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	<title>Americagora &#187; Cinéma</title>
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		<title>Abuela Grillo: un conte bolivien en images</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 14:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Un court-métrage d&#8217;animation sur la marchandisation des ressources naturelles. Une production danoise et bolivienne. 2010.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="264" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdm9am_abuela-grillo_shortfilms" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="264" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdm9am_abuela-grillo_shortfilms" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><span id="more-1408"></span></p>
<p>Un court-métrage d&#8217;animation sur la marchandisation des ressources naturelles. Une production danoise et bolivienne. 2010.</p>
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		<title>Trois questions à Germán Berger-Hertz, réalisateur</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 20:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Germán Berger Hertz]]></category>
		<category><![CDATA[Mi vida con Carlos]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Germán Berger Hertz, auteur du film Mi vida con Carlos, était à Paris le 9 juin, pour une projection spéciale de son film au Nouveau Latina… en attendant une sortie dans les autres salles.
Dans votre histoire (voire critique ici), on voit plusieurs manières de faire face à la mémoire des tragédies de la dictature : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p>Germán Berger Hertz, auteur du film <em>Mi vida con Carlos</em>, était à Paris le 9 juin, pour une projection spéciale de son film au Nouveau Latina… en attendant une sortie dans les autres salles.<span id="more-1405"></span></p>
<p><strong>Dans votre histoire (<em><a href="http://www.americagora.com/mi-vida-con-carlos-carnet-de-bord-d%E2%80%99un-voyage-contre-l%E2%80%99oubli/1403" target="_blank">voire critique ici</a>)</em>, on voit plusieurs manières de faire face à la mémoire des tragédies de la dictature : la lutte, le silence, la fuite, la mort… Ce sont des formes que l’on peut retrouver dans toutes les familles chiliennes ?</strong></p>
<p>Ce sont des archétypes de personnages, qui  résument le sentiment d’une grande partie de la société chilienne et les différents chemins qu’elle a pris: une partie a lutté pour récupérer la démocratie et la justice. Une autre a fui, pour chercher une vie différente ailleurs. Beaucoup sont restés silencieux. Et enfin, une autre partie importante de la société ne sait tout simplement pas ce qui est arrivé. Et pas seulement au Chili… Ce sont des archétypes de réactions personnelles qui s’adaptent aux sociétés confrontées à une situation comme celle-là.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi le cinéma pour faire ce travail de recherche de la mémoire ?</strong></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/IMGP5587.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1406" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="IMGP5587" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/IMGP5587-300x285.jpg" alt="IMGP5587" width="300" height="285" /></a>J’ai trouvé dans l’art une possibilité de comprendre la vie, de transmettre mes émotions. On peut synthétiser, d’une manière très belle, simple et  diverse, des émotions puissantes et profondes. C’est un chemin plus commode et plus adapté à ma personnalité, qui m’a permis de libérer beaucoup de choses. La haine a été pendant longtemps un moteur qui me permettait d’être vivant. Ce film m’a aidé à canaliser ce sentiment de manière positive. La rage est mauvaise quand tu la ravales. La haine sera toujours là, dans la peine, dans le sentiment de perte et surtout d’absence… Il est important de la dépasser, humainement, et le cinéma peut-être un bon moyen.</p>
<p><strong>Pendant longtemps, le Chili n’a pas voulu se souvenir… Est-ce que vous pensez qu’il y a des progrès, des efforts apportés par votre génération ? </strong></p>
<p>Cela  fait 12 ans que je ne vis plus au Chili, c’est donc difficile de répondre. Quand nous sommes retournés à la démocratie, la vie civile s’est normalisée. Mais la transition démocratique au Chili s’est faite sur la base de l’oubli. On a voulu effacer la dictature de nos mémoires pour pouvoir aller de l’avant avec un nouveau pays. Mais cet oubli revient tout le temps… Quand tu n’affrontes pas la vérité, quand il n’y a pas de justice, d’une part il est très probable que tout cela arrive de nouveau, et d’autre part cela fait croître une forme d’indolence permettant l’impunité. Si on accepte cela, on envoie un dangereux message : « tu peux tuer, cela sera impuni ».</p>
<p>Petit à petit la société chilienne va assumer sa responsabilité morale, lentement, très lentement. Les nouvelles générations peuvent exiger cette vérité pour pouvoir reconstruire réellement un meilleur pays, plus juste, plus positif, plus libre. Si et seulement si nous assumons notre histoire… Pour l’instant, il n’y a pas décision publique totale de le faire, mais des petits efforts, des petits films comme le mien, de petites lumières qui vont ouvrir des filons, et qui j’espère vont grandir. Au Chili ça nous coûte d’assumer ce qu’on a vécu, de dire ce que nous ressentons. Ce travail doit se faire progressivement, mais il nécessite un effort de l’Etat, d’un système supérieur vraiment impliqué. Piñera représente la droite chilienne : je le pense moralement inhabilité à assumer. Il y a toujours cette peur que le pays se divise si on parle de dictature. J’espère que cela va changer et que le Chili, au fil du temps, sera capable d’affronter son passé.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Lucie de la Héronnière.</strong></p>
