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	<title>Americagora &#187; Chili</title>
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	<description>L&#039;information d&#039;Amérique Latine</description>
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		<title>Trois questions à Germán Berger-Hertz, réalisateur</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 20:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Germán Berger Hertz]]></category>
		<category><![CDATA[Mi vida con Carlos]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Germán Berger Hertz, auteur du film Mi vida con Carlos, était à Paris le 9 juin, pour une projection spéciale de son film au Nouveau Latina… en attendant une sortie dans les autres salles.
Dans votre histoire (voire critique ici), on voit plusieurs manières de faire face à la mémoire des tragédies de la dictature : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p>Germán Berger Hertz, auteur du film <em>Mi vida con Carlos</em>, était à Paris le 9 juin, pour une projection spéciale de son film au Nouveau Latina… en attendant une sortie dans les autres salles.<span id="more-1405"></span></p>
<p><strong>Dans votre histoire (<em><a href="http://www.americagora.com/mi-vida-con-carlos-carnet-de-bord-d%E2%80%99un-voyage-contre-l%E2%80%99oubli/1403" target="_blank">voire critique ici</a>)</em>, on voit plusieurs manières de faire face à la mémoire des tragédies de la dictature : la lutte, le silence, la fuite, la mort… Ce sont des formes que l’on peut retrouver dans toutes les familles chiliennes ?</strong></p>
<p>Ce sont des archétypes de personnages, qui  résument le sentiment d’une grande partie de la société chilienne et les différents chemins qu’elle a pris: une partie a lutté pour récupérer la démocratie et la justice. Une autre a fui, pour chercher une vie différente ailleurs. Beaucoup sont restés silencieux. Et enfin, une autre partie importante de la société ne sait tout simplement pas ce qui est arrivé. Et pas seulement au Chili… Ce sont des archétypes de réactions personnelles qui s’adaptent aux sociétés confrontées à une situation comme celle-là.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi le cinéma pour faire ce travail de recherche de la mémoire ?</strong></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/IMGP5587.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1406" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="IMGP5587" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/IMGP5587-300x285.jpg" alt="IMGP5587" width="300" height="285" /></a>J’ai trouvé dans l’art une possibilité de comprendre la vie, de transmettre mes émotions. On peut synthétiser, d’une manière très belle, simple et  diverse, des émotions puissantes et profondes. C’est un chemin plus commode et plus adapté à ma personnalité, qui m’a permis de libérer beaucoup de choses. La haine a été pendant longtemps un moteur qui me permettait d’être vivant. Ce film m’a aidé à canaliser ce sentiment de manière positive. La rage est mauvaise quand tu la ravales. La haine sera toujours là, dans la peine, dans le sentiment de perte et surtout d’absence… Il est important de la dépasser, humainement, et le cinéma peut-être un bon moyen.</p>
<p><strong>Pendant longtemps, le Chili n’a pas voulu se souvenir… Est-ce que vous pensez qu’il y a des progrès, des efforts apportés par votre génération ? </strong></p>
<p>Cela  fait 12 ans que je ne vis plus au Chili, c’est donc difficile de répondre. Quand nous sommes retournés à la démocratie, la vie civile s’est normalisée. Mais la transition démocratique au Chili s’est faite sur la base de l’oubli. On a voulu effacer la dictature de nos mémoires pour pouvoir aller de l’avant avec un nouveau pays. Mais cet oubli revient tout le temps… Quand tu n’affrontes pas la vérité, quand il n’y a pas de justice, d’une part il est très probable que tout cela arrive de nouveau, et d’autre part cela fait croître une forme d’indolence permettant l’impunité. Si on accepte cela, on envoie un dangereux message : « tu peux tuer, cela sera impuni ».</p>
<p>Petit à petit la société chilienne va assumer sa responsabilité morale, lentement, très lentement. Les nouvelles générations peuvent exiger cette vérité pour pouvoir reconstruire réellement un meilleur pays, plus juste, plus positif, plus libre. Si et seulement si nous assumons notre histoire… Pour l’instant, il n’y a pas décision publique totale de le faire, mais des petits efforts, des petits films comme le mien, de petites lumières qui vont ouvrir des filons, et qui j’espère vont grandir. Au Chili ça nous coûte d’assumer ce qu’on a vécu, de dire ce que nous ressentons. Ce travail doit se faire progressivement, mais il nécessite un effort de l’Etat, d’un système supérieur vraiment impliqué. Piñera représente la droite chilienne : je le pense moralement inhabilité à assumer. Il y a toujours cette peur que le pays se divise si on parle de dictature. J’espère que cela va changer et que le Chili, au fil du temps, sera capable d’affronter son passé.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Lucie de la Héronnière.</strong></p>
<p><em>Photo: Germán Berger-Hertz au cinéma Le Latina, Paris, juin 2010. DR Americagora.</em><strong><br />
</strong></p>
<p>Bande-annonce du film :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/12054361">My Life With Carlos TRAILER</a> from <a href="http://vimeo.com/user3900146">German Berger</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mi vida con Carlos, carnet de bord d’un voyage contre l’oubli</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 20:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Germán Berger Hertz]]></category>
		<category><![CDATA[Mi vida con Carlos]]></category>

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		<description><![CDATA[« J’avais un an quand ils t’ont tué. Et toi tu en avais 30». Mi vida con Carlos, c’est le périple d’un fils à la recherche de la vérité sur la mort de son père, assassiné sous la dictature chilienne. Un documentaire sur la mémoire mémoire dans un pays qui ne veut pas se souvenir. Germán [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« J’avais un an quand ils t’ont tué. Et toi tu en avais 30». <em>Mi vida con Carlos</em>, c’est le périple d’un fils à la recherche de la vérité sur la mort de son père, assassiné sous la dictature chilienne. Un documentaire sur la mémoire mémoire dans un pays qui ne veut pas se souvenir. Germán Berger Hertz propose un saisissant journal intime familial.<span id="more-1403"></span></p>
<p><strong>Absence-présence. </strong>« Je ne pouvais pas me souvenir de toi, puisque personne ne m’a jamais parlé de toi ». Carlos Berger, militant PC et directeur de Radio El Loa à Chuquicamata,  est arrêté en septembre 1973, juste après le coup d’Etat chilien, pour n’avoir pas cessé la diffusion comme l’ordonnaient les militaires. Jeté en prison à Calama, il est exécuté peu de temps après par la Caravane de la mort. Son fils Germán a un an, et pour sa famille commence alors un long  silence autour de la disparition.</p>
<p>Le documentaire observe de manière intime et délicate les différents chemins empruntés: celui de la mère, Carmen Hertz, qui se lance dans un combat acharné pour les droits de l’Homme. Celui des oncles, Ricardo qui se résigne douloureusement à abandonner le socialisme  pour protéger les siens, et Eduardo qui décide de se faire une nouvelle vie au Canada.</p>
<p>Et celui des grands-parents, lentement consumés par la peine. On suit leurs routes, dans les rues de Santiago ou dans la désolation des immenses étendues frissonnantes du désert d’Atacama, mais aussi dans un parc d’Ottawa,  un champ des Pyrénées ou une rue de Barcelone.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/carlos.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1404" title="carlos" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/carlos-300x193.jpg" alt="carlos" width="300" height="193" /></a>Mémoire. </strong>En reconstituant le puzzle, le réalisateur force tout le monde &#8211; sa famille, ses spectateurs et lui-même &#8211;  à se confronter au passé. Le miracle du documentaire agit, faisant ressortir des souvenirs, récits et anecdotes étouffés pendant des décennies. <em>Mi vida con Carlos</em> aurait pu s’appeler<em> Mi vida con Chile</em>, tant est bien réussie l’articulation entre l’histoire bouleversante d’une famille et l’histoire d’un pays.</p>
