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	<title>Americagora &#187; Venezuela</title>
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		<title>Déboires au Venezuela et bataille de chiffres en Argentine</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 06:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La récente publication des chiffres de l&#8217;économie latino-américaine pour l&#8217;année 2009 ne doit pas masquer des situations parfois très contrastées entre les Etats. Tour d’horizon de trois pays atypiques. 
En matière d’économie, les disparités entre les pays latino-américains sont criantes. Des disparités que ne reflètent pas les indicateurs classiques, dont les derniers chiffres pour l’année [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La récente publication des chiffres de l&#8217;économie latino-américaine pour l&#8217;année 2009 ne doit pas masquer des situations parfois très contrastées entre les Etats. Tour d’horizon de trois pays atypiques. <span id="more-1366"></span></strong></p>
<p>En matière d’économie, les disparités entre les pays latino-américains sont criantes. Des disparités que ne reflètent pas les indicateurs classiques, dont les derniers chiffres pour l’année 2009 ont été publiés récemment. Certes, l’ont s’est félicité que la croissance du PIB, estimée à 1,8% en 2009 pour l’ensemble de la zone, soit positive. Ou encore que le taux de chômage &#8211; estimé à 8,3% en 2009 pour l’ensemble de la zone<a href="#_ftn1">[1]</a>, soit presque un point de plus par rapport à 2008, n’ait pas dépassé la barre symbolique des 10%. Mais certains pays tels le Venezuela, l’Argentine ou le Chili, révèlent des tensions et des phénomènes particuliers.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Bolivar-billete.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1367" title="Bolivar billete" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Bolivar-billete-293x300.jpg" alt="Bolivar billete" width="208" height="213" /></a></strong></p>
<p><strong>Inflation incontrôlée et nationalisation des supermarchés. </strong>Au Venezuela, le problème de l’inflation prend chaque jour plus d’ampleur. Elle s’établit officiellement à 25% pour l’année 2009, ce qui représente le plus fort taux de la région. Dans ce contexte de hausse des prix, le président Chavez a déclaré, le 8 janvier, vouloir dévaluer le Bolivar de 50%. Cette décision a évidemment provoqué, au sein de la population, des mouvements de consommation massive, les vénézuéliens anticipant une baisse de la valeur de leur épargne. Déjà dévaluée en 2004 et en 2005, la valeur de la monnaie demeure un des piliers de la politique économique d’Hugo Chavez pour favoriser les exportations de pétrole. Cette décision a été récemment mise en cause par l’ancien dirigeant de la banque centrale vénézuélienne dans une interview accordée au quotidien  <em>El Nacional</em>. Domingo Maza Zavala dénonce la vision de court terme qui a guidé cette décision « <em>au détriment de la population</em> ». La perspective des élections législatives de septembre prochain aurait influencé cette dévaluation pour renflouer les caisses de l’Etat et relancer les politiques publiques cruellement déficitaires. L’ancien directeur insiste sur le fait que cela pourrait être totalement contre productif, estimant possible une inflation de 45% pour 2010 qui annulerait tout le bénéfice de politiques publiques renouvelées.</p>
<p>Afin de contrer cette prédiction le président a menacé de fermeture forcée tous les magasins qui pratiqueraient une hausse « spéculative » des prix. <em>Libération </em>dans son édition du 18 janvier a ainsi révélé que des supermarchés <em>Éxito </em>(dont le groupe français Casino est l’actionnaire majoritaire) ont été investis par la garde nationale dans le but d’être nationalisés, de même que de nombreux autres commerces de Caracas. Toujours pour contrer une inflation incontrôlée, la dévaluation a été divisée en deux : un dollar s’échange contre 2,60 bolivars pour l’importation de produits de première nécessité (santé, alimentation) et contre 4,30 bolivars pour les autres produits.</p>
<p>En <strong>Argentine</strong>, la publication des chiffres de l’inflation pour l’année 2009 a provoqué une véritable bataille de chiffres. Le 15 janvier, l’Indec, l’institut national des statistiques argentin, publie le chiffre de 7,7% d’inflation pour 2009. Un chiffre rapidement mis en cause par bon nombre d’institutions privées en raison du changement, depuis 2007, des méthodes de calcul employées par l’Institut. L’agence <em>Buenos Aires City</em>, dirigée par l’ancienne présidente de l’Indec Graciela Bevacqua, a ainsi calculé un taux d’inflation à 15%, tandis que la fondation de recherches économiques latino-américaines avance, de son côté, un chiffre supérieur à 17%. Cette polémique autour des statistiques officielles rappelle celle qui touche le DANE colombien, qui ne publie plus les chiffres de la pauvreté depuis 2005.</p>
<p><strong>Le Chili entre dans le club des pays riches. </strong>Autre son de cloche de l’autre côté des Andes. Admis le 11 janvier dernier au sein de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique), le Chili est le second pays latino américain à rejoindre l’organisation internationale après le Mexique en 1994. La presse chilienne se félicite dans l’ensemble de cette adhésion achevant une période de croissance économique de presque vingt ans.</p>
<p>Le nouveau président élu ce dimanche 17 janvier, Sebastián Piñera (droite modérée), a affirmé pendant la campagne qu’il ne changerait pas la nature de la politique économique menée jusqu’ici par Michelle Bachelet.  La biologiste spécialiste de l’environnement Flavia Liberona nuance ces succès économiques, car si son pays a su passer les étapes de l’adhésion à l’OCDE, d’autres obligations non écrites ont été moins scrupuleusement respectées. <em>El mostrador </em>du 12 janvier<em> </em>publie ses interrogations, notamment sur le coût environnemental de la croissance chilienne, centrée sur l’exploitation de métaux et matières premières comme le cuivre. Une dégradation des conditions de vie qui a également un impact social. « <em>Les chiffres montrent que la brèche entre les plus riches et les plus pauvres a augmenté durant les gouvernements de la Concertación, phénomène qui trouve son corollaire en matière d’environnement (…). Ce sont précisément les secteurs les plus pauvres qui se sont vus affectés par les catastrophes et les changements climatiques. L’inégalité dans l’accès à l’eau, les inondations,  entre autres problèmes, augmenteront au fur et à mesure qu’augmentera la température de la Terre. » </em></p>
<p><strong>Xavier Caillard</strong><em> </em></p>
<p>Crédit photo: © Fernando Pinto</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref">[1]</a> d’après la <em>Commission Economique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, </em>un organisme dépendant de l’ONU</p>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 18:27:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De la République Dominicaine aux colonies mennonites boliviennes en passant par l&#8217;Amazonie, la revue de presse d&#8217;Americagora s&#8217;arrête sur quelques reportages insolites&#8230;Semaine du 15/11
« Reportage : République Dominicaine », A l’occasion des 20 ans des droits de l’enfant, reportage de RFI auprès des enfants qui trient les déchets sur une déchetterie de Santo Domingo.