<p><em>Photo: Germán Berger-Hertz au cinéma Le Latina, Paris, juin 2010. DR Americagora.</em><strong><br />
</strong></p>
<p>Bande-annonce du film :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/12054361">My Life With Carlos TRAILER</a> from <a href="http://vimeo.com/user3900146">German Berger</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Mi vida con Carlos, carnet de bord d’un voyage contre l’oubli</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 20:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Germán Berger Hertz]]></category>
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		<description><![CDATA[« J’avais un an quand ils t’ont tué. Et toi tu en avais 30». Mi vida con Carlos, c’est le périple d’un fils à la recherche de la vérité sur la mort de son père, assassiné sous la dictature chilienne. Un documentaire sur la mémoire mémoire dans un pays qui ne veut pas se souvenir. Germán [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« J’avais un an quand ils t’ont tué. Et toi tu en avais 30». <em>Mi vida con Carlos</em>, c’est le périple d’un fils à la recherche de la vérité sur la mort de son père, assassiné sous la dictature chilienne. Un documentaire sur la mémoire mémoire dans un pays qui ne veut pas se souvenir. Germán Berger Hertz propose un saisissant journal intime familial.<span id="more-1403"></span></p>
<p><strong>Absence-présence. </strong>« Je ne pouvais pas me souvenir de toi, puisque personne ne m’a jamais parlé de toi ». Carlos Berger, militant PC et directeur de Radio El Loa à Chuquicamata,  est arrêté en septembre 1973, juste après le coup d’Etat chilien, pour n’avoir pas cessé la diffusion comme l’ordonnaient les militaires. Jeté en prison à Calama, il est exécuté peu de temps après par la Caravane de la mort. Son fils Germán a un an, et pour sa famille commence alors un long  silence autour de la disparition.</p>
<p>Le documentaire observe de manière intime et délicate les différents chemins empruntés: celui de la mère, Carmen Hertz, qui se lance dans un combat acharné pour les droits de l’Homme. Celui des oncles, Ricardo qui se résigne douloureusement à abandonner le socialisme  pour protéger les siens, et Eduardo qui décide de se faire une nouvelle vie au Canada.</p>
<p>Et celui des grands-parents, lentement consumés par la peine. On suit leurs routes, dans les rues de Santiago ou dans la désolation des immenses étendues frissonnantes du désert d’Atacama, mais aussi dans un parc d’Ottawa,  un champ des Pyrénées ou une rue de Barcelone.</p>
<p><strong><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/carlos.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1404" title="carlos" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2010/06/carlos-300x193.jpg" alt="carlos" width="300" height="193" /></a>Mémoire. </strong>En reconstituant le puzzle, le réalisateur force tout le monde &#8211; sa famille, ses spectateurs et lui-même &#8211;  à se confronter au passé. Le miracle du documentaire agit, faisant ressortir des souvenirs, récits et anecdotes étouffés pendant des décennies. <em>Mi vida con Carlos</em> aurait pu s’appeler<em> Mi vida con Chile</em>, tant est bien réussie l’articulation entre l’histoire bouleversante d’une famille et l’histoire d’un pays.</p>
<p>Pour l’instant, <em>Mi vida con Carlos</em> n’est pas sorti dans les salles de cinéma – ni au Chili d&#8217;ailleurs -  faute de distributeur intéressé (même si la date d’octobre 2010 est envisagée…). Mais Germán Berger Hertz (<a href="http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405" target="_blank"><em>voir l&#8217;interview qu&#8217;il a accordée à Americagora ici</em></a>) a arpenté les festivals et a reçu de nombreux prix, dont le Prix Union Latine du Festival Biarritz Amérique Latine 2009 et le prix du meilleur documentaire au San Diego Latino Film Festival 2010.</p>
<p><strong>Pudeur.</strong> En plus d’un témoignage universel sur la mémoire, cette histoire est profondément personnelle. C’est un processus d’introspection et de recherche, difficile mais salvateur. Germán Berger Hertz nous y fait une place, avec un recul étonnant mais sans fausse distance avec les personnages. Une direction photographique impeccable donne une image soignée, poétique, comme un pied de nez à la douleur… Contraste saisissant avec les terribles images d’archives de manifestations écrasées dans les rues de Santiago.</p>
<p>Plus que les prouesses esthétiques, on peut applaudir une œuvre nécessaire, montrant la possibilité de cicatriser malgré tout. Après ce voyage vers le passé, la famille rompt son mutisme envers la figure du disparu, ose rire du personnage comme quand il était vivant, récupère tout simplement la joie de l’avoir connu, sans baisser les yeux.</p>
<p><strong>&gt;<a href="http://www.americagora.com/trois-questions-a-german-berger-hertz-realisateur/1405" target="_blank">A lire: l&#8217;interview de Germán Berger-Hertz</a>.</strong></p>
<p><strong>Bande annonce du film:</strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12054361&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/12054361">My Life With Carlos TRAILER</a> from <a href="http://vimeo.com/user3900146">German Berger</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><em>Photo: Extrait bande annonce.</em></p>
<p><strong>Lucie de la Héronnière</strong>.</p>
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		<title>Les gangs du Salvador: 3000 morts par an</title>
		<link>http://www.americagora.com/les-gangs-du-salvador-3000-morts-par-an/1307</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chronique de l&#8217;émission El Pingüino sur Radio Aligre. Un pays une histoire nous parle aujourd&#8217;hui de la violence de ce pays d&#8217;Amérique centrale.