<p>Pour l’instant, <em>Mi vida con Carlos</em> n’est pas sorti dans les salles de cinéma – ni au Chili d&#8217;ailleurs -  faute de distributeur intéressé (même si la date d’octobre 2010 est envisagée…). Mais Germán Berger Hertz (<a href="http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405" target="_blank"><em>voir l&#8217;interview qu&#8217;il a accordée à Americagora ici</em></a>) a arpenté les festivals et a reçu de nombreux prix, dont le Prix Union Latine du Festival Biarritz Amérique Latine 2009 et le prix du meilleur documentaire au San Diego Latino Film Festival 2010.</p>
<p><strong>Pudeur.</strong> En plus d’un témoignage universel sur la mémoire, cette histoire est profondément personnelle. C’est un processus d’introspection et de recherche, difficile mais salvateur. Germán Berger Hertz nous y fait une place, avec un recul étonnant mais sans fausse distance avec les personnages. Une direction photographique impeccable donne une image soignée, poétique, comme un pied de nez à la douleur… Contraste saisissant avec les terribles images d’archives de manifestations écrasées dans les rues de Santiago.</p>
<p>Plus que les prouesses esthétiques, on peut applaudir une œuvre nécessaire, montrant la possibilité de cicatriser malgré tout. Après ce voyage vers le passé, la famille rompt son mutisme envers la figure du disparu, ose rire du personnage comme quand il était vivant, récupère tout simplement la joie de l’avoir connu, sans baisser les yeux.</p>
<p><strong>&gt;<a href="http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405" target="_blank">A lire: l&#8217;interview de Germán Berger-Hertz</a>.</strong></p>
<p><strong>Bande annonce du film:</strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/12054361">My Life With Carlos TRAILER</a> from <a href="http://vimeo.com/user3900146">German Berger</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><em>Photo: Extrait bande annonce.</em></p>
<p><strong>Lucie de la Héronnière</strong>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Déboires au Venezuela et bataille de chiffres en Argentine</title>
		<link>http://www.americagora.com/deboires-au-venezuela-et-bataille-de-chiffres-en-argentine/1366</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 06:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La récente publication des chiffres de l&#8217;économie latino-américaine pour l&#8217;année 2009 ne doit pas masquer des situations parfois très contrastées entre les Etats. Tour d’horizon de trois pays atypiques. 
En matière d’économie, les disparités entre les pays latino-américains sont criantes. Des disparités que ne reflètent pas les indicateurs classiques, dont les derniers chiffres pour l’année [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La récente publication des chiffres de l&#8217;économie latino-américaine pour l&#8217;année 2009 ne doit pas masquer des situations parfois très contrastées entre les Etats. Tour d’horizon de trois pays atypiques. <span id="more-1366"></span></strong></p>
<p>En matière d’économie, les disparités entre les pays latino-américains sont criantes. Des disparités que ne reflètent pas les indicateurs classiques, dont les derniers chiffres pour l’année 2009 ont été publiés récemment. Certes, l’ont s’est félicité que la croissance du PIB, estimée à 1,8% en 2009 pour l’ensemble de la zone, soit positive. Ou encore que le taux de chômage &#8211; estimé à 8,3% en 2009 pour l’ensemble de la zone<a href="#_ftn1">[1]</a>, soit presque un point de plus par rapport à 2008, n’ait pas dépassé la barre symbolique des 10%. Mais certains pays tels le Venezuela, l’Argentine ou le Chili, révèlent des tensions et des phénomènes particuliers.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Bolivar-billete.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1367" title="Bolivar billete" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Bolivar-billete-293x300.jpg" alt="Bolivar billete" width="208" height="213" /></a></strong></p>
<p><strong>Inflation incontrôlée et nationalisation des supermarchés. </strong>Au Venezuela, le problème de l’inflation prend chaque jour plus d’ampleur. Elle s’établit officiellement à 25% pour l’année 2009, ce qui représente le plus fort taux de la région. Dans ce contexte de hausse des prix, le président Chavez a déclaré, le 8 janvier, vouloir dévaluer le Bolivar de 50%. Cette décision a évidemment provoqué, au sein de la population, des mouvements de consommation massive, les vénézuéliens anticipant une baisse de la valeur de leur épargne. Déjà dévaluée en 2004 et en 2005, la valeur de la monnaie demeure un des piliers de la politique économique d’Hugo Chavez pour favoriser les exportations de pétrole. Cette décision a été récemment mise en cause par l’ancien dirigeant de la banque centrale vénézuélienne dans une interview accordée au quotidien  <em>El Nacional</em>. Domingo Maza Zavala dénonce la vision de court terme qui a guidé cette décision « <em>au détriment de la population</em> ». La perspective des élections législatives de septembre prochain aurait influencé cette dévaluation pour renflouer les caisses de l’Etat et relancer les politiques publiques cruellement déficitaires. L’ancien directeur insiste sur le fait que cela pourrait être totalement contre productif, estimant possible une inflation de 45% pour 2010 qui annulerait tout le bénéfice de politiques publiques renouvelées.</p>
<p>Afin de contrer cette prédiction le président a menacé de fermeture forcée tous les magasins qui pratiqueraient une hausse « spéculative » des prix. <em>Libération </em>dans son édition du 18 janvier a ainsi révélé que des supermarchés <em>Éxito </em>(dont le groupe français Casino est l’actionnaire majoritaire) ont été investis par la garde nationale dans le but d’être nationalisés, de même que de nombreux autres commerces de Caracas. Toujours pour contrer une inflation incontrôlée, la dévaluation a été divisée en deux : un dollar s’échange contre 2,60 bolivars pour l’importation de produits de première nécessité (santé, alimentation) et contre 4,30 bolivars pour les autres produits.</p>
<p>En <strong>Argentine</strong>, la publication des chiffres de l’inflation pour l’année 2009 a provoqué une véritable bataille de chiffres. Le 15 janvier, l’Indec, l’institut national des statistiques argentin, publie le chiffre de 7,7% d’inflation pour 2009. Un chiffre rapidement mis en cause par bon nombre d’institutions privées en raison du changement, depuis 2007, des méthodes de calcul employées par l’Institut. L’agence <em>Buenos Aires City</em>, dirigée par l’ancienne présidente de l’Indec Graciela Bevacqua, a ainsi calculé un taux d’inflation à 15%, tandis que la fondation de recherches économiques latino-américaines avance, de son côté, un chiffre supérieur à 17%. Cette polémique autour des statistiques officielles rappelle celle qui touche le DANE colombien, qui ne publie plus les chiffres de la pauvreté depuis 2005.</p>
<p><strong>Le Chili entre dans le club des pays riches. </strong>Autre son de cloche de l’autre côté des Andes. Admis le 11 janvier dernier au sein de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique), le Chili est le second pays latino américain à rejoindre l’organisation internationale après le Mexique en 1994. La presse chilienne se félicite dans l’ensemble de cette adhésion achevant une période de croissance économique de presque vingt ans.</p>
