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	<title>Americagora &#187; Musique</title>
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	<description>L&#039;information d&#039;Amérique Latine</description>
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		<title>&#8220;Latinoamérica&#8221;, le clip de Calle 13</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Oct 2011 10:56:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[
Le clip du groupe portoricain Calle 13 nous livre un beau clip tourné en Amérique latine, engagé bien sûr !
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/DkFJE8ZdeG8" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/DkFJE8ZdeG8"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">Le clip du groupe portoricain Calle 13 nous livre un beau clip tourné en Amérique latine, engagé bien sûr !</p>
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		<title>La chanteuse Mercedes Sosa est morte</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 21:22:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles vivants]]></category>
		<category><![CDATA[Calle 13]]></category>
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		<category><![CDATA[Violeta Parra]]></category>

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		<description><![CDATA[ “La voix de l’Amérique latine” s’est éteinte ce dimanche 4 octobre, après avoir chanté durant plus de 40 ans. Tour d&#8217;horizon de sa carrière musicale en vidéos.
Agée de 74 ans, Mercedes Sosa souffrait de problèmes pulmonaires et rénaux. Hospitalisée le 18 septembre dernier, la célèbre chanteuse argentine avait été admise en soins intensifs il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> “La voix de l’Amérique latine” s’est éteinte ce dimanche 4 octobre, après avoir chanté durant plus de 40 ans. Tour d&#8217;horizon de sa carrière musicale en vidéos.<span id="more-1251"></span></strong></p>
<p>Agée de 74 ans, Mercedes Sosa souffrait de problèmes pulmonaires et rénaux. Hospitalisée le 18 septembre dernier, la célèbre chanteuse argentine avait été admise en soins intensifs il y a trois jours. Près de 700 000 fans lui avaient alors témoigné son soutien en laissant des messages sur son site internet, d’autres s’étaient rassemblés face à la clinique où elle était soignée. Son corps sera veillé au Congrès de la Nation.</p>
<p>«  Pachamama de la musique argentine », « la voix du continent », « la mère du folklore argentin », les titres de la presse argentine et internationale de ce dimanche matin rappellent que, durant ses 40 années de carrière,  Mercedes Sosa était devenue une figure emblématique du folklore argentin et latino-américain. Née le 9 octobre 1935 dans une famille ouvrière de la province de Tucuman, elle commença à chanter dans une radio locale et dans les fêtes péronistes. Puis dans les années 60 elle s’engagea  avec son premier mari, Oscar Matus, dans le « Movimiento Nuevo Cancionero», mouvement littéraire et musical né à Mendoza qui cherchait à réinventer la chanson populaire argentine, en démolissant notamment les barrières dressées entre les genres musicaux tout en gardant un attachement fort aux racines populaires du folklore. <em>«  Tout le monde pensait que c’était quelque chose de politique. Mais nous, nous cherchions un autre langage poétique et nous voulions une nouvelle musique. » </em></p>
<p>Cependant, ce mouvement artistique, à portée latino-américaine, sous-tendait un fort engagement social. La célèbre chanson <strong>“Canción con todos”</strong> d’ Armando Tejada Gómez, hymne de ce mouvement, sera d’ailleurs utilisée, avec l’interprétation de Mercedes Sosa, comme musique officielle de Radio La Havane durant 11 ans.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="321" height="260" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/icrCSlBGkl0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="321" height="260" src="http://www.youtube.com/v/icrCSlBGkl0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Si les deux premiers disques de Mercedes Sosa <em>La voz de la zafra</em>, <em>Canciones con fundamento </em>eurent peu d’échos, elle reçut son premier succès en 1965, lorsque Jorge Cafrune, folkloriste argentin très populaire, l’invita à chanter sur la scène du festival Cosquin, célèbre festival de musique populaire. Elle glisse alors dans ses créations  différents styles folkloriques, comme les chacareras, chamamés, tangos ou zambas. Sa chanson <strong>&#8220;Zamba para no morir&#8221;</strong> est ainsi restée dans la mémoire collective argentine et latino-américaine:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="313" height="253" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/RrIKHFhKSfA&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="313" height="253" src="http://www.youtube.com/v/RrIKHFhKSfA&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Jusqu’à la fin des années 70, elle enregistra de nombreux disques avec un succès grandissant : «Mujeres Argentinas», «Cantata Sudamericana», «Mercedes Sosa interpreta a Atahualpa Yupanqui»y «Serenata para la tierra de uno». Elle interpréta aussi de nombreux poètes et auteurs latino-américains. En particulier, sa voix, chaude et rauque popularisa en Amérique Latine la chanson <strong>« Gracias a la vida »</strong> de la chilienne Violeta Parra.