<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Americagora &#187; Arts</title>
	<atom:link href="http://www.americagora.com/category/arts/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.americagora.com</link>
	<description>L&#039;information d&#039;Amérique Latine</description>
	<lastBuildDate>Thu, 15 Jul 2010 10:37:58 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.4</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Abuela Grillo: un conte bolivien en images</title>
		<link>http://www.americagora.com/abuela-grillo-un-conte-bolivien-en-images/1408</link>
		<comments>http://www.americagora.com/abuela-grillo-un-conte-bolivien-en-images/1408#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 14:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Pachamama]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1408</guid>
		<description><![CDATA[
Un court-métrage d&#8217;animation sur la marchandisation des ressources naturelles. Une production danoise et bolivienne. 2010.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="264" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdm9am_abuela-grillo_shortfilms" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="264" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdm9am_abuela-grillo_shortfilms" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><span id="more-1408"></span></p>
<p>Un court-métrage d&#8217;animation sur la marchandisation des ressources naturelles. Une production danoise et bolivienne. 2010.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/abuela-grillo-un-conte-bolivien-en-images/1408/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Trois questions à Germán Berger-Hertz, réalisateur</title>
		<link>http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405</link>
		<comments>http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 20:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Germán Berger Hertz]]></category>
		<category><![CDATA[Mi vida con Carlos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1405</guid>
		<description><![CDATA[ 
Germán Berger Hertz, auteur du film Mi vida con Carlos, était à Paris le 9 juin, pour une projection spéciale de son film au Nouveau Latina… en attendant une sortie dans les autres salles.
Dans votre histoire (voire critique ici), on voit plusieurs manières de faire face à la mémoire des tragédies de la dictature : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p>Germán Berger Hertz, auteur du film <em>Mi vida con Carlos</em>, était à Paris le 9 juin, pour une projection spéciale de son film au Nouveau Latina… en attendant une sortie dans les autres salles.<span id="more-1405"></span></p>
<p><strong>Dans votre histoire (<em><a href="http://www.americagora.com/mi-vida-con-carlos-carnet-de-bord-d%E2%80%99un-voyage-contre-l%E2%80%99oubli/1403" target="_blank">voire critique ici</a>)</em>, on voit plusieurs manières de faire face à la mémoire des tragédies de la dictature : la lutte, le silence, la fuite, la mort… Ce sont des formes que l’on peut retrouver dans toutes les familles chiliennes ?</strong></p>
<p>Ce sont des archétypes de personnages, qui  résument le sentiment d’une grande partie de la société chilienne et les différents chemins qu’elle a pris: une partie a lutté pour récupérer la démocratie et la justice. Une autre a fui, pour chercher une vie différente ailleurs. Beaucoup sont restés silencieux. Et enfin, une autre partie importante de la société ne sait tout simplement pas ce qui est arrivé. Et pas seulement au Chili… Ce sont des archétypes de réactions personnelles qui s’adaptent aux sociétés confrontées à une situation comme celle-là.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi le cinéma pour faire ce travail de recherche de la mémoire ?</strong></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/IMGP5587.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1406" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="IMGP5587" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/IMGP5587-300x285.jpg" alt="IMGP5587" width="300" height="285" /></a>J’ai trouvé dans l’art une possibilité de comprendre la vie, de transmettre mes émotions. On peut synthétiser, d’une manière très belle, simple et  diverse, des émotions puissantes et profondes. C’est un chemin plus commode et plus adapté à ma personnalité, qui m’a permis de libérer beaucoup de choses. La haine a été pendant longtemps un moteur qui me permettait d’être vivant. Ce film m’a aidé à canaliser ce sentiment de manière positive. La rage est mauvaise quand tu la ravales. La haine sera toujours là, dans la peine, dans le sentiment de perte et surtout d’absence… Il est important de la dépasser, humainement, et le cinéma peut-être un bon moyen.</p>
<p><strong>Pendant longtemps, le Chili n’a pas voulu se souvenir… Est-ce que vous pensez qu’il y a des progrès, des efforts apportés par votre génération ? </strong></p>
<p>Cela  fait 12 ans que je ne vis plus au Chili, c’est donc difficile de répondre. Quand nous sommes retournés à la démocratie, la vie civile s’est normalisée. Mais la transition démocratique au Chili s’est faite sur la base de l’oubli. On a voulu effacer la dictature de nos mémoires pour pouvoir aller de l’avant avec un nouveau pays. Mais cet oubli revient tout le temps… Quand tu n’affrontes pas la vérité, quand il n’y a pas de justice, d’une part il est très probable que tout cela arrive de nouveau, et d’autre part cela fait croître une forme d’indolence permettant l’impunité. Si on accepte cela, on envoie un dangereux message : « tu peux tuer, cela sera impuni ».</p>
<p>Petit à petit la société chilienne va assumer sa responsabilité morale, lentement, très lentement. Les nouvelles générations peuvent exiger cette vérité pour pouvoir reconstruire réellement un meilleur pays, plus juste, plus positif, plus libre. Si et seulement si nous assumons notre histoire… Pour l’instant, il n’y a pas décision publique totale de le faire, mais des petits efforts, des petits films comme le mien, de petites lumières qui vont ouvrir des filons, et qui j’espère vont grandir. Au Chili ça nous coûte d’assumer ce qu’on a vécu, de dire ce que nous ressentons. Ce travail doit se faire progressivement, mais il nécessite un effort de l’Etat, d’un système supérieur vraiment impliqué. Piñera représente la droite chilienne : je le pense moralement inhabilité à assumer. Il y a toujours cette peur que le pays se divise si on parle de dictature. J’espère que cela va changer et que le Chili, au fil du temps, sera capable d’affronter son passé.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Lucie de la Héronnière.</strong></p>