<p>Le nouveau président élu ce dimanche 17 janvier, Sebastián Piñera (droite modérée), a affirmé pendant la campagne qu’il ne changerait pas la nature de la politique économique menée jusqu’ici par Michelle Bachelet.  La biologiste spécialiste de l’environnement Flavia Liberona nuance ces succès économiques, car si son pays a su passer les étapes de l’adhésion à l’OCDE, d’autres obligations non écrites ont été moins scrupuleusement respectées. <em>El mostrador </em>du 12 janvier<em> </em>publie ses interrogations, notamment sur le coût environnemental de la croissance chilienne, centrée sur l’exploitation de métaux et matières premières comme le cuivre. Une dégradation des conditions de vie qui a également un impact social. « <em>Les chiffres montrent que la brèche entre les plus riches et les plus pauvres a augmenté durant les gouvernements de la Concertación, phénomène qui trouve son corollaire en matière d’environnement (…). Ce sont précisément les secteurs les plus pauvres qui se sont vus affectés par les catastrophes et les changements climatiques. L’inégalité dans l’accès à l’eau, les inondations,  entre autres problèmes, augmenteront au fur et à mesure qu’augmentera la température de la Terre. » </em></p>
<p><strong>Xavier Caillard</strong><em> </em></p>
<p>Crédit photo: © Fernando Pinto</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref">[1]</a> d’après la <em>Commission Economique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, </em>un organisme dépendant de l’ONU</p>
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		<title>Trois exilés, deux flics, une mémoire retrouvée</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 16:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
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Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. <span id="more-1360"></span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1361" class="wp-caption alignnone" style="width: 206px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda.jpg"><img class="size-medium wp-image-1361" title="Sepulveda" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda-291x300.jpg" alt="Sepulveda" width="196" height="203" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est une valeur sûre : <em>« le plus populaire des écrivains chiliens »</em> &#8211; comme il aime le rappeler à la maison comme à l’étranger-  compte une bonne douzaine d’ouvrages à son actif, traduits en plus de 70 langues.</p>
<p>A la lecture de <em>L’ombre de ce que nous avons été*</em>, on se dit finalement qu’il n’y a que Sepúlveda pour mettre en scène un mort et trois exilés chiliens dans une fiction aux allures de polar et  à l’ironie bien ficelée. Et ça marche. A Santiago, trois anciens militants de gauche dans les années Allende se retrouvent trente ans plus tard dans une bicoque de banlieue populaire  pour préparer une ultime action révolutionnaire. En attendant l’arrivée de l’ « expert », qui n’arrivera jamais puisqu’il vient de rendre l’âme, la mémoire s’active et les souvenirs fusent. Querelles de chapelle entre maoïstes et léninistes, idéaux d’un temps révolu, fermes communautaires, toutes les années 1970 défilent et font sourire le lecteur.</p>
<p>Si, quelquefois, la conversation fait état de la calvitie avancée de l’un ou de l’embonpoint de l’autre, très souvent, elle refait naître les anecdotes de l’exil. De la Place Saint-Michel à Paris à l’Alexanderplatz de Berlin, en passant par l’enfer communiste en Roumanie, à chaque exilé son lot de souvenirs, tantôt émouvants, tantôt forçant l’admiration, mais toujours racontés sur le ton de l’humour.</p>
<p><strong>Perdants de l’histoire. </strong>Sepúlveda signe là son ouvrage le plus personnel. Dans <em>Le vieux qui lisait des romans d’amour, </em>Sepúlveda tirait de son séjour d’étude chez les indiens Shuars en Amazonie la matière de son roman. Dans <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, c’est toute sa vie d’exilé qui est réquisitionnée pour l’occasion. Des bribes de vie, auxquelles il a ajouté celles de ses compagnons de galère et d’aventures. En somme, <em>« </em><em>un condensé de toutes les anecdotes entendues autour de (moi) ».</em></p>
<p>De ce vécu, Sepúlveda tire cette aptitude à décrire, tout en souvenirs et ressentis, la nature de la souffrance de l’exil, du déracinement de 1973 à la quête de sens et de place à l’heure du retour au bercail dans les années 1990. Un « devoir de mémoire » sous forme de roman qui évoque l’expérience, souvent tue par rapport au souvenir toujours très vivant des disparus politiques de la dictature du général Pinochet, mais vécue par plus d’un million de Chiliens, soit plus de 10% de la population chilienne de l’époque. <em>« J’ai voulu rendre hommage </em><em>à ceux qui ne font pas partie de l’histoire officielle, les invisibles, ceux que l’histoire a délibérément oublié, mais qui ont contribué grandement à la construire ».</em> D’où également ces anecdotes merveilleusement brodées au récit : le souvenir de l’anarchosyndicaliste chilien Clotario Blest, fondateur de la <em>Central Única de Trabajadores</em>, les actions de résistance du Collectif Miguel Enríquez durant la dictature.</p>
<p><strong><em>« Mains propres »</em></strong><strong>.</strong> Sorte d’autobiographie collective, aux allures de thérapie, faisant écho aux désillusions de cette <em>« génération de vaincus »,</em> comme la qualifie lui-même Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em> n’en demeure pas moins un appel résolu à l’optimisme. Les deux détectives chargés d’enquêter sur la mort suspecte de l’ « expert » incarnent en eux-mêmes la relève du Chili : un inspecteur sur la retraite, intègre et honnête, accompagne et transmet la mémoire oubliée du pays à sa jeune recrue, qui, elle, née en 1973, a les <em>« mains propres »</em> et l’esprit curieux.</p>
<p>Aux anciens  révolutionnaires, toujours debout, mais fatigués d’avoir tant subi l’exil, Sepúlveda oppose cette nouvelle garde chilienne. Une génération qui, comme analyse l’auteur à l’approche du second tour des élections présidentielles chiliennes, <em>« ne va pas voter, non pas par désintérêt, mais parce qu’elle n’a pas le sentiment d’être représentée par les candidats ». </em></p>
<p>Incarner dans deux flics l’honnêteté et l’espoir d’un pays est osé, mais Sepúlveda aime décidément transgresser les lois de la littérature. Point de méchants dans cette parodie de Sherlock Holmes au suspens savamment entretenu. Les héros ne sont ni beaux ni glorieux, mais plutôt terriblement humains. Le tout prend vie sous d’incessantes pointes d’ironie et le drame n’est jamais très loin du rire, de résistance ou non. Après l’évocation d’une assassinat commis par l’Armée et jamais résolu, l’auteur fait disserter l’un de ses héros bedonnants sur le pourquoi de l’atrocité du café chilien. Quel meilleur résumé, finalement, que la dédicace en début de livre <em>« A mes compagnons, qui sont tombés, qui se sont relevés, qui ont soigné leurs blessures, protégé le rire, sauvegardèrent la joie et continuèrent à marcher » </em>? Le lecteur, lui, décidera, en lisant la dernière page, s’il a découvert un livre à la mémoire des perdants ou plutôt une ode optimiste à l’avenir. Sans doute un peu des deux, puisque l’un se nourrit de l’autre.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>*Luis Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, Ed. Métailé, 2009, 53 p.</p>
<p>Luis Sepúlveda, <em>La sombra de lo que fuimos</em>, Ed. Espasa, 2009, 174 p.</p>
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		<title>Cadences distinctes vers la mémoire de chaque côté des Andes</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:29:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Americagora &#8211; Reporters sans frontières.
En cette année des bicentenaires, deux pas importants ont marqué l’éternel rendez-vous du Cône sud de l’Amérique latine avec son histoire. Une histoire plus récente et plus douloureuse que l’âge d’or des indépendances.