A l&#8217;occasion de la sortie de La vida loca et de Sin nombre, Emmanuel Haddad, chroniqueur de Radio Aligre revient sur la problématique sociale des gangs au Salvador. Chronique diffusée dans l&#8217;émission El [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chronique de l&#8217;émission El Pingüino sur Radio Aligre. Un pays une histoire nous parle aujourd&#8217;hui de la violence de ce pays d&#8217;Amérique centrale.<span id="more-1307"></span></p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/3411806169_4724903a3c_o.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1312" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="3411806169_4724903a3c_o" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/3411806169_4724903a3c_o.jpg" alt="3411806169_4724903a3c_o" width="266" height="177" /></a>A l&#8217;occasion de la sortie de <em><a href="http://www.americagora.com/les-%E2%80%9Cmaras%E2%80%9D-%C2%AB-je-tue-donc-je-suis-%C2%BB/1226" target="_blank">La vida loca</a> </em>et de <em><a href="http://www.americagora.com/sin-nombre-en-partance-avec-les-migrants-damerique-centrale/567" target="_blank">Sin nombre</a>,</em> Emmanuel Haddad, chroniqueur de Radio Aligre revient sur la problématique sociale des gangs au Salvador. Chronique diffusée dans l&#8217;émission <a href="http://pinguinoweb.free.fr/" target="_blank"><em>El Pingüino</em></a>, consacrée tous les dimanches au monde hispanique.</p>
<p>Cliquer sur play pour lancer le son.</p>
<p><a href='http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/11/unpaysunehistoiregang.mp3'>Gangs Salvador</a></p>
<p>Photo Flickr Muztiko.</p>
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		<title>&#8220;La nana&#8221;, une tatie Danielle à la chilienne</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 15:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve français]]></category>
		<category><![CDATA[La nana]]></category>
		<category><![CDATA[Sebastian Silva]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;institution familiale décortiquée à travers le comportement d&#8217;une servante jalouse et manipulatrice.
Tout portait à imaginer l’un de ces films latinos bourrés de bons sentiments et de violons insistants décrivant le quotidien moribond d’une employée de maison face à ses oppresseurs, déchirée entre son milieu d’origine et le luxe exubérant de son lieu de travail.  Mère [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;institution familiale décortiquée à travers le comportement d&#8217;une servante jalouse et manipulatrice.</strong><span id="more-1266"></span></p>
<p>Tout portait à imaginer l’un de ces films latinos bourrés de bons sentiments et de violons insistants décrivant le quotidien moribond d’une employée de maison face à ses oppresseurs, déchirée entre son milieu d’origine et le luxe exubérant de son lieu de travail.  Mère Teresa pour le dévouement, Humphrey Bogart pour la solitude. <em>La Nana</em> <em>(la bonne)</em> en français,  offre un spectacle éminemment plus intéressant.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/10/La-Nana.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1267" title="La Nana" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/10/La-Nana-300x142.jpg" alt="La Nana" width="284" height="134" /></a></p>
<p><strong>Mesquineries.</strong> Tourné en vidéo numérique, caméra à l’épaule sur le mode des documentaires, le jeune réalisateur chilien Sebastián Silva n’a pas voulu d’un film exemplaire<em>. </em>Il a plutôt choisi de rendre compte d’une situation tout à fait particulière, qui sert de prétexte subtil pour dénoncer des phénomènes typiquement latino-américains, tel le racisme contre les communautés indiennes. Raquel, employée de maison depuis vingt ans d’une famille d’intellectuels à Santiago du Chili ne suscite aucune empathie. Attachée à sa famille d’adoption, elle refuse catégoriquement et jusqu’à la folie l’intrusion dans sa routine de nouvelles bonnes censées l’aider mais qu’elle identifie comme des ennemis potentiels. On attendait Mère Teresa, voilà que surgit Tatie Danielle, le regard fou, pleine de hargne, de lâcheté, de mesquinerie. Les bonnes se suivent, effrayées les unes après les autres par Raquel qui use de stratagèmes odieux pour les faire tomber en disgrâce ou les faire craquer nerveusement.</p>
<p>Ce parti pris de la narration laisse place à l’indignation lorsque Raquel insulte la première fillette embauchée sous prétexte qu’elle est péruvienne, faisant preuve d’un racisme absurde et pourtant si commun au Chili, qui ne laisse pas de marbre la famille. Le rôle des riches est inversé par rapport aux clichés habituels : la qualité de leurs rapports avec la bonne, intégrée pour de bon dans la famille comme l’un de ses membres, les empêche de la réprimer pour son comportement qu’ils condamnent pourtant. La famille et la bonne sont interdépendants, affectivement et non financièrement. La mère, Pilar, fait preuve de toutes les lâchetés pour défendre Raquel, et celle-ci amadoue les enfants lorsqu’elle a besoin de leur soutien. La situation vire parfois au burlesque et la dérision prend le plus souvent le pas sur le tragique dans <em>la Nana</em>.</p>
