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	<title>Americagora &#187; Cuba</title>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 22:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De Battisti à Maradona. Des Équatoriens immigrés en Espagne, aux Africains tentant leur chance en Argentine, petit tour de l&#8217;actualité latino-américaine de la semaine du 22.11.
« Extradition de Battisti : le président Lula devra trancher » Le Figaro. La Cour suprême du Brésil a voté en faveur du renvoi de l&#8217;ex-militant d&#8217;extrême gauche vers l&#8217;Italie, où il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De Battisti à Maradona. Des Équatoriens immigrés en Espagne, aux Africains tentant leur chance en Argentine, petit tour de l&#8217;actualité latino-américaine de la semaine du 22.11.<span id="more-1326"></span></p>
<p><strong>« Extradition de Battisti : le président Lula devra trancher »</strong> <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/18/01003-20091118ARTFIG00690-la-justice-bresilienne-vote-l-extradition-de-battisti-.php" target="_blank">Le Figaro</a><strong>. </strong>La Cour suprême du Brésil a voté en faveur du renvoi de l&#8217;ex-militant d&#8217;extrême gauche vers l&#8217;Italie, où il est condamné à perpétuité par contumace. Le président Lula pourrait toutefois s&#8217;y opposer.</p>
<p><strong>« Lettre ouverte de Battisti au Brésil, sa terre d’accueil », </strong><a href="http://www.rue89.com/mouloud-akkouche/2009/11/20/lettre-ouverte-de-battisti-au-bresil-sa-terre-daccueil" target="_blank">Rue89</a> publie l’émouvante lettre adressée par Battisti au président Lula et au peuple brésilien, concluant sur ces mots : « je vous livre ma vie ».</p>
<p><strong>« L’Amérique Latine, nouveau rêve des migrants africains »</strong>, <a href="http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-amerique-latine-nouveau-reve-des-migrants-africains_828602.html" target="_blank">L’Express.</a> Face à la fermeture des frontières européennes, de plus en plus de migrants africains tentent leur chance en Amérique Latine.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-935" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Journaux Photo Flickr DRB 62" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o-300x225.jpg" alt="Journaux Photo Flickr DRB 62" width="300" height="225" /></a>« La crise en Espagne fait repartir les Equatoriens.»</strong> Reportage du <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/21/01003-20091121ARTFIG00065-la-crise-en-espagne-fait-repartirles-equatoriens-.php" target="_blank">Figaro</a> en Espagne où vivent près de 400 000 Équatoriens, touchés fortement aujourd’hui par le chômage et poussés à rentrer par les aides du gouvernement de Rafael Correa.</p>
<p><strong>« Peu de changements chez Morales »</strong>, <a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/21/peu-de-changements-chez-morales_1270199_3232.html" target="_blank">Le Monde.</a> L’élection présidentielle du 6 décembre en Bolivie est l’occasion de revenir sur le chemin parcouru par la Bolivie depuis l’élection de son premier président d’origine aymara.</p>
<p><strong>« Pérou: la réalité rejoint le mythe dans un trafic présumé de graisse humaine »</strong> <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jopELyuE40ChM4hWyE14JpYyrwtw" target="_blank">AFP.</a></p>
<p><strong>« Cuba : Obama répond à une blogueuse ».</strong> <a href="http://www.courrierinternational.com/breve/2009/11/20/obama-repond-a-une-blogueuse" target="_blank">Courrier International,</a> Le président américain a répondu aux sept questions que lui avait posées sur son blog la célèbre blogueuse contestaire cubaine, Yoani Sánchez.</p>
<p><strong>«Cuba offre des implants de pénis gratuits»,</strong><a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jFDF7BthnmMvgqHYYnGI3D98UquQ" target="_blank"> AFP.</a></p>
<p><strong>« Maradona suspendu deux mois »</strong> <a href="http://www.lefigaro.fr/football-mondial-2010/2009/11/15/02022-20091115ARTSPO00147-maradona-suspendu-2-mois.php" target="_blank">Le Figaro.</a> Le sélectionneur argentin a été sanctionné par la FIFA pour avoir tenu des propos grossiers lors de la classification de l’Argentine au Mondial d’Afrique du Sud.</p>
<p><strong>« Le clin d’œil de Maradona à Henry »</strong>, <a href="http://sport.europe1.fr/europe1/infos/breves/football/200947/le-clin-d-oeil-de-maradona-a-henry_251027.html" target="_blank">Europe 1</a><em>, </em><em>&#8220;A</em><em> Thierry Henry: Je sais ce que tu ressens ! Rendez-vous en Afrique du Sud</em>&#8220;.</p>
<p><strong>« L&#8217;Uruguay, dernier qualifié pour la Coupe du Monde »</strong>, <a href="http://www.rmc.fr/edito/sport/95054/l-uruguay-dernier-qualifie-pour-la-coupe-du-monde/" target="_blank">RMC.</a></p>
<p>Et des centrales nucléaires à la main d&#8217;Henri, découvrez comment la France est vue depuis l&#8217;Amérique Latine sur <a href="http://www.lafrancolatina.com/spip.php?rubrique17" target="_blank"><em>La Francolatina</em></a>.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">En espagnol:</span></p>
<p><strong>« Je ne veux participer dans aucune farce, dans aucune fraude»</strong>,<a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-135477-2009-11-18.html" target="_blank"> Página/12</a>. Rencontre avec Manuel Zelaya, président déchu du Honduras.</p>
<p><strong>« La seconde main de Dieu»,</strong> <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/deportes/8-135589-2009-11-20.html" target="_blank">Página/12</a> ( en espagnol), La main d&#8217;Henry vue depuis l&#8217;Argentine: la main d&#8217;un dieu du Nord.</p>
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		<title>La blogueuse Yoani Sánchez victime d&#8217;une tentative d&#8217;enlèvement</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 11:48:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Elle est l&#8217;auteur du plus célèbre blog cubain, &#8220;Génération Y&#8220;, qui informe, en plusieurs langues, les internautes des dessous de la situation cubaine.

Yoani Sánchez raconte, dans son dernier billet, avoir été frappée, détenue dans une voiture, puis relachée violemment dans la rue, par des policiers en civil: &#8220;Ils m’ont portée, la tête en bas, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est l&#8217;auteur du plus célèbre blog cubain, &#8220;<a href="http://www.desdecuba.com/generaciony/" target="_blank">Génération Y</a>&#8220;, qui informe, en plusieurs langues, les internautes des dessous de la situation cubaine.<br />
<span id="more-1296"></span><br />
Yoani Sánchez raconte, dans son dernier billet, avoir été frappée, détenue dans une voiture, puis relachée violemment dans la rue, par des policiers en civil: &#8220;<em>Ils m’ont portée, la tête en bas, et ont essayé de me fourrer dans l’auto. Je me suis agrippée à la porte… J’ai pris des coups sur les jointures de mes mains…</em>&#8220;, peut-on lire dans un billet de blog intitulé &#8220;<a href="http://www.desdecuba.com/generaciony_fr/?p=595" target="_blank">enlèvement façon Camorra</a>&#8220;.</p>
<p>La célèbre blogueuse de 34 ans raconte avoir été violentée en compagnie de trois amis, alors qu&#8217;elle comptait se rendre à une petite manifestation contre la violence dans le monde. Son blog, aborde la société cubaine au quotidien, dans un ton de liberté inégalé dans les autres médias muselés par le régime castriste.</p>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 20:33:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Déclarations scandaleuses de Maradona,  ferveur insolite dans les rues de Tegucigalpa et célébrations au Chili, le foot a fait vibrer l&#8217;actualité cette semaine en Amérique Latine. Ce qu&#8217;il ne fallait pas  en rater, et le reste&#8230;
Une semaine de foot&#8230;

« Le Honduras se ressoude autour de son équipe de football », Le Monde.