En Argentine tout d’abord, persévérant dans son dessein d’ouvrir et de démocratiser l’information, la présidente Cristina Kirchner a ordonné, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Americagora &#8211; Reporters sans frontières.</em></p>
<p><strong>En cette année des bicentenaires, deux pas importants ont marqué l’éternel rendez-vous du Cône sud de l’Amérique latine avec son histoire. Une histoire plus récente et plus douloureuse que l’âge d’or des indépendances.</strong><span id="more-1354"></span></p>
<p>En Argentine tout d’abord, persévérant dans son dessein <a href="http://www.rsf.org/La-petite-revolution-mediatique-de.html" target="_blank">d’ouvrir et de démocratiser l’information</a>, la présidente Cristina Kirchner a ordonné, le 6 janvier, la déclassification des archives de la dictature militaire (1976-1983), toujours aux mains de l’armée. Contresigné par Nilda Garré et Julio Alak, respectivement ministres de la Défense et de la Justice, le décret présidentiel conclut que “les agissements des forces armées au cours de l’époque du terrorisme d’État démontrent que la classification comme non-publique de l’information et/ou documentation n’était pas destinée à protéger les propres intérêts légitimes d’un État démocratique mais, au contraire, a servi à occulter les manœuvres illégales d’un gouvernement de facto”.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1355" title="memoria argentina  © Xeneize" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina-300x225.jpg" alt="memoria argentina  © Xeneize" width="300" height="225" /></a></p>
<p><strong>Hommage national.</strong> Parmi les documents bientôt extraits des tiroirs des états-majors et du ministère de la Défense figurent notamment les archives du sinistre Bataillon 601, chargé des missions d’espionnages pour le compte de la marine, de l’armée de terre et des forces aériennes au pires heures de la répression. La mémoire collective et l’accès à l’information publique vont donc y gagner mais historiens et journalistes auront aussi leur lot de frustrations. Juste avant de remettre le cordon présidentiel à un Raúl Alfonsín élu en 1983, le général Reynaldo Bignone, avait dispersé entre des dépositaires privés les traces de certaines opérations clandestines. La sinistre Ecole supérieure mécanique de la marine (ESMA), où passa près du tiers des 30 000 disparus de la dictature, n’a pas encore révélé tous ses secrets. Alors que son tristement célèbre et ancien locataire, le capitaine Alfredo Astiz, repasse devant ses juges, la reconversion intégrale des lieux en Espace pour la Mémoire s’est achevée en 2008.</p>
<p>De l’autre côté des Andes, le Chili, nettement plus lent à rendre justice sur cette période, a lui aussi son musée de la mémoire depuis le 11 janvier, inauguré par Michelle Bachelet en toute fin de mandat, un mois après l’hommage national rendu au poète et chanteur Víctor Jara, assassiné en 1973 dans le stade de Santiago. Le second tour de l’élection présidentielle du 17 janvier devrait néanmoins amener au pouvoir le milliardaire de droite Sebastián Piñera, soutenu par les testamentaires politiques du général Pinochet. Curieux Chili où un pas en direction de la mémoire est suivi de très près par deux en arrière.</p>
<p>Au cours de cette semaine cruciale tombe, ce 14 janvier, un procès révélateur de l’ambivalence chilienne vis-à-vis du passé. Côté plaignant : Edwin Dmiter Bianchi, lieutenant de 23 ans à l’époque du coup d’État, impliqué dans une première tentative de putsch contre Salvador Allende (le <em>tanquetazo</em> qui coûta la vie au journaliste argentin Leonardo Henrichsen), le 29 juin 1973, et présent dans l’enceinte du stade national au moment du coup d’État du 11 septembre. Journaliste indépendante, Pascale Bonnefoy a relaté cette lourde tranche d’histoire dans un article en date du 25 mai 2006 et publié par plusieurs médias (<a href="http://estocolmo.se/chile/elprincipe_060526.htm). " target="_blank">lire l’article en espagnol ici</a>) Jaloux de son image, sinon de sa réputation, l’ex-lieutenant a déposé plainte contre l’auteur pour “calomnie” et “injure”.</p>
<p><strong>Mémoire amputée.</strong> Certes, n’importe quel citoyen et quel que soit son passé peut emprunter cette voie légale. Pascale Bonnefoy Miralles risque, quant à elle, une peine de trois à dix ans de prison. A cette première étrangeté au regard du principe de justice s’en ajoute une seconde, dans le traitement préliminaire du dossier. “Au moment de l’audience préparatoire, j’ai présenté une liste de dix témoins, neuf anciens prisonniers du stade et l’avocat du dossier Víctor Jara. Les avocats de Dmiter ont soutenu que ce nombre était excessif pour démontrer ‘un seul fait’.”, a expliqué la journaliste à Reporters sans frontières. “Le juge leur a donné gain de cause et j’ai dû me limiter à quatre témoins, en sélectionnant moi-même parmi les dix.”</p>
<p>Surprenant, en effet, quand on songe que tout témoignage est bienvenu pour concourir à &#8220;l’offre de preuve de la vérité du fait diffamatoire”, figure juridique imposée dans ce type d’affaire. En résumé, Pascale Bonnefoy doit restreindre ses moyens de défense pour plaider sa bonne foi et rétablir une vérité d’intérêt public.</p>
<p>Non, le Chili n’est décidément pas l’Argentine, où les chefs de la junte furent jugés deux ans seulement après la fin de la dictature malgré les lois d’amnistie ultérieures, annulées depuis. Le pays a rendu – tardivement – hommage à ses victimes, mais ne veut toujours rien dire de ses bourreaux. En Argentine, les victimes “disparaissaient”. Au Chili, les fantômes se sont rangés et un consensus malheureux a fait le reste. Une condamnation de Pascale Bonnefoy, à la veille de cette présidentielle-là, pourrait rendre définitivement intenable une mémoire amputée, qui viole le droit des Chiliens à connaître leur histoire.</p>
<p><strong>Benoît Hervieu</strong>, Bureau Amériques de Reporters sans frontières.</p>
<p>(Avec Emiliano Gullo à Buenos Aires et Alejandro Jiménez Susarte à Santiago du Chili)</p>
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		<title>Ritmos de memoria diferentes en cada lado de los Andes</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:26:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Americagora – Reporteros Sin Fronteras.
En este año de bicentenarios, dos pasos importantes han marcado la eterna cita del Cono Sur de América Latina con su historia. Una historia más reciente y más dolorosa que la Edad de Oro de las Independencias.