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="311" height="251" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/DPLUSH9xwzA&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="311" height="251" src="http://www.youtube.com/v/DPLUSH9xwzA&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>&#8220;Communiste de cœur&#8221;. </strong>Celle qu’on nommait affectueusement « La Negra », &#8220;la noire&#8221;, et qui se décrivait comme <em>« une petite noiraude sans glamour selon l’oligarchie de mon pays. »</em> n’a jamais renié son engagement politique. <em>« Je suis communiste de cœur ».</em> Elle devra d’ailleurs s’exiler à Paris puis à Madrid après son arrestation lors d’un concert donné à la Plata en 1979. Depuis son exil, l’écho de sa voix si caractéristique deviendra un symbole des exilés argentins et de la résistance contre le coup d’Etat.<em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Elle ne reviendra à Buenos Aires qu’en 1982, à la fin de la dictature militaire où elle se produit alors avec une nouvelle génération d’artistes. Elle interprète notamment <strong>&#8220;Solo le pido a Dios&#8221;</strong>, l&#8217;une de ses plus belles chansons,  avec le chanteur et guitariste León Gieco:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="311" height="252" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/JlVB9erD-Vw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="311" height="252" src="http://www.youtube.com/v/JlVB9erD-Vw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Depuis son retour définitif en Argentine, elle ne cessa de faire des incursions dans d’autres univers musicaux, du rock au pop en passant par le reggaeton. Ainsi dans son dernier disque “Cantora<strong>”</strong>, elle a invité autant de figures diverses comme Joan Manuel Serrat, Luis Alberto Spinetta, Caetano Veloso, Shakira, Gustavo Cerati, Charly García, Calle 13 ou encore Joaquín Sabina. la chanson <strong>&#8220;Canción para un niño solo en la calle&#8221;</strong>, interprétée cette année en duo avec le groupe de hip-hop porto-ricain Calle 13, a d&#8217;ailleurs rencontré un franc succès:</p>
<h6><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="316" height="240" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9tuvq&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="316" height="240" src="http://www.dailymotion.com/swf/x9tuvq&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x9tuvq_calle-13-y-mercedes-sosa-cancion-pa_news">CALLE 13 Y MERCEDES SOSA: CANCION PARA UN NIÑO EN LA CALLE</a></strong><br />
<em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></h6>
<p>La présidente du Chili Michelle Bachelet, à l&#8217;occasion d&#8217;un déplacement dans le village de naissance de la chanteuse chilienne Violeta Parra a rappelé la contribution de Mercedes Sosa pour faire connaître la musique de la chanteuse chilienne et a déclaré qu&#8217;<em>« </em><em>elle était sans doute la voix la plus vigoureuse d&#8217;Amérique latine.<em>»</em></em></p>
<p>De nombreux artistes argentins et internationaux ont déjà fait part de leur émotion, comme la chanteuse argentine Liliana Herrero, qui a déclaré ce dimanche: <em>« </em><em>je suis triste, et je regrette déjà son chant, sa force, son esprit de combat. Mais il nous reste la consolation de sa voix.&#8221; </em>Avant d&#8217;ajouter: &#8220;s<em>on histoire culturelle et politique est déjà éternelle</em><em> »</em><em>.</em></p>
<p>Agathe MARIN.<em><br />
</em></p>
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		<title>En Argentine, un groupe de rock déchaîne les foules</title>
		<link>http://www.americagora.com/en-argentine-un-groupe-de-rock-dechaine-les-foules/788</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 22:09:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[A Buenos Aires, le jugement de l&#8217;incendie d&#8217;une boîte de nuit a fait polémique. A la &#8220;República de Cromañon&#8221; 193 personnes ont péri en 2004.  Ce soir là, le groupe de rock  Callejeros, donnait dans ce club un concert très attendu. 
