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	<title>Americagora &#187; Littérature</title>
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		<title>Trois exilés, deux flics, une mémoire retrouvée</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 16:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. 
 





Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. <span id="more-1360"></span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1361" class="wp-caption alignnone" style="width: 206px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda.jpg"><img class="size-medium wp-image-1361" title="Sepulveda" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda-291x300.jpg" alt="Sepulveda" width="196" height="203" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est une valeur sûre : <em>« le plus populaire des écrivains chiliens »</em> &#8211; comme il aime le rappeler à la maison comme à l’étranger-  compte une bonne douzaine d’ouvrages à son actif, traduits en plus de 70 langues.</p>
<p>A la lecture de <em>L’ombre de ce que nous avons été*</em>, on se dit finalement qu’il n’y a que Sepúlveda pour mettre en scène un mort et trois exilés chiliens dans une fiction aux allures de polar et  à l’ironie bien ficelée. Et ça marche. A Santiago, trois anciens militants de gauche dans les années Allende se retrouvent trente ans plus tard dans une bicoque de banlieue populaire  pour préparer une ultime action révolutionnaire. En attendant l’arrivée de l’ « expert », qui n’arrivera jamais puisqu’il vient de rendre l’âme, la mémoire s’active et les souvenirs fusent. Querelles de chapelle entre maoïstes et léninistes, idéaux d’un temps révolu, fermes communautaires, toutes les années 1970 défilent et font sourire le lecteur.</p>
<p>Si, quelquefois, la conversation fait état de la calvitie avancée de l’un ou de l’embonpoint de l’autre, très souvent, elle refait naître les anecdotes de l’exil. De la Place Saint-Michel à Paris à l’Alexanderplatz de Berlin, en passant par l’enfer communiste en Roumanie, à chaque exilé son lot de souvenirs, tantôt émouvants, tantôt forçant l’admiration, mais toujours racontés sur le ton de l’humour.</p>
<p><strong>Perdants de l’histoire. </strong>Sepúlveda signe là son ouvrage le plus personnel. Dans <em>Le vieux qui lisait des romans d’amour, </em>Sepúlveda tirait de son séjour d’étude chez les indiens Shuars en Amazonie la matière de son roman. Dans <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, c’est toute sa vie d’exilé qui est réquisitionnée pour l’occasion. Des bribes de vie, auxquelles il a ajouté celles de ses compagnons de galère et d’aventures. En somme, <em>« </em><em>un condensé de toutes les anecdotes entendues autour de (moi) ».</em></p>
<p>De ce vécu, Sepúlveda tire cette aptitude à décrire, tout en souvenirs et ressentis, la nature de la souffrance de l’exil, du déracinement de 1973 à la quête de sens et de place à l’heure du retour au bercail dans les années 1990. Un « devoir de mémoire » sous forme de roman qui évoque l’expérience, souvent tue par rapport au souvenir toujours très vivant des disparus politiques de la dictature du général Pinochet, mais vécue par plus d’un million de Chiliens, soit plus de 10% de la population chilienne de l’époque. <em>« J’ai voulu rendre hommage </em><em>à ceux qui ne font pas partie de l’histoire officielle, les invisibles, ceux que l’histoire a délibérément oublié, mais qui ont contribué grandement à la construire ».</em> D’où également ces anecdotes merveilleusement brodées au récit : le souvenir de l’anarchosyndicaliste chilien Clotario Blest, fondateur de la <em>Central Única de Trabajadores</em>, les actions de résistance du Collectif Miguel Enríquez durant la dictature.</p>
<p><strong><em>« Mains propres »</em></strong><strong>.</strong> Sorte d’autobiographie collective, aux allures de thérapie, faisant écho aux désillusions de cette <em>« génération de vaincus »,</em> comme la qualifie lui-même Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em> n’en demeure pas moins un appel résolu à l’optimisme. Les deux détectives chargés d’enquêter sur la mort suspecte de l’ « expert » incarnent en eux-mêmes la relève du Chili : un inspecteur sur la retraite, intègre et honnête, accompagne et transmet la mémoire oubliée du pays à sa jeune recrue, qui, elle, née en 1973, a les <em>« mains propres »</em> et l’esprit curieux.</p>
<p>Aux anciens  révolutionnaires, toujours debout, mais fatigués d’avoir tant subi l’exil, Sepúlveda oppose cette nouvelle garde chilienne. Une génération qui, comme analyse l’auteur à l’approche du second tour des élections présidentielles chiliennes, <em>« ne va pas voter, non pas par désintérêt, mais parce qu’elle n’a pas le sentiment d’être représentée par les candidats ». </em></p>
<p>Incarner dans deux flics l’honnêteté et l’espoir d’un pays est osé, mais Sepúlveda aime décidément transgresser les lois de la littérature. Point de méchants dans cette parodie de Sherlock Holmes au suspens savamment entretenu. Les héros ne sont ni beaux ni glorieux, mais plutôt terriblement humains. Le tout prend vie sous d’incessantes pointes d’ironie et le drame n’est jamais très loin du rire, de résistance ou non. Après l’évocation d’une assassinat commis par l’Armée et jamais résolu, l’auteur fait disserter l’un de ses héros bedonnants sur le pourquoi de l’atrocité du café chilien. Quel meilleur résumé, finalement, que la dédicace en début de livre <em>« A mes compagnons, qui sont tombés, qui se sont relevés, qui ont soigné leurs blessures, protégé le rire, sauvegardèrent la joie et continuèrent à marcher » </em>? Le lecteur, lui, décidera, en lisant la dernière page, s’il a découvert un livre à la mémoire des perdants ou plutôt une ode optimiste à l’avenir. Sans doute un peu des deux, puisque l’un se nourrit de l’autre.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>*Luis Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, Ed. Métailé, 2009, 53 p.</p>