En Argentina primero, perseverante en su plan para abrir y democratizar la información (ver aquí), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Americagora – Reporteros Sin Fronteras.</em></p>
<p><strong>En este año de bicentenarios, dos pasos importantes han marcado la eterna cita del Cono Sur de América Latina con su historia. Una historia más reciente y más dolorosa que la Edad de Oro de las Independencias.</strong><span id="more-1356"></span></p>
<p>En Argentina primero, perseverante en su plan para abrir y democratizar la información (<a href="http://www.rsf.org/La-pequena-revolucion-mediatica-de.html" target="_blank">ver aquí), </a>la presidenta Cristina Kirchner ordenó, el 6 de enero, la desclasificación de los archivos de la dictadura militar (1976-1983), todavía en manos del ejército. Refrendado por Nilda Garré y Julio Alak, ministros de Defensa y de Justicia respectivamente, el decreto presidencial concluyó que “las maniobras de las Fuerzas Armadas durante la vigencia del terrorismo de Estado demuestran que la información y/o documentación clasificada con carácter no público no estuvo destinada a la protección de intereses legítimos propios de un Estado democrático sino que, por el contrario, sirvió como medio para ocultar los actos ilegales de un gobierno de facto”.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1357" title="memoria argentina © Xeneize" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/memoria-argentina1-300x225.jpg" alt="memoria argentina © Xeneize" width="300" height="225" /></a></strong></p>
<p><strong>Homenaje nacional. </strong>Entre los documentos que pronto serán extraídos de los cajones del Estado Mayor y del Ministerio de Defensa figuran principalmente los archivos del siniestro Batallón 601, encargado de las misiones de espionaje a favor de la Marina, del Ejército y de las Fuerzas Aéreas en las peores horas de la represión. La memoria colectiva y el acceso a la información pública serán los ganadores, pero los historiadores y los periodistas tendrán también su paquete de frustraciones. Justo antes de colocar la banda presidencial a un Raúl Alfonsín, electo en 1983, el general Reynaldo Bignone había diseminado entre ciertos actores privados los restos de ciertas operaciones clandestinas. La siniestra Escuela Superior Mecánica de la Marina (ESMA), donde pasaron un tercio de los 30,000 desaparecidos de la dictadura, no ha revelado todavía todos sus secretos. Mientras que el capitán Alfredo Astiz, su tristemente célebre y ex locatario, vuelve a ser juzgado, la reconversión integral de los locales en Espacio para la Memoria se terminó en 2008.</p>
<p>Del otro lado de los Andes, Chile, mucho más lento para hacer justicia sobre este período, ha abierto su Museo de la Memoria desde este 11 de enero, inaugurado por Michelle Bachelet en pleno fin de mandato, un mes después del homenaje nacional en honor al poeta y cantante Víctor Jara, asesinado en 1973 en el estadio de Santiago. La segunda vuelta de la elección presidencial del 17 de enero deberá, sin embargo, llevar al poder al millonario de derecha Sebastián Piñera, apoyado por los testamentarios políticos del general Pinochet. Curioso, porque Chile da un paso adelante a favor de la memoria, seguido muy de cerca de dos pasos hacia atrás.</p>
<p>Durante esta semana crucial sale a la luz, este 14 de enero, un proceso revelador de la ambivalencia chilena con su pasado. Del lado de los denunciantes: Edwin Dmiter Bianchi, teniente del Ejército de 23 años de edad, durante la época del Golpe de Estado, implicado en una primera tentativa de golpe contra Salvador Allende (el <em>tranquetazo</em>, que le costará la vida al periodista argentino Leonardo Henrichsen), el 29 de junio de 1973, y presente en el Estadio Chile durante el golpe del 11 de septiembre. Periodista independiente, Pascale Bonnefoy relató este infortunado período de la historia en un artículo fechado el 25 de mayo de 2006 y publicado en distintos medios de comunicación (<a href="http://estocolmo.se/chile/elprincipe_060526.htm" target="_blank">leer el artículo</a>). Celoso de su imagen, y también de su reputación, el ex teniente presentó una denuncia contra la autora por “difamación” y “calumnia”.</p>
<p><strong>Memoria amputada. </strong>Ciertamente, todo ciudadano sin importar cuál sea su pasado puede recurrir a esta vía legal. Pascale Bonnefoy Miralles corre el peligro de una pena de tres a diez años de cárcel. Ante esta primera rareza con relación al principio de justicia se agrega otra, en el tratamiento preliminar del caso. “En la audiencia de preparación de juicio &#8211; en que ambas partes anuncian la evidencia documental y testimonial que presentarán en el juicio- yo presenté una lista de 10 testigos -  9 ex presos del estadio y el abogado querellante del caso de Víctor Jara. Los abogados de Dmiter reclamaron que era un número excesivo para ‘demostrar un mismo hecho’, explicó la periodista a Reporteros Sin Fronteras. “El juez accedió y me limitó a cuatro. Tuve que escoger en ese momento cuatro de los 10.”</p>
<p>Sorprendente, en efecto, si se considera que todos los testimonios son bienvenidos para contribuir como “prueba de la verdad del hecho difamatorio”, figura jurídica impuesta en este tipo de casos. En resumen, Pascale Bonnefoy tuvo que restringir sus medios de defensa para probar su buena fe y restablecer una verdad de interés público.</p>
<p>No, Chile no es decididamente Argentina, donde los jefes de la junta fueron juzgados únicamente dos años después del fin de la dictadura, a pesar de las leyes de amnistía posteriores, y anuladas después. El país ha rendido, tardíamente, homenaje a sus víctimas, pero no puede todavía decir nada de sus verdugos. En Argentina, las víctimas “desparecen”. En Chile, los fantasmas se organizaron y el consenso infeliz hizo el resto.  Una condena de Pascale Bonnefoy, a la víspera de esta presidencial, podría hacer definitivamente insostenible una memoria amputada, que viola el derecho de los chilenos a conocer su historia.</p>
<p><strong>Benoît Hervieu</strong>, Oficina de las Américas de Reporteros Sin Fronteras.</p>
<p>(Con Emiliano Gullo en Buenos Aires y Alejandro Jiménez Susarte en Santiago de Chile)</p>
<p>Traducción de Israel Ayala.</p>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 20:46:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Trêve estivale en Amérique  du sud marquée par la mort du mythique chanteur argentin Sandro et la poussière du &#8220;Paris Dakar&#8221;. Première revue de presse de l&#8217;année 2010.
« Chili : le Dakar 2010 offre une vitrine unique pour le pays », Reportage international de RFI
« Sandro s’en va », Libération. L&#8217;argentine pleure la disparition de Sandro, chanteur mythique et populaire, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trêve estivale en Amérique  du sud marquée par la mort du mythique chanteur argentin Sandro et la poussière du &#8220;Paris Dakar&#8221;. Première revue de presse de l&#8217;année 2010.<span id="more-1352"></span></p>
<p><strong>« Chili : le Dakar 2010 offre une vitrine unique pour le pays »</strong>, Reportage international de <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20100105-chili-le-dakar-2010-offre-une-vitrine-unique-le-pays" target="_blank">RFI</a></p>
<p><strong>« Sandro s’en va »,<a href="http://www.liberation.fr/culture/0101612368-sandro-s-en-va" target="_blank"> </a></strong><a href="http://www.liberation.fr/culture/0101612368-sandro-s-en-va" target="_blank">Libération. </a>L&#8217;argentine pleure la disparition de Sandro, chanteur mythique et populaire, souvent décrit comme un mélange d’ Elvis Presley et Charles Aznavour.</p>
<p><strong>« Penumbras » </strong><a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/principal/index-2010-01-05.html" target="_blank">Página/12</a> ( en espagnol) Dossier spécial sur la disparition de Sandro</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-935" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Journaux Photo Flickr DRB 62" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o-300x225.jpg" alt="Journaux Photo Flickr DRB 62" width="300" height="225" /></a>« &#8221;Histoire secrète du Costaguana&#8221;, de Juan Gabriel Vasquez : Colombie, l&#8217;amère patrie »</strong>, <a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/01/07/histoire-secrete-du-costaguana-de-juan-gabriel-vasquez_1288459_3260.html" target="_blank">Le Monde des livres</a></p>
<p><strong>« Le &#8220;Pocahontas bolivien&#8221; reconstitué »</strong>, <a href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/01/09/le-pocahontas-bolivien-reconstitue_1289630_3476.html#ens_id=1289704" target="_blank">Le Monde,</a> un film muet à la gloire des Indiens précolombiens vient d&#8217;être restauré en Bolivie, quatre-vingts ans après son tournage.</p>
<p>«<strong> Chili: grève dans deux mines géantes »,</strong> <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/04/01011-20100104FILWWW00467-chili-greve-dans-deux-mines-geantes.php" target="_blank">Le Figaro</a></p>