<p><em>Photo: Germán Berger-Hertz au cinéma Le Latina, Paris, juin 2010. DR Americagora.</em><strong><br />
</strong></p>
<p>Bande-annonce du film :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/12054361">My Life With Carlos TRAILER</a> from <a href="http://vimeo.com/user3900146">German Berger</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/IMGP5587.jpg" length="" type="" />
		</item>
		<item>
		<title>Mi vida con Carlos, carnet de bord d’un voyage contre l’oubli</title>
		<link>http://www.americagora.com/mi-vida-con-carlos-carnet-de-bord-d%e2%80%99un-voyage-contre-l%e2%80%99oubli/1403</link>
		<comments>http://www.americagora.com/mi-vida-con-carlos-carnet-de-bord-d%e2%80%99un-voyage-contre-l%e2%80%99oubli/1403#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 20:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Germán Berger Hertz]]></category>
		<category><![CDATA[Mi vida con Carlos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1403</guid>
		<description><![CDATA[« J’avais un an quand ils t’ont tué. Et toi tu en avais 30». Mi vida con Carlos, c’est le périple d’un fils à la recherche de la vérité sur la mort de son père, assassiné sous la dictature chilienne. Un documentaire sur la mémoire mémoire dans un pays qui ne veut pas se souvenir. Germán [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« J’avais un an quand ils t’ont tué. Et toi tu en avais 30». <em>Mi vida con Carlos</em>, c’est le périple d’un fils à la recherche de la vérité sur la mort de son père, assassiné sous la dictature chilienne. Un documentaire sur la mémoire mémoire dans un pays qui ne veut pas se souvenir. Germán Berger Hertz propose un saisissant journal intime familial.<span id="more-1403"></span></p>
<p><strong>Absence-présence. </strong>« Je ne pouvais pas me souvenir de toi, puisque personne ne m’a jamais parlé de toi ». Carlos Berger, militant PC et directeur de Radio El Loa à Chuquicamata,  est arrêté en septembre 1973, juste après le coup d’Etat chilien, pour n’avoir pas cessé la diffusion comme l’ordonnaient les militaires. Jeté en prison à Calama, il est exécuté peu de temps après par la Caravane de la mort. Son fils Germán a un an, et pour sa famille commence alors un long  silence autour de la disparition.</p>
<p>Le documentaire observe de manière intime et délicate les différents chemins empruntés: celui de la mère, Carmen Hertz, qui se lance dans un combat acharné pour les droits de l’Homme. Celui des oncles, Ricardo qui se résigne douloureusement à abandonner le socialisme  pour protéger les siens, et Eduardo qui décide de se faire une nouvelle vie au Canada.</p>
<p>Et celui des grands-parents, lentement consumés par la peine. On suit leurs routes, dans les rues de Santiago ou dans la désolation des immenses étendues frissonnantes du désert d’Atacama, mais aussi dans un parc d’Ottawa,  un champ des Pyrénées ou une rue de Barcelone.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/carlos.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1404" title="carlos" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/carlos-300x193.jpg" alt="carlos" width="300" height="193" /></a>Mémoire. </strong>En reconstituant le puzzle, le réalisateur force tout le monde &#8211; sa famille, ses spectateurs et lui-même &#8211;  à se confronter au passé. Le miracle du documentaire agit, faisant ressortir des souvenirs, récits et anecdotes étouffés pendant des décennies. <em>Mi vida con Carlos</em> aurait pu s’appeler<em> Mi vida con Chile</em>, tant est bien réussie l’articulation entre l’histoire bouleversante d’une famille et l’histoire d’un pays.</p>
<p>Pour l’instant, <em>Mi vida con Carlos</em> n’est pas sorti dans les salles de cinéma – ni au Chili d&#8217;ailleurs -  faute de distributeur intéressé (même si la date d’octobre 2010 est envisagée…). Mais Germán Berger Hertz (<a href="http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405" target="_blank"><em>voir l&#8217;interview qu&#8217;il a accordée à Americagora ici</em></a>) a arpenté les festivals et a reçu de nombreux prix, dont le Prix Union Latine du Festival Biarritz Amérique Latine 2009 et le prix du meilleur documentaire au San Diego Latino Film Festival 2010.</p>
<p><strong>Pudeur.</strong> En plus d’un témoignage universel sur la mémoire, cette histoire est profondément personnelle. C’est un processus d’introspection et de recherche, difficile mais salvateur. Germán Berger Hertz nous y fait une place, avec un recul étonnant mais sans fausse distance avec les personnages. Une direction photographique impeccable donne une image soignée, poétique, comme un pied de nez à la douleur… Contraste saisissant avec les terribles images d’archives de manifestations écrasées dans les rues de Santiago.</p>
<p>Plus que les prouesses esthétiques, on peut applaudir une œuvre nécessaire, montrant la possibilité de cicatriser malgré tout. Après ce voyage vers le passé, la famille rompt son mutisme envers la figure du disparu, ose rire du personnage comme quand il était vivant, récupère tout simplement la joie de l’avoir connu, sans baisser les yeux.</p>
<p><strong>&gt;<a href="http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405" target="_blank">A lire: l&#8217;interview de Germán Berger-Hertz</a>.</strong></p>
<p><strong>Bande annonce du film:</strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/12054361">My Life With Carlos TRAILER</a> from <a href="http://vimeo.com/user3900146">German Berger</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><em>Photo: Extrait bande annonce.</em></p>
<p><strong>Lucie de la Héronnière</strong>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/mi-vida-con-carlos-carnet-de-bord-d%e2%80%99un-voyage-contre-l%e2%80%99oubli/1403/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/carlos.jpg" length="" type="" />
		</item>
		<item>
		<title>René Magritte exposé à Mexico</title>
		<link>http://www.americagora.com/rene-magritte-expose-a-mexico/1388</link>
		<comments>http://www.americagora.com/rene-magritte-expose-a-mexico/1388#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 18:51:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Israel Ayala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve français]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Pays]]></category>
		<category><![CDATA[Magritte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1388</guid>
		<description><![CDATA[Une première pour l’Amérique Latine. Plus de 150 œuvres du peintre surréaliste belge René Magritte sont exposées au palais des Beaux Arts de Mexico, l’un des principaux établissements culturels de la capitale mexicaine.