<p><strong>Rupture du lien social. </strong>La performance de l’actrice principale Catalina Saavedra, qui porte le film par sa seule présence physique, mérite d’ailleurs d’être saluée. Géniale dans les scènes de démence où ses yeux fous n’ont rien à envier à ceux d’un Nicholson dans « Shining », imposante, souvent kitch et toujours juste.</p>
<p>La rédemption de Raquel intervient par l’amitié qu’elle lie avec Luci, la dernière employée contractée par la famille. Cette morale un peu bidon, au lieu de transformer le film en telenovela, parvient à lui redonner un second souffle en soulignant l’artificialité du lien qu’elle a créé avec la famille qui l’emploie, et pour laquelle elle a renié sa mère et renoncé à l’idée de fonder un foyer. À quarante et un ans, Raquel n’accepte de renouer le contact avec les siens par téléphone qu’en s’échappant le temps d’un Noël passé dans la famille de Luci. La force du film réside sans doute dans sa capacité évocatrice : le sacrifice du personnage n’est jamais traité sur une corde larmoyante puisqu’il paraît toujours naturel.</p>
<p>Ainsi, séduite par l’oncle de Luci, Raquel lui avoue sa virginité  et se montre finalement incapable de coucher avec lui, comme rejetant  l’idée de sa propre individualité. Certains  pourraient voir dans cet épisode un signe de l’homosexualité de  Raquel qui entretient il est vrai un rapport particulier avec Luci.  De même, la haine qu’elle développe à l’encontre de l’aînée  de la famille, âgée d’une vingtaine d’années et qu’elle a pourtant  élevée, pourrait se lire comme le refus de voir grandir une jeune  fille heureuse alors qu’elle-même se sent vieillir.</p>
<p>Il n’y a pas à chercher dans <em>La Nana </em>une quelconque trace de drame psychologique, comme on aime trop souvent le faire. La singularité du film tient précisément à ce qu’il se contente de mettre en lumière de façon décalée la rupture du lien social que sous-entend l’adoption plus ou moins forcée d’une nouvelle famille. Mais cette <em>nana </em>n’est pas non plus une personne à part dans la famille qui l’emploie. Raquel est une institution familiale, au même titre que les deux parents, ce qui permet de mettre en valeur son rôle au sein de la maison et de ne pas la cloisonner dans des scènes d’écoute aux portes et autres clichés malvenus. Même agonisante, on comprend que Raquel ne peut pas mourir. Elle participe, plus encore que les murs eux-mêmes, de l’équilibre de la maison. C’est là le message essentiel du film.</p>
<p><strong>Thomas GAYET</strong></p>
<p>La critique de Télérama. <a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/la-nana,388583,critique.php">http://www.telerama.fr/cinema/films/la-nana,388583,critique.php</a><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/r_cqQFfg5iU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/r_cqQFfg5iU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>« Sin nombre », un film sur une frontière ignorée</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 19:46:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sin nombre est le film qui manquait à la frontière sud du Mexique pour sortir de l&#8217;oubli. Si les productions cinématographiques et littéraires s&#8217;entassent sur les aventures, les tragédies et le mélange culturel chicano qui font la renommée de la frontière entre les États Unis et le Mexique, la situation de la frontière mexicano-guatémaltèque est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Sin nombre</em> est le film qui manquait à la frontière sud du Mexique pour sortir de l&#8217;oubli. Si les productions cinématographiques et littéraires s&#8217;entassent sur les aventures, les tragédies et le mélange culturel <em>chicano</em> qui font la renommée de la frontière entre les États Unis et le Mexique, la situation de la frontière mexicano-guatémaltèque est bien moins connue. <span id="more-567"></span></strong></p>
<p>Un mois après la sortie de ce film retraçant l&#8217;histoire de deux jeunes traversant le Mexique afin de gagner les Etats-Unis, un rapport faisait état de la situation des droits des migrants dans la région, alarmante depuis plus de dix ans<sup>2</sup>.</p>
<p><strong>L&#8217;histoire</strong>. C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;est sorti au Mexique le film <em>Sin Nombre</em>, dirigé par l&#8217;américain Cary Fukunaga. Le film se construit autour de l&#8217;histoire de Sayra, une jeune hondurienne de Tegucigalpa, qui tente de gagner les Etats-Unis en compagnie de son père et de son oncle. Une fois traversé le Guatemala, elle s&#8217;embarque à bord du fameux train de marchandises qui relie Tapachula &#8211; à la frontière sud du Mexique &#8211; à la capitale mexicaine, afin de poursuivre ensuite vers la frontière nord. Une route semée d&#8217;embuche pour la jeune adolescente où les attaques des bandes armées sont monnaies courantes, et organisées dans l&#8217;indifférence voire avec la complicité des autorités. Sayra rencontrera sur sa route, Casper, jeune comme elle, mais appartenant à la Mara Salvatrucha, le célèbre gang centraméricain. Casper fréquente comme d&#8217;autres &#8220;mareros&#8221; -ainsi sont nommes les membres de la &#8220;Mara&#8221; &#8211; la &#8220;Bombilla&#8221;, gare de marchandises de Tapachula où se concentrent les migrants venus de toute l&#8217;Amérique centrale afin de s&#8217;embarquer vers &#8220;le Nord&#8221;. Accompagné de ses amis, il y profite de la situation de vulnérabilité des migrants pour procéder à des extorsions et des kidnappings violents. Mais suite à la séparation brutale de sa petite amie que lui inflige &#8220;la Mara&#8221;, Casper décide de rompre avec les codes, les rites cruels et le quotidien marginal de ce gang. Une transgression que ses anciens compagnons sont déterminés à lui faire payer de son sang. Il décide alors lui aussi de partir et croise le chemin de Sayra.