« Micheletti fabrique sa guerre du football » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Déclarations scandaleuses de Maradona,  ferveur insolite dans les rues de Tegucigalpa et célébrations au Chili, le foot a fait vibrer l&#8217;actualité cette semaine en Amérique Latine. Ce qu&#8217;il ne fallait pas  en rater, et le reste&#8230;<span id="more-1269"></span></p>
<address>Une semaine de foot&#8230;<br />
</address>
<p><strong>« Le Honduras se ressoude autour de son équipe de football »</strong>, <a href="http://www.lemonde.fr/sport/article/2009/10/16/le-honduras-se-ressoude-autour-de-son-equipe-de-football_1254726_3242.html" target="_blank">Le Monde.</a></p>
<p><strong>« Micheletti fabrique sa guerre du football »</strong> <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-133491-2009-10-15.html" target="_blank">Página/12 (</a>en espagnol), Le journaliste Martín Suaya analyse comment Micheletti a utilisé la classification du Honduras au Mondial d’Afrique du Sud pour faire oublier l’échec des négociations avec Zelaya. Il décrypte aussi le vocabulaire guerrier utilisé pour raconter la victoire du Honduras face au Salvado : relents d’autres époques et d’autres latitudes.</p>
<p><strong>« Tous derrière le maillot »</strong>, <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/deportes/8-133646-2009-10-18.html" target="_blank">Página/12 </a>(en espagnol) La mère d’Amando Guevara, capitaine de la sélection hondurienne a causé une certaine surprise en offrant au président déchu Manuel Zelaya le maillot de son fils dédicacé. Celui-ci a déclaré peu après ne pas partager les orientations politique de sa mère et en a profité pour remercier Micheletti, qui à son tour a remercié Jonathan Bornstein, le défenseur des Etats-Unis qui a marqué le but nécessaire face au Costa Rica pour assurer la classification du Honduras… Quand le football se teinte de géopolitique….</p>
<p><strong>“Un succès qui fit se lever un pays en entier</strong><strong>»</strong>,<a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/deportes/8-133501-2009-10-15.html" target="_blank"> Página/12</a> (en espagnol),<strong> </strong>Dossier spécial sur le match tant attendu Argentine/Uruguay. Reportages entre les rues vides de Buenos Aires et le stade survolté du Centenario à Montevideo.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-935" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Journaux Photo Flickr DRB 62" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o-300x225.jpg" alt="Journaux Photo Flickr DRB 62" width="300" height="225" /></a>« La presse argentine outrée par les déclarations de Maradona » </strong><a href="http://www.lemonde.fr/sport/article/2009/10/16/la-presse-argentine-outree-par-les-declarations-de-maradona_1254690_3242.html" target="_blank">Le Monde.</a> Les déclarations de Maradona contre la presse juste après la victoire de la sélection Argentine contre l’Uruguay, ont été reprises et dénoncées par les principaux médias visés. Mais <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-133662-2009-10-18.html" target="_blank">Página/12 (</a>en espagnol) publie un contrepoint intéressant sur la relation conflictuelle entre Maradona et les médias qui font recette depuis toujours grâce aux polémiques déclenchées par la star.</p>
<p><strong>« Mondialistes ! » </strong>Reportage photo de<a href="http://www.huelladigital.cl/Mundialistas/Mundialistas.htm" target="_blank"> Huella Digital</a> : les rues chiliennes en effervescence patriotique après la classification de la sélection chilienne.</p>
<address>Et le reste&#8230;<br />
</address>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> « Le Chili s&#8217;offusque d&#8217;une carte IGN sur sa frontière maritime avec le Pérou »</strong>, <a href="http://www.romandie.com/infos/news2/091014215830.qboewph3.asp" target="_blank">Romandie.</a></p>
<p><strong>« Dans le désert d&#8217;Uyuni, la Bolivie avance vers l&#8217;exploitation de son or gris » </strong><a href="www.romandie.com/infos/news2/091016055732.y8ko6t3u.asp" target="_blank">Romandie</a>, Le gouvernement d’Evo Morales marque sa volonté de garder le contrôle des ressources minières en lançant l’industrialisation de la production de lithium dans le désert d’Uyuni.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>« Les négociations s’étirent au Honduras », </strong>l’envoyée spéciale du quotidien argentin <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-133624-2009-10-17.html" target="_blank">Página/12 r</a>evient sur les longues heures de négociations et l’attente au Honduras. L’ultimatum a été repoussé à lundi.<strong> </strong></p>
<p><strong>« Honduras : du coup d&#8217;État à  la faillite économique » </strong><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-15/ameriques-honduras-du-coup-d-etat-a-la-faillite-economique/924/0/385760" target="_blank">Le Point </a>rend compte de la situation économique catastrophique du Honduras suite au coup d’Etat du 28 juin dernier.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>« Manifestation pour la défense de l&#8217;entreprise d&#8217;électricité publique Luz y Fuerza »</strong> <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85688.asp" target="_blank">RFI</a> . Au Mexique première grande manifestation des forces de gauche depuis les élections de 2006 suite à l’annonce par le gouvernement de la fermeture de l’entreprise qui distribuait l’électricité dans la ville de Mexico.</p>
<p><strong>« L&#8217;ALBA lance le Sucre »</strong>,  <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85747.asp" target="_blank">RFI. </a> Depuis Cochabamba l’ALBA (L’Alternative Bolivarienne pour les Amériques) à lance le Sucre, une monnaie commune virtuelle.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>« La blogueuse Yoani Sanchez privée de sortie » </strong><a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85647.asp" target="_blank">RFI</a> la célèbre blogueuse cubaine n’a pas été autorisée à sortir du pays pour aller recevoir  à l’Université Columbia de Ne York, le prix Carnot récompensant les journalistes méritants.</p>
<p><strong>« Trois Cubains rejugés à Miami »</strong>, <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-10-12-Trois-Cubains-rejuges-a-Miami" target="_blank">Le Monde Diplomatique</a>. Trois des cinq cubains incarcérés depuis 11 ans aux Etats-Unis pour espionnage, malgré l’absence de toute preuve, vont être rejugés à partir du 13 octobre. Retour sur la polémique.</p>
<p><strong> « Modernité et valeurs traditionnelles : le dilemme des indiens équatoriens »</strong><a href="http:///www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85752.asp" target="_blank"> RFI</a> Reportage audio.</p>
<p><strong>« Les shuar »</strong>, <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/contratapa/13-133629-2009-10-17.html" target="_blank">Página/12</a> ( en espagnol). Réflexions de la journaliste argentine Sandra Russo sur sa rencontre insolite avec des indiens shuars d’Equateur.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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		<title>Wendy Guerra, entre memorias y olas cubanas</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 15:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“Nunca fui Primera Dama” explora la historia de la isla caribeña a través de fragmentos de tres destinos femeninos. Encuentro con la autora Wendy Guerra.