<p>Luis Sepúlveda, <em>La sombra de lo que fuimos</em>, Ed. Espasa, 2009, 174 p.</p>
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		<title>Wendy Guerra, entre memorias y olas cubanas</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 15:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“Nunca fui Primera Dama” explora la historia de la isla caribeña a través de fragmentos de tres destinos femeninos. Encuentro con la autora Wendy Guerra.

La reconocemos entre miles. Sentada en las escaleras de Montmartre, Wendy Guerra es un extraño pero hermoso espécimen con cabellos color negro ébano que enmarcan un rostro juvenil. Pero no se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;">“<span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em><strong>Nunca fui Primera Dama” </strong></em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>explora la historia de la isla caribeña a través de fragmentos de tres destinos femeninos. Encuentro con la autora Wendy Guerra.<span id="more-1229"></span></strong></span></span></span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">La reconocemos entre miles. Sentada en las escaleras de Montmartre, Wendy Guerra es un extraño pero hermoso espécimen con cabellos color negro ébano que enmarcan un rostro juvenil. Pero no se engañen, esa cubana de 40 años vestida de rojo y negro </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">es parte, desde hace tiempo, de la vanguardia literaria en Latino América, la que llamamos Generación Bogotá 39. Desde sus 17 años, esa eternal habanera publicó varios libros de poesías, y dos de narrativa, cuyo primero, </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Todos se van</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> recibió en el año 2006 el Premio Bruguera. Con su segunda novela </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui Primera Dama</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">* se amplían sus lectores a través del mundo y se afirma su escritura. </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Quería navegar en diferentes aguas. La literatura avanza muy rápido y tenía que poner en práctica esas novedades; de ahí la coexistencia, en mi segunda novela, de los registros románticos y postmodernos, de los diálogos o programas de radio”</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Cabe mencionar también la hábil inserción de letras de canciones cubanas y la presencia de artículos de prensa del periodista cubano José Pardo Llada, que murió en agosto 2009. Wendy Guerra juega con los géneros literarios, y eso nos gusta.</span></span></span></p>
<p><img class=" alignleft" title="Wendy Guerra à Montmartre © Raphaël Morán" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/Wendy-Guerra-à-Montmartre2.jpg" alt="" width="292" height="213" /><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Machismo-leninismo. </strong></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Entre autobiografía y ficción, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui Primera Dama </em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">crea un delicioso revoltijo de destinos cubanos; a través del tiempo y del espacio. Nadia Guerra, la narradora, abandona, después de ser censurada, el programa de radio que anima en La Habana. Su objetivo: volver a encontrar su madre, Albis Torres, que huyó de Cuba cuando Nadia era niña. Ahora está en Moscú, enferma y sin memoria. Aquí  empieza entonces para Nadia una verdadera investigación con el objetivo de reconstituir el destino de esa madre desconocida. Como muñecas rusas, el caparazón de Albis Torres deja lugar a otro personaje, histórico y famoso: el de Celia Sánchez, la única mujer que encabezaba un escuadrón de combate durante la Revolución, y gran confidente de Fidel Castro.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Nadia, Albis y Celia; tres voces de mujeres en una sociedad que la autora califica con malicia de </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“machismo-leninismo”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Su primer libro de narrativa </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Todos se van,</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> ya describía la sociedad cubana con los ojos de una niña volviéndose mujer. Este tríptico femenino hunde por segunda vez al lector en la intimidad de la isla.  La Intimidad de la desesperación y de la espera de días mejores, la intimidad de los sentimientos y de la sexualidad. Intimidad de las idas y vueltas, entre La Habana y Miami, de Cuba a la Ex-Union soviética. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Memoria dispersa. </strong></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Tres heroínas, tres generaciones, tres países; pero un solo telón de fondo, político y social: el de los cubanos del interior y del exterior. El lector reconstruye el puzle cubano de los años de la Revolución hasta hoy en día. Wendy Guerra prefiere </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“los aspectos humanos al aspecto político”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, pero  sabe perfectamente que en una novela cubana, quizás más que en otras, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“tiene necesariamente por telón de fondo lo político”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Las pequeñas y grandes historias de cada uno se imbrican en la Historia, la del 1ero de enero de 1959, cuando Fidel Castro y sus tropas tomaron La Habana, o la de la crisis de los misiles en octubre de 1962. Nadia Guerra, la narradora, sumerge el lector en e día a día de los cubanos la noche del anuncio de la renuncia de Fidel al poder. Wendy Guerra, la escritora, nos sumerge en una búsqueda memorial colectiva, la de ese pueblo enfrentado día a día a la</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> pesada mistificación de la Revolución. </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Tuve la idea de hacer este libro en Chile, donde las cuestiones de memoria tienen especial importancia debido al Golpe de Estado de 1973”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, confiesa la autora. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><strong>Wendy Guerra nos habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:</strong><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="es-ES"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><object classid="clsid:02bf25d5-8c17-4b23-bc80-d3488abddc6b" width="60" height="63" codebase="http://www.apple.com/qtactivex/qtplugin.cab#version=6,0,2,0"><param name="autoplay" value="false" /><param name="name" value="Wendy Guerra habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:" /><param name="src" value="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/memoria11.mp3" /><embed type="video/quicktime" width="60" height="63" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/memoria11.mp3" name="Wendy Guerra habla de la memoria, el tema central de su segunda novela:" autoplay="false"></embed></object></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Wendy Guerra desvela con poesía la ruptura generacional que atraviesa la sociedad cubana: mártires del Panteón de la Revolución, héroes caídos de la realidad revolucionaria en los años ochenta y la juventud impotente que la sociedad castrista agobia. Un dialogo difícil entre tres generaciones que sólo un “personaje” reúne: la atmósfera color sepia de las calles de La Habana. “</span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>La escritura de los cubanos es neurótica, siempre necesitamos hablar de lo nuestro, de nuestros problemas”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> observa Wendy Guerra. Nos cuenta que le gusta el título de la novela en francés </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Mère Cuba</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, “Madre Cuba”: </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“me recuerda la relación umbilical que uno tiene con su madre, pero también, en el caso de los cubanos, con su isla”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Promete </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“hablar menos de Cuba en (su) próximo libro”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">. Estaba en Marsella durante el mes de septiembre, intentando extraer  del Viejo Puerto la inspiración necesaria para su próximo libro. Pero </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>“Marsella se parece muchísimo a La Havana”</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"> confiesa. Será difícil cortar el cordón. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="es-ES">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Emilie Barraza</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="399" height="304" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xam4lr&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="399" height="304" src="http://www.dailymotion.com/swf/xam4lr&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xam4lr_wendy-guerra-a-paris-23-septembre-2_creation">Lectura: Wendy Guerra en París, 23 de septiembre de 2009</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Americagora">Americagora</a>.<a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/creation"></a></em></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">* Wendy Guerra, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Nunca fui primera dama</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, Bruguera, 2008, 290 páginas. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"> <span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">Wendy Guerra, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><em>Mère Cuba</em></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES">, Editions Stock, La Cosmopolite, 2009, 291 p.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span lang="es-ES"><br />
</span></span></span></p>
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		<title>Wendy Guerra, à la mémoire de son île</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 19:55:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Littérature. « Mère Cuba » sonde l’histoire de l&#8217;île des Caraïbes à travers les fragments de trois destins féminins. Rencontre avec son auteure, l&#8217;inénarrable Wendy Guerra.