« Le monde invisible de René Magritte », c’est le nom de cette exposition réunissant des œuvres tels que Golconde (1953), Le Fils de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une première pour l’Amérique Latine. Plus de 150 œuvres du peintre surréaliste belge René Magritte sont exposées au palais des <a href="http://www.bellasartes.gob.mx/INBA/index.jsp">Beaux Arts de Mexico</a>, l’un des principaux établissements culturels de la capitale mexicaine.<span id="more-1388"></span></p>
<p><img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" src="http://farm5.static.flickr.com/4051/4441779357_bd08f91bb8.jpg" alt="" width="287" height="187" /></p>
<p>« <a href="http://www.conaculta.gob.mx/index.php">Le monde invisible de René Magritte</a> », c’est le nom de cette exposition réunissant des œuvres tels que <em>Golconde </em>(1953), <em>Le Fils de L’homme</em> (1964), et <em>La folie des grandeurs</em> (1971), entre autres, dans six salles montrant les différentes facettes du peintre mondialement célèbre grâce à son tableau <em>La trahison des images</em> (1929) –qui montre une pipe et l’alinéa « Ceci n’est pas une pipe » –.</p>
<p>Plus de 40 ans des travaux effectués par l’artiste belge sont y exposés. On y trouve ses influences dadaïstes et cubistes, mais aussi ses premières expérimentations photographiques et cinématographiques.</p>
<p>« Les visiteurs trouveront un personnage d’une grande complexité », a déclaré à la presse locale Roxana Velázquez, directrice du Musée du Palais des Beaux Arts de Mexico hébergeant les principaux travaux des muralistes mexicains (Diego Rivera, Rufino Tamayo, José Clemente Orozco).</p>
<p>Il a fallu trois ans d’organisation et plus de 16 millions de pesos (environ 800.000 euros) pour organiser cette exposition qui a été rendue possible grâce à la participation de 34 musées et galeristes privés de neuf pays du monde. Le Musée d’art moderne de New York, le Musée Magritte de Bruxelles, la Gallerie Tate de Londres, le Centre Pompidou et le Musée d’art d’Israël ont prêté des œuvres.</p>
<p>L’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa et l’ambassadeur belge, Boudewlin Dereymaeker, ont été présents pendant l’inauguration de l’exposition. Le président mexicain, Felipe Calderón, a déclaré que « le fait d’avoir Magritte à Mexico permet une dynamique, un dialogue, une dialectique, entre le Mexique et le monde. Cela nous permet d’admirer l’art et d’innover, mais surtout d’enrichir la culture et l’expression artistique nationale ».</p>
<p>L’exposition sur Magritte fait parti des commémorations du bicentenaire de l’Indépendence mexicaine et du centenaire de la Révolution; commémorations qui auront toutes deux lieux en 2010.</p>
<p>Plus de 300.000 visiteurs sont attendus.  Le 13 avril, un colloque sur la vie de l’artiste belge sera organisé avec la participation de Michel Draguet, le directeur du Musée dédié à Magritte et situé à Bruxelles, et Didier Ottinger, le sous-directeur du Centre Georges Pompidou de Paris.</p>
<p><em>El mundo invisible de René Magritte</em>. Musée du Palais des Beaux Arts de Mexico.</p>
<p>Av. Juárez y Eje Central. Centro Histórico. Jusqu’au 11 juillet.</p>
<p><strong>Israel Ayala.</strong></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/30118979@N03/4441779427/sizes/l/" target="_blank">Présidence mexicaine,</a> Alfredo Guerrero.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/rene-magritte-expose-a-mexico/1388/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://farm5.static.flickr.com/4051/4441779357_bd08f91bb8.jpg" length="" type="" />
		</item>
		<item>
		<title>Trois exilés, deux flics, une mémoire retrouvée</title>
		<link>http://www.americagora.com/trois-exiles-deux-flics-une-memoire-retrouvee/1360</link>
		<comments>http://www.americagora.com/trois-exiles-deux-flics-une-memoire-retrouvee/1360#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 16:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie Barraza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve français]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Migrations]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Pays]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[dictature]]></category>
		<category><![CDATA[exil]]></category>
		<category><![CDATA[Luis Sepúlveda]]></category>
		<category><![CDATA[Pinochet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1360</guid>
		<description><![CDATA[ Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. 
 





Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Dans son dernier ouvrage « L’ombre de ce que nous avons été », Luis Sepúlveda rend un émouvant et heureux hommage aux exilés politiques chiliens. <span id="more-1360"></span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1361" class="wp-caption alignnone" style="width: 206px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda.jpg"><img class="size-medium wp-image-1361" title="Sepulveda" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/01/Sepulveda-291x300.jpg" alt="Sepulveda" width="196" height="203" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Peu nombreux sont les romans de fiction sur les exilés chiliens. Et puisque celui-ci est réussi, on ne boudera pas son plaisir. Car qu’on se le dise, Luis Sepúlveda est une valeur sûre : <em>« le plus populaire des écrivains chiliens »</em> &#8211; comme il aime le rappeler à la maison comme à l’étranger-  compte une bonne douzaine d’ouvrages à son actif, traduits en plus de 70 langues.</p>
<p>A la lecture de <em>L’ombre de ce que nous avons été*</em>, on se dit finalement qu’il n’y a que Sepúlveda pour mettre en scène un mort et trois exilés chiliens dans une fiction aux allures de polar et  à l’ironie bien ficelée. Et ça marche. A Santiago, trois anciens militants de gauche dans les années Allende se retrouvent trente ans plus tard dans une bicoque de banlieue populaire  pour préparer une ultime action révolutionnaire. En attendant l’arrivée de l’ « expert », qui n’arrivera jamais puisqu’il vient de rendre l’âme, la mémoire s’active et les souvenirs fusent. Querelles de chapelle entre maoïstes et léninistes, idéaux d’un temps révolu, fermes communautaires, toutes les années 1970 défilent et font sourire le lecteur.</p>
<p>Si, quelquefois, la conversation fait état de la calvitie avancée de l’un ou de l’embonpoint de l’autre, très souvent, elle refait naître les anecdotes de l’exil. De la Place Saint-Michel à Paris à l’Alexanderplatz de Berlin, en passant par l’enfer communiste en Roumanie, à chaque exilé son lot de souvenirs, tantôt émouvants, tantôt forçant l’admiration, mais toujours racontés sur le ton de l’humour.</p>