« Ils ont bravé Texaco [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De la République Dominicaine aux colonies mennonites boliviennes en passant par l&#8217;Amazonie, la revue de presse d&#8217;Americagora s&#8217;arrête sur quelques reportages insolites&#8230;Semaine du 15/11<span id="more-1298"></span></p>
<p><strong>« Reportage : République Dominicaine »</strong>, A l’occasion des 20 ans des droits de l’enfant, reportage de <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091112-2-reportage-republique-dominicaine" target="_blank">RFI </a>auprès des enfants qui trient les déchets sur une déchetterie de Santo Domingo.</p>
<p><strong>« Ils ont bravé Texaco au cœur de l&#8217;Amazonie » </strong><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/12/01003-20091112ARTFIG00002-ils-ont-brave-texaco-au-c339ur-de-l-amazonie-.php" target="_blank">Le Figaro</a>. Trente mille Indiens ont porté plainte contre la compagnie pétrolière américaine. C&#8217;est le plus grand procès environnemental du siècle. Après seize ans de procédure, il arrive à son terme.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-935" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Journaux Photo Flickr DRB 62" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o-300x225.jpg" alt="Journaux Photo Flickr DRB 62" width="300" height="225" /></a>« Opération propreté aux frontières du pays »</strong><a href="http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/10/operation-proprete-aux-frontieres-du-pays" target="_blank"> Courrier International</a>. Le gouvernement brésilien lance le programme Fim de Linha (fin de ligne) pour empêcher les délinquants de toutes sortes de continuer de se réfugier au Brésil.</p>
<p><strong>« Les Mennonites font parler d&#8217;eux »</strong> Reportage photo de<a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091113-mennonites-font-parler-deux" target="_blank"> RFI </a>dans une colonie mennonite en Bolivie, touchée par de graves scandales de viols.</p>
<p><strong>« L’insécurité au Venezuela »,</strong> Reportage de<a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091111-lutter-contre-insecurite-venezuela" target="_blank"> RFI</a> à Caracas, réputée la ville plus dangereuse d’Amérique Latine après Ciudad Juaréz.</p>
<p><em>Et quelques brèves…</em></p>
<p><strong>« Alain Devalpo : Peines mexicaines »</strong> <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091114-alain-devalpo-peines-mexicaines" target="_blank">RFI </a>Présentation du livre qu’Alain Devalpo, journaliste à RFI, vient de publier, avec Anne Vigna : <em>Peines mexicaines,</em><em> une minutieuse enquête autour de l’ « affaire » Florence Cassez</em><em> </em></p>
<p><strong>« Fidel Castro obamaniaque »,</strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ameriques/20091113.FAP3034/fidel_castro_obamaniaque.html" target="_blank"> Le Nouvel Ob</a>s. L’ancien chef d’Etat cubain consacre beaucoup de ces réflexions publiées dans la presse au président américain qu’il félicite souvent tout en le mettant en garde.</p>
<p><strong>« Buenos Aires, première à autoriser les mariages gays en Amérique latine »,</strong> <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iIAAGo29EQzhiwk83LPGrl8bvYhw" target="_self">AFP</a>.</p>
<p><strong><strong>« </strong>Cassez y su defensa editorial<strong> »</strong>,</strong><a href="http://proceso.com.mx/suplementos_articulo.php?articulo=73951" target="_blank"> Proceso</a>, <em>Peines mexicaines</em>, le livre d’enquête autour de Florence Cassez démonte les charges qui pèsent sur la française.</p>
<p><strong>«Monta el gobierno <em>de facto</em> escenario de miedo para las elecciones presidenciales en Honduras»</strong> <a href="http://www.jornada.unam.mx/2009/11/14/index.php?section=mundo&amp;article=020n1mun" target="_blank">La  Jornada.</a></p>
<p><strong>«Laboratorio de autoritarismo»</strong>, <a href="http://www.radiomundoreal.fm/?lang=es" target="_blank">Radio Mundo Real</a>, Pour de nombreux analystes, le coup d’Etat au Honduras n’est pas un cas isolé mais sans doute une expérience régionale.</p>
<p><strong>«Adieu au big bang de la poésie argentine »</strong><a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/espectaculos/2-16001-2009-11-14.html" target="_blank"> Página/12</a>, Hommage au poète argentin Leonidas Lamborghini mort à l’âge de 82 ans.</p>
<p><strong>Agathe MARIN</strong>.</p>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 10:51:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des heurts au Honduras aux discours enflammés à l&#8217;ONU, Americagora vous propose sa sélection du meilleur de l&#8217;actualité latinoaméricaine. Semaine du 26/09/09.
« Chávez invite Obama à rejoindre &#8220;l&#8217;axe du mal&#8221; », le Nouvel Obs, A la tribune de l’ONU, Chávez a ironisé sur les propositions « socialistes » d’Obama en l’invitant à rejoindre l’ « axe du mal ». Voir aussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des heurts au Honduras aux discours enflammés à l&#8217;ONU, Americagora vous propose sa sélection du meilleur de l&#8217;actualité latinoaméricaine. Semaine du 26/09/09.<span id="more-1216"></span></p>
<p><strong>« <strong>Chávez </strong>invite Obama à rejoindre &#8220;l&#8217;axe du mal&#8221; »</strong>, <a href="http://http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20090925.OBS2419/chavez_invite_obama_a_rejoindre_laxe_du_mal.html" target="_blank">le Nouvel Obs</a>, A la tribune de l’ONU, Chávez a ironisé sur les propositions « socialistes » d’Obama en l’invitant à rejoindre l’ « axe du mal ». Voir aussi le discours en intégralité du président du Venezuela sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=cT8Liy9THeQ" target="_blank">Youtube</a>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>« Bras de fer explosif au Honduras »</strong>, <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-23-Bras-de-fer-explosif-au-Honduras" target="_blank">Le Monde Diplomatique</a>, Maurice Lemoine réagit à l’article du<a href="http://www.lemonde.fr/international/article/2009/09/22/de-retour-au-honduras-m-zelaya-assure-vouloir-dialoguer_1243364_3210.html#ens_id=1211761" target="_blank"> Monde</a> <strong>« Au Honduras, le retour clandestin du président déchu ravive les tensions »</strong> et dresse un état des lieux accablants de la situation humanitaire à Tegucigalpa, en comparant la détention des opposants au coup d’Etat dans le stade Chochy Sosa à celle des partisans d’Allende dans le stade de Santiago du Chili, le 11 septembre 1973.</p>
<p><strong>« Cinq questions sur le retour de Zelaya au Honduras »</strong>,<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/cinq-questions-sur-le-retour-de-zelaya-au-honduras_789674.html" target="_blank"> l’Express</a>.</p>
<p><strong>« Deux morts au Honduras, Zelaya et Micheletti prêts à dialoguer »</strong>, <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20090924.OBS2269/deux_morts_au_honduras_zelaya_et_micheletti_prets_a_dia.html" target="_blank">le Nouvel Obs.</a></p>
<p><strong>« Honduras : Choses vues dans un pays fantôme »,</strong><a href="http://www.courrierinternational.com/article/2009/09/23/choses-vues-dans-un-pays-fantome" target="_blank"> Courrier International</a>, Un journaliste du quotidien argentin La Nación, témoigne du quotidien incertain et comme arrêté à Tegucigalpa.</p>
<p>Articles en espagnol:</p>
<p><strong>« En état de siège »</strong>, l’envoyée spéciale du quotidien argentin <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-132255-2009-09-23.html" target="_blank">Página/12</a> au Honduras décrit le climat répressif et violent des manifestations de soutien au président déchu Manuel Zelaya.</p>
<p><strong>« Les problèmes du vieux putschisme »,</strong> <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/subnotas/132209-42586-2009-09-22.html" target="_blank">Página/12,</a> Le retour de Zelaya au Honduras représente selon l’analyste Luis Bruschtein, un événement historique majeur pour l’Amérique Latine. Le Brésil s’affirme en effet comme une vraie puissance politique tandis que l’attitude des Etats-Unis démontre la solidité du consensus démocratique dans le continent malgré les tentations putschistes qui partout survivent. (En espagnol).</p>
<p><strong>« Un nouveau Pinochet »,</strong> <a href="http://www.elciudadano.cl/2009/09/21/un-nuevo-pinochet/" target="_blank">El Ciudadano,</a> Le petit fils du dictateur Agusto Pinochet se présente aux prochaines élections législatives chiliennes de décembre suscitant de nombreuses réactions.</p>
<p><strong>« Un autre monde est nécessaire »</strong>,<a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-132154-2009-09-21.html" target="_blank"> Página/12,</a> Profitant de son voyage à New York, la présidente de l’Argentine, Cristina Kirchner a rencontré le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz : rencontre et débats.</p>
<p><strong>« Pérégrination d’un peuple en quête de terre promise »,</strong><a href="http://ea.com.py/un-pueblo-peregrina-en-busca-de-la-tierra-prometida/" target="_blank"> E’a</a>, Au Paraguay, les habitants d’un village isolé, Puerto Casado, ont entamé une longue marche vers la capitale du pays pour réclamer la propriété des terres qu’ils occupent depuis 1800 et qui viennent d’être appropriées par la secte Moon.</p>
<p><strong>« La Résistance, elle aussi, chante »</strong>, <a href="http://www.radiomundoreal.fm/Informes-especiales" target="_blank">Radio Mundo Real</a>, de nombreuses chansons de protestation sont apparues lors des manifestations contre le coup d’Etat au Honduras.</p>
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		<title>Radios comunitarias: en búsqueda de reconocimiento</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 22:36:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La ONG Reporteros Sin Fronteras nos da su análisis sobre un fenómeno mediático: las radios comunitarias en América Latina. ¿Son medios de comunicación populares o vectores de propaganda?