<a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/actores-principales-de-sin-nombre.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-591" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="actores-principales-de-sin-nombre" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/06/actores-principales-de-sin-nombre.jpg" alt="actores-principales-de-sin-nombre" width="300" height="139" /></a></p>
<p>Cette histoire &#8211; récompensée du prix du meilleur film dramatique et du meilleur directeur au festival Sundance 2009 &#8211; est <strong>sûrement semblable à des milliers d&#8217;autres</strong> comme en témoignent les histoires &#8211; réelles &#8211; des migrants qui cherchent un avenir meilleur aux Etats-Unis. Mais malheureusement le scénario est d&#8217;une platitude désolante. Les scènes montrant les corps tatoués des maras ou l&#8217;attente angoissée des migrants sur le train de marchandise n&#8217;y feront rien. D&#8217;autant qu&#8217;une musique d&#8217;ambiance quasi permanente durant les 1h30 de film alourdissent une trame dépourvue de surprise. Le fait que le train se mette à cracher de la fumée verte à son arrivée à Tapachula, l&#8217;absence totale de mise en contexte et le manque de plans sur les paysages et l&#8217;environnement urbain donnent aussi l&#8217;impression que l&#8217;histoire émane davantage de <strong>studios hollywoodiens</strong> que de la réalité du sud mexicain. On regrette l&#8217;ensemble de ces éléments alors que ce film venait troubler le silence éloquent de la création cinématographique sur le sujet.</p>
<p><strong>Incohérences</strong>. Les personnages apparaissent dans ce cadre comme des prétextes à raconter des destins qui par leur tragédie peuvent être très proches de la réalité. Cependant, cette focalisation tragique alimente une image du migrant comme celle d&#8217;une victime livrée à toutes les agressions tandis que les parcours migratoires de la région ont une réalité beaucoup plus complexe. Autre point décevant,  le contexte apparaît dépassé puisque la voie ferrée (où se déroule une partie du film) qui relie Tapachula à la capitale mexicaine a été partiellement détruite. En effet, en 2005, l&#8217;ouragan &#8220;Stan&#8221; a détruit les ponts de chemin de fer notamment dans la région du sud du Chiapas. Le trafic ferroviaire part donc aujourd&#8217;hui de la ville d&#8217;Arriaga, à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière guatémaltèque. Ce nouveau trajet a multiplié les routes migratoires dans le sud du Chiapas plutôt désormais dirigées vers des routes isolées et la traverse de barrages et de cours d&#8217;eau, situation qui contraste avec la description faite dans le film.</p>
<p>Dans ce cas, pourquoi avoir choisi le film et pas le documentaire ? A-t-on envie de demander au réalisateur, visiblement fin connaisseur du sujet puisque déjà auteur d&#8217;un court métrage sur le même thème en 2004.</p>
<p>Sortie en France le 21 octobre 2009.</p>
<p><strong>Benoît Forcemaître et Raphaël Moran</strong></p>
<p>Pour en savoir plus:</p>
<ul type="disc">
<li>Consulter<a href="http://www.cndh.org.mx/progate/migracion/Informes.htm" target="_blank"> le premier rapport </a>du registre des violations aux droits des      migrants de la Commission Nationale des Droits de l&#8217;Homme mexicaine qui      rassemble les informations recueillies par les ONG dans tout le pays.<a href="http://www.cndh.org.mx/progate/migracion/Informes.htm" target="_blank"></a></li>
<li>Consulter le rapport spécial sur les enlèvements de migrants au      Mexique disponible <a href="www.cndh.org.mx" target="_blank">sur le site </a>de la Commission Nationale des Droits de      l&#8217;Homme et analysé par le      correspondant d&#8217;<a href="http://www.elpais.com/articulo/internacional/Mexico/infierno/emigrantes/elpepiint/20090618elpepiint_14/Tes">El País</a> au Mexique.</li>
<li>Un <a href="http://www.lecourant.info/spip.php?article1480" target="_blank">reportage</a> sur le parcours des migrants d&#8217;Amérique centrale et leur passage à la gare de marchandises de Mexico.</li>
</ul>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VTSi0pKjC5g&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/VTSi0pKjC5g&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Les Maras, « je tue donc je suis »</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 17:17:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l&#8217;occasion de la sortie de &#8220;La Vida Loca&#8221; de Christian Poveda, réalisateur décédé au Salvador, Americagora vous propose une critique de ce documentaire exceptionnel.