La reconocemos entre miles. Sentada en las escaleras de Montmartre, Wendy Guerra es un extraño pero hermoso espécimen con cabellos color negro ébano que enmarcan un rostro juvenil. Pero no se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;">“<span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em><strong>Nunca fui Primera Dama” </strong></em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>explora la historia de la isla caribeña a través de fragmentos de tres destinos femeninos. Encuentro con la autora Wendy Guerra.<span id="more-1229"></span></strong></span></span></span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">La reconocemos entre miles. Sentada en las escaleras de Montmartre, Wendy Guerra es un extraño pero hermoso espécimen con cabellos color negro ébano que enmarcan un rostro juvenil. Pero no se engañen, esa cubana de 40 años vestida de rojo y negro </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">es parte, desde hace tiempo, de la vanguardia literaria en Latino América, la que llamamos Generación Bogotá 39. Desde sus 17 años, esa eternal habanera publicó varios libros de poesías, y dos de narrativa, cuyo primero, </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Todos se van</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> recibió en el año 2006 el Premio Bruguera. Con su segunda novela </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui Primera Dama</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">* se amplían sus lectores a través del mundo y se afirma su escritura. </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Quería navegar en diferentes aguas. La literatura avanza muy rápido y tenía que poner en práctica esas novedades; de ahí la coexistencia, en mi segunda novela, de los registros románticos y postmodernos, de los diálogos o programas de radio”</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Cabe mencionar también la hábil inserción de letras de canciones cubanas y la presencia de artículos de prensa del periodista cubano José Pardo Llada, que murió en agosto 2009. Wendy Guerra juega con los géneros literarios, y eso nos gusta.</span></span></span></p>
<p><img class=" alignleft" title="Wendy Guerra à Montmartre © Raphaël Morán" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/Wendy-Guerra-à-Montmartre2.jpg" alt="" width="292" height="213" /><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Machismo-leninismo. </strong></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Entre autobiografía y ficción, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui Primera Dama </em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">crea un delicioso revoltijo de destinos cubanos; a través del tiempo y del espacio. Nadia Guerra, la narradora, abandona, después de ser censurada, el programa de radio que anima en La Habana. Su objetivo: volver a encontrar su madre, Albis Torres, que huyó de Cuba cuando Nadia era niña. Ahora está en Moscú, enferma y sin memoria. Aquí  empieza entonces para Nadia una verdadera investigación con el objetivo de reconstituir el destino de esa madre desconocida. Como muñecas rusas, el caparazón de Albis Torres deja lugar a otro personaje, histórico y famoso: el de Celia Sánchez, la única mujer que encabezaba un escuadrón de combate durante la Revolución, y gran confidente de Fidel Castro.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Nadia, Albis y Celia; tres voces de mujeres en una sociedad que la autora califica con malicia de </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“machismo-leninismo”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Su primer libro de narrativa </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Todos se van,</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> ya describía la sociedad cubana con los ojos de una niña volviéndose mujer. Este tríptico femenino hunde por segunda vez al lector en la intimidad de la isla.  La Intimidad de la desesperación y de la espera de días mejores, la intimidad de los sentimientos y de la sexualidad. Intimidad de las idas y vueltas, entre La Habana y Miami, de Cuba a la Ex-Union soviética. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Memoria dispersa. </strong></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Tres heroínas, tres generaciones, tres países; pero un solo telón de fondo, político y social: el de los cubanos del interior y del exterior. El lector reconstruye el puzle cubano de los años de la Revolución hasta hoy en día. Wendy Guerra prefiere </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“los aspectos humanos al aspecto político”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, pero  sabe perfectamente que en una novela cubana, quizás más que en otras, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“tiene necesariamente por telón de fondo lo político”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Las pequeñas y grandes historias de cada uno se imbrican en la Historia, la del 1ero de enero de 1959, cuando Fidel Castro y sus tropas tomaron La Habana, o la de la crisis de los misiles en octubre de 1962. Nadia Guerra, la narradora, sumerge el lector en e día a día de los cubanos la noche del anuncio de la renuncia de Fidel al poder. Wendy Guerra, la escritora, nos sumerge en una búsqueda memorial colectiva, la de ese pueblo enfrentado día a día a la</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> pesada mistificación de la Revolución. </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Tuve la idea de hacer este libro en Chile, donde las cuestiones de memoria tienen especial importancia debido al Golpe de Estado de 1973”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, confiesa la autora. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Wendy Guerra nos habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:</strong><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="es-ES"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><object classid="clsid:02bf25d5-8c17-4b23-bc80-d3488abddc6b" width="60" height="63" codebase="http://www.apple.com/qtactivex/qtplugin.cab#version=6,0,2,0"><param name="autoplay" value="false" /><param name="name" value="Wendy Guerra habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:" /><param name="src" value="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/memoria11.mp3" /><embed type="video/quicktime" width="60" height="63" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/memoria11.mp3" name="Wendy Guerra habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:" autoplay="false"></embed></object></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Wendy Guerra desvela con poesía la ruptura generacional que atraviesa la sociedad cubana: mártires del Panteón de la Revolución, héroes caídos de la realidad revolucionaria en los años ochenta y la juventud impotente que la sociedad castrista agobia. Un dialogo difícil entre tres generaciones que sólo un “personaje” reúne: la atmósfera color sepia de las calles de La Habana. “</span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>La escritura de los cubanos es neurótica, siempre necesitamos hablar de lo nuestro, de nuestros problemas”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> observa Wendy Guerra. Nos cuenta que le gusta el título de la novela en francés </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Mère Cuba</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, “Madre Cuba”: </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“me recuerda la relación umbilical que uno tiene con su madre, pero también, en el caso de los cubanos, con su isla”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Promete </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“hablar menos de Cuba en (su) próximo libro”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Estaba en Marsella durante el mes de septiembre, intentando extraer  del Viejo Puerto la inspiración necesaria para su próximo libro. Pero </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Marsella se parece muchísimo a La Havana”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> confiesa. Será difícil cortar el cordón. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="es-ES">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Emilie Barraza</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="399" height="304" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xam4lr&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="399" height="304" src="http://www.dailymotion.com/swf/xam4lr&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xam4lr_wendy-guerra-a-paris-23-septembre-2_creation">Lectura: Wendy Guerra en París, 23 de septiembre de 2009</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Americagora">Americagora</a>.<a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/creation"></a></em></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">* Wendy Guerra, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui primera dama</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, Bruguera, 2008, 290 páginas. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"> <span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Wendy Guerra, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Mère Cuba</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, Editions Stock, La Cosmopolite, 2009, 291 p.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><br />
</span></span></span></p>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 10:51:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des heurts au Honduras aux discours enflammés à l&#8217;ONU, Americagora vous propose sa sélection du meilleur de l&#8217;actualité latinoaméricaine. Semaine du 26/09/09.