Están en las ondas radiofónicas, primero en una frecuencia y luego en otra, desaparecen un rato cuando las autoridades decomisan sus equipamientos, y vuelven a nacer gracias al bricolaje [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La ONG Reporteros Sin Fronteras nos da su análisis sobre un fenómeno mediático: las radios comunitarias en América Latina. ¿Son medios de comunicación populares o vectores de propaganda?</strong><span id="more-1098"></span></p>
<p>Están en las ondas radiofónicas, primero en una frecuencia y luego en otra, desaparecen un rato cuando las autoridades decomisan sus equipamientos, y vuelven a nacer gracias al bricolaje de sus oyentes. Es imposible evaluar el número de medios de comunicación comunitarios en América Latina, donde nacieron muchas radios alternativas (y hasta algunas cadenas locales de televisión) que se convirtieron en rompecabezas para los juristas y los servicios de telecomunicación en la región.</p>
<p>Esos medios nacieron al final de los años 1940, cuando unos mineros bolivianos decidieron hablar de sus problemas. Al toque, les imitaron algunos campesinos colombianos. Hoy en día, que la comunicación y sus retos se han desarrollado, las radios comunitarias se convirtieron no solamente en una herramienta de difusión, sino también en una señal de existencia para varias comunidades, ya sean grupos militantes, religiosos, o muchas veces comunidades indígenas.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/radio-ok2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1149" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="radio-ok2" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/radio-ok2-300x273.jpg" alt="radio-ok2" width="300" height="273" /></a>Estos medios son apoyados por la Asociación Mundial de Radios Comunitarias (AMARC) cuya división latinoamericana, fundada en 1990, cuenta con 18 representaciones nacionales y una red de 400 radios afiliadas, aunque estas cifras queden muy debajo del verdadero número de pequeñas radios censadas.</p>
<p>Se trataría de 4000 radios en Perú, unas 2000 en Bolivia donde son cada vez más numerosas gracias al apoyo del gobierno de Evo Morales y de una Carta Magna en la cual se reconoce su existencia. Serían 8000 en Brasil, donde varios órganos de observación de la libertad de la prensa indican que 2000 radios se crean cada mes, o sea tantas como las que tienen que dejar de emitir debido a la falta de una frecuencia legal de difusión.</p>
<p>Desde América Central hasta el Cono Sur, desde el Caribe hasta los Andes, incluyendo México y Brasil, las radios comunitarias ya constituyen un desafío político en un subcontinente donde el problema de distribución de las frecuencias se ha vuelto comparable con otro, todavía perceptible : la reforma agraria.</p>
<p><strong>Casi un monopolio</strong><strong>.</strong> Desde un enfoque jurídico, la Convención Interamericana de Derechos Humanos impone la creación de un espacio mediático para la promoción de las culturas minoritarias en su artículo número 13. Sin embargo, muy pocos estados respetan ese compromiso. Fiel a las desigualdades sociales que han formado su imagen social, América Latina todavia tiene un nivel alto de concentración de los grandes grupos mediáticos con los ámbitos políticos y la oligarquía económica : Copesa y El Mercurio en Chile, Clarín en Argentina, Globo en Brasil, Ardila Lulle y Santodomingo en Colombia tienen mucho que perder en caso de un cambio profundo del espacio audiovisual.</p>
<p>Francisco Martorell, vicepresidente del Colegio de Periodistas de Chile, evalúa en un 70% la tasa de radios nacionales controladas principalmente por el grupo empresarial español Prisa, propietario del diario El País. El ejemplo de Chile, donde las dos grandes entidades mediáticas nacionales –Copesa y El Mercurio- ganan por sus propias cuentas cinco milliones de dólares cada año gracias a los anuncios oficiales, es relevante para entender la amplitud del obstáculo económico que existe también en los paises vecinos y contra el cual chocan los grupos comunitarios.</p>
<p>Por supuesto, es imposible atribuir una frecuencia para cada radio. Pero, tampoco se puede ignorar la necesidad del pluralismo y de la circulación libre de las ideas y las opiniones. Desgraciadamente, la respuesta de los gobiernos depende de cada país.</p>
<p>En México, donde ninguna frecuencia fue otorgada desde que los mexicanos eligieron a Felipe Calderón, en diciembre del 2006, las radios comunitarias siguen siendo consideradas como criminales. La ofensiva lanzada contra el narcotráfico, cuando prestó juramento el presidente, dio lugar a ciertas formas de represión contra algunas comunidades y sus medios. El 29 de enero del 2009, unos cien militares asaltaron una comunidad indígena « purépecha » en el estado de Michoacán, con el propósito de confiscar los equipos de Radio Uékakua (que significa &#8220;La favorita&#8221; en el idioma local).</p>
<p>Esta pequeña radio había solicitado una autorización para emitir desde el año 2002. « <em>Nos han amenazado, daba la impresión que nos asediaban. Hasta movilizaron a un joven para cuidar los equipos. Cuando no ponía atención, lo castigaban</em>», según nos confió Rosa Cruz Rosas, presentadora y gerente de Uékakua, con la ayuda de un intérprete, durante una misión en México. Desde entonces fue convocada por la policía durante el mes de junio, supuestamente para restituirle el material de la radio, pero de hecho era una trampa para inculparla por violación de la Ley Federal de los Bienes.</p>
<p><strong>Primera víctima del golpe de estado en Honduras.</strong> Una acusación semejante, combinada con la amenaza de estar encarcelado, concierne a Héctor Camero, de la radio &#8220;Tierra y Libertad&#8221;, basada en Monterrey. « <em>Es precisamente porque denunciamos los abusos de las autoridades en la lucha contra el narcotráfico que somos tratados como si fuéramos los cómplices de los cárteles o de los guerrilleros, y que por fin nos castigan</em> », explicó Genoveva Heredia López, de la radio indígena Radio Uandarhi, que tiene derecho a emitir.</p>
<p>En Colombia, el castigo contra las radios comunitarias de la región de Arauca, tomó la forma de interferencias difundidas durante la difusión de algunos programas, en una intervencion militar del año 2008. En Brasil, para obtener una frecuencia hay que proponer más dinero que los competidores en cada estado donde las familias de políticos poderosos-José Sarney en la región de Amapa o Fernando Collor en Alagoas, por ejemplo- construyen grupos de prensa. Por fin, en Honduras, el golpe de estado del 28 de junio del 2009 apuntó de entrada a Radio Progreso, una radio comunitaria fundada por los Jesuitas. Invadida por unos veinte militares, varias veces privadas de emitir, esta radio educativa tuvo el valor de exponerse a represalias contando las consecuencias del <em>putsch </em>en las provincias. El gobierno ilegítimo de Honduras la quiere prohibir.</p>