On la reconnaît entre mille. Assise sur les marches de Montmartre, Wendy Guerra est un joli spécimen aux cheveux noir ébène encadrant un visage juvénile. Mais qu’on ne s’y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Littérature. </strong><em>«</em><strong> <em>Mère Cuba</em> </strong><em>» </em><strong>sonde l’histoire de l&#8217;île des Caraïbes à travers les fragments de trois destins féminins. Rencontre avec son auteure, l&#8217;inénarrable Wendy Guerra.<span id="more-1158"></span></strong></p>
<p>On la reconnaît entre mille. Assise sur les marches de Montmartre, Wendy Guerra est un joli spécimen aux cheveux noir ébène encadrant un visage juvénile. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce petit gabarit vêtu de rouge et de noir, a sa <img class="alignleft size-medium wp-image-1168" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="Wendy Guerra à Montmartre" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/Wendy-Guerra-à-Montmartre2-300x219.jpg" alt="Wendy Guerra à Montmartre" width="300" height="219" />place depuis longtemps, aux côtés du mexicain Jorge Volpi ou du péruvien Iván Thays, au sein de ce que l’on appelle communément la Generación <strong> </strong>Bogotá 39. Une avant-garde littéraire composée de jeunes écrivains les plus prometteurs de l’Amérique latine. Plusieurs recueils de poésie et deux romans à son actif, dont le premier a été couronné en 2006 du prix Bruguera, Wendy Guerra voit depuis Cuba, où elle réside, son lectorat s’agrandir à travers le monde et son écriture s’affirmer.  <em>« Avec </em>Mère Cuba<em>*, je voulais naviguer entre différents styles littéraires. La littérature avance vite et je devais mettre en pratique ces nouveautés ; d’où la coexistence, dans mon second roman, des registres romantiques, postmodernes, des dialogues de théâtre ou des émissions de radio »</em>. L’auteure omet l’habile insertion de paroles de musiques cubaines et la présence d’extraits d’articles du journaliste cubain José Pardo Llada, décédé en août 2009. Wendy Guerra bricole avec les genres, et c’est très bien.</p>
<p><em>« </em><strong>Machisme-léninisme </strong><em>»</em>. A mi-chemin entre l’autobiographie et la fiction, <em>Mère Cuba</em> brode à merveille les registres littéraires pour en faire un délicieux patchwork de destins cubains, à travers le temps et l’espace. Nadia Guerra, la narratrice, abandonne, suite à la censure, l’émission de radio qu’elle anime à La Havane. Son objectif : retrouver sa mère, Albis Torres, qui a fui Cuba lorsque Nadia était enfant. Elle la retrouve à Moscou, malade et sans mémoire. Commence alors pour Nadia  l’enquête auprès de tout et de tous afin de reconstituer le destin de cette mère inconnue. Comme des poupées russes, la carapace d’Albis Torres laisse place à  un autre personnage, historique et bien connu : Celia Sánchez, l’unique femme à la tête d’un escadron de combat pendant la Révolution cubaine, et grande confidente de Fidel Castro.</p>
<p>Nadia, Albis et Celia ; trois rares voix de femmes dans cette société que l’auteure qualifie malicieusement de <em>« machiste- léniniste »</em>. Le premier ouvrage de l’auteure, <em>Tout le monde s’en va,</em> décrivait déjà la société cubaine à travers les yeux d’une petite fille devenant femme. Ce triptyque féminin plonge encore une fois le lecteur dans l’intimité de l’île. L’intimité du désespoir et de l’attente de jours meilleurs, l’intimité des sentiments et de la sexualité. L’intimité des départs et des retours, de La Havane à Miami, de Cuba à l’ex-Union soviétique.</p>
<p><strong>Quête mémorielle.</strong> Trois héroïnes, trois générations, trois pays. Mais une seule toile de fond, politique et sociale, celle des Cubains de l’intérieur et de l’extérieur, dont on reconstruit le puzzle, des années de la Révolution cubaine à nos jours. Car si Wendy Guerra  <em>« préfère les aspects humains à l’aspect politique »</em>, elle sait bien qu’un roman cubain, peut-être plus qu’un autre, <em>« a nécessairement pour toile de fond la politique »</em>. Les petites et grandes histoires de chacun s’imbriquent dans l’Histoire, comme le 1<sup>er</sup> janvier 1959, date de la prise de La Havane par Fidel Castro et ses troupes, ou encore en octobre 1962, lorsque la crise des missiles faillit embraser le monde.</p>