« Chávez invite Obama à rejoindre &#8220;l&#8217;axe du mal&#8221; », le Nouvel Obs, A la tribune de l’ONU, Chávez a ironisé sur les propositions « socialistes » d’Obama en l’invitant à rejoindre l’ « axe du mal ». Voir aussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des heurts au Honduras aux discours enflammés à l&#8217;ONU, Americagora vous propose sa sélection du meilleur de l&#8217;actualité latinoaméricaine. Semaine du 26/09/09.<span id="more-1216"></span></p>
<p><strong>« <strong>Chávez </strong>invite Obama à rejoindre &#8220;l&#8217;axe du mal&#8221; »</strong>, <a href="http://http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20090925.OBS2419/chavez_invite_obama_a_rejoindre_laxe_du_mal.html" target="_blank">le Nouvel Obs</a>, A la tribune de l’ONU, Chávez a ironisé sur les propositions « socialistes » d’Obama en l’invitant à rejoindre l’ « axe du mal ». Voir aussi le discours en intégralité du président du Venezuela sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=cT8Liy9THeQ" target="_blank">Youtube</a>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>« Bras de fer explosif au Honduras »</strong>, <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-23-Bras-de-fer-explosif-au-Honduras" target="_blank">Le Monde Diplomatique</a>, Maurice Lemoine réagit à l’article du<a href="http://www.lemonde.fr/international/article/2009/09/22/de-retour-au-honduras-m-zelaya-assure-vouloir-dialoguer_1243364_3210.html#ens_id=1211761" target="_blank"> Monde</a> <strong>« Au Honduras, le retour clandestin du président déchu ravive les tensions »</strong> et dresse un état des lieux accablants de la situation humanitaire à Tegucigalpa, en comparant la détention des opposants au coup d’Etat dans le stade Chochy Sosa à celle des partisans d’Allende dans le stade de Santiago du Chili, le 11 septembre 1973.</p>
<p><strong>« Cinq questions sur le retour de Zelaya au Honduras »</strong>,<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/cinq-questions-sur-le-retour-de-zelaya-au-honduras_789674.html" target="_blank"> l’Express</a>.</p>
<p><strong>« Deux morts au Honduras, Zelaya et Micheletti prêts à dialoguer »</strong>, <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20090924.OBS2269/deux_morts_au_honduras_zelaya_et_micheletti_prets_a_dia.html" target="_blank">le Nouvel Obs.</a></p>
<p><strong>« Honduras : Choses vues dans un pays fantôme »,</strong><a href="http://www.courrierinternational.com/article/2009/09/23/choses-vues-dans-un-pays-fantome" target="_blank"> Courrier International</a>, Un journaliste du quotidien argentin La Nación, témoigne du quotidien incertain et comme arrêté à Tegucigalpa.</p>
<p>Articles en espagnol:</p>
<p><strong>« En état de siège »</strong>, l’envoyée spéciale du quotidien argentin <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-132255-2009-09-23.html" target="_blank">Página/12</a> au Honduras décrit le climat répressif et violent des manifestations de soutien au président déchu Manuel Zelaya.</p>
<p><strong>« Les problèmes du vieux putschisme »,</strong> <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/subnotas/132209-42586-2009-09-22.html" target="_blank">Página/12,</a> Le retour de Zelaya au Honduras représente selon l’analyste Luis Bruschtein, un événement historique majeur pour l’Amérique Latine. Le Brésil s’affirme en effet comme une vraie puissance politique tandis que l’attitude des Etats-Unis démontre la solidité du consensus démocratique dans le continent malgré les tentations putschistes qui partout survivent. (En espagnol).</p>
<p><strong>« Un nouveau Pinochet »,</strong> <a href="http://www.elciudadano.cl/2009/09/21/un-nuevo-pinochet/" target="_blank">El Ciudadano,</a> Le petit fils du dictateur Agusto Pinochet se présente aux prochaines élections législatives chiliennes de décembre suscitant de nombreuses réactions.</p>
<p><strong>« Un autre monde est nécessaire »</strong>,<a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-132154-2009-09-21.html" target="_blank"> Página/12,</a> Profitant de son voyage à New York, la présidente de l’Argentine, Cristina Kirchner a rencontré le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz : rencontre et débats.</p>
<p><strong>« Pérégrination d’un peuple en quête de terre promise »,</strong><a href="http://ea.com.py/un-pueblo-peregrina-en-busca-de-la-tierra-prometida/" target="_blank"> E’a</a>, Au Paraguay, les habitants d’un village isolé, Puerto Casado, ont entamé une longue marche vers la capitale du pays pour réclamer la propriété des terres qu’ils occupent depuis 1800 et qui viennent d’être appropriées par la secte Moon.</p>
<p><strong>« La Résistance, elle aussi, chante »</strong>, <a href="http://www.radiomundoreal.fm/Informes-especiales" target="_blank">Radio Mundo Real</a>, de nombreuses chansons de protestation sont apparues lors des manifestations contre le coup d’Etat au Honduras.</p>
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		<title>Wendy Guerra, à la mémoire de son île</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 19:55:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Littérature. « Mère Cuba » sonde l’histoire de l&#8217;île des Caraïbes à travers les fragments de trois destins féminins. Rencontre avec son auteure, l&#8217;inénarrable Wendy Guerra.