<p><strong>« Les mineurs chiliens ne roulent pas sur l’or rouge »</strong>, <a href="http:// www.humanite.fr/2010-01-06_International_Les-mineurs-chiliens-ne-roulent-pas-sur-l-or-rouge" target="_blank">L’Humanité</a></p>
<p><strong>« Brésil : l’Eglise catholique critique le plan des Droits de l’Homme de Lula »</strong> <a href="http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100108215640.bgxbnwx2.htm" target="_blank">La Croix</a></p>
<p><strong>« Mexique : coopération frontalière avec Obama sans précédent »</strong> <a href="http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41347317@7-60,0.html" target="_blank">Le Monde.</a> Déclarations de l’ambassadeur du Mexique aux Etats-Unis.</p>
<p><strong>« Mexique : deux journalistes enlevés, l’un d’eux retrouvé assassiné »</strong>, <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h8JXiJ_O9qWX3m87JhIvzYyoil3Q" target="_blank">AFP </a>Selon Reporters Sans Frontières, le Nord du Mexique, vers la frontière nord-américaine est la région du monde la plus dangereuse pour la presse</p>
<p><strong>« La culture de la coca se propage en Bolivie »</strong> <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/07/01003-20100107ARTFIG00375-la-culture-de-la-coca-se-propage-en-bolivie-.php" target="_blank">Le Figaro</a>. La culture de la coca est encouragée par le président Evo Morales.</p>
<p><strong>« Honduras : petits arrangements entre amis » </strong><a href="http://" target="_blank">Courrier International</a>, Huit officiers impliqués dans le coup d&#8217;Etat de juin 2009 ont été accusés d&#8217;abus de pouvoir. Manuel Zelaya, le président déchu, dénonce une manœuvre visant à leur garantir l&#8217;impunité.</p>
<form enctype="application/x-www-form-urlencoded"><strong>« Les femmes plombiers de Mexico »</strong>, Reportage International de <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20100109-femmes-plombiers-mexico" target="_blank">RFI</a></form>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 14:19:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pleins feux cette semaine encore sur le Chili dont l&#8217;entrée dans l&#8217;OCDE et l&#8217;arrivée de la droite au premier tour des présidentielles tranchent avec les nouvelles venues de Bolivie, de Paraguay ou d&#8217;Argentine tournés résolument vers la gauche&#8230;Semaine du 20.12« Au Chili, le candidat de droite arrive en tête du premier tour de la présidentielle » Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pleins feux cette semaine encore sur le Chili dont l&#8217;entrée dans l&#8217;OCDE et l&#8217;arrivée de la droite au premier tour des présidentielles tranchent avec les nouvelles venues de Bolivie, de Paraguay ou d&#8217;Argentine tournés résolument vers la gauche&#8230;Semaine du 20.12<span id="more-1347"></span><strong>« Au Chili, le candidat de droite arrive en tête du premier tour de la présidentielle »</strong> <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/12/14/au-chili-le-candidat-de-droite-en-tete-du-premier-tour-de-la-presidentielle_1280126_3222.html#ens_id=1277162" target="_blank">Le Monde</a>.</p>
<p><strong>« Sebastian Piñera, le &#8220;Berlusconi chilien&#8221;»,</strong> <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/12/14/sebastian-pinera-le-berlusconi-chilien_1280123_3222.html" target="_blank">Le Monde</a>. Portrait du candidat de droite arrivé en tête au premier tour des élections présidentielles chiliennes.</p>
<p><strong>« Chili : un nouveau venu à l&#8217;OCDE »</strong>, <a href="http://www.courrierinternational.com/breve/2009/12/16/un-nouveau-venu-a-l-ocde" target="_blank">Courrier International.</a></p>
<p><strong>« La gauche désincarnée au Chili »</strong> Portrait sans concession de la gauche chilienne par <a href="http://www.bakchich.info/La-gauche-desincarnee-au-Chili,09610.html" target="_blank">Bakchich</a>.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-935" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Journaux Photo Flickr DRB 62" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o-300x225.jpg" alt="Journaux Photo Flickr DRB 62" width="300" height="225" /></a>« Bolivie : Les terres d’un banquier de l’opposition passent sous contrôle gouvernemental »</strong>, <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091218-le-gouvernement-confisque-proprietes-terriennes-opposition" target="_blank">RFI</a>. Fort de son succès électoral, Evo Morales semble vouloir accélérer  les réformes en cours.</p>
<p><strong>« Scandale de paternité: le président du Paraguay se soumet à un test ADN »</strong> <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jOFGP_F81cRZS_zQy5d1gUkMYXDg" target="_blank">AFP</a> . Fernando Lugo, ancien évêque devenu le premier président de gauche du Paraguay a accepté de se soumettre à un test ADN de filiation. Un scandale avait éclaté en avril 2009 suite à la révélation de ses nombreuses paternités présumées. Scandale auquel le président n’avait pas porté beaucoup d’attention. Aujourd’hui en grandes difficultés politiques, l’histoire de multiples paternités pourrait lui valoir un jugement politique. Voir l’article en espagnol de <a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-137143-2009-12-17.html" target="_blank">Página/12</a>.sur l’instabilité politique au Paraguay et les rumeurs persistantes de coup d’Etat.</p>
<p><strong>« L&#8217;envoyé spécial d&#8217;Obama provoque une polémique »</strong> <a href="http://www.courrierinternational.com/breve/2009/12/18/l-envoye-special-d-obama-provoque-une-polemique" target="_blank">Courrier International</a>. Lors d&#8217;une visite cette semaine à Buenos Aires, l’envoyé spécial d’Obama pour l’Amérique Latine, Arturo Valenzuela, a expliqué que &#8220;l&#8217;insécurité juridique&#8221; de l&#8217;Argentine inquiétait les hommes d&#8217;affaires américains, qui hésitaient à lancer certains projets dans ce pays et que la situation était meilleure sous le menemisme. Réplique cinglante du gouvernement.</p>
<p><strong>« La violence met Port-au-Prince sous tension »</strong> reportage de<a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091219-violence-met-port-prince-sous-tension" target="_blank"> RFI </a>sur la recrusdescence de la criminalité en Haïti.</p>
<p><strong>« Au Pérou, un projet de mémorial rouvre les plaies trop vives de la lutte armée » </strong><a href="www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/12/19/au-perou-un-projet-de-memorial-rouvre-les-plaies-trop-vives-de-la-lutte-armee_1283088_3222.html" target="_blank">Le Monde</a>. Un terrain de 8 000  m<sup>2</sup> a été remis à l&#8217;écrivain Mario Vargas Llosa, qui préside la commission ayant la lourde tâche de construire un Musée national de la mémoire, en hommage aux victimes du conflit armé ouvert par la guérilla maoïste du Sentier lumineux.</p>
<p><strong>« Salaam aleïkoum, Latinoamérica ! » </strong><a href="www.courrierinternational.com/article/2009/12/09/salaam-aleikoum-latinoamerica " target="_blank">Courrier International</a>. Reportage del Pais sur l’importante émigration arabe en Amérique Latine pendant le premier tiers du XXème siècle.</p>
<p><strong>« Etats-Unis: des députés démocrates proposent une réforme de la politique migratoire »</strong>. <a href="www.jornada.unam.mx/2009/12/16/index.php?section=mundo&amp;article=025n1mun" target="_blank">La Jornada </a>(en espagnol) L’annonce de ce projet, qui prévoit la régularisation de millions de sans papiers, a été saluée par de nombreuses organisations latino-américaines.</p>
<p><strong>« Nouvelles arrestations dans l&#8217;affaire Poveda »</strong>, Brève de <a href="http://www.courrierinternational.com/breve/2009/12/18/nouvelles-arrestations-dans-l-affaire-poveda" target="_blank"> Courrier Internationa</a>l  informant que dix membres de la Mara 18 ont été arrêtés suspectés de l’assassinat de Christian Poveda. C’est sur ce gang que le documentariste avait réalisé un film choc.</p>
<p><strong>« L&#8217;Argentin Alfredo Astiz : portrait d&#8217;un tortionnaire » </strong>, <a href="http://www.rue89.com/retro-ina/2009/12/14/largentin-alfredo-astiz-portrait-dun-tortionnaire-129946" target="_blank">Rue 89.</a> Retour dans les archives télévisées pour dresser le portrait du tortionnaire dont le procès s’est ouvert la semaine passée à Buenos Aires.</p>
<p><strong>« </strong><strong>La fin sanglante d&#8217;un baron de la drogue mexicain » </strong><a href="www.lefigaro.fr/international/2009/12/19/01003-20091219ARTFIG00203-la-fin-sanglante-d-un-baron-de-la-drogue-mexicain-.php" target="_blank">Le Figaro. </a></p>
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		<title>La revue de presse d&#8217;Americagora</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 13:14:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Élections en pagaille cette semaine. De la légitimation du coup d&#8217;Etat au Honduras à l&#8217;élection d&#8217;un ancien guérillero en Uruguay en attendant le triomphe annoncé d&#8217;Evo Morales en Bolivie&#8230;Semaine du 07.12. 