Près de 4000 personnes s&#8217;étaient pressées dans la boîte pouvant accueillir à peine plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A Buenos Aires, le jugement de l&#8217;incendie d&#8217;une boîte de nuit a fait polémique. A la &#8220;República de Cromañon&#8221; 193 personnes ont péri en 2004.  Ce soir là, le groupe de rock  Callejeros, donnait dans ce club un concert très attendu. <span id="more-788"></span></p>
<p>Près de 4000 personnes s&#8217;étaient pressées dans la boîte pouvant accueillir à peine plus de 1000 spectateurs. Lorsque des fusées et des pétards mirent feu au toit qui s’effondra presque aussitôt en dégageant des gaz toxiques, le public ne put pas fuir, les sorties de secours avaient été cadenassées pour éviter les fraudes.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/08/3838064636_7d9fda251c_b.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-800" style="border: 2px solid black;margin: 2px" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/08/3838064636_7d9fda251c_b-300x200.jpg" alt="3838064636_7d9fda251c_b" width="300" height="200" /></a>Face à une mobilisation sans précédent des familles des victimes, Anibal Ibarra, le maire de Buenos Aires, dut démissionner presque immédiatement. Puis les manifestations réclamant la « justice » rythmèrent la vie politique argentine durant ces cinq dernières années au cri de « Cromañon Nunca Más » (Plus jamais de Cromañon).</p>
<p><strong>Colère contre les musiciens</strong>. C’est donc dans un climat encore tendu que le tribunal a rendu son jugement. Les familles des victimes ont célébré d’abord les condamnations de Omar Chabán le propriétaire de la boîte de nuit à 20 ans de réclusion, du manager du groupe, Diego Argañaraz, à 18 ans et du sous-commissaire reconnu coupable de corruption à 17 ans de prison.<br />
Par contre, elles ont dénoncé les peines jugées trop faibles prononcées contre les fonctionnaires n’ayant pas effectué les contrôles nécessaires (2 ans). Et quand le tribunal a prononcé l’acquittement des musiciens, c’est la colère qui a éclaté dans les rangs des parties civiles obligées alors d’évacuer la salle d’audience par les forces de l’ordre. A quelques mètres de là, place Lavalle, les fans du groupe, eux, célébraient la sentence.<br />
<strong><br />
Polémique autour du rock chabón</strong> Depuis l’incendie qualifié souvent de massacre, la société argentine est divisée sur la responsabilité de Callejeros. Sur les murs de la ville, s’affrontent les graffitis en soutien au groupe<em> « Basta de culpar a Callejeros »</em> (Arrêtons d’accuser Callejeros) et les réponses des familles des victimes :<em> « Cromañon nunca más »</em>. Mais l’accusation contre les musiciens (qui ont perdu eux-mêmes de nombreux parents lors de l’incendie et qui avaient demandé à se porter partie civile au début du jugement) porte implicitement contre le rock chabón que le groupe représente.</p>
<p>Le rock chabón, ou rock barrial (rock de quartier) est une mouvance du rock argentin apparu dans les années 90 dans la périphérie de Buenos Aires. Ce type de rock, qui se revendique des Rolling Stones, s’inspire fortement de la culture du foot et du quartier, souvent violente.</p>
<p>Ainsi le quotidien conservateur <a href="http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1164716">la Nación </a>titre le lendemain du jugement : «<em> Des spécialistes analysent ce phénomène culturel qui se développe depuis les années 1990 dans divers clubs du Grand Buenos Aires et dont l’épilogue fut la tragédie qui causa 193 morts.</em> »</p>
<p>De même, peu après le drame, Fito Paez, grande figure du rock national argentin, a ainsi disqualifié le rock chabón «<em> qui a causé 193 morts parce qu’il ne se préoccupe pas de ce qu’il fait (…) pour ces gens, si tu te mets à étudier la musique tu es pédé ou jazzman donc t’es pas « del palo » ( un dur)(…) Ce truc tribal argentin c’est terrible et ça tue parce que ça laisse dans l’ignorance. </em>»</p>
<p><strong>Le rock chabón : une manière de vivre.</strong> Le sociologue argentin Pablo Semán lui, définit ce rock comme une philosophie de vie représentée par l’ « aguante ». L’ aguante décrit, par exemple, la fidélité et la ferveur des fans de foot qui viennent à corps et à cri soutenir leur club même lorsque celui-ci va perdre. Dans le rock barrial, l’aguante se manifeste surtout comme une résistance face à la police mais il se pratique aussi pendant le concert. L’actuation du public est alors aussi importante que celle du groupe, d’où les banderoles, l’alcool, les pétards et la violence des pogos. Lors du drame de Cromañon, l’aguante, c’était aussi tous ces adolescents qui une fois sortis de la boîte de nuit enfumée y sont retournés inlassablement pour chercher ceux restés piégés à l’intérieur.</p>