<p>En Bolivia, en Ecuador y en Argentina, donde una nueva ley de radiodifusion amenaza Clarín, el apoyo reservado a las radios comunitarias corresponde a una voluntad política de ir en contra de la concentración de los medios, que generalmente favorece el desarrollo de una prensa en contra de los recientes gobiernos de izquierda. Al contrario  de esos tres países que respetan la indepedencia mediática, Venezuela dejó de tomarla en consideración, y el gobierno venezolano confunde a menudo la palabra comunitaria y el militantismo bolivariano.</p>
<p><strong>¿Comunitario </strong><strong>o propagandista?</strong> En un contexto de guerra mediática, en el cual las frecuencias de emisión se han convertido en puntos estratégicos para Hugo Chávez, la distribución de éstas a grupos comunitarios permitió esconder la voluntad política puesta en marcha cuando Chávez revocó unas 34 licencias de difusión radiofónica en agosto del 2009. Se esperan 29 más. « <em>Esa exageración viene del uso de la etiqueta comunitaria para medios de propaganda</em> », se queja un delegado venezolano de la AMARC.</p>
<p>La respuesta más equilibrada a este nuevo desafío mediático, la encontramos en Uruguay. La nueva legislación promulgada en 2007 y elaborada con la colaboración de la sociedad civil reserva un tercio del espacio audiovisual a las 200 radios comunitarias uruguayas. Convalidadas por un certificado – sin ánimo de lucro, territorio limitado y ausencia de propaganda política o religiosa – las pequeñas radios obtienen sus licencias a través de un « concurso abierto, público y transparente ». También la ley instauró un Consejo Honorario Consultivo, formado por respresantantes del estado, y de los ámbitos asociativo y universitario, cuya misión es interceder en el proceso de atribución y reconducción de las licencias.</p>
<p>Este dispositivo uruguayo inspiró en cierta medida la <a title="La loi audiovisuelle votée sans opposition" href="http://www.americagora.com/le-parlement-argentin-vote-une-loi-de-modernisation-des-medias/857" target="_blank">nueva Ley Argentina de Radiodifusión</a> , discutida por el momento en el Congreso Federal. También se parece a un proyecto de  ley chileno entregado al Parlamento en octubre del 2007. El reconocimiento de los medios comunitarios de América Latina probablamente demorará mucho tiempo. También deberá ser doloroso, si la legislación se acompaña de una selección pendiente de las frecuencias disponibles. Por lo tanto, las radios comunitarias ilegales y/o clandestinas, que siempre consiguen escaparse de las manos de las autoridades latinomaericanas, no desaparecerán.</p>
<p><strong>Benoît HERVIEU</strong>, despacho &#8220;Américas&#8221; de la ONG <a href="http://www.rsf.org/index.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=3" target="_blank">Reporteros Sin Fronteras</a>.</p>
<p>Traducción: Thomas GAYET</p>
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		<title>Le continent aux 15000 furets radiophoniques</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 15:14:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;ONG Reporters Sans Frontières nous livre son analyse sur un phénomène médiatique: les radios communautaires en Amérique latine. Vrais médias populaires ou outils de propagande ?
Elles se glissent sur les ondes, passent par une fréquence, repassent par une autre, disparaissent le temps d’une confiscation d’équipement puis renaissent grâce aux talents en bricolage de leurs auditeurs. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;ONG Reporters Sans Frontières nous livre son analyse sur un phénomène médiatique: les radios communautaires en Amérique latine. Vrais médias populaires ou outils de propagande ?</strong><span id="more-959"></span></p>
<p>Elles se glissent sur les ondes, passent par une fréquence, repassent par une autre, disparaissent le temps d’une confiscation d’équipement puis renaissent grâce aux talents en bricolage de leurs auditeurs. Impossible de donner une estimation du nombre de médias communautaires sur le continent latino-américain, berceau de ses radios (parfois quelques chaînes locales) alternatives devenues au tournant des années 90 un véritable casse-tête pour le législateur et les services de télécommunication de ces pays.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/radio-ok.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-966" style="margin: 8px;" title="Radio. Flickr JP Correa" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/radio-ok-295x300.jpg" alt="Radio. Flickr JP Correa" width="295" height="300" /></a>La genèse de ces médias se situe à la fin des années 40, quand des mineurs boliviens décide de donner de la voix, bientôt suivis par des paysans colombiens. A l’heure où la communication et ses enjeux ont pris une autre envergure, les radios communautaires sont devenus non seulement un outil de diffusion, mais bien plus une marque identitaire pour des communautés de base, des collectifs militants, parfois des groupes religieux et très souvent des minorités indigènes.</p>
<p>Elles disposent d’un relais crucial avec l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), dont la branche latino-américaine, fondée en 1990, compte pas moins de dix-huit représentations nationales et 400 réseaux d’organisations affiliées, encore bien en deçà de la myriade de petites antennes.</p>
<p>Elles seraient 4 000 au Pérou, moitié moins en Bolivie où leur nombre va croissant avec l’appui du gouvernement d’Evo Morales et une nouvelle Constitution qui reconnaît leur existence. Elles seraient plus de 8 000 au Brésil où différents observatoires de la liberté de la presse note qu’ils s’en créent chaque mois environ 2 000, soit autant que de fermées de force pendant une période équivalente pour défaut de fréquence légale.</p>
<p>De l’Amérique centrale au Cône Sud, de la Caraïbe aux Andes, en passant par le Mexique et le Brésil, les radios communautaires constituent désormais un enjeu politique sur un continent où le problème de la répartition des fréquences se laisse aujourd’hui comparer à celui, éternel et toujours sensible, de la réforme agraire.</p>
<p><strong>Quasi monopole. </strong>Juridiquement, la convention interaméricaine des droits de l’homme, dans son article 13, fait obligation à un espace, médiatique compris, de promotion des cultures minoritaires. Or, minoritaires sont les États à respecter ce principe. A l’image des inégalités sociales qui la caractérise, l’Amérique latine se distingue toujours par une concentration de grands médias traditionnellement liés au centre de pouvoir et à l’oligarchie économique. Groupes Copesa et El Mercurio au Chili, Clarín en situation de quasi-monopole en Argentine, Globo au Brésil, Ardila Lulle et Santodomingo en Colombie n’ont guère intérêt à une refonte du paysage audiovisuel.</p>
<p>Francisco Martorell, vice-président du Collège des journalistes du Chili, évaluait même à 70 % les médias radiophoniques du pays sous actionnariat principal du groupe de presse espagnol Prisa, propriétaire du quotidien El País. L’exemple du Chili où les deux grandes entités médiatiques nationales – Copesa et El Mercurio – bénéficient à elle seules de 5 millions de dollars annuels en publicité officielle, donne aussi une idée de l’obstacle économique, valable dans les pays voisins et au-delà, auquel se heurte les « communautaires ».</p>