<p><strong>Perdants de l’histoire. </strong>Sepúlveda signe là son ouvrage le plus personnel. Dans <em>Le vieux qui lisait des romans d’amour, </em>Sepúlveda tirait de son séjour d’étude chez les indiens Shuars en Amazonie la matière de son roman. Dans <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, c’est toute sa vie d’exilé qui est réquisitionnée pour l’occasion. Des bribes de vie, auxquelles il a ajouté celles de ses compagnons de galère et d’aventures. En somme, <em>« </em><em>un condensé de toutes les anecdotes entendues autour de (moi) ».</em></p>
<p>De ce vécu, Sepúlveda tire cette aptitude à décrire, tout en souvenirs et ressentis, la nature de la souffrance de l’exil, du déracinement de 1973 à la quête de sens et de place à l’heure du retour au bercail dans les années 1990. Un « devoir de mémoire » sous forme de roman qui évoque l’expérience, souvent tue par rapport au souvenir toujours très vivant des disparus politiques de la dictature du général Pinochet, mais vécue par plus d’un million de Chiliens, soit plus de 10% de la population chilienne de l’époque. <em>« J’ai voulu rendre hommage </em><em>à ceux qui ne font pas partie de l’histoire officielle, les invisibles, ceux que l’histoire a délibérément oublié, mais qui ont contribué grandement à la construire ».</em> D’où également ces anecdotes merveilleusement brodées au récit : le souvenir de l’anarchosyndicaliste chilien Clotario Blest, fondateur de la <em>Central Única de Trabajadores</em>, les actions de résistance du Collectif Miguel Enríquez durant la dictature.</p>
<p><strong><em>« Mains propres »</em></strong><strong>.</strong> Sorte d’autobiographie collective, aux allures de thérapie, faisant écho aux désillusions de cette <em>« génération de vaincus »,</em> comme la qualifie lui-même Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em> n’en demeure pas moins un appel résolu à l’optimisme. Les deux détectives chargés d’enquêter sur la mort suspecte de l’ « expert » incarnent en eux-mêmes la relève du Chili : un inspecteur sur la retraite, intègre et honnête, accompagne et transmet la mémoire oubliée du pays à sa jeune recrue, qui, elle, née en 1973, a les <em>« mains propres »</em> et l’esprit curieux.</p>
<p>Aux anciens  révolutionnaires, toujours debout, mais fatigués d’avoir tant subi l’exil, Sepúlveda oppose cette nouvelle garde chilienne. Une génération qui, comme analyse l’auteur à l’approche du second tour des élections présidentielles chiliennes, <em>« ne va pas voter, non pas par désintérêt, mais parce qu’elle n’a pas le sentiment d’être représentée par les candidats ». </em></p>
<p>Incarner dans deux flics l’honnêteté et l’espoir d’un pays est osé, mais Sepúlveda aime décidément transgresser les lois de la littérature. Point de méchants dans cette parodie de Sherlock Holmes au suspens savamment entretenu. Les héros ne sont ni beaux ni glorieux, mais plutôt terriblement humains. Le tout prend vie sous d’incessantes pointes d’ironie et le drame n’est jamais très loin du rire, de résistance ou non. Après l’évocation d’une assassinat commis par l’Armée et jamais résolu, l’auteur fait disserter l’un de ses héros bedonnants sur le pourquoi de l’atrocité du café chilien. Quel meilleur résumé, finalement, que la dédicace en début de livre <em>« A mes compagnons, qui sont tombés, qui se sont relevés, qui ont soigné leurs blessures, protégé le rire, sauvegardèrent la joie et continuèrent à marcher » </em>? Le lecteur, lui, décidera, en lisant la dernière page, s’il a découvert un livre à la mémoire des perdants ou plutôt une ode optimiste à l’avenir. Sans doute un peu des deux, puisque l’un se nourrit de l’autre.</p>
<p><strong>Emilie BARRAZA</strong></p>
<p>*Luis Sepúlveda, <em>L’ombre de ce que nous avons été</em>, Ed. Métailé, 2009, 53 p.</p>
<p>Luis Sepúlveda, <em>La sombra de lo que fuimos</em>, Ed. Espasa, 2009, 174 p.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/trois-exiles-deux-flics-une-memoire-retrouvee/1360/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un livre qui remonte aux racines du soulèvement zapatiste</title>
		<link>http://www.americagora.com/un-livre-qui-remonte-aux-racines-du-soulevement-zapatiste/1349</link>
		<comments>http://www.americagora.com/un-livre-qui-remonte-aux-racines-du-soulevement-zapatiste/1349#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 14:29:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Slide]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[Chiapas]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[paysans]]></category>
		<category><![CDATA[zapatistes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1349</guid>
		<description><![CDATA[
Un livre à lire à l&#8217;aube du centenaire de la Révolution mexicaine. L&#8217;auteure retrace ici les revendications politiques indigènes, de la conquête jusqu&#8217;au soulèvement zapatiste de 1994.
Au centre de ce livre, le Chiapas. Un Etat mexicain aux marges, paysan et pauvre. Pourtant, c&#8217;est aussi le lieu depuis lequel les problèmes de la redistribution des terres, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A.sdfootnoteanc { font-size: 57% } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Un livre à lire à l&#8217;aube du centenaire de la Révolution mexicaine. L&#8217;auteure retrace ici les revendications politiques indigènes, de la conquête jusqu&#8217;au soulèvement zapatiste de 1994.<span id="more-1349"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Au centre de ce livre, le Chiapas. Un Etat mexicain aux marges, paysan et pauvre. Pourtant, c&#8217;est aussi le lieu depuis lequel les problèmes de la redistribution des terres, des inégalités, de la discrimination et de l&#8217;entrée dans l&#8217;économie de marché ont été projetées au devant de la scène politique du pays.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Courtney Jung en donne le mérite aux organisations indigènes. L&#8217;EZLN  (armée zapatiste de libération nationale, insurrection menée par le sous commandant Marcos) en tête, ayant parvenu à focaliser l&#8217;attention nationale et internationale sur les discriminations structurelles au Mexique et les conséquences de la libéralisation du secteur agricole<a name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a> (chômage, émigration&#8230;). Mais l&#8217;auteur insiste aussi sur le fait que l&#8217;on ne peut comprendre ce soulèvement qu&#8217;à travers l&#8217;histoire de la paysannerie mexicaine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/12/192067727_b918946b5c_o.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1351" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="192067727_b918946b5c_o" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/12/192067727_b918946b5c_o-300x276.jpg" alt="192067727_b918946b5c_o" width="300" height="276" /></a>La colonie espagnole confina les autochtones au travail agricole, qui se trouvèrent par la suite  à la merci des privatisations de terre succédant à l&#8217;indépendance de la couronne. Les politiques corporatistes post-révolutionnaires maintinrent jusqu&#8217;aux années 1970 la paysannerie dans la dépendance. Les programmes de développement ainsi que l&#8217;accès au salariat d&#8217;une partie de la paysannerie permirent par la suite la formation de mobilisations paysannes d&#8217;opposition.  