<p>Mais si l’aguante est une forme de fidélité c’est aussi le moyen de défendre une identité. Selon Pablo Semán, « <em>ce rock est nationaliste mais sa patrie c’est le quartier. »</em></p>
<p>Les textes de Callejeros, dont les musiciens viennent de villa Celina, une banlieue pauvre de Buenos Aires, racontent ainsi les journées passées dans le quartier, la drogue, la violence, la prison, le foot et le rock qui devient alors la seule manière de résister.</p>
<p>D’ailleurs 60% des spectateurs le soir de l’incendie, venaient du Grand Buenos Aires. Et c’était aussi la première fois que Callejeros jouait dans le centre de la capitale. Et la dernière. Les quelques concerts qu’ils ont donné depuis n’ont jamais pu avoir lieu dans le centre de Buenos Aires. Cromañon symbolise donc aussi l’échec de ce rock alternatif à se faire reconnaître au-delà de sa zone d&#8217;origine. Surtout que cette fois-ci les jeunes n’étaient pas victimes de la police et du « gatillo facil » (littéralement détente facile, termes pour désigner les meurtres arbitraires de jeunes par la police argentine), mais de leur propre fête.</p>
<p><strong>Cromañon : symbole de la société argentine.</strong> Pour la sociologue Maristella Svampa, Cromañon est ainsi emblématique de la société argentine, de sa corruption, de la précarité de sa jeunesse qui trouve refuge dans le rock et des profondes frontières sociales qui la divisent.<br />
Le clivage entre ceux qui soutiennent et ceux qui accusent Callejeros exprimerait en fait, selon Pablo Semán, la fracture entre la capitale et sa périphérie, entre les classes moyennes qui écoutent du rock national, policé, et les jeunes des classes populaires qui se reconnaissent dans le rock chabón jugé violent et irresponsable.<br />
Si donc les musiciens sortent blanchis de ce jugement controversé, il y a peu de chance que le groupe Callejeros et le rock chabón en général puissent se relever de ce drame et se défaire de cette image d’assassin d’adolescents que les médias leur ont taillé.</p>
<p><strong>Agathe Marin</strong></p>
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		<title>Le président mexicain détourne politiquement la mort de Jackson</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 10:16:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vendredi  26 juin, à l&#8217;occasion de la Journée internationale contre l&#8217;abus et le trafic de drogues, le président conservateur du Mexique s&#8217;est improvisé médecin-légiste et prêcheur  pour condamner l&#8217;usage de stupéfiants. Lors de son intervention, il a affirmé que Michael Jackson était mort de « l&#8217;usage excessif » de drogues ; et que le recul de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi  26 juin, à l&#8217;occasion de la <a href="http://www.unodc.org/drugs/fr/events/index.html">Journée </a>internationale contre l&#8217;abus et le trafic de drogues, le président conservateur du Mexique s&#8217;est improvisé médecin-légiste et prêcheur  pour condamner l&#8217;usage de stupéfiants. Lors de son intervention, il a affirmé que Michael Jackson était mort de « l&#8217;usage excessif » de drogues ; et que le recul de la foi en Dieu chez les jeunes créait  un terrain fertile pour les addictions. <span id="more-541"></span><br />
« Quel paradoxe de recevoir aujourd&#8217;hui la confirmation que l&#8217;idole de plusieurs générations, le plus grand vendeur de disque pop, est mort précisément d&#8217;un usage excessif de drogues ».<br />
C&#8217;est par cette déclaration tonitruante que, sans le désigner nommément, Felipe Calderón a apporté vendredi dernier sa pierre à l&#8217;édifice des plus belles « <a href="http://www.rue89.com/2009/06/26/mort-de-michael-jackson-nos-plus-belles-jacksonneries">Jacksonneries</a> ».<br />
Anticipant de  manière très péremptoire les résultats d&#8217;une enquête qui devrait prendre des mois, le président mexicain a donc choisi de se faire l&#8217;écho des déclarations de Joe Jackson selon lesquelles sa rock-star de fils eut souffert les affres d&#8217;une addiction à la morphine et à quelques cochonneries prescrites médicalement.<br />
Le service de presse de la présidence s&#8217;est empressé ce week-end de rectifier le tir en appelant les agences de presse du monde entier pour leur assurer que, par cette déclaration un peu  hâtive, le président  avait simplement voulu extérioriser sa  peine face au décès de l&#8217;idole pop&#8230;<br />
Mais laissons donc à Felipe Calderón le bénéfice du doute dans cette affaire relativement futile. Et considérons plutôt la « bombe » lâchée par le dirigeant de ce pays en proie  à une augmentation spectaculaire de la consommation de substances illicites.</p>
<p><strong>L&#8217;athéisme, chemin vers l&#8217;addiction, selon Calderón</strong><br />
« Les jeunes ne croient pas en Dieu, car ils ne le connaissent pas (&#8230;) ce manque de repères crée un terrain fertile pour les addictions. »<br />