C’est un documentaire unique, par son sujet, sa méthode narrative et son cheminement jusqu’aux écrans, qui sort ce 30 septembre dans les salles de cinéma en France. Une œuvre dont l’auteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&#8217;occasion de la sortie de &#8220;La Vida Loca&#8221; de Christian Poveda, réalisateur décédé au Salvador, Americagora vous propose une critique de ce documentaire exceptionnel.<span id="more-1226"></span></strong></p>
<p>C’est un documentaire unique, par son sujet, sa méthode narrative et son cheminement jusqu’aux écrans, qui sort ce 30 septembre dans les salles de cinéma en France. Une œuvre dont l’auteur aura été, d’une certaine manière, la victime. Véritable immersion dans l’univers des « Maras », ces bandes de jeunes ultraviolentes qui sévissent du sud des États-Unis à l’Amérique centrale, « La Vida Loca » vient au public hexagonal un mois à peine après l’assassinat de Christian Poveda, le 2 septembre dernier dans la banlieue de San Salvador.<br />
Photographe franco-espagnol habitué des zones de conflits et de terreurs, Christian Poveda avait décidé, en 2003, de retourner dans ce Salvador qu’il avait couvert du temps de la guerre civile, entre 1980 et 1992, et consacrer seize mois de tournage à ces tribus du crime sans équivalents dans d’autres régions du monde.</p>
<p>Attentif au sens moral sans jamais céder à la complaisance, l’œil du cinéaste n’emprunte pas non plus la distance classique de l’observateur censé délivrer une information. « La Vida Loca » n’est pas un reportage. Sans commentaire ni interview face caméra, le film laisse ses jeunes, très jeunes, acteurs alterner entre deux récits qu’ils se font à eux-mêmes de leur appartenance au gang et de l’apparente impossibilité d’en sortir. « La vie folle » relatée par Christian Poveda est cette intenable périphérie de la vie qui se lit dans le montage du film.</p>
<p><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/La-vida-loca.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1228" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="La vida loca" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/09/La-vida-loca-300x219.jpg" alt="La vida loca" width="300" height="219" /></a>« Mareros » pour la société qui les craint et les pourchasse, ils laissent deviner l’individu qu’ils auraient pu être quand ils tentent de se réparer. Mais se réparer n’est pas s’échapper. Une fille cherche sa mère biologique ? Elle déclare au téléphone à sa sœur qu’elle est une « pandillera » (membre de gang) comme une étudiante se réjouirait d’avoir décroché un boulot d’été. Ils prient l’ami ou le frère tué la veille par la Salvatrucha, l’autre « Mara » rivale de la « 18 » dont il font partie ? Les paroles de « vie » et de « rédemption » répétées dans le sillage d’un prédicateur se noient dans les signaux et les serments de vengeance. Tant que l’on croit au ciel que reste-t-il à prier ici-bas? « Ils n’avaient pas de couilles, la Salvatrucha. Ils nous ont laissés la vie sauve alors qu’ils avaient des flingues et pas nous ! ». Le « Marero » ne se conçoit lui-même qu’en tuant ou en étant tué. Le geste, fatal et soudain, est gravé dans sa tête comme le tatouage dans sa chair. « Je tue donc je suis ». Et gare au malheureux qui déroge à la règle initiatique de la « Maras ». Il l’intégrera tout de même sous le tatouage du paria.</p>
<p><strong>Les femmes, des mareros comme les autres.</strong> Suivant ce mouvement de balancier perpétuel entre l’<em>ad intra</em> du gang et ses « dehors » sans horizon – prison, répression, oraisons funèbres, retour à soi sans issue réelle -, le film de Christian Poveda est parfois scandé par quelques détonations soudaines sur un écran noir. Le garçon ou la fille du plan précédent. Une vie quittée si tôt… ou miraculeusement tard, quand on est « marero ». Mais Christian Poveda ne renonce pas à la vie. Elle est bien là, dans toute sa folie, « cette histoire racontée par un fou », lorsqu’une « pandillera » reproche à son petit ami « d’être mort, ce con ! », ou qu’une autre donne le sein à son bébé les menottes aux poignets.</p>
<p>La féminité à l’abri du crime n’est plus de saison dans « La Vida Loca ». Les femmes sont des « mareros » presque comme les autres, donnant la vie en même temps que la mort. A ce trouble s’ajoute celui d’un montage habile et terriblement pessimiste, qui situe dans le film un semblant de vie normale bien en amont d’une séance d’intégration au gang. « La Vida Loca » s’attarde longuement sur cette boulangerie de quartier confiée à l’entière responsabilité de la « Mara 18 » sous le parrainage d’une ONG. Plus tard, l’humeur n’est plus aux bonnes œuvres et la caméra semble plonger au sol avec le garçon de onze ans obligé de subir les 18 minutes de tabassage qui feront de lui un « dieciochero ».</p>
<p><strong>Qui a tué Poveda et pourquoi ?</strong> Le destin de Christian Poveda, si lié à son œuvre, transparaît dans cette image-là. La « 18 » reste la « 18 » et elle tolère mal la mise à nu. Le gang a-t-il soupçonné absurdement Christian Poveda d’avoir « donné » certains de ses chefs à la police ? La « Mara » a-t-elle cherché à récupérer sa commission sur une copie piratée du film et rapidement mise en circulation pour un dollar ? A-t-elle exigé à Christian Poveda son dû contre la sécurité d’un collègue journaliste français qui souhait consacrer un reportage aux filles de la « 18 » ? Les hypothèses se multiplient, mais l’entourage professionnel du cinéaste en avance une autre, aussi terrible que plausible.</p>