<p>Impossible donc, d’attribuer plus de fréquences qu’il n’y a de radios. Impossible, néanmoins, d’ignorer l’exigence de pluralisme et de libre circulation des idées et des opinions. Hélas, la réponse des gouvernements au problème varie du tout au tout selon les pays.</p>
<p>Au Mexique, où plus aucune concession de fréquence n’a été octroyée depuis le début de la présidence de Felipe Calderón, en décembre 2006, la criminalisation des radios communautaires reste de mise. L’offensive contre le narcotrafic, lancée dans la foulée de l’investiture présidentielle, offre aussi l’opportunité des représailles contre certaines communautés et leur média. Le 29 janvier 2009, une centaine de militaires a assailli une communauté indigène « purépecha », dans l’État du Michoacán, afin de confisquer les équipements de <em>Radio Uékakua</em> (« la préférée » en langue locale).</p>
<p>La petite station a pourtant sollicité une autorisation à émettre depuis 2002. « Ils nous ont menacés, c’était un véritable siège. Ils ont même réquisitionné un jeune pour surveiller les équipements. En cas d’inattention, ils le punissaient pour l’exemple », nous confiait, aidée d’un interprète, Rosa Cruz Rosas, la présentatrice et gérante d’<em>Uékakua</em>, lors d’une récente mission au Mexique. Une convocation de l’intéressée par la police, au mois de juin, pour une soi-disant restitution de matériel était en fait un piège destiné à l’inculper de violation de la loi fédérale sur les biens.</p>
<p><strong>Première victime du coup d&#8217;Etat au Honduras. <span style="font-weight: normal;">Cette même accusation, assortie d’une menace d’emprisonnement, cible depuis la même époque Héctor Camero, de la radio <em>Tierra y Libertad</em>, basée à Monterrey. « C’est parce que nous dénonçons les abus des autorités dans la lutte contre le narcotrafic qu’on nous traite de complices des cartels ou de guérilleros, et que nous sommes punis », expliquait Genoveva Heredia López, de la station indigène <em>Radio Uandárhi</em>, habilitée, elle, à diffuser ses programmes.</span></strong></p>
<p>En Colombie, la punition contre des radios communautaires du département d’Arauca, dans le cadre d’une opération militaire en 2008, a aussi pris la forme de brouillages d’émission. Au Brésil, la concession de fréquence va au plus offrant au sein des États, où les familles d’hommes politiques puissants – José Sarney dans l’Amapá ou Fernando Collor dans l’Alagoas – se taillent des groupes de presse sur mesure. Enfin, au Honduras, le coup d’État du 28 juin 2009 a d’emblée fait une victime dans les rangs médiatiques communautaires : <em>Radio Progreso</em>, fondée par les jésuites. Envahie par une vingtaine de militaires, et plusieurs fois suspendues, la station éducative s’est courageusement exposée en relatant les conséquences du putsch en province. Le gouvernement de facto cherche encore à la faire taire.</p>
<p>En Bolivie, en Équateur et en Argentine, où une nouvelle loi de radiodiffusion pourrait bientôt bouleverser l’édifice Clarín, la promotion de radios communautaires répond justement à l’objectif politique de déconcentration des médias, contre une presse traditionnelle virulente envers de jeunes gouvernements issus de la gauche. La contrepartie de respect de l’indépendance de ces médias, globalement tenue dans ces trois pays, n’existe guère au Venezuela où le gouvernement confond volontiers le « communautaire » et le militantisme bolivarien.</p>
<p><strong>Communautaire ou propagandistes </strong>? Dans un contexte de « guerre médiatique » où les fréquences sont devenues pour Hugo Chávez autant de points stratégiques à prendre, la redistribution à des entités communautaires a servi de prétexte à la révocation de 34 licences de diffusion radiophoniques en août 2009. Vingt-neuf autres devraient suivre. « La dérive tient à l’utilisation du label communautaire par des médias de propagande », se plaint un délégué vénézuélien de l’AMARC.</p>
<p>La réponse la plus équilibrée à ce nouvel enjeu médiatique vient pour l’heure d’Uruguay. Promulguée à la fin de l’année 2007, élaborée avec le concours de la société civile, une nouvelle législation réserve désormais un tiers de l’espace audiovisuel aux radios communautaires, estimées à environ 200 dans le pays.  Bénéficiant d’une certification – but non-lucratif, territoire circonscrit et absence de prosélytisme politique et religieux – les petites stations obtiennent leur licence « par concours ouverts, publics et transparents ». La loi a également instauré un Conseil honoraire consultatif, constitué de représentants de l’État, du monde associatif et du milieu universitaire, chargé d’intervenir dans l’attribution et la reconduction des autorisations à émettre.</p>
<p>Le dispositif uruguayen a partiellement inspiré la nouvelle loi argentine de radiodiffusion, <a title="La loi audiovisuelle votée sans opposition" href="http://www.americagora.com/le-parlement-argentin-vote-une-loi-de-modernisation-des-medias/857" target="_blank">actuellement discutée au Congrès fédéral</a>. Il se retrouve pour une part dans un projet de loi déposé au Parlement chilien… depuis octobre 2007. La reconnaissance des médias communautaires sur leur premier continent d’implantation risque d’être longue. Douloureuse aussi, si leur légalisation rime avec leur sélection selon les fréquences disponibles. Les radios communautaires illégales ou clandestines, furets de l’audiovisuel latino-américain, n’auront pas disparu d’ici là. Voire même après.</p>
<p><strong>Benoît HERVIEU</strong>, bureau Amériques de Reporters sans frontières</p>
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		<title>South of the Border, d&#8217;Oliver Stone</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 07:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Le réalisateur américain Oliver Stone a présenté son dernier film intitulé South of the Border (&#8221;Au sud de la frontière&#8221;), un documentaire sur les dirigeants de gauche d&#8217;Amérique latine. A l&#8217;origine, Stone souhaitait réaliser un portrait d&#8217;Hugo Chavez, le président vénézuélien, mais son documentaire a dérivé vers d&#8217;autres leaders de la région. Il a notamment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="348" height="290" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KrntP9F5w9E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="348" height="290" src="http://www.youtube.com/v/KrntP9F5w9E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le réalisateur américain Oliver Stone a présenté son dernier film intitulé South of the Border (&#8221;Au sud de la frontière&#8221;), un documentaire sur les dirigeants de gauche d&#8217;Amérique latine.<span id="more-947"></span> A l&#8217;origine, Stone souhaitait réaliser un portrait d&#8217;Hugo Chavez, le président vénézuélien, mais son documentaire a dérivé vers d&#8217;autres leaders de la région. Il a notamment rencontré l&#8217;Argentine Cristina Kirchner, le Paraguayen Fernando Lugo, Evo Morales en Bolivie ou encore Raul Castro à Cuba. Sortie non encore connue en France.</p>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 13:22:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection des meilleurs articles sur l&#8217;Amérique Latine parus dans la presse française. Semaine du 12/09/09.