On la reconnaît entre mille. Assise sur les marches de Montmartre, Wendy Guerra est un joli spécimen aux cheveux noir ébène encadrant un visage juvénile. Mais qu’on ne s’y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Littérature. </strong><em>«</em><strong> <em>Mère Cuba</em> </strong><em>» </em><strong>sonde l’histoire de l&#8217;île des Caraïbes à travers les fragments de trois destins féminins. Rencontre avec son auteure, l&#8217;inénarrable Wendy Guerra.<span id="more-1158"></span></strong></p>
<p>On la reconnaît entre mille. Assise sur les marches de Montmartre, Wendy Guerra est un joli spécimen aux cheveux noir ébène encadrant un visage juvénile. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce petit gabarit vêtu de rouge et de noir, a sa <img class="alignleft size-medium wp-image-1168" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Wendy Guerra à Montmartre" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/Wendy-Guerra-à-Montmartre2-300x219.jpg" alt="Wendy Guerra à Montmartre" width="300" height="219" />place depuis longtemps, aux côtés du mexicain Jorge Volpi ou du péruvien Iván Thays, au sein de ce que l’on appelle communément la Generación <strong> </strong>Bogotá 39. Une avant-garde littéraire composée de jeunes écrivains les plus prometteurs de l’Amérique latine. Plusieurs recueils de poésie et deux romans à son actif, dont le premier a été couronné en 2006 du prix Bruguera, Wendy Guerra voit depuis Cuba, où elle réside, son lectorat s’agrandir à travers le monde et son écriture s’affirmer.  <em>« Avec </em>Mère Cuba<em>*, je voulais naviguer entre différents styles littéraires. La littérature avance vite et je devais mettre en pratique ces nouveautés ; d’où la coexistence, dans mon second roman, des registres romantiques, postmodernes, des dialogues de théâtre ou des émissions de radio »</em>. L’auteure omet l’habile insertion de paroles de musiques cubaines et la présence d’extraits d’articles du journaliste cubain José Pardo Llada, décédé en août 2009. Wendy Guerra bricole avec les genres, et c’est très bien.</p>
<p><em>« </em><strong>Machisme-léninisme </strong><em>»</em>. A mi-chemin entre l’autobiographie et la fiction, <em>Mère Cuba</em> brode à merveille les registres littéraires pour en faire un délicieux patchwork de destins cubains, à travers le temps et l’espace. Nadia Guerra, la narratrice, abandonne, suite à la censure, l’émission de radio qu’elle anime à La Havane. Son objectif : retrouver sa mère, Albis Torres, qui a fui Cuba lorsque Nadia était enfant. Elle la retrouve à Moscou, malade et sans mémoire. Commence alors pour Nadia  l’enquête auprès de tout et de tous afin de reconstituer le destin de cette mère inconnue. Comme des poupées russes, la carapace d’Albis Torres laisse place à  un autre personnage, historique et bien connu : Celia Sánchez, l’unique femme à la tête d’un escadron de combat pendant la Révolution cubaine, et grande confidente de Fidel Castro.</p>
<p>Nadia, Albis et Celia ; trois rares voix de femmes dans cette société que l’auteure qualifie malicieusement de <em>« machiste- léniniste »</em>. Le premier ouvrage de l’auteure, <em>Tout le monde s’en va,</em> décrivait déjà la société cubaine à travers les yeux d’une petite fille devenant femme. Ce triptyque féminin plonge encore une fois le lecteur dans l’intimité de l’île. L’intimité du désespoir et de l’attente de jours meilleurs, l’intimité des sentiments et de la sexualité. L’intimité des départs et des retours, de La Havane à Miami, de Cuba à l’ex-Union soviétique.</p>
<p><strong>Quête mémorielle.</strong> Trois héroïnes, trois générations, trois pays. Mais une seule toile de fond, politique et sociale, celle des Cubains de l’intérieur et de l’extérieur, dont on reconstruit le puzzle, des années de la Révolution cubaine à nos jours. Car si Wendy Guerra  <em>« préfère les aspects humains à l’aspect politique »</em>, elle sait bien qu’un roman cubain, peut-être plus qu’un autre, <em>« a nécessairement pour toile de fond la politique »</em>. Les petites et grandes histoires de chacun s’imbriquent dans l’Histoire, comme le 1<sup>er</sup> janvier 1959, date de la prise de La Havane par Fidel Castro et ses troupes, ou encore en octobre 1962, lorsque la crise des missiles faillit embraser le monde.</p>
<p>Nadia Guerra la narratrice plonge le lecteur dans le quotidien des Cubains le jour de l’annonce du retrait de Fidel à la tête de l’Etat.  Wendy Guerra l’écrivaine le plonge dans une quête mémorielle collective, celle de ce peuple confronté quotidiennement à la mythification envahissante de la Révolution. <em>« C’est au Chili, où les questions de mémoire sont omniprésentes avec le souvenir du coup d’Etat de 1973,  que m’est venu l’idée de réaliser ce livre »</em> confie l’auteure, qui s’est attelée à un véritable travail de recherche pour reconstituer le destin méconnu de la révolutionnaire Celia Sánchez.</p>
<p>Wendy Guerra met à nu la rupture générationnelle qui traverse la société cubaine : Martyrs du Panthéon de la Révolution, héros déchus de la réalité révolutionnaire dans les années 1980, jeunesse impuissante que la société castriste étouffe. Un dialogue difficile entre trois générations qu’un « personnage » rassemble : l’atmosphère si particulière des rues couleur sépia de La Havane. <em>« L’écriture des Cubains est névrotique, nous avons toujours le besoin de parler de nous-mêmes, de nos problèmes »</em>, confie l’auteure, qui avoue apprécier le titre de l’ouvrage en français<em> </em><em>«</em><em> Mère Cuba</em><em> »</em>. <em>« Cela m’évoque la relation ombilicale que l’on a avec sa mère, mais également, pour les Cubains, avec leur île</em> <em>»</em>. Elle promet<em> « de moins parler de Cuba dans (son) prochain livre »</em>. Elle était d’ailleurs à Marseille au mois de septembre, où elle espère tirer de l’atmosphère du Vieux Port l’inspiration nécessaire à son troisième ouvrage. Mais <em>« Marseille ressemble terriblement à La Havane » </em>confesse-t-elle. Difficile de couper le cordon.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>Photo: DR. Raphaël MORAN</p>
<p>*Wendy Guerra, &#8220;Mère Cuba&#8221;, Editions Stock, Collection La Cosmopolite, 2009.<strong> </strong>292 p.<strong></strong><br />
<strong></strong></p>
<p>Et pour découvrir<strong> le blog de Wendy Guerra,</strong> cliquez <a href="http://www.elmundo.es/elmundo/blogs/habaname/" target="_blank">ici</a>.</p>
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		<title>Pánfilo le Cubain a été libéré</title>
		<link>http://www.americagora.com/la-saga-de-panfilo-le-cubain/1064</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 14:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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La vidéo de ce Cubain criant sa faim (&#8221;jama, jama !&#8220;, &#8220;de la bouffe, de la bouffe!), a été visionnée des centaines de milliers de fois sur Internet. D&#8217;abord condamné à deux ans de prison pour &#8220;danger social pré-délictueux&#8221;, Juan Carlos González a finalement été placé en hôpital psychiatrique. Il bénéficiera d&#8217;un traitement contre l&#8217;alcoolisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="280" height="290" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/tLLAh2yTqu0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="280" height="290" src="http://www.youtube.com/v/tLLAh2yTqu0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>La vidéo de ce Cubain criant sa faim (&#8221;<em>jama, jama !</em>&#8220;, &#8220;de la bouffe, de la bouffe!), a été visionnée des centaines de milliers de fois sur Internet. <span id="more-1064"></span>D&#8217;abord condamné à deux ans de prison pour &#8220;danger social pré-délictueux&#8221;, Juan Carlos González a finalement été placé en hôpital psychiatrique. Il bénéficiera d&#8217;un traitement contre l&#8217;alcoolisme pendant 21 jours.</p>
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		<title>La semaine twitter d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2009 14:19:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chaque semaine, Americagora vous propose un compte-rendu de son fil d&#8217;actualité sur le réseau de partage Twitter. Nous y publions une série de liens renvoyant à des articles concernant l&#8217;Amérique latine dans la presse francophone, hispanique et anglo-saxonne.