Cette déclaration qui fait de la foi un problème de santé publique est en effet autrement plus préoccupante !<br />
Au-delà de l&#8217;atteinte évidente à la laïcité il est intéressant de constater la portée éventuelle de ces propos dans un pays où le système de santé reste bien souvent défaillant. Face au manque d&#8217;infrastructures pour accueillir les alcooliques et les toxicomanes, les « centros de <a href="http://defrente.com.mx/2008/07/%C2%BFcentros-de-rehabilitacion-o-centros-de-negocios/">rehabilitación</a> » se sont transformés en un véritable <a href="http://www.noticaribe.com.mx/cancun/2008/09/falta_de_vigilancia_permite_abusos_en_centros_de_rehabilitac.html">business</a> au Mexique.<br />
Inévitablement, dans un pays où l&#8217;irrationnel est très présent, un nombre très important des  centres de cure affichent des méthodes basées sur une démarche spirituelle. Or, le peu de moyens mis  à disposition par le gouvernement pour contrôler ces lieux donne lieu à de très nombreux cas d&#8217;abus et de mauvais traitements, qui n&#8217;épargnent pas les centres à l&#8217;identité religieuse affichée.</p>
<p>Mais une autre contradiction -et pas des moindres !- que l&#8217;ont peut relever dans les propos de Calderón réside surement dans l&#8217;incroyable ferveur religieuse dont font preuve  les narcotrafiquants mexicains.  Des généreux dons faits à l&#8217;église catholique en passant par le culte de la <a href="http://www.ccmm.asso.fr/spip.php?article62">Sainte Mort </a>ou de <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/07/21/saint-des-pauvres-et-des-narcos-mexicains-jesus-malverde-ne-cesse-d-attirer-de-nouveaux-fideles_1075505_3222.html#ens_id=1074709">Jésus Malverde</a>, les&#8221;narcos&#8221; que combat tant le président mexicain  ont, semble-t-il, une vie spirituelle bien remplie !</p>
<p>Cette prise de position semble battre en brèche le timide débat allant dans le sens de la dépénalisation des drogues et qui a surgit ces derniers mois au Mexique.</p>
<p><strong>Nicolas Quirion</strong></p>
<p>A Lire également :<br />
<em>La</em><a href="http://www.jornada.unam.mx/2009/06/27/index.php?section=politica&amp;article=003n1pol" target="_blank"><em> Jornada</em> </a>: « ne pas croire en Dieu rend la jeunesse esclave des drogues »</p>
<p>La déclaration du président mexicain, du journal <em>El Universal</em>:</p>
<p><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/BoGCdLY9tdU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/BoGCdLY9tdU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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		<title>Le président du Paraguay moqué en chanson pour ses paternités suspectes</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 09:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Elu en avril 2008, l&#8217;évêque des pauvres qui a mis fin à l&#8217;hégémonie du Parti Colorado au Paraguay, suscite aujourd&#8217;hui la polémique dans l&#8217;opinion de son pays. Le président à la tête d&#8217;une coalition aux accents progressistes, doit faire face à trois jeunes femmes&#8230; Chacune de ces jeunes femmes prétend avoir eu un enfant avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elu en avril 2008, l&#8217;évêque des pauvres qui a mis fin à l&#8217;hégémonie du Parti Colorado au Paraguay, suscite aujourd&#8217;hui la polémique dans l&#8217;opinion de son pays. Le président à la tête d&#8217;une coalition aux accents progressistes, doit faire face à trois jeunes femmes&#8230;</strong><span id="more-234"></span> Chacune de ces jeunes femmes prétend avoir eu un enfant avec le président paraguayen. Lugo a reconnu la paternité d&#8217;un de ces trois enfants, conçu lorsqu&#8217;il était encore prêtre romain, donc soumis au voeu de chasteté, mais il nie être le père des deux autres.</p>
<p>Sa côte de popularité a tellement baissé qu&#8217;il a cru bon de préciser, lors d&#8217;une conférence de presse, qu&#8217;il ne renoncerait pas à son poste et qu&#8217;il irait jusqu&#8217;au bout de son mandat en 2013.</p>
<p>Mais ces histoires personnelles ont suscité l&#8217;inspiration moqueuse du groupe de cumbia populaire <em>Los Angeles</em> qui a imaginé la chanson &#8220;Lugaucho&#8221;, une contraction entre Lugo et gaucho. &#8220;Quel changement dans mon pays, mais ce sont les couches qu&#8217;on change&#8221; dit le début de la chanson. Le refrain, lui est plus explicite: &#8220;Lugaucho a du coeur mais n&#8217;a pas utilisé de préservatif/ Lugaucho a du coeur, et ainsi nous est venu le changement&#8221;.</p>
<p><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/gPTkRgh6kBg&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/gPTkRgh6kBg&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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