<p>Nadia Guerra la narratrice plonge le lecteur dans le quotidien des Cubains le jour de l’annonce du retrait de Fidel à la tête de l’Etat.  Wendy Guerra l’écrivaine le plonge dans une quête mémorielle collective, celle de ce peuple confronté quotidiennement à la mythification envahissante de la Révolution. <em>« C’est au Chili, où les questions de mémoire sont omniprésentes avec le souvenir du coup d’Etat de 1973,  que m’est venu l’idée de réaliser ce livre »</em> confie l’auteure, qui s’est attelée à un véritable travail de recherche pour reconstituer le destin méconnu de la révolutionnaire Celia Sánchez.</p>
<p>Wendy Guerra met à nu la rupture générationnelle qui traverse la société cubaine : Martyrs du Panthéon de la Révolution, héros déchus de la réalité révolutionnaire dans les années 1980, jeunesse impuissante que la société castriste étouffe. Un dialogue difficile entre trois générations qu’un « personnage » rassemble : l’atmosphère si particulière des rues couleur sépia de La Havane. <em>« L’écriture des Cubains est névrotique, nous avons toujours le besoin de parler de nous-mêmes, de nos problèmes »</em>, confie l’auteure, qui avoue apprécier le titre de l’ouvrage en français<em> </em><em>«</em><em> Mère Cuba</em><em> »</em>. <em>« Cela m’évoque la relation ombilicale que l’on a avec sa mère, mais également, pour les Cubains, avec leur île</em> <em>»</em>. Elle promet<em> « de moins parler de Cuba dans (son) prochain livre »</em>. Elle était d’ailleurs à Marseille au mois de septembre, où elle espère tirer de l’atmosphère du Vieux Port l’inspiration nécessaire à son troisième ouvrage. Mais <em>« Marseille ressemble terriblement à La Havane » </em>confesse-t-elle. Difficile de couper le cordon.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>Photo: DR. Raphaël MORAN</p>
<p>*Wendy Guerra, &#8220;Mère Cuba&#8221;, Editions Stock, Collection La Cosmopolite, 2009.<strong> </strong>292 p.<strong></strong><br />
<strong></strong></p>
<p>Et pour découvrir<strong> le blog de Wendy Guerra,</strong> cliquez <a href="http://www.elmundo.es/elmundo/blogs/habaname/" target="_blank">ici</a>.</p>
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		<title>Tournage annulé de la Reine du sud: la réalité rattrape la fiction</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 17:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le roman relatant le destin d&#8217;une femme de narcotrafiquant La Reine du Sud, d&#8217;Arturo Pérez Reverte, ne sera finalement pas porté à l&#8217;écran. Jonathan Jakubowicz, le réalisateur vénézuélien chargé d&#8217;adapter le best seller de l&#8217;écrivain espagnol a reculé devant la dangerosité de tourner dans le nord du Mexique étant donné la guerre qui sévit entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le roman relatant le destin d&#8217;une femme de narcotrafiquant <em>La Reine du Sud,</em> d&#8217;Arturo Pérez Reverte, ne sera finalement pas porté à l&#8217;écran. Jonathan Jakubowicz, le réalisateur vénézuélien chargé d&#8217;adapter le best seller de l&#8217;écrivain espagnol a reculé devant la dangerosité de tourner dans le nord du Mexique étant donné la guerre qui sévit entre les cartels de drogue. <span id="more-177"></span>&#8220;<em>J&#8217;ai travaillé dur pour pouvoir faire ce film merveilleux, mais la sécurité de ma famille et de l&#8217;équipe passe avant tout. Or elle n&#8217;était pas garantie, non seulement au Mexique mais aussi aux Etats-Unis</em>&#8220;, s&#8217;est justifié Jakubowicz qui prévoyait d&#8217;élaborer un film au budget de plusieurs millions de dollars. L&#8217;actrice Eva Mendez devait interpréter le destin de Teresa Mendoza, une Mexicaine qui devint la reine du trafic de drogue après sa fuite vers l&#8217;Espagne.</p>
<p style="text-align: left;">Finalement, les droits ont été achetés par Telemundo, une chaîne de télé américaine et hispanique qui va produire une série télévisée de 50 à 70 épisodes pour mettre en scène le destin de la Reine du Sud qui n&#8217;est pas sans rappeler le profil d&#8217;une autre femme, réelle celle-ci, Sandra Avila Beltran, arrêtée au Mexique pour blanchiment d&#8217;argent et complicité avec les cartels de drogue. <a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/04/reina-del-sur.jpg"><img class="size-full wp-image-181 alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" title="reina-del-sur" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/04/reina-del-sur.jpg" alt="reina-del-sur" width="475" height="157" /></a></p>