Voici nos &#8220;gazouillis&#8221; de cette dernière semaine de juillet.
-Au Nicaragua, l&#8217;ONG Amnesty International demande la dépénalisation de l&#8217;avortement, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque semaine, Americagora vous propose un compte-rendu de son fil d&#8217;actualité sur le réseau de partage Twitter. Nous y publions une série de liens renvoyant à des articles concernant l&#8217;Amérique latine dans la presse francophone, hispanique et anglo-saxonne.</p>
<p>Voici nos &#8220;gazouillis&#8221; de cette dernière semaine de juillet.<span id="more-697"></span></p>
<p>-Au Nicaragua, l&#8217;ONG Amnesty International demande la <a href="http://bit.ly/hLgQL" target="_blank">dépénalisation</a> de l&#8217;avortement, deux ans après l&#8217;adoption d&#8217;une loi l&#8217;interdisant totalement. L&#8217;ONG de défense des droits de l&#8217;homme dénonce la promulgation de cette loi par le gouvernement de gauche de Daniel Ortega qui aurait cédé à l&#8217;Eglise catholique en échange d&#8217;un soutien électoral. L&#8217;avortement pour raisons thérapeuthiques, pour les jeunes filles ou suite à un viol est interdit au Nicaragua.</p>
<p>-Washington met fin à son  <a href="http://bit.ly/O4iTh">&#8220;panneau informatif&#8221;</a> à la Havane.  Depuis 2006, l&#8217;immeuble abritant la représentation des intérêts américains à Cuba &#8211; le États-Unis n&#8217;ont pas d&#8217;ambassade proprement dite sur l&#8217;île-, projetait des messages tels que &#8220;La démocratie à Cuba&#8221; sur sa façade, en signe de défiance au gouvernement cubain. L&#8217;administration de Barack Obama a décidé de ne plus diffuser de tels messages pour améliorer les relations avec l&#8217;île castriste.</p>
<p>-En Colombie, l&#8217;or se transforme en plomb. A lire, une <a href="http://tinurl.mobi/qprgdpc" target="_blank">excellente enquête de l&#8217;hebdomadaire colombien Semana</a> qui nous raconte une histoire emblématique des problèmes sociaux en Colombie. A la croisée du conflit armé et du rôle des entreprises.</p>
<p>-L&#8217;Espagne <a href="http://tinurl.mobi/wwfpmgi" target="_blank">va proposer une restriction de voyage</a> sur le territoire de l&#8217;UE pour les putschistes du Honduras. Miguel Angel Moratinos, ministre des Affaires Étrangères espagnol va suggérer à l&#8217;Union Européenne cette sanction contre les nouveaux gouvernants de facto au Honduras, après l&#8217;expulsion du président Manuel Zelaya.</p>
<p><a href="http://tinurl.mobi/smpkcpf" target="_blank"></a></p>
<p>-Le quotidien américain New York Times <a href="http://www.nytimes.com/slideshow/2009/06/25/world/06252009PERU_index.html" target="_blank">propose un aperçu</a> en image de la vie à La Oroya, au Pérou, l&#8217;un des 10 villages les plus pollués du monde. <a href="http://tinurl.mobi/smpkcpf"><br />
</a></p>
<p>-A lire aussi, la situation des <a href="http://www.miamiherald.com/news/americas/story/1154714.html" target="_blank">Mormons touchés </a>par les assassinats liés au crime organisé au Mexique.Le sort de cette communauté discrète venue d&#8217;Europe et installées depuis le siècle dernier dans les campagnes mexicaine, a ému l&#8217;opinion mexicaine. Elle s&#8217;organise à présent en milices, avec la bénédiction des autorités mexicaines.</p>
<p>Retrouvez au jour le jour le fil info d&#8217;Americagora <a href="http://twitter.com/americagora" target="_blank">ici</a>.</p>
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		<title>Martha Galarraga: chanteuse en voie d’expulsion</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 23:27:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Migrations]]></category>
		<category><![CDATA[expulsion]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette chanteuse cubaine de renom vit et travaille en France depuis 7 ans. En toute légalité. Le 26 mai dernier, la préfecture lui annonce qu’elle n’a plus le droit de vivre en France et lui retire son visa.

La vie est chienne. Martha Galarraga en sait quelque chose, elle qui cumule, depuis peu, son statut d’intermittente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Cette chanteuse cubaine de renom vit et travaille en France depuis 7 ans. En toute légalité. Le 26 mai dernier, la préfecture lui annonce qu’elle n’a plus le droit de vivre en France et lui retire son visa.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-580"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La vie est chienne. Martha Galarraga en sait quelque chose, elle qui cumule, depuis peu, son statut d’intermittente du spectacle avec celui d’étrangère en situation irrégulière. Pour cette artiste cubaine qui chantait il y a quelques années au Carnegie Hall de New York, la pilule est difficile à avaler. Ne lui parlez pas de salsa, son style à elle, c’est le mélange improbable. Elle brasse le jazz, la bossa et le chant Yoruba des anciens esclaves cubains aussi bien qu’elle marie, dans sa tenue, les coquetteries bling-bling à la décontraction d’un foulard dans les cheveux. Aujourd’hui, de sa belle voix rauque, elle raconte la galère qu’elle vit depuis 2007. Deux années d’incertitude &#8211; et d’aller-retour innombrables entre la Préfecture et les salles de concerts, qui se sont soldées, le 26 mai dernier, par un rendez-vous à la Préfecture de Paris. Au bureau n°6, on lui retire sa carte de séjour « profession artistique et culturelle».<a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/gallaraga-ok.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-581" style="border: 2px solid black; margin: 2px;" title="gallaraga-ok" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/gallaraga-ok-300x200.jpg" alt="gallaraga-ok" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tournées mondiales</strong>. En attendant la procédure d’expulsion, elle n’a plus le droit de quitter le territoire français. A presque 40 ans, Martha garde le sourire franc et chaleureux, mais depuis quelques mois, elle se sent <em>« un peu fatiguée de se battre»</em>. La carrière de Martha Galarraga commence pourtant sous une belle étoile, sous la houlette de son père, Lázaro Galarraga, un artiste complet, grand percussionniste et chanteur hors-pair. A la fin des années 1980, elle devient la soliste de l’Ensemble Folklorique National de Cuba, avec lequel elle fait découvrir au monde la culture Yoruba, importée d’Afrique et perpétuée par les anciens esclaves des Caraïbes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 1990, elle intègre la formation du pianiste jazz cubain Omar Sosa. Yoruba <em>bis repetitas</em>. A ses côtés, elle chante, les Orishas, ces divinités de l’ouest de l’Afrique dont la croyance et les rites perdurent à Cuba. Le cocktail est explosif, la formation Sosa jouit d’un immense prestige et fait le tour du monde. En 1998, elle fait cap sur l’Allemagne, pour la quitter quatre ans plus tard, en 2002. <em>« Je me demande pourquoi d’ailleurs, moi qui disposais là-bas d’un permis de séjour permanent »</em>. Pour celle qui a passé la moitié de sa vie à chanter d’un bout à l’autre de la planète, la bougeotte reprend le dessus, et en 2002, Martha traverse le Rhin et pose ses valises à Paris.