« L&#8217;Argentine en pleine crise de confiance » Europe 1. Après sa défaite face au Paraguay le 9 septembre, doute de ses chances de se qualifier au Mondial d’Afrique du Sud, malgré la foi inébranlable de Diego Maradona, sélectionneur de l’équipe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sélection des meilleurs articles sur l&#8217;Amérique Latine parus dans la presse française. Semaine du 12/09/09.</p>
<p><span id="more-930"></span><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-935" style="border: 2px solid black; margin: 2px;" title="Journaux Photo Flickr DRB 62" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o-300x225.jpg" alt="Journaux Photo Flickr DRB 62" width="198" height="152" /></a></p>
<p>« L&#8217;Argentine en pleine crise de confiance » <a href="http://sport.europe1.fr/europe1/infos/football/200937/l-argentine-en-pleine-crise-de-confiance_242435.html" target="_blank">Europe 1</a>. Après sa défaite face au Paraguay le 9 septembre, doute de ses chances de se qualifier au Mondial d’Afrique du Sud, malgré la foi inébranlable de Diego Maradona, sélectionneur de l’équipe nationale.</p>
<p>« Au Brésil, l’annonce de l’achat du Rafale      suscite l’agacement des militaires ». <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/09/10/au-bresil-l-annonce-de-l-achat-du-rafale-suscite-l-agacement-des-militaires_1238489_3222." target="_blank">Le Monde</a>. Le président Lula a pris son Etat-major de court en annonçant l’achat des avions Rafales, suite à la visite du président Sarkozy. Le ministre de la Défense a annoncé que la décision finale n’était pas encore prise.</p>
<p>« Le Rafale n’a pas fini de faire du bruit », <a href="http://www.courrierinternational.com/notule-source/folha-de-sao-paulo">Folha de São Paulo</a> dans  <a href="http://http://www.courrierinternational.com/article/2009/09/08/le-rafale-n-a-pas-fini-de-faire-du-bruit" target="_blank">Courrier      International</a>. Une critique du journal brésilien de la décision de Lula, jugée peu stratégique.</p>
<p>La dépénalisation du cannabis au Mexique  et en Argentine fait réagir<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/vers-la-depenalisation-du-cannabis-en-amerique-latine_785249.html" target="_blank"> L’Express</a>. L’Argentine suit l&#8217;exemple du Mexique en adoptant une législation plus flexible sur la consommation du cannabis.</p>
<p>Uribe se rapproche d’un troisième mandat en      Colombie »,<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/alvaro-uribe-se-rapproche-d-un-troisieme-mandat-en-colombie_783981.html?xtor=RSS-182" target="_blank"> L’Express</a>. Le Congrès colombien a adopté le projet d’un référendum pour modifier la constitution qui n’autorise que deux mandats présidentiels.Ces modifications constitutionnelles tendent à devenir communes en Amérique Latine.</p>
<p>« Honduras: la campagne électorale s’ouvre dans      un climat de haine », <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/09/11/au-honduras-la-campagne-electorale-s-ouvre-dans-un-climat-de-haine_1239045_3222.html" target="_blank">Le      Monde</a>. Un reportage deux mois après le coup d&#8217;Etat qui a abouti à l&#8217;expulsion du président légitime Manuel Zelaya.</p>
<p>« Ma main reste tendue vers Obama et son      peuple » interview exlusive de Hugo Chavez par  <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/08/01003-20090908ARTFIG00580-ma-main-reste-tendue-vers-obama-et-son-peuple-.php" target="_blank">Le Figaro </a>à l’occasion du festival La Mostra de Venise où      est présenté le film d’Oliver Stone consacré aux gauches      latino-américaines.</p>
<p>« La       Bolivie, futur      Moyen-Orient du lithium » <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/08/01003-20090908ARTFIG00367-la-bolivie-futur-moyen-orient-du-lithium-.php" target="_blank">Le      Figaro</a>. Le désert de sel d’Uyuni recèle près de 40% du lithium dans le monde, métal essentiel au développement de la voiture électrique.</p>
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		<title>Le livre que Chavez a offert à Obama</title>
		<link>http://www.americagora.com/le-livre-que-chavez-a-offert-a-obama/231</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 09:08:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tout le monde le sait déjà : lors du Sommet des Amériques, à Trinité-et-Tobago, Hugo Chávez a offert un livre à Barack Obama : Las venas abiertas de América Latina (Les veines ouvertes de l&#8217;Amérique latine) de l’écrivain et journaliste uruguayen Eduardo Galeano.
Ce n’est pas la première fois que le pétulant président vénézuélien joue au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout le monde le sait déjà : lors du Sommet des Amériques, à Trinité-et-Tobago, Hugo Chávez a offert un livre à Barack Obama : <em>Las venas abiertas de América Latina</em> (<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2266120883?ie=UTF8&amp;tag=bo02-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2266120883"><span style="color: #000000;">Les veines ouvertes de l&#8217;Amérique latine</span><img style="border: medium none  ! important; margin: 0pt ! important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2266120883" border="0" alt="" width="1" height="1" /></a>) de l’écrivain et journaliste uruguayen<span style="color: #000000;"> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Galeano">Eduardo Galeano</a><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Galeano">.<span id="more-231"></span></a></span></strong></p>
<p>Ce n’est pas la première fois que le pétulant président vénézuélien joue au conseiller littéraire. En 2007, en pleine Assemblée générale de l’ONU, il avait conseillé ouvertement la lecture d’un ouvrage de Noam Chomsky, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/226404229X?ie=UTF8&amp;tag=bo02-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=226404229X" target="_blank">Dominer le monde ou sauver la planète ? : L’Amérique en quête d’hégémonie mondiale</a><img style="border: medium none  ! important; margin: 0pt ! important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=226404229X" border="0" alt="" width="1" height="1" />, lors d’une intervention plutôt remarquée durant laquelle il avait traité Georges Bush de démon.<img class="alignright size-full wp-image-1300" title="Les veines ouvertes de l'Amérique latine" src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2009/04/veines_ouvertes_de_l_amerique_latine1.jpg?w=143&amp;h=238" alt="Les veines ouvertes de l'Amérique latine" width="143" height="238" /></p>
<p>Une fois de plus, Chávez réalise un beau coup médiatique. Pour lui (qui s’offre une poignée de main « réconciliatrice » avec le président des États-Unis) et pour le livre : en deux jours, celui-ci a été propulsé parmi les meilleures ventes sur <a href="http://www.amazon.com/Open-Veins-Latin-America-Centuries/dp/0853459916/ref=pd_cp_b_1?pf_rd_p=413864201&amp;pf_rd_s=center-41&amp;pf_rd_t=201&amp;pf_rd_i=9682319005&amp;pf_rd_m=ATVPDKIKX0DER&amp;pf_rd_r=1CT1J87MZHRPEXQ4W5PJ" target="_blank">Amazon.com</a>, passant de la 54295<sup>e</sup> place à la 6<sup>e</sup> ! Sur <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2266120883?ie=UTF8&amp;tag=bo02-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2266120883" target="_blank">Amazon.fr</a><img style="border: medium none  ! important; margin: 0pt ! important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2266120883" border="0" alt="" width="1" height="1" />, il est actuellement classé en 37<sup>e</sup> position, pas mal non plus… Un <a href="http://www.amazon.com/Coming-From-Chavez/forum/FxOUNBLZAZUU7A/Tx124HN2CGJJELZ/1/ref=cm_cd_dp_tft_tp?_encoding=UTF8&amp;asin=0853459916&amp;store=books" target="_blank">débat</a> s’est même ouvert sur Amazon : Obama aurait-il dû accepter ce livre venant du méchant Chávez?</p>