Mobilisations mises à mal par l&#8217;effondrement du mode de vie agricole dans les années 1980 et la chute de l&#8217;URSS. Jusque là pas ou très peu de traces de mobilisations en tant qu&#8217; &#8220;Indigènes&#8221;.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">C&#8217;est en fait l&#8217;émergence de l&#8217;attention nationale et internationale aux peuples autochtones dans les années 1990 qui a permis aux mobilisations paysannes chiapanèques (du Chiapas) de renouveler les termes de leurs lutte et de trouver un écho global. Les communautés rurales qui se trouvaient au centre du soulèvement de 1994 n&#8217;étaient donc pas celles ayant le plus conservé leurs langues et leurs coutumes mais les plus organisées politiquement à travers la vague d&#8217;opposition paysanne.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">La conclusion de l&#8217;auteure en est qu&#8217;<strong>il faut abandonner le prisme culturel à travers lequel sont conçus les peuples autochtones</strong>. Il s&#8217;imposerait donc de mettre en place ou de revendiquer des mesures intégrales en matière de droits politiques, civiques et sociaux. Cela afin de mettre fin aux mécanismes d&#8217;exclusions structurels tels que ceux qui ont eu lieu vis à vis des paysans mexicains. L&#8217;auteure rejette  les politiques qui consistent à appliquer des mesures d&#8217;éducation bilingue ou d&#8217;autonomie locale sans respect des droits fondamentaux. De ce dernier point témoigne le traitement judiciaire du <a href="http://www.jornada.unam.mx/2009/11/05/index.php?section=politica&amp;article=017n1pol" target="_blank">massacre d&#8217;Acteal</a> ou de l&#8217;enlèvement de <a href="http://narcosphere.narconews.com/notebook/kristin-bricker/2009/09/ocez-leader-disappeared-chiapas" target="_blank">leaders</a> de groupes de sans terres alors même que le Chiapas fait l&#8217;objet d&#8217;une mise en valeur touristique basée sur son côté <a href="http://www.youtube.com/watch?v=9IDQQ1RUFeI" target="_blank">« authentique »</a>.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Un livre accessible pour un ouvrage scientifique dont on regrette simplement qu&#8217;il ne soit disponible qu&#8217;en langue anglaise. Une version castillane serait pourtant pour plaire au plus grand nombre sur le continent.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p align="justify">Courtney Jung, <em>The Moral Force of Indigenous Politics: Critical Liberalism and the Zapatistas</em>, Cambridge University Press, New York, 2008. 350 pp. 24 eur.</p>
<div>
<p><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a>Notamment via la fin 	de l&#8217;Accord International sur le Café en 1989, la privatisation des 	terres en 1992 et l&#8217;entrée en vigueur de l&#8217;ALENA en 1994.</p>
<p><strong>Benoît Forcemaître.</strong></p>
<p><em>Photo: Heart of oak sur <a href="http://www.flickr.com/photos/gypsyrock/192067727/sizes/o/" target="_blank">Flickr</a>.</em></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/un-livre-qui-remonte-aux-racines-du-soulevement-zapatiste/1349/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
<enclosure url="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/12/192067727_b918946b5c_o.jpg" length="" type="" />
		</item>
		<item>
		<title>Les gangs du Salvador: 3000 morts par an</title>
		<link>http://www.americagora.com/les-gangs-du-salvador-3000-morts-par-an/1307</link>
		<comments>http://www.americagora.com/les-gangs-du-salvador-3000-morts-par-an/1307#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve français]]></category>
		<category><![CDATA[Migrations]]></category>
		<category><![CDATA[Salvador]]></category>
		<category><![CDATA[gangs]]></category>
		<category><![CDATA[maras]]></category>
		<category><![CDATA[mauricio funes]]></category>
		<category><![CDATA[sin nombre]]></category>
		<category><![CDATA[vida loca]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1307</guid>
		<description><![CDATA[Chronique de l&#8217;émission El Pingüino sur Radio Aligre. Un pays une histoire nous parle aujourd&#8217;hui de la violence de ce pays d&#8217;Amérique centrale.
A l&#8217;occasion de la sortie de La vida loca et de Sin nombre, Emmanuel Haddad, chroniqueur de Radio Aligre revient sur la problématique sociale des gangs au Salvador. Chronique diffusée dans l&#8217;émission El [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chronique de l&#8217;émission El Pingüino sur Radio Aligre. Un pays une histoire nous parle aujourd&#8217;hui de la violence de ce pays d&#8217;Amérique centrale.<span id="more-1307"></span></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/3411806169_4724903a3c_o.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1312" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="3411806169_4724903a3c_o" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/3411806169_4724903a3c_o.jpg" alt="3411806169_4724903a3c_o" width="266" height="177" /></a>A l&#8217;occasion de la sortie de <em><a href="http://www.americagora.com/les-%E2%80%9Cmaras%E2%80%9D-%C2%AB-je-tue-donc-je-suis-%C2%BB/1226" target="_blank">La vida loca</a> </em>et de <em><a href="http://www.americagora.com/sin-nombre-en-partance-avec-les-migrants-damerique-centrale/567" target="_blank">Sin nombre</a>,</em> Emmanuel Haddad, chroniqueur de Radio Aligre revient sur la problématique sociale des gangs au Salvador. Chronique diffusée dans l&#8217;émission <a href="http://pinguinoweb.free.fr/" target="_blank"><em>El Pingüino</em></a>, consacrée tous les dimanches au monde hispanique.</p>
<p>Cliquer sur play pour lancer le son.</p>
<p><a href='http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/unpaysunehistoiregang.mp3'>Gangs Salvador</a></p>
<p>Photo Flickr Muztiko.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/les-gangs-du-salvador-3000-morts-par-an/1307/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/unpaysunehistoiregang.mp3" length="12264846" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>&#8220;La nana&#8221;, une tatie Danielle à la chilienne</title>
		<link>http://www.americagora.com/tatie-danielle-a-la-chilienne/1266</link>
		<comments>http://www.americagora.com/tatie-danielle-a-la-chilienne/1266#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 15:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve français]]></category>
		<category><![CDATA[La nana]]></category>
		<category><![CDATA[Sebastian Silva]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1266</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;institution familiale décortiquée à travers le comportement d&#8217;une servante jalouse et manipulatrice.