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contrats bidons</strong>. Une fois par an, elle se présente à la Préfecture pour le renouvellement de sa carte de séjour mention « profession artistique et culturel ». Pas de problème durant quatre ans, le renouvellement est une formalité. <em>« Mais en 2006, Omar Sosa se décide à poursuivre la route en solitaire. Il met donc fin aux contrats qui nous unissaient à lui ».</em> Entre République et Oberkampf, où elle vit, les galères administratives commencent. En 2007, elle signe, avec une obscure association, trois contrats de travail qui lui assurent un minimum de deux cachets par mois, facturés 120 euros chacun. Soit une rémunération mensuelle de 240 euros. Le hic, c’est que les contrats comportent tous une clause d’exclusivité, qui interdit à la chanteuse de travailler sur d’autres projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Martha Galarraga s’est fait avoir, mais c’est la Direction départementale du Travail et de l’Emploi (DDTE) qui l’informe de la supercherie, par lettre, après avoir été alertée par la Préfecture. Et celle-ci bloque le renouvellement de sa carte de séjour. <em>« Il m’était impossible de renouveler mon visa, puisque ce que j’avais signé ne correspondait en rien à un contrat de travail. Avec cette histoire, mon dossier était bloqué et j’avais la Préfecture aux trousses »</em>. Elle rompt deux de ses pseudo-contrats et travaille sur d’autres projets.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Concert au black.</strong> Orchestres de musique classique, groupes de jazz, formations mêlant tout ce que la terre peut contenir de création musicale, Martha est partout, poursuivant sa passion de toujours : gommer les frontières musicales. On l’appelle même de Londres, pour donner des cours de chant ou pour participer à des ensembles musicaux. <em>« J’ai malheureusement dû annuler tous mes déplacements à Londres depuis la fin mai, puisque je suis bloquée en France »</em>. Qu’importe, Martha chante dans les bars, dans les salles de concerts de la France entière. Là où on l’appelle, de Nantes à Marseille. Et au noir, bien sûr. <em>« Un bar ou une petite salle de concert ne déclare pas ses musiciens. La première fois que j’ai vu mon avocate, j’ai eu un énorme sentiment de culpabilité. Elle me demandait de refuser le travail au black. Mais en tant que chanteuse, c’est impossible !»</em>. Martha éprouve constamment le besoin de prouver sa bonne conduite. <em>« Je parle très bien le français, je suis intégrée, et je suis organisée »</em> lance-t-elle en déballant ses papiers administratifs, rassemblés méthodiquement année par année dans des pochettes plastifiées. <em>« J’ai tout gardé, tout ordonné. Contrats de travail, décisions de la préfecture, et fiches d’imposition, car je paye mes impôts, en toute légalité»</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a le sentiment d’avoir passé ces derniers mois à attendre. La décision du tribunal administratif, la lettre d’avis d’expulsion, <em>« qui ne devrait pas tarder »</em>, les fruits des procédures judiciaires intentées par son avocate. Une pétition pour sa régularisation circule sur internet. 1300 signatures au compteur, et un concert au Jamel Comedy Club en juillet,  pour lui redonner l&#8217;envie de croire. Croit-elle à une issue positive ? Elle n’en sait rien, mais commence à penser qu’il serait peut-être temps d’aller chercher ailleurs, puisqu’on ne veut pas d’elle en France. Elle évoque sa mère et son fils, âgé de 22 ans, restés à La Havane. Mais le retour à Cuba est impossible : elle a désormais le statut d’« émigrante » pour les autorités cubaines et ne peut donc rester plus d’un mois à Cuba. <em>« Une autre idée serait d’abandonner ma carrière de chanteuse pour faire des ménages ou des gardes d’enfant à Paris »</em>. On n&#8217; y croit pas une seconde. Elle pense aussi à Chango, son Orisha. <em>« Dans la religion Lukumi, Chango est le dieu de la guerre et du feu. Il passe sa vie à livrer guerres et batailles, comme moi »</em>, lance-elle, dans un éclat de rire. Toujours malicieux, toujours le même.</p>
<p>Emilie Barraza</p>
<p>Rectificatif : début mai, la Préfecture de Paris a délivré à Martha Galarraga un titre de séjour &#8220;professions artistiques et culturelles&#8221; pour une durée de 10 mois.</p>
<p>A cette occasion, un concert est organisé au Studio de l&#8217;Ermitage, à Paris, le vendredi 28 mai.</p>
<p>8, rue de l&#8217;Ermitage &#8211; Paris XXe – M° Jourdain</p>
<p>01 44 62 02 86 &#8211; Tarif 10€</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/marthagalarraga">Voir le profil MySpace de Martha Galarraga</a></p>
<p><a href="http://www.lapetition.be/en-ligne/comit-de-soutien-martha-galarraga-3236.html">La pétition de soutien à Martha Galarraga en ligne</a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/_562q7zsAIQ&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/_562q7zsAIQ&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Une étudiante française expulsée de Cuba</title>
		<link>http://www.americagora.com/une-etudiante-francaise-expulsee-de-cuba/374</link>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2009 16:13:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cuba]]></category>
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		<description><![CDATA[Exclusif &#8211; Étudiante en sociologie à Sciences Po Paris, Bérengère Ruet était à La Havane pour un travail universitaire. Les autorités cubaines n&#8217;ont pas apprécié qu&#8217;elle s&#8217;intéresse de trop près à la dissidence. Elle témoigne pour la première fois en détail pour Americagora de son interrogatoire et de son expulsion.
