance. Les programmes de développement ainsi que l&#8217;accès au salariat d&#8217;une partie de la paysannerie permirent par la suite la formation de mobilisations paysannes d&#8217;opposition.  Mobilisations mises à mal par l&#8217;effondrement du mode de vie agricole dans les années 1980 et la chute de l&#8217;URSS. Jusque là pas ou très peu de traces de mobilisations en tant qu&#8217; &#8220;Indigènes&#8221;.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">C&#8217;est en fait l&#8217;émergence de l&#8217;attention nationale et internationale aux peuples autochtones dans les années 1990 qui a permis aux mobilisations paysannes chiapanèques (du Chiapas) de renouveler les termes de leurs lutte et de trouver un écho global. Les communautés rurales qui se trouvaient au centre du soulèvement de 1994 n&#8217;étaient donc pas celles ayant le plus conservé leurs langues et leurs coutumes mais les plus organisées politiquement à travers la vague d&#8217;opposition paysanne.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">La conclusion de l&#8217;auteure en est qu&#8217;<strong>il faut abandonner le prisme culturel à travers lequel sont conçus les peuples autochtones</strong>. Il s&#8217;imposerait donc de mettre en place ou de revendiquer des mesures intégrales en matière de droits politiques, civiques et sociaux. Cela afin de mettre fin aux mécanismes d&#8217;exclusions structurels tels que ceux qui ont eu lieu vis à vis des paysans mexicains. L&#8217;auteure rejette  les politiques qui consistent à appliquer des mesures d&#8217;éducation bilingue ou d&#8217;autonomie locale sans respect des droits fondamentaux. De ce dernier point témoigne le traitement judiciaire du <a href="http://www.jornada.unam.mx/2009/11/05/index.php?section=politica&amp;article=017n1pol" target="_blank">massacre d&#8217;Acteal</a> ou de l&#8217;enlèvement de <a href="http://narcosphere.narconews.com/notebook/kristin-bricker/2009/09/ocez-leader-disappeared-chiapas" target="_blank">leaders</a> de groupes de sans terres alors même que le Chiapas fait l&#8217;objet d&#8217;une mise en valeur touristique basée sur son côté <a href="http://www.youtube.com/watch?v=9IDQQ1RUFeI" target="_blank">« authentique »</a>.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Un livre accessible pour un ouvrage scientifique dont on regrette simplement qu&#8217;il ne soit disponible qu&#8217;en langue anglaise. Une version castillane serait pourtant pour plaire au plus grand nombre sur le continent.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p align="justify">Courtney Jung, <em>The Moral Force of Indigenous Politics: Critical Liberalism and the Zapatistas</em>, Cambridge University Press, New York, 2008. 350 pp. 24 eur.</p>
<div>
<p><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a>Notamment via la fin 	de l&#8217;Accord International sur le Café en 1989, la privatisation des 	terres en 1992 et l&#8217;entrée en vigueur de l&#8217;ALENA en 1994.</p>
<p><strong>Benoît Forcemaître.</strong></p>
<p><em>Photo: Heart of oak sur <a href="http://www.flickr.com/photos/gypsyrock/192067727/sizes/o/" target="_blank">Flickr</a>.</em></div>
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