<p>Le roman de Pérez Reverte est un saisissant tableau de l&#8217;univers des trafiquants sur lequel l&#8217;auteur a centre ses recherches pendant plusieurs années.  Il s&#8217;inscrit dans la vague de romans, séries et chansons tournant autour du monde de la drogue qui possède ses héros, ses codes et même un saint.</p>
<p>Au dernier Salon du Livre en mars 2009 à Paris, de nombreux écrivains mexicains ont témoigné de l&#8217;importance de la violence liée au narcotrafic comme source d&#8217;inspiration. Le thème reste cependant sensible voire dangereux au Mexique où des chanteurs, des journalistes et même des écrivains sont souvent menacés voire tués lorsqu&#8217;ils abordent le monde du narcotrafic de trop près.</p>
<p>Martin Solares, écrivain et éditeur mexicain s&#8217;est rappelé dans le cadre d&#8217;un débat sur la violence au Mexique, l&#8217;un de ses souvenirs de séquestration lors de sa jeunesse.  Paco Ignacio Taibo II, auteur des <em>Des morts qui dérangent</em>, était à ses côtés, truculent comme à son habitude.</p>
<div><object width="480" height="381" data="http://www.dailymotion.com/swf/x8pp95_martin-solares-cuenta-su-secuestro_news&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8pp95_martin-solares-cuenta-su-secuestro_news&amp;related=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x8pp95_martin-solares-cuenta-su-secuestro_news">Martin Solares cuenta su secuestro</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/raphamo">raphamo</a></em></div>
<div><strong>Raphaël Moran</strong><em><br />
</em></div>
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		<title>Relisons nos classiques: L’amour au temps du choléra</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 16:06:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un peu d’évasion ne fait jamais de mal. En ouvrant L’amour au temps du choléra dans sa vieille édition cubaine achetée sur un marché, je ne m’attendais pas à ce que la poussière des pages parle espagnol ni à ce que pour quelques jours, Paris devienne caribéenne. La douce absurdité des personnages de García Márquez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un peu d’évasion ne fait jamais de mal. En ouvrant <em>L’amour au temps du choléra</em> dans sa vieille édition cubaine achetée sur un marché, je ne m’attendais pas à ce que la poussière des pages parle espagnol ni à ce que pour quelques jours, Paris devienne caribéenne. <span id="more-165"></span>La douce absurdité des personnages de García Márquez<em> </em>est évocatrice : les pires trivialités humaines y deviennent magiques, portées par une atmosphère aérienne où la chaleur et la nostalgie d’un certain art de vie écrasent le lecteur jaloux. On imagine García Márquez dans son jardin, à Carthagène ou à Mexico, remplissant des pages et des pages en se tortillant la moustache, le sourire aux lèvres, sur une terrasse en fer-blanc. Fermina Daza et Florentino Ariza vous emportent dans leur monde complètement fou, exotique et familier qu’on aimerait pouvoir appeler réalité. Les perroquets succèdent aux veuves nymphomanes, les évènements surnaturels ne choquent personne.<br />
C’est par ce tour de force, en parvenant à ancrer son récit dans des repères historiques factuels (le télégraphe, l’arrivée du train) tout en y imposant sa réalité, que García Márquez a acquis sa singularité. L’écriture est d’une fluidité remarquable, extrêmement porteuse, presque sensible. L’histoire sert davantage l’atmosphère que l&#8217;inverse : elle offre un fil de lecture autour duquel se développent des dizaines d’intrigues secondaires, autant de personnages que l’on apprend à connaître en quelques lignes et qui permettent à García Márquez de développer d’autres thèmes, de faire intervenir de nouvelles curiosités auxquelles il est attaché.<br />
Cette fascination que le lecteur développe a ses interdits, et pourtant. L’on en vient à envier la moiteur sale des quartiers centraux, leurs conditions de vie insalubres, simplement parce qu’ils participent d’un paysage rêvé. Il fait bon vivre chez García Márquez. Les rares scènes parisiennes, elles aussi, relèvent du rêve éveillé, la poussière y a simplement changé d’odeur. On aimerait, comme Fermina Daza et Florentino Ariza, que la traversée dure toute la vie.</p>
<p><strong>Thomas Gayet</strong></p>
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