« Evo Morales : un second mandat à portée de bulletin » RFI
« La Bolivie s’apprête à offrir un second mandat à Evo Morales », Le Figaro.
 « Ana [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Élections en pagaille cette semaine. De la légitimation du coup d&#8217;Etat au Honduras à l&#8217;élection d&#8217;un ancien guérillero en Uruguay en attendant le triomphe annoncé d&#8217;Evo Morales en Bolivie&#8230;Semaine du 07.12. <span id="more-1339"></span></p>
<p><strong>« Evo Morales : un second mandat à portée de bulletin »</strong> <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091206-evo-morales-second-mandat-portee-bulletin" target="_blank">RFI</a></p>
<p><strong>« La Bolivie s’apprête à offrir un second mandat à Evo Morales »</strong>,<a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/05/01003-20091205ARTFIG00232-la-bolivie-s-apprete-a-offrirun-second-mandat-a-evo-morales-.php" target="_blank"> Le Figaro.</a></p>
<p><strong> « Ana Maria Romero, candidature d’ouverture du président bolivien Evo Morales »</strong>, Reportage du <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/12/04/ana-maria-romero-candidate-d-ouverture-du-president-bolivien-evo-morales_1276163_3222.html#ens_id=1276274" target="_blank">Monde</a> sur cette figure centriste qui se présente comme sénatrice dans le département de La Paz.</p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-935" href="http://www.americagora.com/la-revue-de-presse-damericagora/930/2054107736_e231ed3572_o"><img class="alignleft size-medium wp-image-935" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Journaux Photo Flickr DRB 62" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/2054107736_e231ed3572_o-300x225.jpg" alt="Journaux Photo Flickr DRB 62" width="300" height="225" /></a>« En Bolivie, les Indiens oubliés de Tinguipaya veulent se faire entendre »</strong>,<a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/12/05/en-bolivie-les-indiens-oublies-de-tinguipaya-veulent-se-faire-entendre_1276538_3222.html" target="_blank"> Le Monde.</a></p>
<p><strong>« Evo Morales, un socialiste indigène au pouvoir »</strong>, Portfolio du <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/portfolio/2005/12/19/un-indien-elu-president-de-la-bolivie_722750_3222.html#ens_id=1276274" target="_blank">Monde.</a></p>
<p><strong>« L’ex-rebelle « Pepe » Mujica élu à la tête de l’Uruguay »</strong>,<a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/01/01003-20091201ARTFIG00348-l-ex-rebelle-pepe-mujica-elu-a-la-tete-de-l-uruguay-.php" target="_blank"> Le Figaro</a>, Comme le présageaient les résultats du 1<sup>er</sup> tour, l’ex guérillero tupamaro a largement gagné l’élection présidentielle.</p>
<p><strong>« Tupamaros, des armes aux urnes »</strong>,<a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091128-tupamaros-armes-urnes-dalain-labrousse" target="_blank"> RFI</a>, Présentation du livre d’Alain Labrousse sur l’histoire des guérilleros uruguayens.</p>
<p><strong>« Honduras: le camp de Zelaya renonce à réclamer son retour au pouvoir »</strong> <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jxOoJTIvgei37XTa6QqkYNGcybEw" target="_blank">AFP.</a> Après le vote massif du Congrès Honduriens contre le retour de Zelaya au pouvoir, ses partisans renoncent aux mobilisations qui avaient lieu jusqu’ici sans discontinuer.</p>
<p><strong>« Pas de déclaration commune sur le Honduras »</strong>, <a href="http:///www.courrierinternational.com/breve/2009/12/02/pas-de-declaration-commune-sur-le-honduras" target="_blank">Courrier International,</a> Les pays latino-américains n&#8217;ont pas réussi à adopter une position commune face aux résultats des élections honduriennes.</p>
<p><strong>« Quelle légitimité pour Porfirio Lobo ? »</strong>. <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091130-quelle-legitimite-porfirio-lobo" target="_blank">RFI</a> décortique la situation du nouveau président hondurien Porfirio Lobo.</p>
<p><strong>« Honduras : un timbre à l’effigie du dictateur »</strong>,<a href="http://www.courrierinternational.com/breve/2009/12/04/un-timbre-a-l-effigie-du-dictateur" target="_blank"> Courrier International</a>. La poste hondurienne a annoncé qu’elle publierait de nouveaux timbres à l’effigie de Roberto Micheletti et de la sélection de football qualifiée pour le mondial 2010.</p>
<p><strong>« Colombie : une nouvelle vie pour les enfants-soldats »,</strong> <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/23/une-nouvelle-vie-pour-les-enfants-soldats" target="_blank">Courrier International. </a>Enrôlés dans les groupes armés rebelles, des enfants et des adolescents qui en ont réchappé sont pris en charge par un programme de réinsertion. Deux jeunes témoignent de leur expérience dans El Tiempo.</p>
<p><strong>« Brésil : la température a bondi de 4°C »</strong>, <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/03/01011-20091203FILWWW00628-bresil-la-temperature-a-bondi-de-4c.php" target="_blank">Le Figaro</a>. Alors que le Brésil souhaite peser lors du sommet de Copenhague, une étude révèle que la température a fortement augmenté dans la région aride du nord est du Brésil</p>
<p><strong>« Mondial 2010 : l’Uruguay toujours en quête de sa splendeur passée » </strong>,<a href="http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/05/730758-Mondial-2010-l-Uruguay-toujours-en-quete-de-sa-splendeur-passee.html" target="_blank"> La Dépêche du Midi</a> revient sur l’histoire de la « celeste », championne du monde en 1924 et 1928.</p>
<p><strong>« Messi est un géant »</strong>, <a href="http://www.eurosport.fr/football/ballon-d-or/2008/messi-est-un-geant_sto2139904/story.shtml" target="_blank">Eurosport </a>revient sur la trajectoire du joueur argentin, récompensé par le ballon d’or 2009 .</p>
<p><strong>« Victor Jara : des obsèques en attente de justice »</strong> <a href="http://www.rfi.fr/contenu/20091206-obseques-attente-justice" target="_blank">RFI,</a> A Santiago du Chili, la foule a rendu hommage à Victor Jara, chanteur assassiné lors du coup d’Etat de 1973. Il avait alors été enterré en catimini. En juin dernier, le juge Juan Fuentes Beldar avait ordonné  l’exhumation de son corps afin d’enquêter sur son assassinat. Les chiliens ont donc voulu célébrer cette fois ci de vraies obsèques même si la justice n’a pas encore été rendue.</p>
<p><strong>Agathe MARIN</strong>.</p>
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		<title>Elections à risque et antennes cycloniques</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 17:19:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Reporters sans frontières fait le point sur la situation des médias à la veille d&#8217;élections générales dans plusieurs pays sud-américains. 