<p>Et le contenu de l’ouvrage? Tout Latino-américain tant soit peu intellectuel sait qu’il s’agit d’un classique des années 1970, un essai à la tonalité résolument de gauche qui analyse l’histoire de l’Amérique latine à travers le prisme des colonisations dont elle fut victime durant cinq siècles. Amérique latine spoliée, victime de tous les abus de la part de puissances coloniales et néo-coloniales qui ont pillé à tous crins ses ressources naturelles. Dérangeant, le livre a été interdit en Argentine, en Uruguay et au Chili durant la période des dictatures. Son auteur a dû s’exiler de 1973 à 1985.</p>
<p>Toujours actuellement, <em>Las venas abiertas de América latina</em> figure parmi les lectures obligatoires de tout étudiant en sciences humaines qui se respecte et il n’est pas rare de trouver cet ouvrage au kiosque du coin, aux côtés de <em>El Profeta</em> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Khalil_Gibran" target="_blank">Khalil Gibran</a> ou de <em>El Alquimista</em> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paulo_Coelho" target="_blank">Paulo Coelho</a>.</p>
<p>Reste à savoir si Barack Obama lira ce cadeau « empoisonné ».</p>
<p><strong>Jean-Luc Crucifix,</strong> résident au Venezuela et <a href="http://venezuelatina.com/">blogueur</a> associé à Americagora.com</p>
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		<title>Telesur et Al Jazeera, même combat</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 16:03:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
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		<description><![CDATA[

La chaîne de télé Telesur lancée il y a presque 4 ans sous l&#8217;égide du Venezuela et de ses alliés n&#8217;a rien à voir a priori avec Al Jazeera, chaîne d&#8217;information basée au Qatar. Et pourtant, une comparaison de ces deux médias fait apparaître des ressemblances troublantes. Toutes deux contribuent à créer de nouveaux espaces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>La chaîne de télé Telesur lancée il y a presque 4 ans sous l&#8217;égide du Venezuela et de ses alliés n&#8217;a rien à voir a priori avec Al Jazeera, chaîne d&#8217;information basée au Qatar. Et pourtant, une comparaison de ces deux médias fait apparaître des ressemblances troublantes. Toutes deux contribuent à créer de nouveaux espaces régionaux.</strong> <span id="more-73"></span>La chaîne de télévision publique Telesur est un ovni dans le paysage médiatique latino-américain. Elle  n&#8217;appartient à aucun des grands groupes de télécommunications dominants sur le sous-continent comme Televisa, Venevision ou TV Globo. Telesur, qui a commencé à émettre en juillet 2005, doit sa naissance à l&#8217;initiative du président vénézuélien Hugo Chavez) et de ses alliés (Argentine, Cuba, Uruguay et Bolivie), qui s&#8217;en partagent le capital même si le gouvernement vénézuélien est l&#8217;actionnaire majoritaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais plus important, la chaîne Telesur s&#8217;est assignée pour mission de « consolider la progression du changement et l&#8217;intégration régionale, comme un outil dans la bataille des idées contre le processus hégémonique de globalisation ». Autrement dit : lutter contre l&#8217;influence médiatique des médias américains et européens (CNN, BBC), tout en mettant en avant l&#8217;intégration régionale sud-américaine et les mouvements sociaux du continent.</p>
<dl id="attachment_87" class="wp-caption alignright" style="width: 213px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-87" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="telesur" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/02/telesur-300x300.jpg" alt="Logo de la chaîne Telesur" width="203" height="203" /></dt>
</dl>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;autre bout du monde, une chaîne de télévision a fait beaucoup parler d&#8217;elle au moment des attentats islamistes du 11 septembre 2001 contre les États-Unis. Al Jazeera, lancée en 1996. La chaîne, accusée de faire la part belle aux communiqués d&#8217;Al Qaida est  installée dans l&#8217;émirat du Qatar et financée partiellement par cet État. Ses objectifs, avoués ou non, sont d&#8217;être la voix médiatique du monde arabe, et de contrebalancer, par l&#8217;information, le poids culturel de deux géants : l&#8217;Arabie Saoudite (sur le front arabe) et les États-Unis (sur le front mondial).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux projets sont nés sur deux idées similaires : constituer chacun un caisson de résonance d&#8217;une aire culturelle et géographique, et ce, contre l&#8217;hégémonie médiatique de l&#8217;Occident. Les slogans des deux chaînes en sont la preuve : pour Telesur <em>« Nuestro Norte, es el Sur »</em>, « notre nord c&#8217;est le sud ». Al Jazeera insiste plutôt sur l&#8217;universalité de l&#8217;information <em>« If it is newsworthy, it gets on air, whether it&#8217;s George W. Bush or Bin Laden »</em> dit l&#8217;un de ses slogans ( « Si l&#8217;information est importante, elle sera diffusée, que ce soit Bush ou Ben Laden »). Enfin, la situation des deux chaînes dans leur environnement est d&#8217;une symétrie frappante. Alors qu&#8217; Al Jazeera contraste avec les autres chaînes arabes, Telesur se veut chaîne d&#8217;un service public de qualité au milieu d&#8217;un paysage télévisuel latino-américain ultra commercial et de piètre qualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sujets délaissés</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Al Jazeera comme Telesur se sont construites sur des créneaux d&#8217;information laissés vacants pour différentes raisons par les chaînes préexistantes : les évènements sanglants des guerres d&#8217;Irak, d&#8217;Afghanistan et de Palestine d&#8217;une part et les mouvements sociaux des pays latino-américains d&#8217;autre part. En effet, en ce qui concerne Al Jazeera, Olfa Lamloum, politologue de l&#8217;Université Paris X Nanterre va jusqu&#8217;à dire en citant Jacques Buob, que « la chaîne ne lésine pas en ce qui concerne les scènes de violence impliquant des civils, l&#8217;exhibition de prisonniers ou des enfants gravement blessés ». Cela est en parti dû au fait que la chaîne doit son succès à ses multiples efforts (envoi de nombreux correspondants dans les zones de conflit avec des représentant dans chaque partie du conflit, fortes prises de risque notamment lors de la guerre en Irak de 2003 etc.) pour montrer avec un regard critique les conséquences des interventions étasuniennes dans la région du Proche et Moyen Orient, explique toujours Olfa Lamloum dans son ouvrage<em> Al Jazira, miroir rebelle et ambigu du monde arabe</em>, publié en 2004 chez La Découverte.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre point commun entre les deux chaînes : une volonté d&#8217;ouverture linguistique pour être plus proche des téléspectateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut relever des particularités dans la langue utilisée dans les programmes de TeleSur. En effet, il n&#8217;est pas fait usage, comme par exemple dans les programmes de la « BBC en espagnol », d&#8217;un espagnol standard sans accent. Les présentateurs de Telesur sont d&#8217;origines diverses du continent latino-américain et des Caraïbes et parlent avec un accent atténué mais perceptible. Il est donc possible pour le téléspectateur d&#8217;identifier le type d&#8217;espagnol parlé par le présentateur sans qu&#8217;un accent trop fort ou des expressions idiomatiques ne viennent diminuer la compréhension du discours.  En revanche, la présence d&#8217;un léger accent permet de ne pas donner un ton trop pédant et élitiste au discours comme cela serait le cas dans l&#8217;utilisation de l&#8217;espagnol dit « standard » utilisé par BBC en espagnol ou Televisa. Il s&#8217;agit donc de toucher l&#8217;ensemble des Latino-américains par une langue compréhensible par tous mais sans connotation d&#8217;expertise ou de classe.</p>