Elle était partie pour connaître la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Exclusif &#8211; Étudiante en sociologie à Sciences Po Paris, Bérengère Ruet était à La Havane pour un travail universitaire. Les autorités cubaines n&#8217;ont pas apprécié qu&#8217;elle s&#8217;intéresse de trop près à la dissidence. Elle témoigne pour la première fois en détail pour Americagora de son interrogatoire et de son expulsion.<span id="more-374"></span></strong></p>
<p>Elle était partie pour connaître la réalité cubaine sur le terrain. Bérengère Ruet, 22 ans, étudiant en Master 2 à Sciences Po Paris a fait la malheureuse expérience de la répression qu&#8217;exerce le régime castriste contre les voix dissidentes.</p>
<p>« J&#8217;étais partie pour des recherches sur le travail informel à Cuba. Mais un matin un policier en civil est venu me chercher là où je logeais à La Havane, le 15 avril dernier, à 9h. J&#8217;ai du me rendre au poste de police de l&#8217;immigration où l&#8217;on m&#8217;a demandé &#8216;depuis combien de temps êtes-vous là ? Où êtes vous allée ? Qui avez-vous rencontré et de quoi avez-vous parlé ?&#8217;. J&#8217;ai avoué que les gens que j&#8217;avais rencontrés avaient des positions politiques différentes de celles du régime, mais que je ne voulais pas me mêler de ça. Le policier m&#8217;a finalement sorti la liste de tous les gens que j&#8217;avais rencontrés, et a prétendu qu&#8217;il avait des photos de moi. Il et m&#8217;a parlé des endroits ou j&#8217;étais allée; certains étaient inventés.</p>
<p><strong>En fait j&#8217;étais surveillée</strong>, probablement à partir du 10 mars, 3 semaines après mon arrivée, lorsque j&#8217;ai rencontré un homme qui conduisait des bicitaxis [ndlr taxis-vélos] illégalement et avait fait de la prison.  Cet homme m&#8217;a dirigé vers un syndicaliste des bicitaxis et journaliste militant des droits de l&#8217;homme, Roberto de Jesus Guerra.</p>
<p>C&#8217;est alors que j&#8217;ai décidé d&#8217;orienter mon travail sur le thème de la vie quotidienne des dissidents. Tout en sachant pertinemment que ce thème était sensible. Mais je n&#8217;ai fait recueillir des témoignages sans participer à aucun acte politique pourtant nombreux à cette époque. Les dissidents commémoraient alors l&#8217;arrestation de 75 opposants lors du Printemps noir il y a quelques années.</p>
<p>A la fin de l&#8217;interrogatoire, le policier en civil m&#8217;a dit &#8216;ces gens que vous avez vus sont pour la plupart des délinquants qui sont allés en prison, qui ne travaillent pas et sont des parasites&#8217;. Il m&#8217;a ensuite fait un cours d&#8217;histoire sur les attentats commis contre Cuba, en disant que ces gens reçoivent de l&#8217;argent de la CIA et des Cubains de Miami pour causer des troubles à Cuba.  J&#8217;ai fait l&#8217;innocente et il s&#8217;est voulu rassurant.<a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/05/berengere-ok.jpg"><img class="size-full wp-image-375 alignright" title="berengere-ok" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/05/berengere-ok.jpg" alt="berengere-ok" width="320" height="177" /></a></p>
<p>C&#8217;est alors qu&#8217;un autre officier en uniforme, lui, moins agréable m&#8217;a fait le même interrogatoire. Puis à la fin un autre agent m&#8217;a demandé ma date de départ et m&#8217;a dit &#8216;revenez demain avec vos affaires à 18h et vous rentrerez à Paris&#8217;. Les autorités se sont chargées de changer mon vol de retour initialement prévu pour une semaine plus tard. Mais j&#8217;ai dû payer les indemnités de changement de date.</p>
<p>Je n&#8217;ai eu aucun contact avec le consulat de France qui est pourtant censé assurer les droits de citoyens français en cas de problèmes avec les autorités.</p>
<p><em><strong>Vous êtes partie avec un visa touristique, aviez-vous conscience des risques de faire un travail de recherche à Cuba ?</strong></em></p>
<p>Pas trop. Je sais que les journalistes sont souvent expulsés lorsqu&#8217;ils interviewent des dissidents et un policier m&#8217;avait prévenu que tout travail journalistique était interdit.</p>
<p>Après mon interrogatoire, il me restait 24h pour quitter l&#8217;île. On m&#8217;a obligé à rester dans la maison où j&#8217;étais logée. J&#8217;ai tout de même eu le temps de confier mes notes à un ami québécois pour qu&#8217;il me les renvoie car je savais que je serais fouillée à la douane.</p>
<div id="attachment_387" class="wp-caption alignright" style="width: 305px"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/05/cuba-fidel2.jpg"><img class="size-full wp-image-387" title="cuba-fidel2" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/05/cuba-fidel2.jpg" alt="Un mur d'une rue de La Havane (Photo Marlène Nitenberg)" width="295" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">Un mur d&#39;une rue de La Havane (Photo Marlène Nitenberg)</p></div>
<p>Et en effet j&#8217;ai été fouillée de fond en comble à l&#8217;aéroport le 16 avril, date de mon expulsion. Les douaniers se sont arrêtés sur les écrits d&#8217;un ami opposant qui avait rédigé un poème contre le régime castriste. Ils se sont intéressés également à des livres sur la dissidence que j&#8217;avais achetés à Cuba. Mon ordinateur a été également été fouillé. Un type l&#8217;a traficoté mais on me l&#8217;a rendu et à Paris je ne pouvais plus l&#8217;allumer. Un ami informaticien a pu tout réinitialiser et récupérer les données. Les douaniers avaient endommagé le disque dur et le systè<strong></strong>me de démarrage.<strong></strong></p>
<p>Mon avion devait décoller à 22h00 et on m&#8217;a finalement conduite à 22h20 à la porte de l&#8217;avion. On ne m&#8217;a pas notifiée que j&#8217;étais interdite de séjour à Cuba, mais je pense que je le suis.</p>
<p>Les autorités ont donc été plutôt conciliantes à mon égard, j&#8217;ai été très bien traitée,  mais ce qui m&#8217;inquiète c&#8217;est que mon arrestation a causé des ennuis à ma logeuse. Elle a eu une première visite un mois après mon arrivée à Cuba. La police a vu mon nom sur son cahier des hôtes. On lui a posé des questions sur mes activités mais elle ne savait rien. En réalité la police lui a « tendu une perche pour me dénoncer ». Elle a donc été accusée d&#8217;entrave à enquête. Elle risque 1000 dollars d&#8217;amende, une somme qui représente des années de salaires, et risque surtout de perdre sa licence pour loger des touristes. »</p>
<p><strong><em>Cet épisode a-t-il changé votre vision de Cuba ?</em></strong><strong></strong></p>
<p>« Lorsqu&#8217;on est à Cuba en touriste, ont voit la pauvreté, mais on reste derrière un sorte de vitrine. Je n&#8217;imaginais<strong></strong><strong></strong> pas que les droits civils étaient à ce point réprimés. Il y a une coupure entre la majorité de la population qui tente juste de s&#8217;en sortir, de faire son<strong></strong> petit business, et qui croit la propagande, les théories du complot; et la dissidence. E<strong></strong>t à l&#8217;étranger la désinformation concernant Cuba est forte. L&#8217;opposition cubaine à Cuba est très réprimée, elle a peu de moyens, et souhaite surtout rester indépendante, sans être sous la tutelles des ONG, comme Amnesty International ou des Cubains de Miami, ou encore des Etats-Unis.<strong></strong></p>
<p>Et il y a bien sûr cette imagerie de Cuba, Etat socialiste qui a vaguement mal tourné. J&#8217;avais un peu ces illusions en allant à Cuba. En réalité, le pays est totalitaire. Certes il n&#8217;y a pas autant de violence que d&#8217;autres pays comme le Mexique ou la Colombie. On a fait beaucoup de publicité sur la santé et l&#8217;éducation mais il n&#8217;y a pas de médicaments dans les hôpitaux, et certes les jeunes sont contents du système d&#8217;éducation mais ils deviennent serveurs avec un diplôme de médecin. »</p>
<p>Propos recueillis par Raphaël Moran</p>
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