<p>La « Mara » aurait tout simplement craint de perdre sa réputation pour prix de cette « humanité malgré tout » de ses membres, celle que Christian Poveda saisit et restitue dans son film. Avant d’être les gangsters aux méthodes les plus extrêmes, nous rappelle Christian Poveda, les « mareros » sont des jeunes abandonnés, désocialisés et précipités dans ce besoin d’exister vite et fort qui les dépasse. « Je tue donc je suis »… Si j’échappe aux balles de la police ou de l’armée, un autre « marero » trouvera sa raison d’être en me tuant. Christian Poveda a, paraît-il, imploré la vie sauve à ses assassins. Il n’a pas pu infléchir, ne serait-ce qu’un instant, le cours de cette « Vida Loca ». Or sans Christian Poveda, combien serions-nous à ignorer encore cette face de l’humanité, et cette interface de l’humain, qui nous engage en tant qu’hommes ?</p>
<p>La bande annonce du documentaire:</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="325" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.pl/swf/x9jpu8&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="325" src="http://www.dailymotion.pl/swf/x9jpu8&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.pl/video/x9jpu8_la-vida-loca-vf_creation">La Vida Loca (VF)</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.pl/sunnysideofthedoc">sunnysideofthedoc</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.pl/fr/channel/creation">Regardez plus de courts métrages.</a></em></div>
<p><strong>Benoît HERVIEU</strong>, bureau Amériques de Reporters sans frontières</p>
<p>Photo: Capture d&#8217;écran Youtube.</p>
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		<title>South of the Border, d&#8217;Oliver Stone</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 07:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Americagora</dc:creator>
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Le réalisateur américain Oliver Stone a présenté son dernier film intitulé South of the Border (&#8221;Au sud de la frontière&#8221;), un documentaire sur les dirigeants de gauche d&#8217;Amérique latine. A l&#8217;origine, Stone souhaitait réaliser un portrait d&#8217;Hugo Chavez, le président vénézuélien, mais son documentaire a dérivé vers d&#8217;autres leaders de la région. Il a notamment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="348" height="290" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KrntP9F5w9E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="348" height="290" src="http://www.youtube.com/v/KrntP9F5w9E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le réalisateur américain Oliver Stone a présenté son dernier film intitulé South of the Border (&#8221;Au sud de la frontière&#8221;), un documentaire sur les dirigeants de gauche d&#8217;Amérique latine.<span id="more-947"></span> A l&#8217;origine, Stone souhaitait réaliser un portrait d&#8217;Hugo Chavez, le président vénézuélien, mais son documentaire a dérivé vers d&#8217;autres leaders de la région. Il a notamment rencontré l&#8217;Argentine Cristina Kirchner, le Paraguayen Fernando Lugo, Evo Morales en Bolivie ou encore Raul Castro à Cuba. Sortie non encore connue en France.</p>
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		<title>Mi último día o mejor dicho: ¿Vale la pena vivir?</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 09:50:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Israel Ayala</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[cine]]></category>
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		<description><![CDATA[Con diálogos predecibles, pero con un humor ingenuo, Mi último día, primer largometraje del realizador mexicano Sergio Tovar Velarde, toca una trama relativamente &#8220;original&#8221; para el cine mexicano&#8230;
No se trata de una historia de inmigrantes, ni mucho menos de una de secuestro o narcotráfico. Se trata de un tema que es considerado la segunda causa de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Con diálogos predecibles, pero con un humor ingenuo, Mi último día, primer largometraje del realizador mexicano Sergio Tovar Velarde, toca una trama relativamente &#8220;original&#8221; para el cine mexicano&#8230;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span id="more-748"></span>No se trata de una historia de inmigrantes, ni mucho menos de una de secuestro o narcotráfico. Se trata de un tema que es considerado la segunda causa de muerte entre los jóvenes mexicanos:<strong> el suicidio.</strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">Mi último día se desarrolla en la ciudad de Nayarit (oeste), en el México de 1994, durante una época que conmocionó al país por los múltiples cambios políticos, sociales y culturales que habrían de gestarse.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><a href="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/08/ultimo-dia-affiche.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-756" style="border: 2px solid black; margin-left: 2px; margin-right: 2px;" title="ultimo-dia-affiche" src="http://www.americagora.com/wp-content/uploads/2009/08/ultimo-dia-affiche.jpg" alt="ultimo-dia-affiche" width="269" height="192" /></a>Aquí, Mariano, un chico de 14 años, ha decidido quitarse la vida, pero antes ha decidido dejar un testamento: un video en el que, con cámara en mano, grabará instantes importantes de su vida. Allí, el protagonista de la película, comenzará la búsqueda de razones por las que debe o no suicidarse.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">&#8220;<em>Esta es una historia universal, pero en muchos sentidos es una película muy mexicana, porque está ubicada en una época que marcó a una generación, una época de cambios en el país</em>&#8220;, señala Tovar Velarde, para quien esta historia es también una autobiografía ya que él estuvo a punto de quitarse la vida.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">&#8220;<em>Además de que quise retratar parte de mi vida y analizar las emociones por las que pasa cada individuo que desea la muerte, resalto lo importante que es la comunicación en una familia</em>&#8220;, cuenta a la prensa mexicana el también realizador de cortometrajes antaño.