<p style="text-align: justify;">De la même façon, la chaîne Al Jazeera a, au Moyen Orient, une charte très stricte concernant le niveau d&#8217;arabe des présentateurs et des journalistes. Il est fait usage d&#8217;un arabe classique simplifié, c&#8217;est à dire à la fois compréhensible par tous les arabophones quel que soit le dialecte qu&#8217;ils parlent mais « non-élitiste » comme le serait l&#8217;usage de l&#8217;arabe classique non simplifié plutôt utilisé pour des discours religieux, scientifique, ou officiel. Le succès de cette chaîne est souvent expliqué en partie par une telle utilisation de la langue qui a raccourci la distance entre les téléspectateurs et l&#8217;autre côté du petit écran.<br />
<strong><br />
Au-delà des frontières</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison entre Al Jazeera et Telesur s&#8217;étend également au vocabulaire utilisé. Il vise lui aussi à se placer du côté des « peuples » souvent dépeints comme opprimés. Dans les deux cas, on observe une vive critique des États-Unis et principalement de leur politique économique et des entreprises assimilées à leur impérialisme dans le cas de Telesur ; de leurs opérations militaires en Afghanistan et en Irak et de leur soutien à Israël dans le cas d&#8217;Al Jazeer. Les « Arabes » pour Al Jazeera, tous comme les «  peuples latino-américains », pour Telesur sont présentés comme une population homogène.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette volonté de dépasser les limites nationales s&#8217;est exprimée notamment l&#8217;été dernier  sur Telesur : la chaîne latino-américaine a diffusé une émission spéciale le 13 juin 2008 pour commémorer les 80 ans de la naissance du révolutionnaire Che Guevara, figure par excellence panaméricaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/3zJDSE6j3TY&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3zJDSE6j3TY&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la vision des États-Unis comme une puissance hégémonique et violente se retrouve dans les deux chaînes.  Pour Al Jazeera, les victimes des bombardements israéliens sur Gaza sont des « martyrs » et le parti Hamas, listé comme organisation terroriste par l&#8217;Union Européenne incarne la « résistance palestinienne »</p>
<p style="text-align: justify;">TeleSur a, de son côté, diffusé durant l&#8217;hiver 2008 un reportage au titre évocateur : <em>« ingerenCIA </em>» (jeu de mot entre le mot espagnol « ingerencia » signifiant « ingérence », et l&#8217;agence de service secrets étasunienne « CIA »), relatant les activités de l&#8217;agence des services secrets étasuniens sur le contient latino-américain. A la même époque, la publicité d&#8217;un reportage sur les prisonniers cubains de Miami invitait le téléspectateur à condamner le « terrorisme » étasunien.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, quelques éléments séparent encore la « CNN arabe » de Telesur. Le budget de la chaîne latino-américaine est loin d&#8217;atteindre les 30 millions de dollars annuels de la chaîne qatari. Par ailleurs , Al Jazeera, a su, en 13 ans d&#8217;existence se donner une image de chaîne résistante contre le leader mondial CNN, ce que n&#8217;a pas encore réussi Telesur.<br />
<em><br />
Jacobo Grajales, Nicanor Madueño</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour aller plus loin:</strong></p>
<p style="text-align: justify;">-Lire  ici le travail complet de Jacobo Grajales et Nicanor Madueño sur le sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">-Et aussi l&#8217;ouvrage d&#8217;Olfa Lamloum, chercheur à Paris X Nanterre, auteur en 2004 de  <em>Al Jazira, miroir rebelle et ambigu du monde arabe</em>, aux éditions La Découverte.</p>
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		<title>Chavez: 10 ans de pouvoir</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Dec 2008 23:06:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
		<category><![CDATA[hugo chavez]]></category>

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		<description><![CDATA[Au début du mois de décembre 1998, un ex-colonel putschiste devenait président du Venezuela. Hugo Chavez accédait à la plus haute instance du pays par les urnes et ouvrait ainsi l&#8217;ère du chavisme, après avoir tenté de le faire par les armes. Des redistributions sociales multiples, des nationalisations et une diplomatie extérieure active aux accents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au début du mois de décembre 1998, un ex-colonel putschiste devenait président du Venezuela. Hugo Chavez accédait à la plus haute instance du pays par les urnes et ouvrait ainsi l&#8217;ère du chavisme, après avoir tenté de le faire par les armes. Des redistributions sociales multiples, des nationalisations et une diplomatie extérieure active aux accents anti impérialistes ont rendu le Venezuela internationalement célèbre, tout ceci financé grâce à un pétrole à haut prix voilà à quoi ressemble à grands traits la politique chaviste.<span id="more-19"></span></p>
<p>Aujourd&#8217;hui le chavisme fête ses 10 ans de succès électoraux dans un contexte d&#8217;effondrement du prix du baril de pétrole. Electoralement parlant, les {rojos rojitos} (les &#8220;rouges tout rouges&#8221;, militants pro-Chavez, NDLR) ont perdu un référendum qui proposait la possibilité de réélection indéfinie, mais ont stabilisé leur poids politique aux dernières élections.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-20 aligncenter" title="chavez" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2008/12/chavez.jpg" alt="chavez" width="400" height="377" /><br />
<span style="font-style: italic;">Publicité chaviste commémorant le coup d&#8217;Etat avorté d&#8217;avril 2002</span></p>
<p style="text-align: left;">
<p>Sa politique fut confirmée plusieurs fois dans les urnes: en 1999 (ratification référendaire d&#8217;une nouvelle Constitution), en 2000 (élection à la présidence), en 2004 (les Vénézuéliens le confirment à son poste de président en disant Non au référendum révocatoire, et en 2006 lorsqu&#8217;il se fait réélire avec 61% des voix, malgré un coup d&#8217;Etat et des les campagnes de presse internationale contre lui.</p>
<p>Chavez le dictateur, Chavez le populiste, Chavez l&#8217;antisémite, Chavez le gorille. Sa grande gueule gêne, son style militariste néo socialiste écœure, sa culture de l&#8217;affrontement déçoit. Certes le leader bolivarien veut retenter sa chance pour modifier la Constitution qu&#8217;il a lui-même mise en place et que le peuple n&#8217;a pas voulu modifier au dernier référendum, malgré les proposition du gouvernement.</p>
<p>Mais pourquoi la presse continue-t-elle de l&#8217;incriminer en lui reprochant de vouloir se faire &#8220;réélire indéfiniment&#8221;? Faut-il rappeler inlassablement que la réélection existe en France, en Colombie ou en Espagne, alors qu&#8217;elle est limitée ou interdite aux Etats-Unis et au Mexique ? Pour autant est-ce un critère décisif sur le baromètre démocratique ?</p>
<p>Lorsqu&#8217;Alvaro Uribe le président colombien a fait passer une réforme constitutionnelle pour pouvoir se faire réélire, personne ne s&#8217;est ému qu&#8217;il ait opéré un coup politique entaché de scandale de corruption. Les vrais démocrates sauront observer un peu plus loin en observant si, réélection ou pas, le peuple a encore un pouvoir de décision effectif et si le pluralisme des partis est respecté. Il semble que ce soit encore le cas au Venezuela.</p>
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