Tout portait à imaginer l’un de ces films latinos bourrés de bons sentiments et de violons insistants décrivant le quotidien moribond d’une employée de maison face à ses oppresseurs, déchirée entre son milieu d’origine et le luxe exubérant de son lieu de travail.  Mère [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;institution familiale décortiquée à travers le comportement d&#8217;une servante jalouse et manipulatrice.</strong><span id="more-1266"></span></p>
<p>Tout portait à imaginer l’un de ces films latinos bourrés de bons sentiments et de violons insistants décrivant le quotidien moribond d’une employée de maison face à ses oppresseurs, déchirée entre son milieu d’origine et le luxe exubérant de son lieu de travail.  Mère Teresa pour le dévouement, Humphrey Bogart pour la solitude. <em>La Nana</em> <em>(la bonne)</em> en français,  offre un spectacle éminemment plus intéressant.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/10/La-Nana.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1267" title="La Nana" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/10/La-Nana-300x142.jpg" alt="La Nana" width="284" height="134" /></a></p>
<p><strong>Mesquineries.</strong> Tourné en vidéo numérique, caméra à l’épaule sur le mode des documentaires, le jeune réalisateur chilien Sebastián Silva n’a pas voulu d’un film exemplaire<em>. </em>Il a plutôt choisi de rendre compte d’une situation tout à fait particulière, qui sert de prétexte subtil pour dénoncer des phénomènes typiquement latino-américains, tel le racisme contre les communautés indiennes. Raquel, employée de maison depuis vingt ans d’une famille d’intellectuels à Santiago du Chili ne suscite aucune empathie. Attachée à sa famille d’adoption, elle refuse catégoriquement et jusqu’à la folie l’intrusion dans sa routine de nouvelles bonnes censées l’aider mais qu’elle identifie comme des ennemis potentiels. On attendait Mère Teresa, voilà que surgit Tatie Danielle, le regard fou, pleine de hargne, de lâcheté, de mesquinerie. Les bonnes se suivent, effrayées les unes après les autres par Raquel qui use de stratagèmes odieux pour les faire tomber en disgrâce ou les faire craquer nerveusement.</p>
<p>Ce parti pris de la narration laisse place à l’indignation lorsque Raquel insulte la première fillette embauchée sous prétexte qu’elle est péruvienne, faisant preuve d’un racisme absurde et pourtant si commun au Chili, qui ne laisse pas de marbre la famille. Le rôle des riches est inversé par rapport aux clichés habituels : la qualité de leurs rapports avec la bonne, intégrée pour de bon dans la famille comme l’un de ses membres, les empêche de la réprimer pour son comportement qu’ils condamnent pourtant. La famille et la bonne sont interdépendants, affectivement et non financièrement. La mère, Pilar, fait preuve de toutes les lâchetés pour défendre Raquel, et celle-ci amadoue les enfants lorsqu’elle a besoin de leur soutien. La situation vire parfois au burlesque et la dérision prend le plus souvent le pas sur le tragique dans <em>la Nana</em>.</p>
<p><strong>Rupture du lien social. </strong>La performance de l’actrice principale Catalina Saavedra, qui porte le film par sa seule présence physique, mérite d’ailleurs d’être saluée. Géniale dans les scènes de démence où ses yeux fous n’ont rien à envier à ceux d’un Nicholson dans « Shining », imposante, souvent kitch et toujours juste.</p>
<p>La rédemption de Raquel intervient par l’amitié qu’elle lie avec Luci, la dernière employée contractée par la famille. Cette morale un peu bidon, au lieu de transformer le film en telenovela, parvient à lui redonner un second souffle en soulignant l’artificialité du lien qu’elle a créé avec la famille qui l’emploie, et pour laquelle elle a renié sa mère et renoncé à l’idée de fonder un foyer. À quarante et un ans, Raquel n’accepte de renouer le contact avec les siens par téléphone qu’en s’échappant le temps d’un Noël passé dans la famille de Luci. La force du film réside sans doute dans sa capacité évocatrice : le sacrifice du personnage n’est jamais traité sur une corde larmoyante puisqu’il paraît toujours naturel.</p>
<p>Ainsi, séduite par l’oncle de Luci, Raquel lui avoue sa virginité  et se montre finalement incapable de coucher avec lui, comme rejetant  l’idée de sa propre individualité. Certains  pourraient voir dans cet épisode un signe de l’homosexualité de  Raquel qui entretient il est vrai un rapport particulier avec Luci.  De même, la haine qu’elle développe à l’encontre de l’aînée  de la famille, âgée d’une vingtaine d’années et qu’elle a pourtant  élevée, pourrait se lire comme le refus de voir grandir une jeune  fille heureuse alors qu’elle-même se sent vieillir.</p>
<p>Il n’y a pas à chercher dans <em>La Nana </em>une quelconque trace de drame psychologique, comme on aime trop souvent le faire. La singularité du film tient précisément à ce qu’il se contente de mettre en lumière de façon décalée la rupture du lien social que sous-entend l’adoption plus ou moins forcée d’une nouvelle famille. Mais cette <em>nana </em>n’est pas non plus une personne à part dans la famille qui l’emploie. Raquel est une institution familiale, au même titre que les deux parents, ce qui permet de mettre en valeur son rôle au sein de la maison et de ne pas la cloisonner dans des scènes d’écoute aux portes et autres clichés malvenus. Même agonisante, on comprend que Raquel ne peut pas mourir. Elle participe, plus encore que les murs eux-mêmes, de l’équilibre de la maison. C’est là le message essentiel du film.</p>
<p><strong>Thomas GAYET</strong></p>
<p>La critique de Télérama. <a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/la-nana,388583,critique.php">http://www.telerama.fr/cinema/films/la-nana,388583,critique.php</a><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/r_cqQFfg5iU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/r_cqQFfg5iU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/tatie-danielle-a-la-chilienne/1266/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« Sin nombre », un film sur une frontière ignorée</title>
		<link>http://www.americagora.com/sin-nombre-en-partance-avec-les-migrants-damerique-centrale/567</link>
		<comments>http://www.americagora.com/sin-nombre-en-partance-avec-les-migrants-damerique-centrale/567#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 19:46:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve français]]></category>
		<category><![CDATA[Honduras]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Migrations]]></category>
		<category><![CDATA[Ajouter un mot-clef]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[mara salvatrucha]]></category>
		<category><![CDATA[méxico]]></category>
		<category><![CDATA[migrantes]]></category>
		<category><![CDATA[pelicula]]></category>
		<category><![CDATA[sin nombre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=567</guid>
		<description><![CDATA[Sin nombre est le film qui manquait à la frontière sud du Mexique pour sortir de l&#8217;oubli. Si les productions cinématographiques et littéraires s&#8217;entassent sur les aventures, les tragédies et le mélange culturel chicano qui font la renommée de la frontière entre les États Unis et le Mexique, la situation de la frontière mexicano-guatémaltèque est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Sin nombre</em> est le film qui manquait à la frontière sud du Mexique pour sortir de l&#8217;oubli. Si les productions cinématographiques et littéraires s&#8217;entassent sur les aventures, les tragédies et le mélange culturel <em>chicano</em> qui font la renommée de la frontière entre les États Unis et le Mexique, la situation de la frontière mexicano-guatémaltèque est bien moins connue. <span id="more-567"></span></strong></p>