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">Y es que en la película, Mariano, el protagonista, pasa todo el tiempo atormentándose por haber &#8220;arruinado&#8221; la vida de su hermanito quien tras un accidente quedó incapacitado. &#8220;<em>Es un adolescente que piensa en el suicidio como su único destino mientras todos en su casa prefieren ignorar lo que ocurre y ser sólo testigos mudos</em>&#8220;, señala Velarde.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">Esta realidad se muestra en la película con escenas que retratan a una familia típica mexicana de provincia, aunque con un toque de humor muy local. La narrativa de la película es imaginable pero altamente reveladora.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">&#8220;<em>La cinta hace una reflexión hacia temas como la soledad, la falta de comunicación y además trata de recordarle al espectador que la adolescencia es una etapa en la que hay muchos momentos de vulnerabilidad</em>&#8220;, dice Velarde, quien se declara coleccionista de distintas ediciones de &#8220;El Principito&#8221;, el famoso libro del escritor francés Antoine de Saint-Exupéry.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">La película ha recorrido festivales como los de Biarritz y Toulouse (Francia) Guadalajara, Innsbruck y San Sebastián -donde fue su estreno mundial-, pero es hasta este verano que se ha exhibido comercialmente en la ciudad de México.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong>Israel Ayala</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ytS74jHw78E&amp;hl=es&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="340" src="http://www.youtube.com/v/ytS74jHw78E&amp;hl=es&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>La cámara oscura: “Hay que aprender a ver”</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 02:48:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Israel Ayala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve espagnol]]></category>
		<category><![CDATA[Angélica Gorodische]]></category>
		<category><![CDATA[La cámara oscura]]></category>

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		<description><![CDATA[Para autores como Kierkegaard, la fealdad &#8220;nos permite darnos cuenta de la realidad&#8220;, para otros como Nietzsche lo no-bello es algo &#8220;interesante&#8220;. Pero para la realizadora argentina, María Victoria Menis, la fealdad es un tema &#8220;eterno&#8221; que tiene mucha relevancia en su país de origen. Por eso decidió realizar un largometraje sobre este tema.
El resultado, La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Para autores como Kierkegaard, la fealdad &#8220;<em>nos permite darnos cuenta de la realidad</em>&#8220;, para otros como Nietzsche lo no-bello es algo &#8220;<em>interesante</em>&#8220;. Pero para la realizadora argentina, María Victoria Menis, la fealdad es un tema &#8220;eterno&#8221; que tiene mucha relevancia en su país de origen. Por eso decidió realizar un largometraje sobre este tema.<span id="more-736"></span></p>
<p>El resultado, <em>La cámara oscura</em>. Una historia, basada en una novela del mismo nombre, concebida por Angélica Gorodischer, escritora reconocida por sus historias de ciencia ficción y de fantasía en la Argentina.</p>
<p><em>La cámara oscura</em> narra la historia de Gertrudis, una especie de Ugly Betty pero de finales del siglo XIX. Ella posee una belleza particularmente extraña. <em>&#8220;Gertrudis nunca fue vista realmente por su madre a causa de su fealdad</em>&#8220;, dice María Victoria, a quien el tema de la mirada de los otros sobre uno mismo le provoca un interés especial: &#8220;<em>El film tiene como objetivo mostrar de qué manera nos vemos y la manera en que los otros nos observan. La película es una reflexión sobre la belleza y la fealdad</em>&#8220;.</p>
<p><strong>Cirugía estética.</strong> Y es que la historia se desarrolla en una época en donde los cánones de belleza no eran similares a los que actualmente existen. &#8220;<em>Cada época tiene sus clichés. Hoy, lo que domina es la imagen y pronto el mejor regalo que podrá recibir una niña de quince años será una cirugía estética</em>&#8220;, reflexiona la realizadora, quien además tiene una formación en psicología social.</p>
<p>La historia de La cámara oscura se desenvuelve en una colonia de inmigrantes judíos de Entre Ríos, en Argentina. Gertrudis es el personaje principal. Siempre ha sido considerada como fea, desde su nacimiento hasta su adolescencia.</p>
<p>Un día, una nueva mirada le hará cambiar su vida. Un fotógrafo francés que llega a la comunidad tras haber ido a la guerra, le hace ver, gracias a su cámara, que ella posee una belleza especial.</p>
<p><strong>Otros criterios.</strong> A María, la realizadora, le interesa encontrar la belleza en Gertrudis: a través de sus flores, de su cocina, de sus lecturas. &#8220;<em>Esas son cosas que yo encuentro bellas en ella</em>&#8220;.</p>
<p>&#8220;<em>Me interesa ofrecer al espectador una emoción, hacerle saber que pasa algo, que vivimos en una época materialista</em>&#8220;, dice la ganadora del Premio Arte y el Premio CICAE en el festival Internacional de San Sebastián.</p>
<p>Para ella el objetivo es mostrar un sentimiento que mucha gente puede percibir cotidianamente, es dar a conocer a esos personajes que no pertenecen a los criterios como &#8220;<em>tener éxito, ser ganador, ser guapo y agradabl</em>e&#8221;.</p>
<p>Gertrudis es uno de esos personajes que se encuentran fuera de los cánones de belleza o que salen de las normas sociales y económicas. Es un personaje que nos enseña que &#8220;<em>hay que aprender a ver</em>&#8220;.</p>
<p><strong>Israel Ayala</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/fFJFLuTUR4E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/fFJFLuTUR4E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>La cámara oscura</em>. Con Mirta Bogdasarian y Patrick Dell&#8217;Isola. 1h 26 min. 2008. Co-producción Argentina-Francia. Horarios: haz click <a href="http://www.lenouveaulatina.com/films/365">aquí</a>.</p>
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