Americagora – Reporters sans frontières
Le train des scrutins majeurs reprend en Amérique latine au tournant du trimestre.  Les élections présidentielles qui s’annoncent diront pour une bonne part ce qu’il advient de la vague des gauches [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Reporters sans frontières fait le point sur la situation des médias à la veille d&#8217;élections générales dans plusieurs pays sud-américains. </strong><span id="more-1302"></span></p>
<p><em>Americagora – Reporters sans frontières</em></p>
<p>Le train des scrutins majeurs reprend en Amérique latine au tournant du trimestre.  Les élections présidentielles qui s’annoncent diront pour une bonne part ce qu’il advient de la vague des gauches portées au pouvoir lors des précédentes élections. Cette inconnue n’est pas la seule. A y regarder pays par pays, l’enjeu dépasse souvent et de loin le seul choix entre continuité et rupture à l’occasion d’un vote.</p>
<p>En <strong>Uruguay</strong> le 29 novembre et au Chili le 13 décembre, les figures émergentes retiennent davantage l’attention que les programmes et la partie n’est pas tout à fait gagnée. A l’est du Rio de la Plata, l’ancien tupamaro <a href="http://www.americagora.com/un-ex-guerrillero-debonnaire-en-tete-des-elections/1319" target="_blank">“Pepe” Mujica</a> doit tenir son pari d’ancien guérillero identifié à Lula face aux appétits de revanche des <em>blancos</em> du Parti national. Il en va un peu de même<strong> au Chili</strong> où le jeune Enrique Marco Enríquez Ominami, fils du leader du MIR assassiné sous Pinochet, se réclame, lui de Barack Obama contre une droite sur le retour.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/SANY0077.JPG"><img class="alignnone size-medium wp-image-1303" title="SANY0077" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/SANY0077-300x225.jpg" alt="SANY0077" width="263" height="198" /></a></p>
<p>Le <strong>Brésil </strong>votera en octobre 2010 sur l’inventaire de l’héritage Lula alors que la <strong>Colombie</strong>, quelques mois plutôt, pourrait donner quitus à un troisième mandat, <a href="http://www.americagora.com/un-programme-social-bien-utile-pour-alvaro-uribe/1300" target="_blank">par principe controversé</a>, d’Alvaro Uribe. Les élections se joueront aussi sur le dilemme d’un continent passé du règne interminable des dictateurs à la limitation drastique des mandats présidentiels qui ne laisse guère le temps d’agir. C’est, entre autres, pour résoudre la question que des projets constitutionnels ont vu le jour. Réussis – dans la douleur – ou contrariés, ils pèsent lourd dans la balance électorale… et sur l’humeur médiatique.</p>
<p><strong>Appel au meutre</strong>.  En <strong>Bolivie</strong>, l’élection du 6 décembre s’annonce déjà chargée à tout point de vue. Premier indigène élu à la tête de l’État, l&#8217;aymara Evo Morales remet en jeu son propre symbole en même temps que la Constitution qu’il a fait adopter, au prix d’un débat explosif, le 25 janvier dernier par référendum. Sauvé de justesse par le Brésil et l’Union des nations sud-américaines après une année de menaces séparatistes et de batailles rangées militantes, l’homme de l’Altiplano va aussi pouvoir mesurer l’évolution de son image dans les médias. Promoteur de radios communautaires, d’un service public audiovisuel renforcé et même d’un quotidien d’État (<em>Cambio</em>), le locataire du Palacio Quemado traîne un lourd contentieux avec une presse à 80 % privée et souvent de mèche avec l’opposition. Officielle ou radicale.</p>
<p>Les charges éditoriales ont hélas dépassé plus d’une fois le seuil de la critique, certaines versant dans l’incitation à la haine raciale et l’appel au meurtre. En 2008 Santa Cruz, au plus fort des référendums autonomistes et des menaces de guerre civile, <em>Radio Oriental</em> et son propriétaire, Luis Arturo Mendivil, paraphrasaient Goebbels en incitant les milices locales à “<em>en finir avec les faces de lama</em>”[sic] et à plastiquer des médias publics comme <em>Canal 7</em> ou <em>Red Patria Nueva</em>. Le geste fut souvent joint à la parole… Et la liberté de la presse a nettement souffert d’une situation où l’appartenance à un média se confond, pour des manifestants nerveux, à l’affiliation à un camp politique.</p>
<p>Après une année d’accalmie, la tension remonte, y compris par presse interposée. Le même réseau radiophonique <em>Red Patria Nueva</em> a subi une agression collective, le 9 novembre, suivie d’une suspension de plus de deux heures, toujours à Santa Cruz. A Cochabamba, une équipe de la chaine privée <em>Unitepc</em> a essuyé les foudres de militants rivaux.</p>
<p><strong>Censure. </strong>Souhaitons bien du courage aux envoyés spéciaux des rédactions boliviennes comme à leurs collègues du <strong>Honduras</strong>. Car là, c’est la légitimité même d’un scrutin organisé par les putschistes du 28 juin qui promet une chaude ambiance de campagne. “Non au scrutin <em>golpista</em>”, “Candidats <em>goriletti</em>”, peut-on lire sur les murs déjà bien fournis de Tegucigalpa ou San Pedro Sula.  L’accord de sortie de crise du 29 octobre a fait long feu en une semaine. La restitution de Mel Zelaya, le président déchu, ressemble de plus en plus à une chimère mais le scrutin, voulu coûte que coûte par un gouvernement putschiste pressé de se refaire un visage démocratique, a reçu l’aval malheureux des Etats-Unis.</p>
<p>A cet égard, la campagne médiatique a payé. “Les médias dominants ont mis toute leur force dans la promotion de l’élection du 29 novembre”, nous confiait il y a peu le jésuite Ismaël Moreno, “Padre Melo”, directeur de la station régionale <em>Radio Progreso</em>, opposante au coup d’État et plusieurs fois militarisée et suspendue depuis. “Ils ont nié la réalité du coup d’État, avant de la noyer dans l’échéance de la future élection qui légalise en fait le <em>Golpe</em>.”</p>
<p>La logique du putsch se lit ou s’entend, depuis le 28 juin, sur la majorité des colonnes, des ondes et des écrans. Et pour cause. Les auteurs du coup d’État sont aussi principaux patrons de presse. Ainsi l’ancien président Carlos Flores Facussé, propriétaire du quotidien <em>La Tribuna</em>. Ainsi son successeur et prédécesseur de Mel Zelaya, Ricardo Maduro Joest, propriétaire du puissant groupe INVOSA qui détient notamment la très écoutée <em>Radio Cadena Voces</em> (<em>RCV</em>). Ainsi le magnat Jorge Canahuati Larach, proche du Parti national et propriétaire des quotidiens <em>El Heraldo</em> et <em>La Prensa</em>. Pour ces médias et parfois contre leurs propres journalistes obligés de se taire, il n’y a pas eu de coup d’État mais une “succession constitutionnelle” ou plus simplement un “28 juin”.</p>
<p>Rares sont les médias nationaux, comme <em>Radio Globo</em>, la chaîne <em>Canal 36</em> ou le quotidien <em>Diario Tiempo</em>, à avoir rappelé l’évidence du putsch et milité contre.  Ces médias vont souffrir. Ils sont d’ailleurs sous le coup d’une demande de censure déposée par le commandement de la police auprès des autorités judiciaires. Quant aux journalistes couvrant les marches de la Resistencia pour des médias qui les ignorent, ils risquent de subir le feu croisé des forces de l’ordre et d’opposants radicalisés.</p>
<p>Résumons. Une élection contestée dans sa forme. Un vote sous contrôle d’une armée à la matraque facile. Un président mal élu et boudé par la communauté internationale. Des journalistes en danger. Les vieux démons latino-américains ont survécu aux années de guerre froide.</p>
<p><strong>Benoît Hervieu, Bureau Amériques de Reporters sans frontières.</strong></p>
<p>Photos: DR RSF.<strong><br />
</strong></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/category/medias/rsf" target="_blank">Retrouvez ici les autres analyses de l&#8217;ONG RSF</a>.</p>
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