<p>Un mois après la sortie de ce film retraçant l&#8217;histoire de deux jeunes traversant le Mexique afin de gagner les Etats-Unis, un rapport faisait état de la situation des droits des migrants dans la région, alarmante depuis plus de dix ans<sup>2</sup>.</p>
<p><strong>L&#8217;histoire</strong>. C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;est sorti au Mexique le film <em>Sin Nombre</em>, dirigé par l&#8217;américain Cary Fukunaga. Le film se construit autour de l&#8217;histoire de Sayra, une jeune hondurienne de Tegucigalpa, qui tente de gagner les Etats-Unis en compagnie de son père et de son oncle. Une fois traversé le Guatemala, elle s&#8217;embarque à bord du fameux train de marchandises qui relie Tapachula &#8211; à la frontière sud du Mexique &#8211; à la capitale mexicaine, afin de poursuivre ensuite vers la frontière nord. Une route semée d&#8217;embuche pour la jeune adolescente où les attaques des bandes armées sont monnaies courantes, et organisées dans l&#8217;indifférence voire avec la complicité des autorités. Sayra rencontrera sur sa route, Casper, jeune comme elle, mais appartenant à la Mara Salvatrucha, le célèbre gang centraméricain. Casper fréquente comme d&#8217;autres &#8220;mareros&#8221; -ainsi sont nommes les membres de la &#8220;Mara&#8221; &#8211; la &#8220;Bombilla&#8221;, gare de marchandises de Tapachula où se concentrent les migrants venus de toute l&#8217;Amérique centrale afin de s&#8217;embarquer vers &#8220;le Nord&#8221;. Accompagné de ses amis, il y profite de la situation de vulnérabilité des migrants pour procéder à des extorsions et des kidnappings violents. Mais suite à la séparation brutale de sa petite amie que lui inflige &#8220;la Mara&#8221;, Casper décide de rompre avec les codes, les rites cruels et le quotidien marginal de ce gang. Une transgression que ses anciens compagnons sont déterminés à lui faire payer de son sang. Il décide alors lui aussi de partir et croise le chemin de Sayra.<a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/actores-principales-de-sin-nombre.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-591" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="actores-principales-de-sin-nombre" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/actores-principales-de-sin-nombre.jpg" alt="actores-principales-de-sin-nombre" width="300" height="139" /></a></p>
<p>Cette histoire &#8211; récompensée du prix du meilleur film dramatique et du meilleur directeur au festival Sundance 2009 &#8211; est <strong>sûrement semblable à des milliers d&#8217;autres</strong> comme en témoignent les histoires &#8211; réelles &#8211; des migrants qui cherchent un avenir meilleur aux Etats-Unis. Mais malheureusement le scénario est d&#8217;une platitude désolante. Les scènes montrant les corps tatoués des maras ou l&#8217;attente angoissée des migrants sur le train de marchandise n&#8217;y feront rien. D&#8217;autant qu&#8217;une musique d&#8217;ambiance quasi permanente durant les 1h30 de film alourdissent une trame dépourvue de surprise. Le fait que le train se mette à cracher de la fumée verte à son arrivée à Tapachula, l&#8217;absence totale de mise en contexte et le manque de plans sur les paysages et l&#8217;environnement urbain donnent aussi l&#8217;impression que l&#8217;histoire émane davantage de <strong>studios hollywoodiens</strong> que de la réalité du sud mexicain. On regrette l&#8217;ensemble de ces éléments alors que ce film venait troubler le silence éloquent de la création cinématographique sur le sujet.</p>
<p><strong>Incohérences</strong>. Les personnages apparaissent dans ce cadre comme des prétextes à raconter des destins qui par leur tragédie peuvent être très proches de la réalité. Cependant, cette focalisation tragique alimente une image du migrant comme celle d&#8217;une victime livrée à toutes les agressions tandis que les parcours migratoires de la région ont une réalité beaucoup plus complexe. Autre point décevant,  le contexte apparaît dépassé puisque la voie ferrée (où se déroule une partie du film) qui relie Tapachula à la capitale mexicaine a été partiellement détruite. En effet, en 2005, l&#8217;ouragan &#8220;Stan&#8221; a détruit les ponts de chemin de fer notamment dans la région du sud du Chiapas. Le trafic ferroviaire part donc aujourd&#8217;hui de la ville d&#8217;Arriaga, à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière guatémaltèque. Ce nouveau trajet a multiplié les routes migratoires dans le sud du Chiapas plutôt désormais dirigées vers des routes isolées et la traverse de barrages et de cours d&#8217;eau, situation qui contraste avec la description faite dans le film.</p>
<p>Dans ce cas, pourquoi avoir choisi le film et pas le documentaire ? A-t-on envie de demander au réalisateur, visiblement fin connaisseur du sujet puisque déjà auteur d&#8217;un court métrage sur le même thème en 2004.</p>
<p>Sortie en France le 21 octobre 2009.</p>
<p><strong>Benoît Forcemaître et Raphaël Moran</strong></p>
<p>Pour en savoir plus:</p>
<ul type="disc">
<li>Consulter<a href="http://www.cndh.org.mx/progate/migracion/Informes.htm" target="_blank"> le premier rapport </a>du registre des violations aux droits des      migrants de la Commission Nationale des Droits de l&#8217;Homme mexicaine qui      rassemble les informations recueillies par les ONG dans tout le pays.<a href="http://www.cndh.org.mx/progate/migracion/Informes.htm" target="_blank"></a></li>
<li>Consulter le rapport spécial sur les enlèvements de migrants au      Mexique disponible <a href="www.cndh.org.mx" target="_blank">sur le site </a>de la Commission Nationale des Droits de      l&#8217;Homme et analysé par le      correspondant d&#8217;<a href="http://www.elpais.com/articulo/internacional/Mexico/infierno/emigrantes/elpepiint/20090618elpepiint_14/Tes">El País</a> au Mexique.</li>
<li>Un <a href="http://www.lecourant.info/spip.php?article1480" target="_blank">reportage</a> sur le parcours des migrants d&#8217;Amérique centrale et leur passage à la gare de marchandises de Mexico.</li>
</ul>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VTSi0pKjC5g&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/VTSi0pKjC5g&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/sin-nombre-en-partance-avec-les-migrants-damerique-centrale/567/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La chanteuse Mercedes Sosa est morte</title>
		<link>http://www.americagora.com/la-chanteuse-argentine-mercedes-sosa-est-morte/1251</link>
		<comments>http://www.americagora.com/la-chanteuse-argentine-mercedes-sosa-est-morte/1251#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 21:22:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Marin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles vivants]]></category>
		<category><![CDATA[Calle 13]]></category>
		<category><![CDATA[Mercedes Sosa]]></category>
		<category><![CDATA[Violeta Parra]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.americagora.com/?p=1251</guid>
		<description><![CDATA[ “La voix de l’Amérique latine” s’est éteinte ce dimanche 4 octobre, après avoir chanté durant plus de 40 ans. Tour d&#8217;horizon de sa carrière musicale en vidéos.
Agée de 74 ans, Mercedes Sosa souffrait de problèmes pulmonaires et rénaux. Hospitalisée le 18 septembre dernier, la célèbre chanteuse argentine avait été admise en soins intensifs il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> “La voix de l’Amérique latine” s’est éteinte ce dimanche 4 octobre, après avoir chanté durant plus de 40 ans. Tour d&#8217;horizon de sa carrière musicale en vidéos.<span id="more-1251"></span></strong></p>
<p>Agée de 74 ans, Mercedes Sosa souffrait de problèmes pulmonaires et rénaux. Hospitalisée le 18 septembre dernier, la célèbre chanteuse argentine avait été admise en soins intensifs il y a trois jours. Près de 700 000 fans lui avaient alors témoigné son soutien en laissant des messages sur son site internet, d’autres s’étaient rassemblés face à la clinique où elle était soignée. Son corps sera veillé au Congrès de la Nation.</p>
<p>«  Pachamama de la musique argentine », « la voix du continent », « la mère du folklore argentin », les titres de la presse argentine et internationale de ce dimanche matin rappellent que, durant ses 40 années de carrière,  Mercedes Sosa était devenue une figure emblématique du folklore argentin et latino-américain. Née le 9 octobre 1935 dans une famille ouvrière de la province de Tucuman, elle commença à chanter dans une radio locale et dans les fêtes péronistes. Puis dans les années 60 elle s’engagea  avec son premier mari, Oscar Matus, dans le « Movimiento Nuevo Cancionero», mouvement littéraire et musical né à Mendoza qui cherchait à réinventer la chanson populaire argentine, en démolissant notamment les barrières dressées entre les genres musicaux tout en gardant un attachement fort aux racines populaires du folklore. <em>«  Tout le monde pensait que c’était quelque chose de politique. Mais nous, nous cherchions un autre langage poétique et nous voulions une nouvelle musique. » </em></p>
<p>Cependant, ce mouvement artistique, à portée latino-américaine, sous-tendait un fort engagement social. La célèbre chanson <strong>“Canción con todos”</strong> d’ Armando Tejada Gómez, hymne de ce mouvement, sera d’ailleurs utilisée, avec l’interprétation de Mercedes Sosa, comme musique officielle de Radio La Havane durant 11 ans.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="321" height="260" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/icrCSlBGkl0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="321" height="260" src="http://www.youtube.com/v/icrCSlBGkl0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Si les deux premiers disques de Mercedes Sosa <em>La voz de la zafra</em>, <em>Canciones con fundamento </em>eurent peu d’échos, elle reçut son premier succès en 1965, lorsque Jorge Cafrune, folkloriste argentin très populaire, l’invita à chanter sur la scène du festival Cosquin, célèbre festival de musique populaire. Elle glisse alors dans ses créations  différents styles folkloriques, comme les chacareras, chamamés, tangos ou zambas. Sa chanson <strong>&#8220;Zamba para no morir&#8221;</strong> est ainsi restée dans la mémoire collective argentine et latino-américaine:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="313" height="253" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/RrIKHFhKSfA&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="313" height="253" src="http://www.youtube.com/v/RrIKHFhKSfA&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Jusqu’à la fin des années 70, elle enregistra de nombreux disques avec un succès grandissant : «Mujeres Argentinas», «Cantata Sudamericana», «Mercedes Sosa interpreta a Atahualpa Yupanqui»y «Serenata para la tierra de uno». Elle interpréta aussi de nombreux poètes et auteurs latino-américains. En particulier, sa voix, chaude et rauque popularisa en Amérique Latine la chanson <strong>« Gracias a la vida »</strong> de la chilienne Violeta Parra.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="311" height="251" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/DPLUSH9xwzA&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="311" height="251" src="http://www.youtube.com/v/DPLUSH9xwzA&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>&#8220;Communiste de cœur&#8221;. </strong>Celle qu’on nommait affectueusement « La Negra », &#8220;la noire&#8221;, et qui se décrivait comme <em>« une petite noiraude sans glamour selon l’oligarchie de mon pays. »</em> n’a jamais renié son engagement politique. <em>« Je suis communiste de cœur ».</em> Elle devra d’ailleurs s’exiler à Paris puis à Madrid après son arrestation lors d’un concert donné à la Plata en 1979. Depuis son exil, l’écho de sa voix si caractéristique deviendra un symbole des exilés argentins et de la résistance contre le coup d’Etat.<em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Elle ne reviendra à Buenos Aires qu’en 1982, à la fin de la dictature militaire où elle se produit alors avec une nouvelle génération d’artistes. Elle interprète notamment <strong>&#8220;Solo le pido a Dios&#8221;</strong>, l&#8217;une de ses plus belles chansons,  avec le chanteur et guitariste León Gieco:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="311" height="252" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/JlVB9erD-Vw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="311" height="252" src="http://www.youtube.com/v/JlVB9erD-Vw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Depuis son retour définitif en Argentine, elle ne cessa de faire des incursions dans d’autres univers musicaux, du rock au pop en passant par le reggaeton. Ainsi dans son dernier disque “Cantora<strong>”</strong>, elle a invité autant de figures diverses comme Joan Manuel Serrat, Luis Alberto Spinetta, Caetano Veloso, Shakira, Gustavo Cerati, Charly García, Calle 13 ou encore Joaquín Sabina. la chanson <strong>&#8220;Canción para un niño solo en la calle&#8221;</strong>, interprétée cette année en duo avec le groupe de hip-hop porto-ricain Calle 13, a d&#8217;ailleurs rencontré un franc succès:</p>
<h6><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="316" height="240" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9tuvq&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="316" height="240" src="http://www.dailymotion.com/swf/x9tuvq&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x9tuvq_calle-13-y-mercedes-sosa-cancion-pa_news">CALLE 13 Y MERCEDES SOSA: CANCION PARA UN NIÑO EN LA CALLE</a></strong><br />
<em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></h6>
<p>La présidente du Chili Michelle Bachelet, à l&#8217;occasion d&#8217;un déplacement dans le village de naissance de la chanteuse chilienne Violeta Parra a rappelé la contribution de Mercedes Sosa pour faire connaître la musique de la chanteuse chilienne et a déclaré qu&#8217;<em>« </em><em>elle était sans doute la voix la plus vigoureuse d&#8217;Amérique latine.<em>»</em></em></p>
<p>De nombreux artistes argentins et internationaux ont déjà fait part de leur émotion, comme la chanteuse argentine Liliana Herrero, qui a déclaré ce dimanche: <em>« </em><em>je suis triste, et je regrette déjà son chant, sa force, son esprit de combat. Mais il nous reste la consolation de sa voix.&#8221; </em>Avant d&#8217;ajouter: &#8220;s<em>on histoire culturelle et politique est déjà éternelle</em><em> »</em><em>.</em></p>
<p>Agathe MARIN.<em><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.americagora.com/la-chanteuse-argentine-mercedes-sosa-est-morte/1251/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
